23 mars 16

ONCE UPON A TIME, 1ere PARTIE SAISON 5

ATTENTION SPOILERS S5

 

Après un petit problème technique, la catégorie Once Upon A Time est à nouveau visible sur le blog (il me semblait bien avoir écrit quelques mots sur la saison 1 que je ne voyais plus sur le site). Les années ont passé et aujourd’hui, j’ai eu envie de partager mon ressenti sur cette première partie de saison 5. De façon générale, j’aime bien Once Upon A Time. Cette série, sans se prendre la tête, nous propose une version revisitée des contes et légendes que nous connaissons plus ou moins bien, avec une couche supplémentaire d’aventures. C’est une série que j’apprécie car elle me fait passer d’agréables soirées où je peux m’évader dans des mondes plus ou moins dangereux. Il y a aussi de l’humour, des amours bluettes, de la fantaisie… C’est une bouffée d’oxygène. J’admire en outre le travail des scénaristes à concocter des histoires qui s’imbriquent et à garder ce rythme depuis des années. Ces histoires peuvent entraîner un peu de confusion mais elles restent sympathiques. Pendant la saison 1, l’histoire de Mary Margaret et David m’avait un peu soulée au bout d’un moment, je l’avoue. J’avais de la fascination et de la compassion pour Regina et Rumple. La relation de Rumple et Belle était attendrissante. Crochet avait débarqué sous la forme d’un pirate sexy. Puis Peter Pan s’était avéré machiavélique. Bref, je regardais les épisodes avec beaucoup de plaisir.

 

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Toutefois, j’ai commencé à avoir un avis mitigé à partir de la seconde moitié de la saison 4. Je m’étais prise d’affection pour Ingrid car finalement, elle ne voulait qu’une chose simple : être acceptée et aimée, mais elle avait choisi la mauvaise méthode. Surtout, elle s’était sacrifiée après avoir réalisé son erreur. Suite à cet aparté Reines des Neiges ("Libérée, délivrée…"), l’intrigue sur la recherche de l’auteur et la réécriture du livre était prometteuse. Sauf que l’élément qui a éveillé le plus d’intérêt en moi a été expédié à une telle vitesse…

Pour commencer, on aurait pu s’attendre à ce que le trio des méchantes brille par ses plans diaboliques. En définitive, il n’y eut rien d'explosif, leur présence soutenait le déroulement de l’histoire pour arriver au cliffhanger du final de la saison 4, sans plus. Peut-être Cruella était-elle la plus méchante, en fin de compte. Malheureusement, elle n’eut pas l’occasion de mettre en péril Storybrooke. Bon, ok, elle a kidnappé Henry, à part ça, elle était loin d’égaler Regina et Rumple au sommet de leur art, ou même Peter Pan et la jalousie de Zelena. La révélation sur Blanche et David les rendait hypocrites, néanmoins, cela faisait du bien de voir qu'ils avaient eux aussi leur part d'ombre.

Ce que je regrette, c’est d’avoir réglé la nouvelle version du livre en deux épisodes. J’aurai nettement préféré que cette version soit le sujet d’une première partie de saison 5. On aurait pu tellement délirer avec cette réalité, avec, en intrigue principale, Henry et Emma voyageant dans ce monde pour rétablir les choses. On aurait pu les voir rencontrer les versions de plusieurs autres personnages, voir des histoires secondaires se nouer, des flashbacks correspondant à ce qu’Isaac avait imaginé pour les protagonistes, Isaac et le Lumineux (avec d’autres ?) comploter ensemble pour nuire au dessein d’Emma et Henry. On aurait franchement pu rigoler. Entre Blanche Neige et sa nouvelle coupe, Crochet devenu un agneau se shootant au lait de chèvre, Rumple célébré en Lumineux (ça m’a trop fait rire), Regina "Robine des Bois"... On aurait conclu avec la transformation d’Emma en Ténébreuse et exploré ce sujet en deuxième partie de saison 5.

 

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Maintenant, entrons dans le vif du sujet. Au vu de la dernière scène de l’épisode d’ouverture de cette cinquième saison, je m’étais attendue à ce qu’Emma ait succombé à la tentation de la magie noire, et non pour la raison retenue par les scénaristes. En soi, cette raison n’était pas incohérente par rapport au personnage. D’ailleurs, peut-être pouvait-on deviner qu’Emma resterait malgré tout guidée par le Bien même en étant la Ténébreuse grâce à la cape claire qu’elle revêtait lorsqu’elle est sortie de la crypte, puis la cape blanche portée à Camelot. C’était un signe : Emma Swann renoncerait au Mal. En effet, les autres ténébreux, Hook y compris, portaient un habit noir. Mais bon, j’aurai quand même bien voulu voir Emma accepter son côté sombre et s’égarer dans cette voie. Parce qu’avant d’être la Sauveuse, c’est un être humain. Ses parents ont eu un secret honteux eux-aussi. Même s’ils sont allés loin pour garder Emma dans la lumière, ça aurait été intéressant de voir que finalement, le libre arbitre pèse aussi dans la balance. En somme, faire comme les tragédies grecques où malgré le stratagème mis en place pour contourner les visions de l’oracle, ce qui doit arriver arrive (rappelons-nous du mythe d'Oedipe). Bien sûr, sa famille, Regina et compagnie auraient sauvé Emma. Cela aurait permis à Regina d’endosser le rôle de Sauveuse par la même occasion.

 

Ce qui m’a le plus "perturbée", c’est le trop plein de : voyages dans les époques et mondes, personnages et intrigues. Certains éléments n’apportaient rien de majeur à l’histoire, j’avais l’impression que leur présence servait à combler les épisodes. Ils entravaient le développement de possibilités, à commencer le côté sombre des Ténébreux. Un jour, on était à Storybrooke, l’autre, on repartait à Camelot, puis de Camelot, on était transporté des années ou des siècles auparavant, ensuite, on découvrait le pays de Merida, et on jonglait entre tout ça pendant les onze épisodes. On avait du Merida, du Lancelot, du Arthur, du Merlin, du Nimue… Il y avait beaucoup d’informations que parfois, certains arcs étaient conclus de façon rapide. On passait de certaines situations à d’autres sans se soucier de la cohérence. Un exemple frappant : à un moment, notre troupe de héros crapahute dans la forêt de Camelot et soudain, Belle se fait kidnapper par Merida pour une excursion forcée. Bizarrement, aucun des héros qui étaient avec Belle ne s’est rendu compte de sa disparition et ne s’en est inquiété ? Hum… Pas très sympa et crédible. Donc oui, tous ces points entraînaient des divagations pas toujours pertinentes. Et que dire des retournements de situation avec lesquels Crochet nous a surpris ? Il changeait d'avis assez rapidement^^.

Pour moi, on aurait dû : soit réduire le nombre de personnages, par exemple, réserver Merida pour une future intrigue ; soit suivre les aventures d’Emma et cie dans Camelot et ne montrer, en ce qui concerne Camelot, que les flashbacks liés à ce royaume avant le débarquement des personnages de Storybrooke, au lieu de suivre ce qui se passe à Storybrooke en alternant avec les flahsbacks de Camelot : Camelot ante et post arrivée d’Emma. 

 

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En ce qui concerne la seconde moitié de la saison 5, je ne sais pas ce que ça va donner. J’espère qu’Emma va pouvoir retrouver Crochet. Ceci-dit, je ne sais pas pourquoi, cette mission m’a rappelé Aladdin, quand le génie présente ses trois exceptions aux vœux qu’il peut réaliser, et dont l’une concerne la résurrection des morts, qu’il trouve peu délicat… Du coup, ça m’a paru bizarre de vouloir descendre aux Enfers pour ramener Crochet… Magie, oui, mais il y a quand même des limites^^. De plus, si on ramène quelqu'un(e) des Enfers, qu'advient-il de l'enveloppe corporelle qui repose dans le cercueil dans le monde d'au-dessus ? Il s'évapore ? (c'est mon côté rationnel qui s'exprime^^).

Enfin, pour terminer cet article, parlons un peu de Rumple. Je n'ai pas trop saisi pourquoi il a pu retirer Excalibur. J'ai compris que c'était grâce au courage dont il avait fait preuve face à l'ours/Merida pour sauver Belle. Toutefois, ce seul acte de bravoure peut il effacer toutes les mauvaises actions qu'il a commises depuis des siècles ? Je pensais qu'Excalibur attendait une personne un peu plus valeureuse (peut-être un second visionnage est-il nécessaire). Rumple a beau être sincère dans son désir d’action désintéressée, il faut toujours qu’il y ait le truc qui fait qu’il replonge. Il n'apprend pas de ses erreurs et ne vit que pour le pouvoir. Il faudrait que Belle se réveille une bonne fois pour toute ou qu’elle accepte sa véritable nature. Rumple est sans conteste l’expert de la manipulation, de la fourberie, cependant, je ne sais pas si je tiendrai longtemps à ce personnage à force de le voir sans cesse triompher en dupant les autres… En fait, s'il devient invincible, le Mal va-t-il l'emporter ? Que vont faire les autres ? 

 

Sériecalement vôtre,

VK


17 mars 16

TREPALIUM

 

J’ai terminé il y a quelques jours mon visionnage de Trepalium, la série d’anticipation d’Arte. A vrai dire, le visionnage ne fut pas très habituel. J’avais enregistré les trois premiers épisodes, car je n’étais pas disponible le soir de sa première diffusion. De plus, je doutais avoir le temps de regarder le replay, donc autant prendre ses précautions et enregistrer. J’avais eu raison, parce que je n’ai, en effet, pas eu le temps pour regarder le replay dans la limite des 7 jours. J’étais à la moitié du second épisode quand arrivaient les trois derniers. Et rebelotte, pas disponible non plus pour regarder en live, alors cette fois-ci, je décidai de regarder les replays des derniers épisodes puis de finir mon enregistrement. J'aurai pu enregistrer les derniers épisodes, mais les enregistrements s'accumulant... Oui, c’est un peu compliqué tout cela, mais bon… C’est pourquoi, en tant que fan de séries, je trouve dommage de ne faire que deux diffusions, qui plus est pour une série made in France, au sujet intéressant, et avec cette caractéristique de se vouloir être une série d’anticipation ! C'en est frustrant...

J’aime les séries produites par Arte.  J’avais trouvé 'Ainsi soient-ils' d’une grande classe, servie par des dialogues d’une telle beauté et profondeur et des acteurs transfigurés par et transfigurant leur rôle. Pas facile avec le pitch de départ : suivre des séminaristes. Mouais, que dire, à part qu’ils aiment prier ? Un peu caricatural, mais vous voyez où je veux en venir : il n'était pas évident d'imaginer qu'il puisse y avoir beaucoup à raconter. Et comment parler à un public pas forcément sensible à la religion ? 'Ainsi soient-ils' fut un petit bijou, une série de qualité, il faut le lui accorder, qu’on soit intéressé ou non par les questions religieuses (peu importe le culte).

 

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Trepalium, dans un registre totalement différent, fut une réussite elle aussi. Thème interpellant et d’actualité, peut-être poussé à l’extrême mais pour mieux servir le propos. Série visuellement belle, avec des décors, des costumes, un style rétro-futuriste recherchés, qui illustrent bien la rigueur et l’asservissement de l’homme par le travail. La question de la série demeure : faut-il avoir un travail pour être considéré comme un être humain ? Se réaliser par le travail reste-t-il un mythe ?

Je dois avouer que le premier épisode m’a un peu surprise. C’était même presqu’un choc, tant j’avais été décontenancée par la froideur des personnages interprétant les actifs, le caractère robotique de leurs échanges verbaux et leur gestuelle. Je les trouvais au premier abord raides, sans charisme, sans émotion. Je ne sais pas si c’était involontaire ou conseillé par le réalisateur, en y réfléchissant, j’ai trouvé que ce jeu collait parfaitement à l’atmosphère de la série. Trepalium a livré une vision brutale et pessimiste du travail et du non travail.

 

On se rend compte que la situation des habitants d’Aquaville n’est pas plus enviable que celle des habitants de la Zone. Dans cette dernière, les gens n’ont pas de travail, doivent se battre pour survivre, errent dans la misère. A Aquaville, les gens ont peut-être tout : travail, maison confortable, accès à toutes les infrastructures. Cependant, cette ville et ses règles ont totalement déshumanisé l’homme.

On le comprend dès les premières minutes, quand Ruben découvre son chef mort. Au lieu d’appeler les secours, et bien il ne perd pas le sens des priorités, il appelle son père pour candidater à la succession de feu son supérieur. Sympa, quoi… Certaines tâches sont loin d’être intéressantes, comme par exemple celle de Thaïs qui lui fait passer la journée à "jouer" à une sorte de tétris. Tout est bon pour s’épier, s’écraser les uns les autres pour servir ses intérêts. Il n’y a plus de compassion, d’altruisme, il n’y a que peur, égoïsme, dégoût pour ceux qui n’ont pas de travail alors que cela n’est pas de leur ressort (oui, le type crachant sur Izia et les attitudes des actifs face aux inactifs sont restés gravés dans mon esprit). Le travail a engendré un monde froid et cruel. Le titre de la série donnait déjà le ton : le travail est devenu une souffrance. On ne voit plus l’homme que comme quelqu’un qui doit être utile et performant, et qui n’a plus le droit de ressentir. Les humains sont des pièces qu’on remplace dès qu’il y a un défaut. Toutes ces idées passent par les décors et costumes, très bien choisis : maisons à l’intérieur high-tech mais totalement impersonnel, habits qui sont plus des uniformes que des habits pour exprimer sa personnalité et qui contribuent à la raideur des personnages, tout est millimétré.

On parle d’Aquaville, mais du côté de la Zone, les rapports humains ne laissent pas tellement la place à la compassion. On voit Izia et son fils voler d’autres zonards (premier épisode) et franchement, on n’a pas vu beaucoup de moments d’entraide entre les zonards. Il y a évidemment l’espoir de passer le mur, mais c’est pour se rendre compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs malgré les avantages certains.

 

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Du côté des intrigues : elles étaient logiques et je ne pense pas qu’il y avait beaucoup d’options. Il fallait confronter les deux mondes et l’idée des solidaires, avec l’histoire d’amour, était le choix adéquat. Bien évidemment, il fallait aussi bousculer l’ordre établi via l’histoire avec les activistes.

Je trouve étrange que Ruben ne se soit pas plus posé de questions quant au sort de sa femme. Il n’avait pas l’air d’en être fou amoureux, mais cela me paraissait logique qu’il cherche à en savoir plus, même s’il n’avait pas obtenu de réponse. D’ailleurs, Maël n’avait pas l’air déstabilisé par ce remplacement de mère… Toutefois, j’ai bien aimé sa révolte à la présentation Phoenix. Il n’y avait pas besoin de plus, c’était parfait.

Quant à Jeff, dommage qu’il n’ait pas survécu. Je pense qu’il était le personnage qui croyait le plus à une réconciliation actifs/zonards. Son sort démontrait une fois encore la fourberie des actifs et accentuait peut-être le pessimisme de la série : la cohabitation sera dure...

Enfin, je me pose la question : quel était le but recherché par le faux assassinat de la première ministre ? On a compris que la révélation finale amorçait une suite potentielle au cas où il y en aurait eu une, mais pourquoi ce stratagème ?

 

A noter aussi qu’Arte a lancé un dispositif transmédia pour compléter la série, intitulé A l’ombre du mur - Journal d’un inutile. Il s’agit ici d’une sorte de prequel où les spectateurs découvrent, à travers l’histoire d’un personnage, ce qu’était le monde avant la construction du mur. Initiative qui appuie la volonté d'Arte d'être une chaîne sur laquelle on peut compter pour les séries TV. Et merci aux auteurs et producteurs de nous proposer de leurs histoires.

 

Sériecalement vôtre,

VK

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01 mars 16

MONTE CARLO 2015 : "GREY'S ANATOMY", SARAH DREW (table ronde)

 

Sarah Drew, l’interprète du docteur April Kepner dans Grey’s Anatomy (ABC et diffusé en France par TF1), est venue représenter la série à Monte Carlo en juin 2015, accompagnée de son mari et de leurs deux enfants. Lors d’une table ronde, l’actrice a répondu aux questions des journalistes sur la saison 12, son personnage, la passion des fans pour la série…

 

— Votre personnage est très différent de celui qu’il était au début: timide, et maintenant, il s’est endurci…

Sarah Drew : Oui. April a pas mal évolué. Je veux dire, c’est un vrai cadeau de pouvoir jouer ce personnage parce que j’ai l’impression d’avoir joué quatre différents personnages tout au long de cette série. Elle a tellement changé, elle a grandi et mûri. Au début, elle était un peu comme une adolescente. Ce n’était pas une adolescente, mais elle se comportait comme telle et à présent, elle a vraiment mûri et j’ai l’impression qu’elle est devenue une véritable adulte. C’est cool d’avoir pu assister à cette progression.

— Selon vous, pourquoi les gens sont-ils tant attirés par la série ?

Sarah Drew : Je pense que les gens se reconnaissent dans ces personnages. Et vous avez cette expérience intense que l’on vit dans un hôpital quand on fait face à des situations de vie ou de mort, quand on essaye de sauver des vies, est-ce que le patient va vivre ? est-ce que le patient va mourir ? Mais on revient toujours aux relations humaines, et les gens se retrouvent dans ces relations, et ils tombent amoureux de ces relations, et ils espèrent l’amour. C’est une série optimiste, je pense, il y a beaucoup d’espoir et je pense que les gens sont attirés par cela également. En particulier en ce moment où il y a un grand nombre de séries sombres. Il y a de la légèreté, c’est une série sur des gens qui essaient de faire la bonne chose et de temps en temps, ça ne marche pas.

— Pourtant dans la série, il y a des situations dramatiques.

Sarah Drew : Absolument. Il y a absolument des situations dramatiques dans la série, mais je crois que la série est centrée sur des personnes qui intrinsèquement tentent de les surmonter, de faire la bonne chose, vous savez.

— Comment êtes-vous en contact avec les fans qui regardent la série ? Réseaux sociaux ?

Sarah Drew : Twitter, Instagram. Je ne rencontre pas les fans très souvent. En fait, je suis plutôt casanière, je reste avec ma famille. Je vis dans une partie de Los Angeles où les célébrités ne sortent pas. Je ne me coiffe ni ne me maquille très souvent, alors quand je suis reconnue, c’est parce que les gens pensent qu’ils m’ont croisée à la gym !

— Pensez-vous qu’il est important d’avoir des retours des personnes qui regardent la série ?

Sarah Drew : Tout à fait !

— Comment les recueillez-vous ? Par les réseaux sociaux ?

Sarah Drew : Nous recevons les retours via Twitter. Je tweete beaucoup en direct. Et les fans ont permis que le show perdure. Je veux dire, c’est… Nous avons gagné un People’s Choice Award dans la catégorie de la meilleure série dramatique aux Etats-Unis cette année, j’imagine que ça a été relayé partout, je ne sais pas, mais pour qu’une série remporte un People's Choice Award alors qu’elle en est à sa onzième saison, c’est vraiment grâce aux fans qui l’ont adoptée et adorée et portée pendant toutes ces années, et je… Nous somme si reconnaissants, reconnaissants envers les fans.

— Selon vous, pourquoi le public aime-t-il les séries médicales ?

Sarah Drew : Je pense que c’est à cause des enjeux cruciaux, comme gérer des situations de vie ou de mort. Donc vous vous intéressez aux personnages de la série, et puis vous vous intéressez aux patients, et ensuite, vous voyez comment les vies des patients s’entremêlent avec celles des médecins. Ainsi, il y a une multitude de façons de se lier. Je pense que tout tourne autour des rapports humains.

— Quand vous allez dans un hôpital maintenant, voyez-vous les choses différemment ?

Sarah Drew : Tout à fait. Oui. Cette saison, mon personnage... J'étais enceinte quand mon personnage l'était, et nous avons tourné ma scène où je suis en travail et celle de l'accouchement, et puis le travail s’est déclenché dix heures plus tard. J’étais littéralement en train de tourner ces scènes de travail et d’accouchement et dix heures après, le travail était réel, j’étais dans une vraie salle d’accouchement, avec des infirmières, c’était assez dingue.

— Avez-vous suivi une sorte de boot camp dans un hôpital avant ?

Sarah Drew : Je crois que les acteurs présents dans les premières saisons ont probablement assisté à des opérations, et cela a toujours été possible pour nous, mais je ne l’ai pas encore fait. Je sais que je devrais, c’est ridicule de ne pas l'avoir fait. Je le ferai, je dois le faire. J’aimerais le faire.

— Est-ce parce que vous avez peur ?

Sarah Drew : Non. Non. Je pense que ça pourrait être très intéressant. En fait, ça me fascinerait. Il faut juste que je trouve du temps pour le faire. 

 

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— April est une personne très religieuse. Quel est votre rapport avec la religion ?

Sarah Drew : Mon père est pasteur. J’ai grandi dans un foyer chrétien, par conséquent, ma foi a toujours fait partie de ma vie, a toujours eu une place importante dans ma vie. Et c’était vraiment intéressant parce que lorsqu’il a été décidé que mon personnage serait chrétien, Shonda Rhimes m’a invitée dans son bureau et m’a dit : "nous savons que tu as une grande connaissance de ce monde, et nous voulons raconter une histoire authentique, alors présente-nous des idées, et si jamais quelque chose ne va pas, viens et dis-le nous, nous voulons raconter une histoire vraie". Cela a été un honneur de pouvoir collaborer de cette manière.

— Pouvez-vous nous décrire une journée de tournage type ?

Sarah Drew : Une journée de tournage type… Vous arrivez, vous rejoignez la loge, vous passez par la case coiffure et maquillage, vous traînez avec vos coiffeurs. Vous répétez les scènes, vous voyez l’équipe. Ensuite on met au point l’éclairage, vous retournez dans la loge, vous vous habillez. Puis vous sortez et vous tournez, en fait, vous enchaînez les prises l’une après l’autre. Et vous passez du temps avec les acteurs et pendant les prises, nous aimons regarder des vidéos YouTube, ou lire, ce sont des trucs débiles : des chats, des vidéos de bébés dans une voiture traversant un tunnel, celle-ci est ma préférée. (rires)

— Avez-vous regardé la série ?

Sarah Drew : Oui, et je l’ai suivie depuis ses débuts. C’est la seule série que mon mari et moi regardons depuis ses débuts. Alors c’était vraiment excitant d’avoir pu faire partie de l’aventure.

— Certains personnages majeurs sont morts. Avez-vous peur que Shonda Rhimes tue votre personnage ?

Sarah Drew : Oh, nous pouvons tous être tués. N’importe qui peut disparaître à n’importe quel moment, alors je profite du présent pour ce qu’il est. J’adorerai rester dans le show, mais je sais qu’il y a des chances que je parte.

— Avez-vous un plan B, au cas où ?

Sarah Drew : Je continuerai mon chemin. Je recommencerai les auditions, et serai reconnaissante pour ce que cette expérience a été.

— Vous jouez dans la série depuis si longtemps, et peut-être avez laissé passer des opportunités. Comme vous l'avez dit, vous allez devoir tout recommencer.

Sarah Drew : Vous ne pouvez pas perdre du temps à regretter les opportunités manquées quand vous êtes au milieu de la meilleure opportunité que vous pouviez demander, vous voyez où je veux en venir ? J’ai eu la chance de faire un film il y a deux étés de cela et puis je suis partie faire sa promotion l’été dernier et… C’est un job qui prend tellement de temps, nous faisons 24 épisodes par an, c’est dur. Quand vous avez une pause, vous avez envie d’en profiter. C’est sympa de travailler de temps en temps, mais je crois… Quand je commencerai à me dire "oh, pour faire ça, il faut que je fasse ça"… Je me rappelle de ce que Chandra Wilson (NB : le docteur Bailey dans la série) m’a dit un jour. Elle a dit : "pourquoi t’inquiètes-tu de cela aujourd’hui ? Tu as un job, alors profite du fait que tu as maintenant un job. Tu as un job. Un jour, ce job s’achèvera et tu chercheras le prochain". Je pense que c’est une attitude très saine.

— Le personnage incarné par Patrick Dempsey est mort, qu’est-ce qui va arriver dans la prochaine saison ? Pensez-vous qu’un nouveau personnage va arriver ?

Sarah Drew : Je viens d’apprendre aujourd’hui (NB : la table ronde s’est déroulée le mardi 16 juin) que Martin Henderson rejoint le show, et j’en suis exaltée parce qu’il était… J’ai fait un pilote avec lui pour Shonda Rhimes il y a quelques années qui finalement n’a pas été retenu, alors je suis très impatiente. Mais personne ne peut remplacer le docteur "Mamour". Vous savez, le docteur "Mamour", c’est le docteur "Mamour" ! (rires)

— Qu’est-ce qui vous attend dans la saison 12, si vous pouvez nous donner des pistes ?

Sarah Drew : Je sais que mon personnage a connu un changement considérable, a eu cette incroyable expérience sur le champ de bataille en tant que chirurgienne de guerre. Et maintenant, je suis de retour et je suis une nouvelle personne qui entre en conflit dans sa relation avec Jackson, et nous verrons qu’elle est devenue une super dure à cuire. C’est une personne si différente. Je crois que tout le monde est très enthousiaste parce qu’il y a eu un renouveau sur la série, et nous comptons Debbie Allen (NB : le docteur Catherine Avery dans la série) parmi nos producteurs. Nous verrons, ce sera fun.

 

 

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Profilage
Table ronde Esprits Criminels
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre,

VK

MONTE CARLO 2015: "GREY'S ANATOMY", SARAH DREW (interview, English)

 

Sarah Drew, who portrays Dr. April Kepner in Grey’s Anatomy (ABC), went to Monaco in June 2015 with her husband and their two kids. The actress spent some time to answer journalists’ questions about season 12, her character, fans’ passion for the show… (I'm not a native English speaker, so my apologies if there are English mistakes in the actress's answers)

 

— Patrick Dempsey’s character has died, so what’s going to happen in next season? Do you think another character’s going to appear?

Sarah Drew: I just found out today (NB: the collective interview took place on Tuesday 16 June) that Martin Henderson is coming on to the show, which I’m very excited about because he was… I did a pilot with him for Shonda Rhimes that actually didn’t go a couple of years ago, so I’m very excited. But nobody can replace "McDreamy". "McDreamy" is "McDreamy", you know! (laughter)

— What’s next for you in season 12, if you can give us some keys?

Sarah Drew: I do know that my character has gone through a significant change, had this crazy experience on the battle front as surgeon at war. And now, I’m back and I’m a new person who’s coming into conflict with my relationship with Jackson, and we’re gonna see she’s super badass now. She’s a very very different person. I think everybody’s really excited because there’s a new vamp of the show, and we found Debbie Allen (NB: Dr. Catherine Avery in the series) as one of our producers now. We’ll see, it’s gonna be fun.

— Your character is very different from what she was at the beginning: the shy one, and now, she’s tough.

Sarah Drew: Yes. April has evolved quite a bit. I mean, it’s a real gift to get to play this character because I feel like I’ve played four different characters over the course of this one show. She’s changed so much, she’s grown and matured. She really kind of started off like a teenager. She wasn’t a teenager, but that’s sort of how she behaved and now she’s really mature and now I feel like she’s a real grown-up, very deep grown-up stuff, it’s been cool to get to see that happen.

— Why do you think people are attracted so much by the show?

Sarah Drew: I think people relate to these characters. An then you have the heightened experience of life-and-death situations of being in a hospital, trying to save lives and is the patient gonna live? is the patient gonna die? But everything relates back to these relationships, and people see themselves in these relationships, and they fall in love with these relationships, and they hope for love. It’s a very hopeful show, I find, there’s a lot of hope that I think people are drawn to as well. Especially in an era where there are a lot of dark shows out right now. There’s like a levity and a lightness, it’s about people trying to do the right thing and sometimes it’s failing.

— But in the show, there are some dark situations.

Sarah Drew: Absolutely. There are absolutely dark situations on the show, but I think it’s about people inherently trying to overcome it, trying to do the right thing, you know.

— How do you connect with fans who watch the show? Social networks?

Sarah Drew: Twitter, Instagram. I don’t meet fans very often. I mean, I’m kind of a homebody, I stay with my family. I live in a part of LA where celebrities don’t hang out. I don’t ever do my hair, make-up so often, so when I get recognized, it’s because people think they met me at the gym!

— Do you think it’s important to have feedbacks from the people who watch the show?

Sarah Drew: Absolutely!

— How do you have that? Is it social network ?

Sarah Drew: We get feedbacks through Twitter. I live-tweet a lot. And the fans have kept the show going. I mean, it’s… We won a People’s Choice Award for Best Drama in the States this year and, I guess that was everywhere, I don’t know, but for a show to win People’s Choice Awards in its eleventh season, it’s really because the fans have just embraced it and loved it and kept it going, and I… We’re so grateful, grateful to fans.

— Why do you think the public like the hospital TV shows?

Sarah Drew: I think it’s because of the heightened stakes, like we’re dealing with life-and-death situations. So you get invested in the characters on the show, and then you get invested in the patients, and then you see how the patients’ lives are connected to the doctors’. And so, there are a lot of ways to connect. I think it’s all about connection.

 

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— When you’re going to an hospital right now, do you see things differently?

Sarah Drew: Absolutely. Yeah. This season, my character… I was pregnant while my character was pregnant, and we shot my labor and delivery scene, and then I went into labor ten hours later. So I was literally in the labor and delivery scene and then ten hours later, in real labor, real delivery room, dealing with nurses, it was pretty crazy.

— Did you do like a boot camp in a hospital before?

Sarah Drew: I think probably the original cast members in the first few seasons actually went and observed surgeries, and that’s always been available to us, but I have not done it yet. I know I should, it’s ridiculous that I haven’t. I’m going to, I need to do it. I would like to go.

— Is it because you’re afraid?

Sarah Drew: No. No. I think it would be really interesting. I would be fascinated, actually. It’s a matter of finding the time in my life to go.

— April is a very religious person. What is your relationship with religion yourself?

Sarah Drew: My father is a minister. I grew up in a Christian household, so my faith has always been a part of my life, a very, very important part of my life. And it was really interesting because when they decided that my character would become a Christian, Shonda Rhimes invited me into her office and said: "we know that you know a lot about this world, and we want to tell an authentic story, so you pitch us ideas, and any time it doesn’t feel right, come and tell us, we want to tell a true story". It’s been an honor to get to collaborate in that way.

— Could you describe us a typical day on the set?

Sarah Drew: Typical day on set… You show up, you go in the trailer, go to hair and make-up, hang out with your hair maker folks. You go to rehearse the scenes, so you see the crew. And then they settle the lightings, you go back to the trailer, you get dressed and you finish getting ready. And then, you go back and you shoot, and it’s just take after take after take. And you hang out with the actors and between takes, we like to watch YouTube videos, or just read, it’s just silly stuff: cats, babies going though tunnels, that’s my favorite one right now (laughter)

— Did you watch the show?

Sarah Drew: Yes, and I watched it from the beginning. It’s the one show that my husband and I watch since the beginning. So it was really exciting when I got to come and be a part of the show.

— Some of the major characters died. Do you fear that Shonda Rhimes could kill your character?

Sarah Drew: Oh, we could all be killed off. Anybody could go at any time, so I’m just embracing the present for what the present is. I would love to stay on the show, but I know there’s a lot of chances I can go.

— Do you have a plan B, just in case?

Sarah Drew: When this ends, I’ll just move on to the next thing. I’ll just start auditioning again, and be so grateful for what this experience has been.

— You’re doing this for such a long time and might have missed opportunities. Like you said, you’ll have to do it all over again.

Sarah Drew: You can’t spend to much time mourning the missed opportunities when you are in the middle of a greatest opportunity you can ever ask for, you know what I mean? I got the chance, like I got to do a movie two summers ago and then got to promote it last summer and… It’s such a full-time job, we do 24 episodes a year, it’s hard. When you do have that break you kinda want to take that break. I mean, it’s fun to work sometimes, but I think… When I get concerned about "oh to get to do this, I need to go do this"... I think about what Chandra Wilson (NB: Dr. Bailey in the series) actually said to me. She said: "why are you worrying about that right now? You have a job, just enjoy the fact you have a job right now. You’ve got a job. This job will eventually end and you go find the next job". I think it’s a very healthy attitude.

 

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Criminal Minds
How To Get Away With Murder
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