Le temps de l’obscurité est venu…

 

inquisitio 1

 

Bien que je suive Inquisitio avec grand intérêt, je commençais à me languir devant la baisse de rythme de l’intrigue. En effet, l’expérience machiavélique de Catherine et ses complices ne connaissaient toujours pas d’application réelle, l’enquête de Barnal sur les meurtres d’hommes d’Eglise piétinait toujours. Heureusement que les cinquième et sixième épisodes relançaient la dynamique en offrant au spectateur l’invasion de Carpentras par les rats. On entrait ainsi dans une terrible nouvelle ère qui amenait de nouveaux dangers, batailles et défis. Nouveau danger : la peste. Nouvelles batailles : la volonté de Samuel à soigner les malades, sa lutte avec Barnal pour pouvoir soigner les malades. Nouveau défi : soigner les malades et endiguer l’épidémie. Le tout avec l’arrivée d’un nouveau personnage (Pierre qui m’a l’air entouré de mystère…) et le sort réservé aux juifs enfermés dans leur quartier. Je ne sais pas si cela a vraiment existé et si c’était voulu, mais la rouelle jaune m’a rappelé de suite l’étoile jaune et la fermeture des portes, le ghetto de Varsovie. Peut-être que j’y vais loin niveau comparaison, mais voilà ce à quoi j’ai pensé en regardant ces deux évènements de la série. Donc maintenant, l’histoire connaît un nouveau tournant avec de nouveaux personnages et de nouvelles stratégies peu glorieuses (comme le faux miracle, le sort de la communauté juive)…

 

Par ailleurs, Barnal a profité de ces deux épisodes pour reprendre son armure de grand inquisiteur sévère, froid. Il repart à la charge en pourchassant la sorcière, en parquant les juifs dans leur quartier sans aucune possibilité d’être soignés par Samuel. On reconnaît là l’homme que l’on avait découvert au tout début de la série, et ses moments de doute, d’émotion vus dans le quatrième volet semblent avoir été relégués avec force au second plan par son statut de grand inquisiteur. A noter que ce Barnal est vraiment invincible. Il a un savoir impressionnant, que ce soit la connaissance des plantes, des dissections, de l’hébreu, qui lui permet de comprendre toutes les supercheries. On ne peut vraiment rien lui cacher, pas même une coloration de cheveux. Il est très intelligent et est donc un adversaire redoutable ! Il montre également un paradoxe : lui, l’homme savant, s’oppose avec vigueur à une autre forme de savoir, plus scientifique, celle de Samuel, savoir qui pourrait sauver des vies. Or un homme cultivé devrait au contraire être plus enclin à découvrir de nouvelles choses, et dans son cas, Barnal refuse toute autre science car pour lui, seul compte la volonté de Dieu. Une actrice avec qui j’avais parlé de ce point avait dit à juste titre que Barnal développait cette curiosité dans l’optique de l’utiliser afin de déjouer les tours du malin. En effet, c’est logique, vue la nature de sa mission. Mais cela donne tout de même lieu à réflexion.

 

L’histoire d’amour entre Samuel et Madeleine ne m’a vraiment pas du tout intéressée… Loin de là. Alors oui, il faut un peu de bonheur dans ce monde sombre et cruel, mais bon, on pressentait dès le début qu’il allait se passer quelque chose entre les deux. A l’inverse, le personnage de Silas attire plus mon intérêt. Je me demande pourquoi il n’a pas livré Madeleine à son maître Barnal alors qu’il était avec lui et qu’il est censé être de son côté ! Le mensonge de Silas aurait pu lui coûter la vie. Je voudrais bien connaître la raison de cette mauvaise information.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK