CM 1

 

Si vous êtes fan de la série (ou tout du moins, la suivez régulièrement), il ne vous aura pas échappé qu’elle a récemment franchi le cap du 200ème épisode ! On nous avait promis un grand épisode, alors évidemment, je ne l’ai pas loupé. Toutefois, avant de m’étendre sur celui-ci, je vais d’abord faire un retour sur la saison 8.

J’ai l’impression que cela fait un bail que j’ai visionné cette saison et ce, de façon un peu chaotique, je dois dire. J’ai essayé de suivre la diffusion US, et puis faute de temps, j’ai du ralentir la cadence et je me suis contentée de quelques épisodes par ci, par là, avant de rattraper ceux manqués avec la diffusion de TF1. Résultat : j’ai regardé cette saison dans le désordre… Néanmoins, sur certains aspects, ce n’est pas très grave.

 

Qu’ai-je pensé de cette saison 8 ? J’étais sortie déçue de la 7 que j’avais trouvée moyenne. Les enquêtes étaient correctes, classiques, avec cependant quelques exceptions. Brièvement, ma passion pour CM avait connu un coup de mou. Le départ de Paget Brewster (Emily Prentiss) n’avait pas arrangé les choses, et je doutais de ma capacité à tenir pendant la huitième saison.
Devinez quoi ? J’ai bien aimé cette saison 8 ! Les affaires étaient, dans la globalité, intéressantes et dignes des affaires qu’on avait pu suivre dans les premières saisons de Criminal Minds. Il y avait cette touche des débuts de la série qui faisait que l’épisode était rythmé, tendu, que l’unsub était terrifiant à souhait ou touchant. On écrivait une nouvelle page avec cette saison 8.

L’épisode des fanatiques de jeux vidéos forçant des lycéens à « participer » à un jeu vidéo grandeur nature, celui avec le jeune homme passé dans une espèce de camp de rééducation pour « remédier » son homosexualité, celui avec l’unsub coupant la jambe de ses victimes, celui avec les marionnettes, l’épisode où Reid perd sa petite amie, et celui où le tueur adepte de l’automutilation fait croire qu’il est un prisonnier (même si je n’ai pas saisi ce qui le poussait à tuer) ont particulièrement retenu mon attention. L’épisode que j’ai sans conteste moins aimé est celui dans lequel Hotch retrouve son frère, tout simplement parce que je n’y ai rien compris : qui a empoisonné qui et pourquoi, et qui a piégé les bouteilles de vin ?? Par contre, contente d’avoir revu Sean, mais triste de voir qu’il n’a pas pu réaliser son rêve.

 

CM 2

 

A présent, entrons un peu plus sur les deux évènements qui ont marqué cette saison 8 : l’arrivée du nouveau personnage d’Alex Blake et le mystérieux unsub espionnant l’équipe.

En ce qui concerne Alex Blake, et bien, je n’ai pas vraiment accroché à ce personnage. Déjà parce que je l’ai trouvée un peu sèche et hautaine dès son arrivée, et aussi parce qu’on apprenait pas mal d’informations sur elle dès le premier épisode. Ensuite, au cours de la saison, le feeling n’est pas passé. Je n’ai rien contre la personne qui l’incarne, évidemment, c’est juste avec le personnage. Voyez-vous, je m’étais habituée à Ashley Seaver (et je n’étais pas satisfaite de la façon dont son personnage était parti), mais Blake, je n’y suis pas encore arrivée. Je ne la déteste pas, je n’en suis pas fan. Elle a juste rejoint l’équipe.

 

En ce qui concerne le mystérieux unsub ciblant l’équipe, je ne vais pas y aller par quatre chemins : cette intrigue fut une déception, sur sa fin. J’étais à fond dans cette histoire : savoir que le BAU était en danger, qu’un individu machiavélique préparait un plan diabolique pour l’atteindre m’excitait. Quand j’ai vu le season finale, ce fut la désillusion. Pourquoi n’ai-je donc pas aimé ? Voici les raisons :

 

CM Hamill1/ La façon dont le méchant bonhomme meurt :
Aussi facilement piégé comme un débutant ?? Et surtout, après tout ce qu’il a entrepris : suivi des profilers, manipulation d’un homme condamné injustement, prise des empreintes de Derek, infiltration dans le bureau même du BAU, etc. ?? C’est quoi, cette fin ?!? Ce type était censé être un expert en biochimie, piraterie informatique et autres domaines, et il se fait avoir comme ça, dans sa propre cachette ?!?!? Non, ce n’est pas logique. C’est un peu comme Doyle l’impitoyable guerrier et terroriste qui a échappé à toutes les agences internationales qui s’en va à cause d’une balle perdue, alors qu’il est menotté et à genoux comme un vulgaire voleur de patates. Des histoires qui se terminent en pétard mouillé… La question que j’aimerai me poser est : cet agent est-il  vraiment mort ? Si la réponse est non, là, ça pourrait être intéressant (même si je n’y crois pas trop…).

 

2/ La nature de la vengeance :
Dès le premier épisode de la saison, en voyant les photos des agents du BAU à la fin du cas, on ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi Blake faisait partie des cibles. En effet, Blake venait à peine de rejoindre l’équipe alors que les autres membres travaillaient ensemble depuis des années. De plus, Alex n’avait pas encore rencontré Garcia et Morgan (pour rappel, ils étaient à Londres avec Emily). En conséquence, pourquoi viser Blake la nouvelle au même titre que les autres alors qu’elle n’avait pas encore travaillé avec certains d’entre eux ?

Soit l’unsub visait Blake et dans ce cas, il s’intéresserait à ses collègues (pour les utiliser comme moyen de pression). Dans cette hypothèse, la photo de Blake prendrait plus d’importance parmi les autres (sa photo au centre et les autres autour, en cercle, par exemple). Soit l’unsub visait le BAU, mais pourquoi en vouloir au tout nouveau membre ? Ou tout du moins, disposer sa photo sur le côté, les sujets principaux étant les autres. Dès ce premier stade, quelque chose n’allait pas.

Les diverses scènes disséminées au cours des épisodes étaient alléchantes pour la mise en place de la vengeance ultime. Puis on découvrait que l’unsub, John Curtis, n’était autre qu’un agent du FBI, réponse logique. On pouvait soupçonner un tel profil en regardant de plus près à son mode opératoire : qui aurait été en mesure d’accéder aux rapports du BAU et donc, aux moindres détails des cas traités ? C’était forcément un individu qui pouvait avoir un accès direct ou indirect, qui était dans la possibilité d’approcher le FBI sans éveiller les soupçons. Ainsi, soit il faisait partie du FBI (agent ou personnel administratif), soit il faisait partie d’un autre corps des représentants de l’ordre/de l’Etat (police, autre agence fédérale). A un moment, j’avais soupçonné l’agent Anderson (je vois le mal partout…), le type toujours discret auquel on ne prête pas attention et qui se révèle être un psychopathe^^. Revenons à Curtis. C’était un agent du FBI profondément blessé dans son ego à cause d’une affaire sur laquelle Blake et Strauss avaient travaillé et qui avait discrédité à la fois Blake et Curtis. Pour ne pas faciliter les choses, Strauss n’était pas étrangère à cette « destruction » de carrière.

Là, on comprenait mieux pourquoi Blake faisait partie des cibles. Et on se demandait pourquoi Curtis en voulait personnellement au reste du BAU. Ses membres ne lui avaient strictement rien fait, donc pourquoi se venger d’eux ? D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, le BAU, pris en tant qu’institution, ne lui avait rien fait non plus : elle n’avait pas refusé une quelconque candidature de Curtis à la rejoindre, n’avait pas établi de profil négatif de lui, donc pourquoi en vouloir à ce département ? En réalité, les deux cibles les plus importantes pour Curtis étaient Alex Blake et Erin Strauss car elles étaient avec lui sur cette affaire qui avait stoppé net son ascension sur l’échelle sociale du FBI. Alors, pourquoi aucune photo de Strauss sur les murs (en tout cas, je n’en ai pas le moindre souvenir) ? Pourquoi tuer Strauss aussi rapidement dès le début du season finale ? On aurait pu s’attendre à ce que Curtis kidnappe Strauss et Blake, les fasse payer pour l’humiliation qu’il avait subi, ceci aurait été plus naturel. Et non pas éliminer Strauss si tôt et vulgairement, après s’être fatigué à épier Hotch, Rossi, JJ, Morgan, Reid et Garcia. Quant à l’empoisonnement de Rossi, j’ai envie de dire : c’est tout ??

En conséquence, cette histoire de vengeance comportait des éléments incohérents/pas assez exploités alors que Curtis avait tout d’un psychopathe redoutable. J'attendais plus. Qu'un membre soit accusé de meurtre, que l'équipe se fasse manipuler et se plante sur une affaire orchestrée par Curtis, que des membres se retrouvent dans une position délicate à la suite du kidnapping de leurs proches...

 

CM straussEnfin, quelques mots sur Erin Strauss : dans ses premières apparitions, ce personnage n'attirait pas du tout la sympathie. Elle était la bureaucrate coincée dans ses principes bureaucratiques et cherchant à mettre des batons dans les roues du BAU. Elle était en cela l'ennemi de nos héros, mais en définitive, on aimait ces moments de confrontation Strauss/BAU. Parce que si, à première vue, elle empêchait les profilers de s'engager dans des actions nécessaires et urgentes, elle était aussi là pour les éviter de faire n'importe quoi à leur guise. Il fallait un encadrement car quand les héros commencent à outrepasser les règles, et ce, même quand cela serait compréhensible, ce n'est pas forcément une bonne chose. Un héros ne peut pas faire ce qu'il veut quand il veut, il doit se montrer responsable. Strauss remettait l'équipe à sa place, et ses rappels étaient justifiés. Au fur et à mesure, Erin a montré ses fêlures et on s'est attaché à elle. Elle va me manquer.

 

CM MaeveOn va maintenant terminer sur une note positive, bien que son contenu ne se soit pas terminé sur un happy end à l’écran. Il s’agit de l’histoire entre Reid et Maeve. Une histoire d’amour à la fois étrange, très touchante et tragique. Etrange dans la mesure où elle s’est développée au travers de conversations téléphoniques. Néanmoins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être originale. Touchante dans la personnalité, l’innocence des deux âmes soeurs. Entendre Reid dire qu’il n’a pas besoin de voir Maeve car à ses yeux, elle est déjà la femme avec la plus belle âme était loin d’être gnan gnan. Au contraire, c’était attendrissant, sincère. Cette relation, cette séduction reposait sur la connexion intellectuelle, le dialogue, et non pas sur la rencontre charnelle, l’étalement de richesse intellectuelle, matérielle. Il y avait une telle simplicité, complicité. Enfin, cette relation était tragique dans la perte pour Reid de l’être aimé. C’était vraiment trop injuste pour Spencer… Pour une fois qu’il avait trouvé l’amour… On finirait par croire que l’amour est un poison mortel pour les compagnes/compagnons des agents du BAU : après l’ex de Hotch exécutée par Foyet, le décès de l’ex de Rossi, au tour de Reid de perdre Maeve de façon brutale…

 

Bilan de cette saison : de bonnes enquêtes, une intrigue moyen-terme bien partie mais dont la conclusion n’était pas un bouquet final.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK