Chicago Fire

 

Synopsis : Le quotidien des pompiers d’une caserne de Chicago, entre les interventions risquées et les problèmes privés qui est rapidement bouleversé lorsque l’un d’entre eux périt en mission…

 

Ce pilote était franchement moyen. Il ne valait, pour l’instant, que pour ses scènes mettant en avant les pompiers en pleine action, bravant au péril de leur vie les flammes pour secourir des civils prisonniers d’un piège de feu et voués à une mort certaine.  De ce côté-là, le pilote était satisfaisant, non seulement pour les cascades et la mise en scène. Il décrivait bien le caractère extrêmement dangereux de cette profession. Pour le reste, c’est-à-dire les personnages en eux-mêmes et leur vie privée, ce n’était pas vraiment palpitant. Je dirais même qu’il ne se passait pas grand-chose. Tout démarrait avec la mort d’un des pompiers lors d’une intervention qui naturellement, débouchait sur de fortes répercussions émotionnelles sur les autres pompiers, car il ne faut pas oublier que ces pompiers forment une véritable famille. Le problème, enfin, ce qui m’a gênée, dans ce pilote, est qu’une fois cette tragédie, on saute un mois pour continuer l’histoire. Certains pompiers ne s’en sont pas encore remis et se tiennent rigueur pour ce drame. Malheureusement, à part cela, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, sinon des interventions. Il aurait été peut-être plus intéressant de ne pas introduire ce saut temporel et centrer l’épisode sur les conséquences directes de ce triste évènement. En effet, avec le saut, on découvrait que l’un des pompiers se droguait, que l’autre avait l’air d’accepter la situation mais voyait sa relation avec sa petite amie ralentir tandis qu’il devait composer avec le premier qui lui en voulait pour le drame. On faisait connaissance avec un pompier débutant encore plein d’innocence et d’idéal. Logiquement, on s’attend à le voir découvrir la dure réalité de la vie, connaître des désillusions, ce qui est chose déjà vue dans les séries. J’aurais préféré suivre le choc et la tristesse des pompiers tout de suite après la tragédie, puis l’enterrement, avoir une réaction violente de la veuve, et ensuite, découvrir comment l’un des pompiers en arrive à devenir dépendant aux antidouleurs. Chicago Fire m’a en outre rappelée Third Watch (New York 911 en français). Contrairement à Chicago Fire, NY911 était bien plus rythmée. Peut-être était-ce du au fait que la série était centrée sur plusieurs corps de métiers : policiers, ambulanciers et pompiers. Sauf que dans NY911, les pompiers étaient plus discrets que les deux autres métiers. Chicago Fire leur rend donc hommage au milieu de toute cette invasion télévisuelle de policiers, avocats, et médecins (professions toutes aussi nobles mais surreprésentées par rapport à d’autres), et je félicite cette initiative. Reste néanmoins à proposer des intrigues plus attrayantes pour les protagonistes, car les scènes d’action ne pourront pas soutenir à elles seules la série.

 

Sériecalement vôtre,

VK