01 juil. 12

COLD CASE, EPISODE 7*22, "SHATTERED"

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion fr)

 

 cold case


C’est sur cet épisode que la très belle série Cold Case a tiré sa révérence. Une magnifique série qui a, à mes yeux, marqué le petit écran en jouant avec brio et subtilité sur le thème de l’émotion, la nostalgie, le remords, les regrets et les actes manqués, mais aussi les souvenirs heureux. Cold Case n’était pas qu’un simple cop show de plus. Elle était un cop show avec une identité propre et qu’on ne pouvait aucunement comparer avec un autre, tout simplement parce qu’elle était unique en son genre. Une identité forgée par l’utilisation de flashbacks (à la mise en scène soignée et digne d’une œuvre d’art pour beaucoup) et de chansons de légende (mais aussi de chansons moins connues mais toutes aussi poignantes) dont les paroles collaient si bien au sujet abordé dans les épisodes qu’elles donnaient l’impression d’avoir été écrites pour ces épisodes. Cold Case a fait partie de mon top 5 des séries favorites, et restera dans ce classement, je n’en doute pas. Il y avait une saveur bien particulière dans cette série qui ressemblait plus à un poème qu’à une simple enquête policière. A côté des flashbacks et des musiques, on note également le casting impeccable, notamment en ce qui concerne les versions présentes et passées des différents protagonistes. Certains acteurs étaient d’une ressemblance à s’y méprendre, et ceci ne faisait que rendre les interrogatoires, confessions, ou simples discussions plus fortes. Les scènes dans le passé nous transportaient aux côtés de la victime, et on se surprenait à la prendre en affection (voire quelque fois à la détester), à ressentir ses émotions. On avait parfois l’impression de vivre dans l’époque, et on en ressortait parfois écœuré, scandalisé par la bêtise humaine. Une série d’une beauté incroyable et inoubliable.

 

cold case shattered 2

Qu’en est-il par contre de son dernier épisode ? Ce n’était pas l’un des meilleurs, ce n’était pas ce que j’appellerai un « épisode coup de poing » (i.e., dénonçant des faits historiques injustes, horribles, tels l’épisode « Strange Fruit » sur la pendaison d’un jeune noir dans les années 60), mais c’était un épisode tendre, empreint de fraternité et aussi d’injustice. On y suivait une Lilly recherchant sa sœur Christina encore une fois mêlée à des affaires louches et dangereuses. Malgré sa relation conflictuelle avec sa sœur, on voyait bien que Lilly tenait beaucoup à elle. Preuve qu’il ne faut pas toucher à la famille de Lilly, cette scène brutale de Lilly en train de fracasser le visage du méchant avec son arme et un regard de fureur meurtrière. C’était violent, mais tellement génial à voir.

 

Autre point intéressant dans l’histoire, la relation entre Scotty et Lilly. Scotty arrive sans hésitation pour apporter son aide à Lilly. Et quand bien même elle risque de flirter dangereusement avec la limite, il accepte de l’accompagner sans rien demander. Ces deux coéquipiers sont plus que des coéquipiers : ils sont comme une véritable famille. Et cette image de famille est d’autant plus frappante lors de la scène finale, où l’on voit Scotty, Lilly, Christina et le bébé dans la voiture, sur la route vers Philadelphie. Scotty regarde dans le rétroviseur pour vérifier si tout va bien à l’arrière où sont installées les Rush. De plus, ils parcourent une route longeant la mer. Cette image dressait vraiment le tableau d’une jolie petite famille s’en allant paisiblement en vacances, d’une famille s’étant retrouvée et maintenant promise à de meilleurs jours ensoleillés. Lilly et Scotty entretiennent une très belle relation parsemée de beaux moments de complicité, d’émotion, mais également de clashs. Un clash que l’on a pu voir lors de l’aveu de Scotty sur sa conversation avec Christina. Lilly lui en veut, peut-être se montre-t-elle injuste en ne pensant qu’à elle, et lui, il lui répond que lui aussi a des problèmes familiaux à gérer. Et là, Lilly se rend compte qu’elle a eu une réaction un peu exagérée vis-à-vis de Scotty. Un beau moment d’émotion, tout comme les courts flashs des sœurs Rush sur la plage. Des moments très courts, joyeux, qui sont à 360° de la situation périlleuse d’aujourd’hui mais qui rappellent qu’il fut un temps où les Rush étaient heureuses.

 

cold case shattered 1

 

En parallèle, on assistait à la dernière investigation de Cold Case. Une affaire pas vraiment exceptionnelle, mais tout de même « sympathique » à suivre. Mais à la différence des autres, celle-ci était différente dans la mesure où finalement, on n’insistait pas beaucoup sur la victime, mais plus sur Doherty et son fils. En effet, d’habitude, on découvre le passé de la victime qui occupe en ce sens une place prépondérante dans les flashbacks. Or ce n’était plus le cas ici. L’enquête était davantage centrée sur la manipulation de Doherty vis-à-vis du rapport pour protéger son fils, et donc de cet abus de pouvoir par un représentant de la loi. Devait-on le mépriser pour cet acte ? Oui et non. Oui parce qu’il avait délibérément corrompu une investigation et par cette action, laissé un crime impuni alors que sa mission était de protéger et servir. Non parce qu’il l’avait fait pour sauver son fils. Quel parent ne tenterait pas l’impossible pour secourir son enfant ? Dans un côté plus léger, j’ai adoré le plan imaginé et mis en scène par Will, Nick et Kat pour prendre le revolver de Doherty. La musique qui accompagnait cette scène collait parfaitement. J’ai adoré aussi voir Jeffries énervé empoigner le flic dans les toilettes. Cet homme est impressionnant, physiquement et émotionnellement parlant.

 

En revanche, ce que je trouve dommage, pour se Series Finale, c’est de ne pas avoir vu toute l’équipe travailler ensemble sur l’enquête. On avait un peu l’impression de voir une équipe scindée en deux, avec chaque policier de son côté. On perdait, en un sens, ce côté famille dans son ensemble. J’entends par là toute l’équipe car évidemment, ce côté sautait aux yeux pour le duo Lilly et Scotty. Et même pour le reste qui préfère se souder pour creuser une piste malgré les risques professionnels, parce que ce qui l’intéresse, c’est la vérité. Ainsi, l’épisode perdait un tout petit peu de son charme dans la mesure où toute l’équipe n’était pas réunie. J’aurai bien vu une scène rassemblant tous les membres autour d’un verre dans le bar des policiers, sans pour autant renoncer aux deux recherches. Cela aurait été une très belle image pour clore la série. Alors me direz-vous, à l’époque, on ne pouvait pas deviner à l’avance que la série serait annulée. Mais pour celles et ceux qui ont suivi l’affaire, étant donné que le show avait été menacé d’extinction à la fin de la saison 6 pour être finalement sauvé au détriment de FBI : portés disparus, l’équipe de la série aurait pu, par prudence, prévoir qu’une annulation n’était plus qu’une question de temps pour Cold Case, et donc offrir une belle scène de réunion pour la fin de la septième saison, qui s’est avérée être la dernière. En outre, le choix des acteurs pour jouer l’ami du fils de Doherty m’a semblé peu crédible. En effet, la version « âgée » était représentée par un acteur Afro-américain, alors que la version « jeune » me paraissait ne rien avoir d’Afro-américain. Du coup, voir les deux versions m’a un peu surprise.


Quoi qu’il en soit, je ne regrette absolument pas d’avoir visionné cette conclusion. Cold Case gardera toujours une place dans mon cœur de sériephile. Maintenant, la boucle est bouclée, Cold Case est elle-même devenue un Cold Case, mais un Cold Case qu’on n’oubliera pas sur une étagère poussiéreuse. Et pour les déjà nostalgiques, voici le très bon dossier réalisé par le site AlloCiné sur Cold Case :

http://www.allocine.fr/article/dossiers/series/dossier-18591505/

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 16:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


28 mai 12

COLD CASE, EPISODE 7*17, "FLASHOVER"

Ce que j’en ai pensé…

 

 

(diffusion française)



"Flashover" fait partie des épisodes marquants de la saison 7 de Cold Case à mes yeux. Tout simplement parce qu’il était centré sur le personnage de Nick Vera. D’habitude, Nick représentait le bon coéquipier, le flic apportant sa touche d’humour par-ci, par-là. Le mec sympa, drôle, le flic de la vieille école sachant se montrer grinçant et capable d’envoyer bouler les méchants et les suspects avec des répliques cinglantes, voire parfois à la limite de l’insulte.


Ici, l’épisode cassait avec cette image habituelle de Vera en le montrant sous un registre plus grave et émouvant. L’inspecteur apparaissait mal en point physiquement mais surtout psychologiquement. Vera devait faire face à ses démons et les conséquences funestes d’une attitude qu’il avait eue autrefois. On n’avait jamais eu l’occasion d’avoir un véritable Nick centric. On savait juste quelques détails sur son passé, sa vie privée, mais ils avaient été saupoudrés de façon modérée au cours des saisons. Nick faisait partie des personnages principaux, mais je le trouvais moins exploité que Lilly ou Scotty, par exemple. Cet épisode lui rendit donc honneur. Un épisode dur, cruel, mais touchant. Nick avait compris qu’il avait commis une erreur et qu’à cause de lui, un homme innocent avait injustement succombé. Sentiment de culpabilité exacerbé quand on sait que Nick avait renvoyé le frère de l’innocent sur les roses alors que celui-ci était venu le voir pour lui apporter de nouveaux éléments concernant l’enquête. On avait droit à un flashback dans lequel on voyait Nick dans sa grandeur de flic qui refuse de se remettre en question et qui s’en fout littéralement des autres (du moins, des criminels qu’il a coffrés). Un Nick assez dur, tout de même, dans ce flashback.


codl case flashover 2


A présent, Nick se remettait en question. Il était en proie au doute, à un sentiment d’échec : échec vis-à-vis de l’affaire en question, et échec vis-à-vis de sa vie familiale, quand il revoit son ex-femme et apprend qu’elle est devenue mère. On avait mal pour lui lors de cette scène, parce que Vera réalisait qu’il avait raté quelque chose dans sa vie. Vera montrait sa sensibilité, en confiant à Lilly son rêve de fonder une famille et que ce vœu avait occulté son jugement et l’avait fait condamner Billingsley dès le début de l’enquête, sans chercher à voir plus loin. En ce sens, la scène dans la voiture avec Lilly était très douce. On était pris d’affection pour cet homme qui reconnaissait son erreur, chose qu’il n’est jamais facile de faire.

 

Malgré cette baisse de régime, Nick pouvait compter sur ses coéquipiers. Lilly, Scotty, Will et Kat, mais également Stillman, répondaient présent pour épauler leur camarade, quitte à jouer dangereusement avec certaines limites. C’était touchant de voir cet esprit d’équipe, de famille prendre forme et s’imposer. Chacun s’inquiétait pour l’autre, et je dois dire que j’ai quand même eu une grosse frayeur au message vocal de Nick puis à l’annonce du suicide d’un homme, suicide qui était arrivé à quelques pâtés de maisons de celle de Nick ! On a assisté à une belle complicité unissant cette équipe. Jeremy Ratchford a été très convaincant en homme perdu, au bout du rouleau, se rendant compte de ses actes manqués et faux pas. Au lieu d’oublier, il creuse, affronte la famille qu’il a fait souffrir. Il reconnaît ses limites, en rendant sa plaque et son arme à Stillman. Seulement, il n’est pas seul : l’image de Will le suivant, signe que Nick n’est pas livré à lui-même, sous l’œil inquiet du chef reste une belle image de profonde amitié, tout comme la scène où l’équipe range l’appartement de Nick.

 

Pour finir :

Mes + : Un épisode centré sur Nick/ La complicité enter les inspecteurs/ Le jeu de Jeremy Ratchford

Mes - : Moins de musique par rapport à d’autres épisodes

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 15:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 mai 12

COLD CASE, EPISODE 7*14, "METAMORPHOSIS"

Ce que j'en ai pensé...


Episode diffusé en France le lundi le 30 Avril 2012

 


Cette fois-ci, Lilly Rush s'octroyait une petite plongée dans le monde fermé du cirque pour enquêter sur la mort, survenue dans les années 70, d'une étoile montante du chapiteau, Mia. Celle-ci avait été déclarée morte à la suite d'une chute alors qu'elle s'apprêtait à effectuer son numéro, Métamorphose, perchée à plusieurs mètres du sol et retenue par des draps de soie.


L'enquête était intéressante et agréable à suivre. Cold Case s'invitait dans un univers peu exploité à la télévision et qui émerveille les petits de 7 à 77 ans. L'épisode du 30 Avril présentait des personnages atypiques: une lanceuse de couteaux faisant du charme à Nick, un patron de cirque de taille modeste et son acolyte à la carrure bien plus imposante, jouant la comédie à la perfection. D'ailleurs, j'ai été surprise par l'identité de l'assassin. Globalement, j'ai apprécié l'investigation.


cold case 2


Maintenant, passons au hors enquête. Alors que l'affaire m'avait plue, l'intrigue sur Lilly Rush et Moe Kitchener (en photo ci-dessus) m'a, à l'inverse, rendue moins enthousiaste. Elle a été traitée d'une façon bien trop rapide et frustrante. Rappelons tout d'abord la relation entre Lilly et Moe avant de nous étaler sur l'épisode du lundi soir. Dans le final en deux parties de la saison 6, Lilly et ses coéquipiers avaient du se pencher sur la mort d'une cadette de l'école militaire de Pennsylvanie. Cette jeune femme, Kate Butler, avait été la première fille à intégrer cette école militaire. Evidemment, son passage dans l'académie s'était accompagné de jalousie de la part de ses camarades masculins, d'autant plus qu'elle faisait partie des meilleurs cadets. Moe, quant à lui, était un des responsables de cette école. Lilly découvrait ensuite la vérité: un camarade de Kate, dans un accès de colère mêlé à la jalousie l'avait assommée, en provoquant son décès par la même occasion. Il avait ensuite avoué son geste à l'officier Moe qui, pour ne pas ternir la réputation de l'institution, avait caché le corps de la victime et l'arme du crime dans une cantine avant d'enterrer le tout dans un cimetière, se rendant ainsi complice. Au cours de l'enquête, Moe avait suivi la voiture de Lilly et l'avait poussée dans le fleuve. Heureusement pour Lilly, elle avait survécu à cet accident.


La saison 7 s'intéressait donc aux conséquences de cette tentative de meurtre sur Rush. Le début voyait une Lilly révoltée quand le juge fit relâcher Moe contre caution, malgré les preuves flagrantes. La justice n'avait nullement été rendue à Lilly qui développa rapidement une obsession malsaine pour Kitchener. Par malsaine, comprenez qu'au fur et à mesure que les épisodes se suivaient, les scénaristes nous montraient une Lilly épiant les moindres faits et gestes de Moe. Elle manigançait pour l'empêcher d'avoir un prêt ou quelque chose de cet ordre, puis elle l'observait en train de boire dans un bar et appelait la police pour signaler une future conduite en état d'ivresse, puisque Moe, en effet, s'apprêtait à prendre sa voiture alors qu'il n'était pas vraiment en état. De courts extraits sur une Lilly cherchant presqu'à provoquer Moe, à saisir le moindre écart de conduite pour lui nuire avaient été distillés au début de la saison 7, sur plusieurs épisodes. Oui, Lilly voulait détruire Moe, parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi il était en liberté après tout ce qu'il avait fait. Il n'était pas question de lui rendre la vie facile. Une Lilly trahie par la justice qu'elle rendait tous les jours aux victimes, institution qui, aujourd'hui, la laissait tomber. Une Lilly obsédée par Moe et qui, à force de le suivre, s'engageait sur un terrain dangereux. Moe avait entretemps porté plainte contre elle, mais elle continuait ce jeu qui pouvait lui coûter sa carrière, et apparemment, c’était le cadet de ses soucis face à cette injustice.


Pendant plusieurs épisodes, on avait pu suivre les tourments de Lilly, tourments qui prirent fin dans l'épisode 13, sur le jeune taggueur. La scène finale offrait une vision effrayante: Moe, assis dans sa voiture, la tête ensanglantée sur le volant, mort. Il avait été tout simplement abattu. Et là, on était angoissé. Lilly était-elle passée à cet acte irréversible qui la conduirait en prison ? On se doutait bien que non, sinon la série n’aurait plus eu de sens. Mais il était toujours intéressant de voir comment Lilly allait vivre et se sortir de cette grave situation. C'est alors que la vérité éclatait dans l'épisode du 30 Avril. Une affaire traitée à la va-vite, pas assez exploitée comme l'avait été ce jeu du chat et de la souris entre Lilly et Moe depuis le premier épisode de la saison 7. Alors que ce duel s'était étalé sur plusieurs épisodes, pour insister sur l'état d'esprit de Lilly et la satisfaction de Moe à la pousser dans ses retranchements (à noter l’impeccable interprétation de Daniel Baldwin en Moe : les regards, les sourires provocateurs, tout y est), sa conclusion n'avait droit qu'à 3-4 scènes dans le volet « Metamorphosis ». Autrement dit, on en ressortait avec un profond sentiment d'inachevé.


