Ce que j’en ai pensé…


(diffusion US)

 

hit run 1


Cet épisode spécial de plus d’une heure clôturant la saison 7 restera pour moi sans conteste l’un des meilleurs épisodes de la saison 7 et l’un des meilleurs season finales de Criminal Minds. Je dois avouer qu’au départ, j’avais pas mal de doutes concernant ce chapitre. Pour être franche, je ne l’attendais pas vraiment avec l’impatience et l’enthousiasme qui envahissent en général tout fan d’une série vers l’achèvement d’une de ses saisons. En fait, je m’étais préparée psychologiquement, depuis un certain temps, à un épisode qui se regarderait, mais sans pour autant crever le plafond. J’avais baissé la barre de mes attentes. Vous serez étonnés par ces propos, alors que j’adore CM. Mais je pense que quand on aime une série, il ne faut pas se contenter de la suivre aveuglément. Il ne faut pas avoir peur de se remettre en question, de remettre la série en question. Quand on aime, c’est pour le meilleur évidemment, mais aussi pour le pire. C’est la raison pour laquelle malgré tout mon amour pour Esprits Criminels, je ne pouvais qu’éprouver quelques appréhensions quant à ce final.


Pour comprendre mon attitude nonchalante, il faut avoir visionné la saison 7. Tout avait commencé avec le season premiere, duquel j’étais ressortie frustrée. Pour saisir l’importance de ma frustration, je vous invite, si vous en avez le temps et l’envie, à lire l’article que j’avais rédigé pour l’occasion, dont voici le lien : http://seriecalementv.canalblog.com/archives/criminal_minds/index.html.
J’avais tant attendu cet épisode et finalement, il m’avait rendue amère. Elément qui jouait dès le départ en défaveur de cette saison 7. Alors que j’espérais me délecter des volets suivants, ce fut, à l’inverse, le décrochage vertigineux. J’ai trouvé qu’il manquait quelque chose à cette septième saison. Notamment les effets spéciaux lors de la communication du profil, où on aperçoit en arrière-plan des images illustratives accompagnant les propos des profilers. Je ne sais pas, il y avait un truc en moins. Mis à part quelques épisodes que j’ai suivis avec intérêt (celui avec l’handicapé mental, Dean Cain et Teri Polo), j’en étais arrivée à visionner des investigations et à les oublier quelques jours après. Il m’arrivait souvent, en pensant à CM, de me dire « Ah oui, il y avait cet épisode avec cet unsub… ». Autant vous dire que je n’avais pas été percutée avec la même ampleur que les saisons précédentes. Je confesse que j’ai souffert d’un sentiment de lassitude, d’ennui. Je n’étais plus emportée par la même bonne humeur qui m’avait envahie les années précédentes, où je me devais de dévorer direct le lendemain de la diffusion américaine le nouvel épisode de Criminal Minds. Non, cette saison, je ne me pressais, mais alors vraiment plus, du tout. Il m’arrivait de regarder un épisode trois semaines après. Et plus grave et alarmant, j’ai arrêté tout net le visionnage de CM environ vers le dix-neuvième épisode, sauf exception avec l’histoire autour de Derek Morgan. Je vous l’accorde, le problème vient peut-être de moi. Peut-être que j’ai été victime d’une saturation de CM au cours de cette année…


Malgré cet éloignement troublant, je m’étais décidée à faire honneur à la série pour son final. La bande-annonce de l’épisode en question avait attisé ma curiosité, ainsi que les spoilers distillés par-ci, par-là. De plus, il fallait ne pas manquer ce volet dans la mesure où Paget Brewster, alias Emily Prentiss, faisait ses adieux lors de ce final. Ainsi je m’étais dite que cet épisode valait un effort de ma part. Mais bon, je ne m’emballais pas trop. Le jeudi matin, qui fut, par chance, jour férié, fut le jour spécial CM. Je mis un temps fou avant de voir ce volet, qui fut tout simplement l’épisode miracle, l’épisode qui me réconcilia avec Esprits Criminels et qui me rappela pourquoi j’adorais cette série. Ce long chapitre contenait tous les éléments pour m’en mettre plein la vue. Des unsubs vraiment psychopathes, une situation critique, des personnages importants en danger, du suspens, de la réflexion, une explosion, une course contre la montre, des moments de légèreté et un évènement heureux.


hit run 3

Tout commença par quelques brèves scènes introductives centrées sur la vie hors boulot des membres de la BAU. Car oui, les pauvres, il faut bien qu’ils aient une vie sociale. Des moments tantôt tendres, comme celui avec JJ et sa petite famille ainsi que celui entre Aaron, son fils et leur tente ; tantôt hilarants, comme celui de Garcia avec Reid à la convention et leur rencontre avec Rossi, sans oublier la vision, dans le même périmètre, de Strauss ! Quant à la conversation entre Emily et Derek, elle était sympathique, on y voyait une belle complicité, mais bon, ce n’était pas mon meilleur moment. C’est surtout qu’Emily achète une maison qui n’est pas en très bon état… Logique, n’est-ce pas ? Ensuite, on passait au braquage. Alors oui, un braquage dans une série télévisée, cela n’a rien de nouveau, mais bon, il fallait voir comment cela allait être traité dans CM. Et puis le braquage tourne court et la collègue de Will se fait tuer d’une balle en pleine tête. Et là, on se dit que Will Lamontagne porte la poisse pour ses partenaires, parce que n’est-ce pas la deuxième fois qu’il perd son collègue, celui-là ?? Après, la BAU se ramène et prend les affaires en mains. Et là, on découvre le penchant sadique de la braqueuse !!! Une vraie folle, qui n’hésite pas à tirer sur un père sous les yeux de sa fille !!! Qui se maquille sans se soucier des caméras, des flics tout autour de la banque !! Et donc là, on avait un vrai unsub. Retors, comme on les adore. L’épisode ne perdait jamais en intensité. Entre un Will qui pénètre dans la banque et qui se fait tirer dessus ; une JJ presqu’en deuil, ne sachant pas si son compagnon est vivant ou mort ; une explosion ; un Henri « gardé » par Izzy et en danger ; un happy end… Il y avait tout dans cet épisode pour me faire retomber amoureuse de CM. J’étais littéralement transportée par cette intrigue. J’en tremblais, je m’agitais à chaque nouvelle complication, je n’en pouvais plus.


Contrairement à certains, la participation de Clyde Easter ne m’a pas vraiment gênée. C’est vrai que son rôle n’était pas primordial dans cette affaire, mais il a quand même aiguillé Emily sur la piste de la braqueuse internationale. Alors oui, Emily aurait pu faire le lien sans son aide, mais bon, que voulez-vous… Après, on sentait trop le coup du « au fait, t’aurais pas envie de changer de boulot ? » et en définitive, son vrai rôle consistait à ouvrir les portes de la sortie de Prentiss. L’histoire de la promotion vers un autre poste était prévisible depuis qu’on savait que Brewster quitterait la série. En même temps, elle ne pouvait pas non plus mourir une seconde fois. Cela aurait été trop bizarre. En fait, ce n’était pas la meilleure excuse de sortie, mais bon, il faut accepter. J’ajouterai simplement que CM n’a pas choisi la mutation de facilité pour Emily : elle s’en va vers Londres ? Comment justifier alors ses apparitions futures dans la série en tant que guest ? Pourquoi ne pas l’avoir tout simplement mise à Washington ? Je me le demande… Alors si en plus, son interprète décide de revenir pour de bon, Prentiss deviendrait la recordwoman des va-et-vient d’un poste à l’autre (ou comment changer de boulot en peu de temps…). Quoiqu’il en soit, j’ai apprécié qu’Emily ait eu une place importante dans cet épisode bien qu’il ait été nettement centré sur JJ. En effet, Emily a quand même sauvé la donne en désamorçant la bombe ! D’ailleurs, mes deux meilleures scènes, dont je ne me lasse jamais de regarder, sont celles du combat JJ/Izzy et d’Emily/Will dans la gare. On a eu droit à une vraie JJ bad ass et on ne pouvait s’empêcher de voir, dans cette bagarre, un écho à celle entre Hotch et Foyet. Une lutte féroce, avec de vrais coups violents entre un psychopathe et un héros déchaîné pour sauver son petit. Le ralenti sur le chargeur tombant de l’arme était super, un ralenti bien placé entre les scènes rapides de close-combat. Une JJ comme on ne l’avait jamais vue ! On notait également un parallèle entre Izzy, la tueuse à renommée internationale, se couvrant sous plusieurs identités, et le passé d’espionne d’Emily, sauf qu’Emily était nourrie de bonnes intentions, contrairement à Izzy. Pour continuer avec Emily, j’étais morte de rire en voyant Prentiss se la jouer experte en déminage. Peut-être que j’ai loupé le coche, mais n’était-ce pas dangereux de composer un mot de passe alors qu’il était possible que les terroristes ne donnent droit qu’à un seul essai ? En effet, dans la scène, on la voit faire son truc hyper sérieuse, genre maîtresse de la situation puis échouer, alors que le pauvre Will gémit, genre « il ne me reste plus que deux minutes à vivre, alors laisse-les moi au lieu de me faire sauter maintenant ! ». Et ensuite, une fois qu’Emily a trouvé le bon code, elle entre en mode « Youpi, j’ai réussi !! Je suis trop balèze !! », avant de déchanter rapidement à l’ouverture du boitier avec une tête « Non !! Et voilà les ennuis qui recommencent… ». J’étais trop tordue de rire devant cette scène. Mais j’ai vraiment bien aimé que ce soit elle qui sauve Will, parce que je l’ai trouvée effacée tout au long de cette saison, à l’inverse de JJ qui prenait du galon jusqu’à piquer la place d’Emily aux côtés de Derek lors des interventions musclées, chose qui m’a un peu gênée. Et bien évidemment, très belle scène finale avec musique centrée sur Prentiss dansant avec les hommes de la BAU et les filles aussi.



hit run 4

 

Tous les personnages étaient bien exploités. Sauf peut-être Reid, un tout petit peu trop en retrait à mon goût. J’aimerai bien le voir un jour défoncer une porte, arme au poing… Mais je pense que la probabilité de ce genre de scène est quasi nulle… A part ce détail, il y avait un bon équilibre entre les répliques des personnages et leurs interactions les uns avec les autres. Il y avait aussi de l’amitié, de la reconnaissance, de l’amour. Par exemple, les remerciements de Strauss à Morgan étaient touchants (moi je dis, cette femme n’est pas Strauss !!). Les scènes entre Garcia et Lynch prouvaient qu’ils tenaient toujours l’un à l’autre, bien que je n’approuve guère que Kevin ait l’air de s’être consolé trop rapidement dans les bras d’une autre. Ça tournait bien, l’épisode était super fluide, sans temps mort. Il était juste magnifique, comparé à l’ensemble de la saison 7. Il dégageait vraiment quelque chose, un quelque chose qui m’a percutée et emportée d’enthousiasme. Certes, il y avait quelques raccourcis, comme par exemple le complice d’Izzy qui n’était autre que le Marine otage dans la banque. En le voyant être le seul à être hyper calme, sans aucune crainte à parler sans autorisation aux braqueurs, et surtout avec la caméra prêtant une grande attention sur lui, on pressentait que quelque chose se dessinerait autour de ce personnage, et on pouvait aisément se dire qu’il n’était pas uniquement qu’un simple otage (même si c’était un ancien militaire). Après, le complice qui se fait tirer dessus et abandonner et dont on n’entend plus parler, c’était un peu bizarre et rapidement expédié aux oubliettes… Mais honnêtement, ce n’était qu’un léger détail et on l’oubliait assez vite pour ne retenir que le meilleur de cet épisode plein d’angoisse, de péril, d’émotion.


Vous l’aurez compris, je suis sortie métamorphosée de cet épisode. Tant de choses restent à dire, mais je vais m’en arrêter là. Il aura fallu attendre longtemps, mais ça en valait la peine. Je croise les doigts pour que CM revienne sur les chapeaux de roues l’année prochaine !


Pour finir :
Mes + : Un unsub cruel/ Une intrigue qui tient en haleine/ L’équilibre intrigue et scènes légères/ Le mariage de JJ et Will (c’est pas trop tôt, depuis le temps qu’on attendait !!)/ La bagarre entre JJ et Izzy/ Le désamorçage de la bombe par Emily
Mes - : Le départ d’Emily Prentiss/ Quelques raccourcis (le marine complice, par exemple)


Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
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