Adieu, Mike Delfino…

(diff fr)

 

Je n’avais pas posté d’articles sur cette série depuis longtemps, et pour cause, de un, je n’ai pas encore eu le temps de rattraper les diffusions que j’ai manquées ; et de deux, les épisodes que j’ai réussi à voir ne m’ont pas réellement fait autant d’effet au point d’écrire quelque chose dessus. Cependant, par conscience « professionnelle », je me devais de reprendre du service sur cette série, pour éviter un gâchis de catégorie : une catégorie avec un seul article à l’intérieur n’est pas franchement pertinente. Me revoilà donc à la charge avec cet épisode crucial et bien triste (auquel j’associe la fin du volet précédent). En fin de compte, aucun habitant de Wisteria Lane n’était à l’abri de l’imagination assassine des scénaristes. Je dois dire que ce fut un choc de voir disparaître Mike. Il était si bon et généreux envers son prochain, si dévoué à sa famille que c’en fut déchirant de le voir partir aussi brutalement. L’arrêt sur image et le défilement au rythme crescendo avant le coup de grâce était particulièrement bien fait et intense dramatiquement. Autre argument (de choc ?), Mike était charmant… Malheureusement, Wisteria Lane continue à ne pas aimer la gent masculine…

 

Je ne tergiverserai pas sur cette perte des pages et des pages, mais j’aborderai le traitement des funérailles. J’ai trouvé ce traitement répétitif. En effet, je me suis souvenue d’un ancien épisode autour de la disparition de « l’homme à tout faire » de Wisteria Lane (mille excuses, son nom m’a échappée). Et tout comme celui sur la disparition de Mike, ou plus exactement, le volet sur les funérailles de Mike, à l’instar de celui sur cet homme, suivait le même enchainement. On  avait un épisode empreint de nostalgie, utilisant le système des flashbacks dans lesquels chaque desperate housewife se remémorait des moments plus ou moins joyeux et dans lesquels on comprenait le rôle qu’avait pu jouer le disparu dans la vie de ces dames. Cette perte débouchait sur un enseignement de la vie grâce auquel les héroïnes sortaient plus mûres. Pour illustrer mon propos, prenons l’exemple de Lynette. Dans le volet avec l’homme dont j’ai oublié le nom : on découvrait que celui-ci s’était montré indulgent et bienveillant lorsqu’elle avait oublié son bébé dans la voiture, au lieu de l’accabler de reproches et de la traiter de mère irresponsable comme aurait pu le faire le reste de la société, accrochée à cette image sacralisée de la mère parfaite transformée en paria au moindre écart d’un centimètre. Quant à Mike, il avait encouragé Lynette à se battre pour son couple, résolution qu’elle prit à la fin du volet. D’ailleurs, il me semble également que l’épisode consécutif à l’accident mortel d’Eddie Britt était construit de la même façon. Pour en revenir à Lynette, Eddie lui avait insufflé la volonté de ne pas baisser les bras face à son cancer. Bien sûr, si je me suis emmêlée les pinceaux, n’hésitez pas à me corriger !

 

DH 1

 

Pour rester sur Lynette, non pas que je fasse une fixation sur elle, mais parce que ce détail m’a marquée, n’avez-vous pas noté une incohérence dans son parcours à Wisteria Lane dans un des flashbacks ? Dans une saison passée, on avait eu droit à un chapitre tout en flashbacks lui aussi, dans lequel on apprenait comment Mary Alice, Bree, Susan, Lynette et Gabrielle avaient fait connaissance. Dans cet épisode, on y avait vu Mary Alice, Bree et Susan (si mes souvenirs sont corrects) rencontrer Lynette et Tom pour la première fois lors de l’emménagement de ceux-ci dans leur nouvelle maison. A l’époque, Lynette en était au début de sa grossesse des jumeaux. La rencontre avait pris une tournure un peu comique car Lynette s’était fâchée et avait sollicité l’avis des trois voisines qui avaient compris qu’il valait mieux être les amies de Lynette plutôt que ses ennemies. Dans l’épisode de l’enterrement de Mike, on voyait dans le flashback une Lynette vers la fin de sa grossesse (enceinte de ses aînés) qui découvrait sa nouvelle maison, cadeau surprise de Tom. Donc incohérence dans le timing de l’emménagement censé s’être déroulé des mois auparavant. C’est ce point qui pose problème et qui m’a interpellée. Je suis consciente que ce n’est qu’un détail et que j’en fais un peu trop, mais c’est tout moi…

 

En conclusion, je qualifierai cet épisode sur Mike triste et nostalgique, bien évidemment, mais pas pour autant inédit dans son déroulement. Il y a eu une sorte de panne d’inspiration ou de lassitude (ou effet recyclage) qui a nuit à cet épisode qui aurait pu se révéler plus passionnant et touchant. Exception faite toutefois pour les dernières minutes de l’épisode, avec les images dans le cimetière accompagnées de la chanson à fendre le cœur. Adieu, Mike Delfino.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK