12 févr. 16

AVANT-PREMIERE VYNIL (OCS/CANALSAT)

(Attention SPOILERS)

 

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J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Vynil, qui s’est déroulée au Palais de Tokyo à Paris, quelques jours avant sa diffusion officielle sur HBO le 14 février. L’évènement a été organisé par OCS et Canalsat.

Le pitch ? La série suit le parcours de Richie Finestra, le directeur d’un label implanté à New York qui essaie de se faire une place dans l’industrie de la musique, dans les années 1970, en oscillant entre raisonnement économique et envie de sortir des sentiers battus. Cette série est très attendue puisqu’elle est née de la collaboration de trois pointures : Mick Jagger, Martin Scorsese et Terence Winter. Avec de tels noms au générique, cette série en devient un "must-see" !

 

Mon avis ? L’histoire est intéressante, le pilote introduit le panel de personnages et les enjeux. Même si Richie Finestra est au centre du pilote (Bobby Cannavale excelle dans ce rôle), il est évident que les autres personnages n’en sont qu’au début de changements qui vont bouleverser leur vie et on espère les revoir beaucoup plus par la suite. Je l’espère sincèrement car il faut reconnaître que Richie était parfois trop présent dans ce pilote. Il y a de quoi faire, entre la jeune secrétaire ambitieuse (Juno Temple), espérant gravir les échelons du label de Richie ; le chanteur de rock qui va sûrement tout faire péter (James Jagger) ; la femme de Richie (Olivia Wilde) qui, je pense, soit finira par aspirer à autre chose que d’être mère au foyer, soit ne supportera plus le mode de vie de son mari ; le chanteur de blues dont on a flingué la carrière prometteuse…

Le show offre par ailleurs une reconstitution soignée des années 70, notamment sur ce à quoi ressemblaient New York et l’industrie musicale à cette époque. Mes oreilles ont cependant souffert de certains moments musicaux assourdissants, mais j’ai aussi beaucoup apprécié les morceaux de blues. La production a veillé à accorder une attention particulière aux détails et il en résulte que les spectateurs auront l’impression de vivre cette ambiance comme s’ils y étaient vraiment. Surtout son côté obscur… Je n’imaginais pas que la société pouvait être décadente à ce point-là… 

C’est une série clairement sexe, drogue et rock’n’roll, avec des situations et répliques comiques, et elle vaut la peine d’être essayée. Quelques bémols, cependant. La longueur du pilote, certains éléments étaient de trop. D’autres sont des réminiscences de thèmes déjà vus. Comme impliquer accidentellement Finestra dans une disparition violente (j’ai pensé à Lucious Lyon dans Empire qui a du se salir les mains pour protéger ses intérêts). Je ne suis pas une grande fan de rock, je ne sais pas si on peut appeler cette série un chef d'oeuvre seulement après avoir vu le pilote, mais je dois avouer que c’était une expérience intéressante qui nous rappelle comme la musique de l’époque était top (ah, ABBA...).

 

Le saviez-vous ?

Philippe Manœuvre est venu partager quelques anecdotes sur la genèse de la série. L’idée est née dans l’esprit de Mick Jagger il y a 15 ans. A l’époque, il souhaitait produire un film sur une maison de disques dans les années 70 et a partagé son idée avec Martin Scorsese. Il en est ressorti un projet de film d’une durée initiale de trois heures… qui finalement est devenu une série télévisée.

L’histoire commence en 1973, année qui fut propice à la scène musicale. Les années 1970 ont également été une époque où New York a vu le taux de criminalité grimper, ce qui laissait la voie à l’insertion d’arches narratives impliquant des organisations criminelles.

 

Découvrez la série dès le 15 février en US+24 sur OCS City (ou via les offres Canal) et le documentaire 'Shine A Light' qui suivra le pilote.

En attendant, voici une bande annonce :

 

Sériecalement vôtre,

VK


20 déc. 15

​AVANT-PREMIERE “WEI OR DIE”, FRANCE TV

 

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J’avais été invitée à l’avant-première de WEI OR DIE (merci à Bigger Than Fiction) organisée dans les locaux de France Télévisions le 21 octobre, avant sa sortie officielle sur internet le 28. La projection fut suivie d’un échange entre l’équipe du film, les partenaires ayant contribué au film, et le public.

Ce film interactif, de Simon Bouisson, plonge le spectateur dans le week end d’intégration (en abrégé WEI) cauchemardesque d’étudiants en première année d’une grande école de commerce. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est un WEI, pour résumer, le WEI est comme un rite de passage pour les étudiants d’écoles de commerce/d’ingénieurs qui se retrouvent le temps d’un week end dans un lieu précis (en dehors de l’école, un voyage est nécessaire pour accéder au site) pour des activités plus ou moins arrosées. Le WEI fait souvent l’objet de polémiques, à cause du niveau d’alcool et des bizutages…

 

Regarder le trailer ici.

Regarder le film ici.

 

Des films, il y en a toujours, me direz-vous, mais celui-ci est particulier. C’est la première fiction interactive de la Direction des Nouvelles Ecritures de France TV. Le film propose une expérience unique pour le spectateur : ce dernier suit les aventures des protagonistes en changeant de point de vue en fonction de ce qu’il souhaite regarder, grâce à une playlist située en bas de l’écran. Plusieurs timelines ont été créées, correspondant à une partie de l’histoire : plusieurs séquences peuvent se dérouler en même temps, l'internaute n’a plus qu’à faire son choix pour voir telle ou telle séquence, un bout d’une séquence, puis passer à une autre et revenir à la première, etc. Dans WEI or DIE, les playlists correspondent à un device d’enregistrement vidéo : smartphone, caméra, tablette… utilisé par les étudiants pour immortaliser le WEI. Selon leur localisation pendant l’histoire et l’heure d’enregistrement, le spectateur assiste à divers évènements à divers moments du WEI. Ainsi, il devient "maître" de la façon dont il visionne l’œuvre et ne subit plus une suite de scènes selon le choix du réalisateur. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de scénario construit, il s’agit d’une expérience de visionnage différente.

En France, il y a peu de fictions interactives à l’heure actuelle. Le projet a nécessité 3 ans de tournage, une dizaine de caméras, et un tournage de seulement 11 jours pour obtenir une totalité de 90 minutes de rushs. Le film en lui-même dure 45 minutes, ce sont 90 minutes partagées entre les différentes pistes d’enregistrement. La notion d’interactivité a été un challenge pour la production, dans tous ses aspects : écriture, tournage, montage. Bien que certaines scènes sont censées avoir été filmées par des smartphones, lors du tournage, ce ne sont pas des smartphones qui ont été utilisés, mais bien des caméras, pour des raisons techniques (qualité de l’image). L’équipe technique s’est ensuite arrangée pour qu’à l’écran, le spectateur ait l’impression qu’il s’agit bien de vidéos prises par des smartphones. Enfin, WEI OR DIE a été récompensée par le prix de la meilleure œuvre transmédia internationale au Liège Web Fest (festival international de la web série, du transmédia et des œuvres numériques).

Du côté producteurs et partenaires, on compte : la Direction des Nouvelles Ecritures de France TV, Cinétévé, Résitance Films, Keblow (qui a fourni la technologie mise à disposition des internautes pour visionner le film), Pictanovo, ciclic, le CNC.

 

Mon avis :

WEI OR DIE se distingue clairement des fictions traditionnelles en donnant la possibilité au spectateur de choisir ce qu’il veut regarder à un instant t du film. L’interactivité n’empiète pas du tout sur la qualité du scénario mais au contraire, pousse à davantage de réflexion par rapport à l’organisation et la nature du contenu. C’est plus un défi qu’un obstacle. L’histoire doit avant tout être crédible, logique, intéressante, et ensuite, les offres d’expériences arrivent. Il me semble que tous les thèmes ne sont pas propices à l’expérience proposée par WEI OR DIE. Par exemple, j’imagine mal une histoire d’amour qu’on pourrait regarder selon plusieurs points de vue… A moins de la faire coexister avec plusieurs intrigues. Pour WEI OR DIE, l’idée est judicieuse : on peut suivre ce que plusieurs étudiants ont pu filmer au cours du WEI, il y a des choses étranges qui s’y passent et du suspens (je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise !). Cela m’a rappelée la série Boomtown dans laquelle on avait les points de vue de chaque protagoniste témoin d’un même évènement.

Il est encore un peu tôt pour prédire la réception des spectateurs et le succès par rapport à d’autres modalités d’interactivité. Je pense que l’expérience WEI OR DIE plaira à certains internautes, dans une époque où l’on veut maîtriser sa consommation (regarder n’importe quand et sur n’importe quel device). Il existe déjà des web séries où l’internaute peut se construire son propre ordre des épisodes, comme H+ de John Cabrera et Cosimo de Tommaso (lire le résumé de l’avant-première Canalplay ici). WEI OR DIE offre un contrôle du visionnage, selon une autre méthode. Cet usage est encore nouveau, il faudra un peu de temps pour qu’il soit compris et adopté par le plus grand nombre. A commencer par les équipes créatives elles-mêmes, la conception d’une telle fiction nécessitant une approche différente mais tout aussi intéressante.

 

Est-ce que le modèle WEI OR DIE est réplicable sur d’autres films de plus longue durée et séries ? Et est-ce une nouvelle concurrence aux films/séries traditionnels ? Je pense que ces consommations sont davantage complémentaires qu’ennemies car la logique est autre. Certains seront plus sensibles au modèle WEI or DIE, d’autres au visionnage traditionnel où l’on regarde les choses dans l’unique ordre pensé par les créatifs, d’autres seront ouverts au deux. Les séries pourraient bénéficier d’une nouvelle forme d’interactivité : on proposerait des vidéos courtes reprenant une scène critique d’un épisode (ou un petit ensemble de scènes) et les fans pourraient la revoir selon plusieurs angles/points de vue…

La technologie utilisée pour WEI OR DIE a été conçue pour internet, peut-être sera-t-elle compatible avec la télévision un jour. Je suis sûre qu’il y aura toujours de la place pour les œuvres, quels que soient leur nature, objectif, plateforme de diffusion, et expérience spectateur offerte. Je suis et reste convaincue que la base, c’est l’histoire. Sans bonne histoire au début, on pourra inventer toutes les formes d’interaction possibles pour le spectateur, il ne sera pas intéressé s’il n’est pas en premier lieu captivé par l’histoire. La stratégie s’élabore autour de l’histoire, pas l’histoire autour de la stratégie.  

 

Regarder le film ici.

 

Sériecalement vôtre,

VK

19 oct. 14

CANALPLAY, PRESENTATION SERIE DIGITALE "H+"

Le 7 octobre, Canalplay organisait une présentation de son catalogue de séries digitales et la projection de l’une d’entre elles, H+, en présence de ses créateurs, John Cabrera et Cosimo de Tommaso. L’évènement s’est déroulé au Kitchen Studio à Boulogne Billancourt.

Canalplay s’est lancée dans les séries digitales dans une volonté d’accompagner les auteurs et de partager avec le public des histoires différentes. Plusieurs genres sont présents dans le corner canalplay : SF, fantastique, action, humour (via le label Studio Bagel), horreur.

 

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Quelques mots sur H+ :

- Synopsis : Un virus décime la population mondiale, connectée en permanence à internet grâce à un dispositif implanté dans le corps. Ceux qui ont échappé à ce virus luttent désormais pour leur survie.

- La genèse de la série remonte à 2006. L’idée d’un monde où les gens seraient déconnectés est venue à John Cabrera alors qu’il conduisait dans un parking à Los Angeles et que la radio de sa voiture s’est éteinte. Il a ensuite appelé Cosimo de Tommaso pour développer cette idée.

- C’est après avoir appris qu’une agence à L.A cherchait les réalisateurs de demain que les créateurs ont commencé à rencontrer les studios, parmi lesquels Warner Bros, qui a été intéressé et a amené le producteur Bryan Singer (X-Men, Dr House) sur le projet.

- L’histoire suit une dizaine de personnages à différentes périodes et se déroule sur plusieurs lieux à travers le monde. Les créateurs souhaitaient ne pas se limiter à un point de vue uniquement américain.

- Le spectateur peut regarder les épisodes dans l’ordre qu’il souhaite.

- John Cabrera et Cosimo de Tommaso ont écrit tous les épisodes. Ils sont au nombre de 48, d’une durée de 5 minutes chacun. La série est toujours en cours de production.

- Pour John Cabrera, la concurrence accrue a favorisé la qualité des contenus proposés.

 

Mon avis :

Bien que n’ayant pas tout suivi ; partagée entre discussions avec les autres invités, visionnage et collation ; je trouve que la série ne manque pas de qualités. Déjà par son thème : être connecté partout, tout le temps, qui caractérise bien notre société actuelle. Que devient-on lorsqu’on perd cette connexion ? Ajouté à cela l’intrigue autour du virus, le panel de personnages et de lieux, il y a vraiment beaucoup de possibilités. En plus, le spectateur peut constituer sa propre "playlist", ce qui, pour le visionnage d'une série, est vraiment original. Ensuite, par la qualité de l’image : H+ est bien faite et égale une série qui passerait à la TV. Elle est juste plus courte. C’est une expérience à tenter.

 

Sériecalement vôtre,

VK

10 déc. 13

AVANT-PREMIERE "LEO MATTEI", 4/12/2013

 

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Ce mercredi 4 décembre, j’ai été invitée à l’avant-première de Léo Mattéï, nouvelle fiction de TF1, qui a eu lieu dans les locaux de la chaîne. La série est intéressante car elle s’articule autour des enquêtes de Léo Mattéï, chef de la brigade de protection des mineurs (et ancien de la BAC). Le personnage est joué par Jean-Luc Reichmann (oui, oui, vous avez bien lu !). Un rôle à contre emploi pour l’homme que nous sommes habitués à voir dans un registre plus léger. Après un cocktail alléchant, direction la salle de projection pour la découverte du premier épisode, en présence de Jean-Luc Reichmann. A noter d’autres invités : l’acteur interprétant Matthis, l’enfant faisant l’objet de la première enquête de Matteï, Pascal Légitimus et des membres d’une vraie brigade de protection des mineurs avec laquelle Reichmann s’est préparé (si j’ai bien suivi…). L’épisode entraîne Matteï sur le cas du jeune Matthis, victime d’un empoisonnement. Qui des parents, de la baby sitter ou des cambrioleurs qui commettaient leur forfait quand Mathis a manifesté les symptômes de l’empoisonnement alors qu’ils commettaient leur forfait est le coupable ?


Quid de cet épisode ? Il s’en sort avec les honneurs. Il est bien, vraiment. L’enquête est prenante, bien ficelée (quoique personnellement, j’avais songé à l’hypothèse du syndrome quand on apprend l’information sur le premier enfant, mais aussi grâce au souvenir d’un téléfilm US, j’étais fière !), il y a du rythme, de l’humour. Les acteurs ont fait du bon travail. Jean-Luc Reichmann s’en sort plutôt pas mal dans ce rôle dramatique de flic. Son personnage a un côté docteur House dans sa façon d’entrer chez les gens pour fouiller leur appartement à la recherche d’indices, sa préférence pour les déplacements à moto, son art d’interrompre ses collègues pour tester une hypothèse qu’il finit par valider lui-même. Il suffit juste de passer outre les prestations de Reichmann dans des registres bien plus légers et on l’accepte (qu’on aime ou pas, c’est une autre question). Après tout, pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice du doute pour ce défi ? J’étais dubitative au début, mais me suis laissée prendre au jeu, pour voir. Le seul hic, c’est qu’on a parfois l’impression que Reichmann force un peu le trait : quand il parle de cette voix grave, on dirait qu’il essaie de paraître le plus sérieux possible et donc garde une voix grave. En définitive, ça manquerait presque de naturel. Ses deux subordonnés sont assez sympathiques, il règne un jeu du chat et de la souris bon enfant entre eux (néanmoins, attention à ce que cela ne devienne pas lourd).
Léo Matteï est un cop show avec du potentiel. On pourrait même lui envisager une intrigue sur le moyen/long terme, tournant autour des raisons qui ont poussé Matteï à rejoindre la brigade des mineurs (du style drame et le flic finit par se lancer dans une quête personnelle), en parallèle des enquêtes.


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Avant et après la projection, Jean Luc Reichmann est venu échanger avec le public. Léo Matteï est un projet personnel sur lequel il travaille depuis deux ans et dont il a eu l’idée avec Nathalie Lecoultre, sa compagne. Ils souhaitaient une fiction permettant la création et le maintien du lien, des échanges au quotidien entre les générations, à l’ère des nouvelles technologies et nouveaux usages : portables, tablettes, multi-écrans, réseaux sociaux… (Reichmann a même avoué en être au niveau 97 de Candy Crush) La notion de contact entre les générations est l’idée centrale qui a guidé ce projet : même si on n’est pas à proximité les uns des autres (notamment parce qu’on est obnubilé par sa tablette, ses échanges sur le net, son portable…), on est toujours là les uns pour les autres, quoi qu’il arrive.

Après avoir soumis ce projet à TF1, Reichmann et Lecoultre ont fait appel à LGM pour concrétiser l’idée. Ils ont aussi travaillé avec Yann Le Gal, auteur, pour mettre au point cette fiction, en respectant la contrainte suivante : que les histoires ne soient pas violentes, trash, qu’elles soient tout public pour que les adolescents puissent en parler entre eux après.

Les membres de la réelle brigade de protection des mineurs ont nourri cet échange de leurs remarques : une a remercié l’équipe de la série pour avoir traité le syndrome mis en lumière dans le pilote et de son aspect psychologique car il est peu abordé médiatiquement ; un autre a qualifié avec humour la perquisition de « perquisition mexicaine » ; et tous se sont accordés pour réprimander avec le sourire la tendance de Matteï à jouer avec la légalité pour mener ses enquêtes, mais bon, comme c’est de la fiction, on le lui pardonnera de bon coeur.

Un spectateur a demandé combien d’épisodes compte Léo Matteï. La fiction n’en compte pour l’instant que deux, le deuxième étant centré sur la fugue de trois adolescents (on finit par n’en retrouver que deux). La suite dépendra des résultats. Je dois dire que deux épisodes pour une première saison, c’est trop peu, voire ridicule. Autant faire un téléfilm en deux parties. Ou alors faire une saison digne de ce nom, avec au moins six épisodes (parce qu’une série avec une saison de deux épisodes n’est pas une série^^), histoire de pouvoir poser des bases plus solides d’un univers et, pour le téléspectateur, de se faire sa propre idée sur plus de matière. A part ce dernier détail, je vous encourage à essayer Léo Matteï, dans la soirée du 12 décembre sur TF1 (comme l’a fait remarquer une spectatrice, 12 décembre comme les 12 coups de Jean-Luc^^). En attendant, vous pouvez parcourir les photos de l’avant-première dans la galerie.

 

Et vous, qu’en avez-vous/qu’en penserez-vous ?

 

Sériecalement vôtre,
VK

04 oct. 13

AVANT-PREMIERE PROFILAGE, 30/09/2013

 

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En ce lundi 30 septembre 2013, je me suis rendue à une avant-première de Profilage, en présence des comédiens. Avec d’autres fans, j’ai pu découvrir les deux épisodes diffusés le jeudi 3 octobre, « Possession » et « La poudre aux yeux » dans la tour TF1. Inutile de préciser que j’ai adoré ces épisodes. J’ai l’impression que plus les saisons passent, plus la série monte en gamme, plus les scénaristes nous concoctent des enquêtes incroyables et des intrigues à moyen/long terme haletantes (on reviendra sur ces sujets lors de la review de la saison 4).

 

Avant de pénétrer dans la tour TF1, il nous (les fans et moi, je ne me prends pas pour une reine^^) aura fallu attendre un peu. Cette attente a été récompensée par l’arrivée des comédiens Odile Vuillemin et Philippe Bas (les autres sont venus plus tard). Nous avons ensuite été conviés à un délicieux buffet dans une salle remplie de belles photos de Profilage. Ensuite, vers 20h, nous nous sommes installés dans une salle de projection et avons applaudi la montée sur scène des acteurs et actrices. Premier moment drôle : alors que la représentante de TF1 (désolée, j’ai oublié son titre exact) s’apprêtait à appeler un acteur, Odile Vuillemin s’est précipitée avec enthousiasme, accompagnée de la jeune fille jouant Lili, sur la scène, avant de revenir sur ses pas car ce n’était pas encore son tour d’entrer. Philippe Bas, Odile Vuillemin, la petite Lili, Raphaël Ferret, Jean Michel Martial, Vanessa Valence, Fanny Robert et Sophie Lebarbier (les créatrices) sont venus sur la scène, et puis Philippe Bas a pris la parole pour introduire Benjamin Baroche (alias Skela/Garrel). Après les salutations et acclamations du public, les comédiens sont redescendus pour laisser place à la projection proprement dite.

 

Je ne vais pas décrire les épisodes car vous les avez sûrement déjà vus depuis, donc nous allons directement passer à la séance des questions-réponses avec les comédiens et créatrices, ainsi qu’un des réalisateurs, revenus sur la scène après les deux épisodes. Voici quelques éléments qui ont été évoqués :

*A la question sur la préparation pour les rôles des personnages des années 1940 de l’épisode « Réminiscences », les acteurs concernés ont confié ne pas vraiment avoir fait de préparation particulière. Ces rôles étaient plutôt une récréation, une respiration pour l’interprétation.

*Le développement des intrigues, des personnages se fait au fur et à mesure du tournage : il y a une réflexion en amont, mais il peut y avoir des évolutions au cours de la préparation et du tournage de la saison. Souvent, on tourne et on « casse tout » : la version finale de la saison est totalement différente de celle qui avait été pensée à l’origine.

*La fameuse scène de Fred sur la table a été mise en boite en deux prises. Raphaël Ferret et Vanessa Valence ont dit avec humour qu’ils ont été rapides.

*La question du plus gros fou rire a été abordée. Les acteurs ont confié que le fou rire, apprécié des fans lors des bêtisiers, n’était pas tellement agréable du point de vue des acteurs. Un fou rire est en général la conséquence de la fatigue, d’une envie de rentrer chez soi après une journée de travail chargée. Le fou rire peut aussi survenir quand les acteurs bafouillent ou quand le tournage se déroule tôt le matin. Philippe Bas a dévoilé une technique anti fou rire qu’il a lors des scènes avec Vanessa Valence où les deux doivent discuter de choses sérieuses : il se mord la joue. Raphaël Ferret a raconté une anecdote : lors d’une scène avec Odile Vuillemin, il a voulu la faire rire et pour ce faire, a réalisé un dessin dans un dossier. Manque de chance, elle n’a pas du tout ri et le piège s’est retourné contre lui !

*Benjamin Baroche a été doublé par un cascadeur pour la scène du saut (ce dernier a réellement fait un saut de dix mètres). L’acteur a aussi ajouté que Garrel savait nager… Plus tard dans la soirée, Vanessa Valence a indiqué que les acteurs avaient tourné toute la nuit, jusqu’à 7h du matin.

*Sophie Lebarbier et Fanny Robert sont fans de polars. En discutant avec Sophie Lebarbier plus tard dans la soirée, il s’avère que les créatrices avaient imaginé, au départ, une équipe. Malheureusement, Esprits Criminels avait déjà exploité le filon. Les créatrices ont donc retravaillé leur idée en imaginant un personnage féminin atypique, qui est devenue Chloé.

 

Après la projection et les échanges fans-acteurs, tout le monde s’est dirigé vers le hall d’entrée de TF1 pour une séance de photos et autographes. Ce fut une très belle soirée, dont certains moments ont été immortalisés dans la galerie photo. Merci à TF1 et l’équipe de Profilage !

 

Sériecalement vôtre,

VK

29 avr. 12

AVANT PREMIERE "CALL ME FITZ"

Mes évènements…

 

 

J'ai eu la chance d'assister à l'avant première de Call Me Fitz, diffusée par la chaîne Serie Club, en la soirée du jeudi 19 Avril, à la Cité de l'Architecture à Paris.

Le pitch de cette série ? L'histoire de Richard Fitzpatrick, plus connu sous le diminutif « Fitz » (d'où le titre), vendeur de voitures d'occasion de son état, et doublé d'un amateur de femmes, d'alcool et autres substances autant dangereuses qu'illicites. Un vendeur prêt à tout pour rester le meilleur dans son domaine, quitte à recourir à des méthodes peu orthodoxes. Après un accident de voiture, celui-ci se retrouve à travailler avec un homme débarqué de nulle part et qui se présente comme sa conscience. Oui, vous avez bien lu. Ce nouvel arrivant, du nom de Larry, prétend être la conscience de Fitz et tente alors de tout faire pour le ramener sur le droit chemin, au grand dam de Fitz qui ne veut absolument pas changer de vie et qui va devoir composer avec cet associé bien embarrassant pour son mode de vie adoré.

 

J'ai passé une agréable soirée, d'autant plus que la projection se déroulait en présence de l'acteur principal,  Jason Priestley (alias Fitz dans la série) !!!

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Tout commença par un cocktail dinatoire bien fourni, et champagne à volonté. Alors que je dégustais avec plaisir ces petits plats qui s'offraient à moi, je vis entrer dans la grande salle Jason Priestley. Il était impossible de le manquer car celui-ci était entouré par une troupe composée par les organisateurs de l'évènement, des photographes et invités avides de dérober une photo de et avec lui. Au départ, je pensais qu’il me serait impossible de l'approcher de près, vu le cordon de personnes qui le ceinturait. Alors je me contentais de le regarder de loin sortir de la salle pour monter les marches de la terrasse et admirer la vue sur la Tour Eiffel. Je sortis, moi aussi, mais restais en bas des escaliers et tentais néanmoins de prendre une photo... Pas tellement réussie car je ne voyais rien de lui, ou, au moment où j'appuyais sur le bouton de mon appareil, Priestley tournait la tête. Quelques minutes plus tard, je m'aperçus que des invités commençaient à poser avec lui pour des photos souvenir personnelles. Du coup, je me suis dit « et pourquoi je ne tenterais pas ma chance? ». C'est pas comme si je forçais le dispositif de sécurité telle une fan hystérique, mais si apparemment l'acteur se prêtait au jeu, je pouvais saisir ma chance. Je suis donc montée sur la terrasse et me suis faufilée entre la horde de personnes. C'est dans ces instants que l'on voit l'avantage de ne pas avoir un gabarit imposant, puisqu'on peut se déplacer dans une foule sans bousculer tout le monde et gâcher la vue de certains. Malheureusement pour moi, quand j'arrivai près du but, l'organisatrice décida d'arrêter l'exercice pour diriger Priestley à l'intérieur de la salle. Je repartis bredouille de mon escapade pour reprendre quelques pièces du cocktail. La chance me sourit cependant. Priestley s'en alla refaire un tour du côté de la terrasse, pour y donner une interview filmée à un journaliste. Je suivis le mouvement et réussis à me retrouver dans un coin à côté du journaliste qui interviewait Priestley. De cette séance de questions-réponses en ressortirent plusieurs photos de l'acteur avec, en prime, des images de la Tour Eiffel en arrière-plan. Après l'interview, Jason posa pour les photographes et je pus me rapprocher pour avoir des photos de face (jusqu'alors, je n'avais que des photos de profil, ce qui en soi, était déjà fantastique). Jason redescendit et, à l'entrée de la salle de réception, il s'arrêta pour discuter avec une jeune femme. Je n'ai aucune idée de la nature de leur conversation, j'étais trop occupée à rester dans les parages pour espérer une photo en sa compagnie. Après la conversation, Priestley se porta volontaire pour faire d'autres photos avec les invités, à commencer par la jeune femme avec laquelle il venait de parler. Ce fut le moment ou jamais pour moi de lui demander si je pouvais être la prochaine à poser avec lui. Il me répondit avec un « sure » amical et c'est ainsi que je fus la suivante à me mettre à côté de lui pour une photo inoubliable, en demandant à une invitée de se transformer en photographe pour immortaliser et instant. Ma patience avait finalement payé !! Comme j'étais contente !! Et oui, ce n'est pas tous les jours que l'on fait une photo avec un acteur d'une série télé culte !! (pour des raisons d'anonymat, je ne publierai pas cette photo)

 

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Après un cocktail dont j'avais profité très modestement (rappelez-vous, je suivais Priestley), les invités furent dirigés vers la salle de projection. Un long parcours semé d'escaliers, d'ascenseurs et de couloirs. De quoi se perdre si on n'était pas familier du lieu. Nous arrivions dans la salle de projection et dûmes patienter plusieurs minutes devant les différentes bandes annonces de Série Club: White Collar, Hung, Lip Service, New York 911, Justified et autres séries. Vint enfin le moment où Jason Priestley se leva pour dire quelques mots sur sa nouvelle série, qui en est à présent à sa troisième saison outre-Atantique (l’équipe est dans les starting blocks pour tourner la quatrième), mais dont nous allions voir les deux premiers épisodes de la saison 1 en cette soirée. Jason prononça quelques mots en français, so cute. Il ajouta avec humour qu'il préférait se mettre une balle plutôt que rejouer Brandon dans un téléfilm basé sur Beverley Hills, avant de nous laisser découvrir Call Me Fitz.

 

 

Call Me Fitz surfe clairement sur la vague des antihéros arrogants, égoïstes, antipathiques, cultivant les excès à souhait. Richard Fitzpatrick, ou Fitz pour les intimes, vend ses voitures d'occasion en séduisant les femmes, « joue » avec la secrétaire dans une voiture quand il n'est pas en train de travailler, se ravitaille en herbes auprès du garagiste de la concession. Bref, Richard est l'exemple type du dépravé et personnage qu'on adore détester. Un personnage qu'on sait qu'il est mauvais mais pour lequel on ressent une certaine attirance parce que c'est sa façon d'être qui nous fascine. Un peu comme Sue Sylvester dans Glee ou le docteur Romano dans Urgences. Deux personnages qui horripilent leur entourage par leurs paroles acerbes appuyées d’images et pour lesquels j’étais en admiration devant leur inventivité verbale (enfin, cette inventivité venait surtout des scénaristes que j’admire pour leur travail créatif). Deux personnages détestables mais que j’adorais, justement parce qu’ils étaient uniques en leur genre… Mais retournons à notre sujet. Les voix-off et les images au début du pilote sont à la fois concises et explicites pour nous brosser le portrait du personnage. Ainsi voit-on Fitz lors de soirées entouré de femmes, de bouteilles d'alcool, de drogue, la chemise entrouverte, un sourire grandiose d'individu qui profite de la vie sans penser à autre chose que justement profiter de la vie et de ses plaisirs charnels. Ainsi entend-on au début Fitz mettre les choses au clair: « Il est très rare de rencontrer un homme qui vous impose le respect, un homme dont vous êtes fier, le genre d'homme qui vous pousse à devenir meilleur ». Et là, la chute: « Et bien cet homme n'est pas Fitz ». Le générique est aussi dans ce style et met bien en contradiction Fitz et Larry. Un Fitz qui aime batifoler avec les filles et un Larry coincé, gêné. Un Fitz dans le plus simple appareil et un Larry en costume blanc, tenue d'innocence ou de droiture. Un Fitz dans la trempe des golden boys hyper confiants, le beau gosse, quoi, et un Larry plus dans le style du garçon timide, naïf, mal à l’aise avec la gente féminine. Deux acteurs qui se contrastent déjà par leur physique. Quand vous mélangez ces deux gabarits et attitudes, vous obtenez un cocktail explosif en situation hilarantes, entre un homme qui cherche à assagir le second qui n’en peut plus d’avoir le premier sur son dos et qui ne veut absolument pas changer de vie. Ajoutez à cela une secrétaire un peu « blonde sans cervelle » (ne vous inquiétez pas, je n’ai rien contre les blondes) qui cherche à casser son image, un mécanicien pas très malin, un père autoritaire prêt à dénigrer ses enfants, une sœur pas très aimable et vous finissez sur une série déjantée, mais aussi un peu caricaturale.

 

Est-ce à cause du champagne offert avant la projection que je n’ai pas totalement accroché aux premiers épisodes de la série ? Peut-être. Toujours est-il que certains passages étaient lourds. Dans l’ensemble, Call Me Fitz est un show fou fou fou qui mise sur l’exaspération de Fitz à toujours avoir Larry dans ses pattes où qu’il aille, quoiqu’il fasse pour se débarrasser de lui. En fait, Larry est comme le type qui vous colle en permanence en pensant que vous êtes tous les deux très proches alors que vous, vous êtes indifférent et que vous ne comprenez pas pourquoi cette personne parasite votre vie. Le type qui vous énerve et auquel, si vous êtes du genre gentil et courtois, vous n’oserez pas dire de but en blanc ses quatre vérités de peur de le blesser. Fitz lui, ne se fait pas prier pour tenter de dégager Larry de son existence, quitte à envisager un meurtre et à le mettre en pratique (avec échec, bien entendu et heureusement, sinon la série n’a plus aucun intérêt). Cependant, voilà, il est vrai que certains moments prêtaient à sourire, mais pour moi, c’était sans plus. Certaines situations étaient soit trop caricaturales, soit trop peu crédibles. Par exemple : Fitz est prêt à tout pour vendre sa voiture. Au début du pilote, on le voit avoir un accident alors qu’il faisait essayer une décapotable rouge à une cliente qui, à la suite du drame, est plongée dans le coma. Là, problème de taille pour Fitz : l’accident va lui coûter très cher du point de vue des finances de la concession. Celui-ci, pour minimiser ses pertes, se met en tête de faire signer le document d’achat à la pauvre accidentée. Et pour cela, il se met en tête de la réveiller. Parmi les tentatives : quelque chose qu’il doit faire sous les draps. Finalement, interrompu par Larry, il décide de passer à un plan B et kidnappe la malheureuse. Une situation que j’ai trouvée ridicule, en fait. Je sais que les séries permettent aux gens de pouvoir s’évader un peu, et que parfois, il n’y a pas de mal à montrer une aventure qui sorte de l’ordinaire, mais dans le cas de Call Me Fitz, c’était un peu too much. Sérieusement, seriez-vous prêt à kidnapper une femme dans le coma ou à lui donner du plaisir physique pour la réveiller afin de lui faire signer des papiers ?

 

Ensuite vient la girl scout qui m’agace un peu. En résumé, cette girl scout (dont j’ai oublié le nom) a assisté à l’accident et on ne sait pour quelle raison, elle veut aider la fille de la victime (nom encore oublié) à faire condamner Fitz. Ce dernier était en effet au volant, n’était pas très sobre, et tout de suite après l’accident, a positionné la victime à la place du conducteur pour se couvrir. Sauf qu’il n’existe aucune preuve qui place Fitz au volant de la voiture, et la girl scout est arrivée une fois que Fitz avait fait l’échange. Par conséquent, le combat de la fille de la victime s’annonce difficile. La girl scout commence à empiéter sur la vie de la fille de la victime par sa présence et on voit bien que la jeune femme en est agacée. On sent que cette fillette a la dent dure contre Fitz et qu’elle cache quelque chose. Il y a peut-être un lien qui unit les deux, parce que sinon, pourquoi cette girl scout tiendrait-elle autant à faire couler Fitz ? Serait-il son père biologique et aurait-il abandonné sa mère ? Quoiqu’il en soit, cette fille m’énerve un peu, et lui arrive-t-il de changer de tenue de temps en temps, parce qu’on la voit toujours en béret rouge et veste militaire avec son écharpe de médailles ?? Les personnages sont parfois caricaturaux (comme la girl scout).

 

Quant à Larry, son explication concernant son identité est ambiguë. Il se présente en effet comme la conscience de Fitz. Il arrive de nulle part, devient par on ne sait comment cogérant de la société et est la conscience de Fitz. En plus de cela, il connaît pas mal de détails sur la vie de Fitz qui en est troublé quand Larry les lui révèle. En réalité, le personnage de Larry est… Bizarre. Qui se cache vraiment derrière ce bonhomme ? Au départ, on pourrait croire que ce Larry, étant donné qu’il est la conscience de Fitz, n’est pas réel, qu’il pourrait être l’ange qu’un personnage, en proie à un dilemme, voit s’affronter avec la version diable de lui-même pour tenter de le faire pencher de son côté, par exemple. Or Larry est bien réel. De plus, on voit Larry pour la première fois juste après l’accident de Fitz. Celui-ci trébuche et en tombant, se cogne la tête contre une grosse pierre. Sonné, il voit apparaître un lapin géant qui n’est autre que Larry déguisé en lapin courant vers lui (je me demande bien la signification de cet animal). Et donc à ce moment précis, Larry est bien le fruit de l’imagination de Fitz. A moins qu’on ne soit dans de la science fiction (et vu le ton de la série, c’est peu probable), Larry se serait-il matérialisé en homme ? C’est ce détail qui m’intrigue. D’où : Larry serait il un ange ? Si oui, ce serait étrange, si on se réfère au ton de la série. Ensuite, le comportement de Larry est assez déstabilisant pour quelqu’un agissant dans le bien d’autrui. Notamment lors de cette scène où l’on voit Larry déjeuner. Certes, Larry est un homme aux antipodes de Fitz : innocent, un peu gauche, mais dans la scène du déjeuner, Larry a plus l’air d’un parfait idiot que d’une « conscience ». Il est évident que la série joue sur l’opposition entre les deux hommes, mais il y a quelque chose de forcé quand on regarde Larry manger avec son bavoir et qui, par conséquent, dessert le personnage dans sa mission.

 

Enfin, dernier point des éléments qui m’ont rendue sceptique, l’abondance du mot « fuck », qui à force d’être répété toutes les deux minutes, finit plus par énerver que faire sourire. On ne saurait se passer de ce terme pour mettre en valeur la grossièreté de Fitz, mais trop de ce vocabulaire tue ce vocabulaire.

 

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Je retiens quand même des points positifs à ce début. La prestation de Jason Priestley est excellente. Il a la dégaine du parfait sale type égocentrique, sexe, drogue et rock’n’roll. Il est juste impeccable dans son rôle. Le personnage de la fille de la victime est également intéressant : c’est même le personnage le plus terre à terre et « sérieux » dans ce monde de déjantés.

 

Autre point qui a attiré mon attention : la musique. Les différents habillages musicaux collent parfaitement à l’ambiance de la série, accompagnent parfaitement les situations. Surtout, j’aime bien ce genre de composition. Le générique offre une musique digne de celles que l’on peut entendre dans les cabarets, univers de légèreté, fête, d’évasion. D’ailleurs, les images du générique rappellent cet univers, ou plutôt les scènes de film traitant de la fin du XIXème début XXème siècle où l’on voit des hommes profiter de femmes dans des maisons closes et où tout le monde fume et boit diverses liqueurs. Une musique légère, joyeuse.

 

 

Conclusion :

Mes + : Le jeu de Jason Priestley/ La musique/ Le portrait du personnage de Richard Fitzpatrick.

Mes - : Des situations qui censées être drôles, ne m’ont pas décroché le moindre sourire car lourdes dans l’humour/ Certains personnages et situations caricaturaux.

 

 

Sériecalement Vôtre,

VK

 

Posté par VK Serie à 15:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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