Quand les démons resurgissent…

(diff fr)

 

castle

 

Le lieutenant Beckett affrontait ses démons resurgis d’un passé dont elle croyait avoir tourné la page. Cet épisode de Castle offrait une enquête bien ficelée et redoutable, sur fond de serial killer (et j’adore ce sujet), et surtout une enquête qui faisait un subtil et efficace écho au sniper qui avait failli tuer Kate. On y voyait une Kate encore en proie à un choc post-traumatique, et les passages où elle scrutait nerveusement le haut des buildings, où elle se cachait brutalement au retentissement de la sirène et où elle se croyait épiée chez elle en étaient des parfaits témoignages. On y suivait une Kate fragilisée (mais pas faible), qui en tant que flic, tentait de passer outre son expérience personnelle pour se donner à fond dans cette investigation et prouver qu’elle était toujours à la hauteur (bien qu’elle n’ait plus vraiment rien à prouver). Evidemment, les choses n’allaient pas dans le sens voulu. Elle avait beau se convaincre que tout allait bien, mais rien n’allait car il fallait d’abord qu’elle affronte ses peurs, qu’elle fasse la paix avec elle-même pour mieux avancer. Finalement, Kate craquait, mais ce n’était que l’électrochoc tant attendu et inévitable pour mieux rebondir par la suite, et c’est ce qui fut le cas. Kate pouvait bien sûr compter sur Castle, Esposito et Ryan. Le petit aparté entre Kate et Javier était touchant. On a rarement eu des passages émotion entre ces deux personnages, et les voir ensemble dans cet épisode dont l’affaire faisait remonter à la surface des blessures pour les deux personnages était touchant. Pour une fois, on n’avait pas forcément un Castle volant à la rescousse de Beckett en lui remontant le moral, mais un Castle tout en finesse qui s’inquiétait pour Beckett mais au moment opportun laissait Esposito lui parler, car ce dernier était la personne la mieux placée pour aborder ce sujet avec elle. Après le coup de blues, Beckett revenait à la charge pour affronter droit dans les yeux le tueur, et pour rebondir sur l’expérience partagée avec Esposito, celui-ci sauvait Beckett in extremis. Pour conclure, ce fut un excellent épisode, avec moins d’humour que d’habitude, mais l’humour ne se prêtait pas aux thèmes de cet épisode.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK