Je continue d’apprécier cette série. Cette fois-ci, Barnal devait maintenant composer avec l’incroyable révélation de David de Naples, à savoir que Samuel n’est pas son fils. La conséquence de cette révélation est par la même occasion extraordinaire pour Barnal qui découvre que Samuel est son frère ! Barnal se retrouvait dans une situation bien délicate. Et celui-ci commençait à s’interroger, à douter, à être tiraillé. On voyait bien que Barnal voulait à tout prix sauver son frère toujours dans l’ignorance de leur lien, sans le mettre en danger et sans faire éclater la vérité au grand jour sinon la situation deviendrait encore plus délicate. Barnal commence à changer, à se remettre en question. On le comprenait lors de sa question à Silas entre le choix d’écouter son cœur et écouter Dieu. Ce personnage est, à présent, à un carrefour sensible mais également heureux, puisque son petit frère qu’il croyait mort par sa faute est bel et bien en vie et en bonne santé ! Barnal est en fin de compte un personnage très complexe, pas forcément le grand méchant. Et au lieu de suivre ses supérieurs pour condamner les deux juifs et clore rapidement l’affaire, il fait preuve de courage en avouant qu’il ne peut pas jurer d’un fait demandé par Samuel lors du procès. Dans un sens, malgré sa froideur, sa rigueur, sa sévérité, Barnal a une part d’humanité, un sens du devoir. Il veut et cherche la vérité au lieu de choisir la solution de facilité. J’appréciais déjà ce personnage depuis le début de la série, par son attitude, son rôle dans l’histoire, le jeu de l’acteur. Maintenant qu’il doit faire face à une situation inédite, je l’apprécie encore plus.

 

De son côté, Samuel finissait par découvrir la vérité et en restait bouleversé, perdu. Malgré cet état de fait, il adore toujours son père et est prêt à courir le risque de mourir avec lui à l’issu du procès, au grand dam de Barnal. Il y avait une réelle complicité, un amour profond entre le père et le fils, même s’ils n’ont biologiquement aucun lien de parenté. J’avoue que j’ai été choquée et attristée par le sort de David. En positive que je suis, je me disais que ce jugement de l’eau devait n’être qu’un stratagème élaboré par Barnal pour sauver David, ou que David n’était en réalité pas mort, qu’il avait réussi à se libérer de son lien et qu’il avait nagé et regagné une autre rive… David était un beau personnage, et cela va être difficile pour Samuel de pardonner à Barnal cette mort lorsqu’il apprendra sa filiation avec l’Inquisiteur (qui je suppose, arrivera bien un jour ou l’autre…).

 

Ce volet nous a permis d’atteindre un nouveau tournant : maintenant, l’Inquisiteur et le jeune médecin juif connaissent la vérité (mais pour le jeune médecin, il lui manque l’identité de son frère…). Samuel se rappelle de son enfance, de sa maison, de sa noyade, c’est comme un coup de poing qui change la donne dans sa vie. Et Barnal est heureux de le voir dans leur maison d’enfance. Il avait envie d’appeler son petit frère, mais s’est ravisé. Par peur ? Par honte ? Maintenant, il reste à savoir comment ces deux hommes vont évoluer et gérer cette situation de crimes d’hommes d’Eglise, de peste, de religion, de famille…

 

Pour finir :

Mes + : Le procès/ Samuel se souvenant de son enfance dans son ancienne maison/ L’attitude de Barnal

Mes - (pas par rapport aux évènements de l'histoire) : La fin funeste de David/ La réaction du grand-père qui renie sa propre petite fille sous prétexte que Samuel n’est pas un « vrai » juif

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK