Ce que j’en ai pensé…


(diffusion fr)

 

NCIS the debt 1


Très bon épisode, centré sur Deeks et le duo Kensi/Deeks. Cet épisode démarrait sur les chapeaux de roue et amenait Deeks à tirer, au cours d’une mission conjointe entre police de Los Angeles et le NCIS, sur un suspect… non armé. Evidemment, cet incident jetait de l’huile sur le feu entre police de LA et NCIS (car l’opération se soldait par un échec), et plus grave, Deeks se retrouvait sous le joug des affaires internes ! Autant dire que la situation s’annonçait bien délicate pour le jeune blond. Et NCIS a réussi à nous embarquer sur une piste pour la brouiller et poser un judicieux retournement de situation, dans la mesure où tout avait été manigancé par le NCIS pour découvrir la taupe sévissant dans les rangs des forces de l’ordre. C’était, ma foi, bien trouvé, et surtout, bien amené. Je ne l’ai pas ressenti comme quelque chose qu’on pouvait déjà prévoir dès le début (mais autre possibilité : je suis trop naïve, mais ça, c’est un autre problème).


Au départ, j’avais été un peu choquée par le peu de réaction de Sam et Callen face à l’annonce du renvoi de Deeks et de l’enquête qui allait être menée sur lui par les affaires internes. Certes, les trois hommes n’étaient pas très proches, mais cette attitude molle des deux agents fédéraux m’agaçait… Avant d’en comprendre la véritable raison (c’était une tactique). Ce qui m’a le plus intéressée, c’était de voir une Kensi, alias la femme forte capable de tout endurer (la « warrior »), presqu’effondrée de perdre son coéquipier. Il existe une très belle complicité entre ces deux personnages, même s’ils passent le plus clair de leur temps à se chamailler (dans la bonne humeur). D’ailleurs je préfère ce duo à celui Callen/Hannah. Par contre, j’ai été gênée par leur discussion autour du « truc dont il faut parler ». Ce fameux « truc » avait un arrière goût d’aveu d’amour, et personnellement, je n’ai pas envie que Kensi et Deeks forment un couple (pour l’instant, en tout cas). Je trouve leur dynamique amicale bien comme elle est. On sent qu’ils ressentent quelque chose l’un pour l’autre, mais je le vois plus comme un profond respect, une grande amitié, une relation de fraternité.


En parallèle, l’intrigue nous emportait sur différentes pistes et réussissait à nous embrouiller sur les divers suspects présentés et à nous faire nous demander qui était la taupe. La vérité sur le plan fomenté par le NCIS pour découvrir la taupe était intéressante : elle permettait à l’épisode de prendre une autre tournure au lieu de se continuer sur une investigation des affaires internes et l’abandon des charges contre Deeks à la fin du volet (ou non). J’ai aussi bien aimé le fait que Deeks ait caché cette opération à Kensi, dans l’optique de la protéger, quoique Kensi ne soit pas le genre de femme qui a besoin d’être protégée. Mais ce fait prouve que Deeks tient beaucoup à Kensi. La colère de cette dernière, son sentiment de trahison en devenait compréhensible et touchant, et j’ai bien souri à sa réplique dans la voiture : « je peux te trancher la jugulaire de onze façons différentes ». Par contre, j’ai trouvé la ficelle « la taupe est le flic des affaires internes » bien grosse et redondante. On a déjà vu cette conclusion dans d’autres programmes, et je trouve dommage que NCIS ait choisi de poursuivre sur cette voie. Il aurait été plus subtil de proposer un autre coupable, au lieu de suggérer la même image sempiternelle du flic des affaires internes cherchant des poux à tous les autres flics du terrain, leur faisant la morale pour, finalement, cacher ses propres vices (faîtes ce que je dis, pas ce que je fais). C’est un raccourci peu intéressant et qui me fait éprouver un peu de peine pour ces policiers des affaires internes qui ne sont presque jamais montrés sous le meilleur jour. En effet, ce sont, en général, des donneurs de leçons qui mettent des bâtons dans les roues des vrais flics qui risquent leur vie alors qu’ils sont loin d’être aussi irréprochables. Je pense en effet que leur boulot ne doit pas être un long fleuve tranquille : eux aussi sont des flics, sauf qu’ils ne mènent pas les mêmes investigations que les autres flics de la criminelle, de la brigade des stups ou autre. Et ça ne doit pas être facile de faire son boulot en sachant que vos confrères des autres services ne vous portent pas vraiment dans leur cœur… Ne vous méprenez pas, mon intention n’est pas de faire des leçons de morale. Je ne connais rien au monde des forces de l’ordre. Je ne fais simplement que constater que ces policiers des affaires internes sont souvent malmenés à l’écran et il y a trop peu de séries ou films qui essaient de se placer de leur point de vue.


Pour en revenir à notre sujet principal, à savoir le coupable : c’était intelligent de ne pas faire porter le chapeau au chef de la police, parce que le chef, tout propre sur lui en apparence, alors qu’en vérité, il transgresse allègrement la loi et trompe son monde en abusant de sa position, c’est aussi du déjà vu. Même principe avec l’enquêteur des affaires internes, choix qui a été retenu en fin de compte. Par conséquent, j’aurai préféré que la taupe soit la femme de l’hôtel, par exemple (ou un nouveau personnage). Mais je dois reconnaître à NCIS cette bonne idée de donner quelques pistes sur les raisons des agissements du coupable, au lieu de boucler la boucle rapidement en disant « c’est lui le méchant, point final ».


Pour finir :
Mes + : Le rebondissement de situation/ La relation entre Kensi et Deeks
Mes - : Le raccourci sur l’identité du vrai coupable, sentiment de déjà vu


Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
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