On avait l'impression que Cold Case avait fini par s'ennuyer de cette histoire et s'était dépêchée d'y trouver une fin pour s'en débarrasser et passer à autre chose. J'aurais nettement souhaité que cette affaire se conclue en au moins deux épisodes au lieu d'un, afin de rester dans la continuité de la durée de l'installation de cette intrigue. Or ici, on voit un Moe mort, une Lilly choquée par la nouvelle, un interrogatoire de Lilly par les inspecteurs chargés de l'enquête et finalement, l'aveu du père de Kate qui se trouve être le véritable assassin. Alors me direz-vous, au lieu de critiquer sans cesse, qu'est-ce qu'on aurait pu faire? Une question bien naturelle, je vous l'accorde. Avant de commencer ma réponse, faisons une parenthèse sur la loyauté de Scotty Valens envers Lilly. Le jeune inspecteur n'hésite pas une seule seconde à lui offrir un alibi (il était « passé » chez elle pour lui remettre un dossier), sans même lui poser de questions. Bien sûr, l'alibi est caduque, dans la mesure où il ne peut prouver la présence de Lilly chez elle au moment du meurtre. C'est la situation délicate où Lilly était seule à son domicile, mais personne, à part ses chats, ne peut le confirmer. Or les chats ne sont malheureusement pas doués de la faculté de parler... Donc comment aurait-on pu faire durer cette conclusion sur deux épisodes ? On aurait pu terminer le volet du 30 Avril sur un Stillman et les inspecteurs chargés de lever le voile sur la mort de Moe annoncer à Lilly qu'elle était suspendue, parce qu'ils avaient découvert que celle-ci avait menti sur son alibi (cf. la visite de Scotty chez elle). Ainsi, non seulement ce faux témoignage aggravait la situation de Lilly et la rendait encore plus suspecte, mais également mettait Scotty en danger pour sa participation à ce mensonge. Dans l'épisode d'après, Lilly aurait été cuisinée par les affaires internes, ainsi que Scotty (il aurait même pu être accusé de complicité). La presse aurait eu vent de l'affaire, puis publié un article, du genre « un inspecteur de police impliqué dans le meurtre d'un officier de l'armée ». Le père de Kate, Hank, aurait lu l'article et c'est à la suite de cette lecture qu'il se serait livré et aurait révélé la vérité. A la fin, Lilly et Scotty auraient été blanchis avec, cependant, un avertissement. Oui, ce serait injuste qu'ils s'en sortent sans rien alors qu'ils ont commis une grave erreur. Je n'aime pas quand on pardonne tout et n'importe quoi aux héros : il faut savoir assumer les conséquences de ses actes. On ne peut pas tout se permettre, même pour la bonne cause. Cela aurait pu tenir sur quelques scènes partagées entre deux épisodes se juxtaposant, tandis que le reste de l’équipe se penchait sur une ancienne affaire. Ou alors, deuxième proposition : on aurait pu, à la suite du quatorzième volet, consacrer le suivant sur la résolution du meurtre, en reprenant les codes de Cold Case, et développer l’histoire. Par flashbacks, Lilly et Hank Butler auraient été suspectés, mais les enquêteurs auraient découvert qu’une autre personne avait elle aussi des comptes à régler avec Moe, et aurait pris des mesures draconiennes pour mettre fin à ce différent. L’espionnage de Lilly n’aurait été qu’une pure coïncidence. Les enquêteurs auraient pu rester sur leur position (Lilly est la coupable), et ce seraient les collègues de la jeune femme qui auraient étudié les autres pistes en solo pour découvrir le fin mot de l’histoire, avec un arc narratif habituel de la série. Ce n'est pas tant la nature de la conclusion que je remets en question, mais plutôt son dosage dans les épisodes. Quand vous regardez, par exemple, six épisodes dans lesquels on vous présente une intrigue secondaire centrée sur un personnage, et que la fin de l'histoire ne dure qu'un épisode, vous en ressortez forcément un peu déçu, parce que vous auriez préféré une fin moins rapide, moins abrupte. C'est en tout cas mon opinion. Evidemment, il ne s'agit pas non plus de faire traîner les choses sur vingt chapitres, mais de rester logique dans la durée de l'introduction, l'élément déclencheur, les péripéties et la fin.

 

cold case 3


Mis à part cette affaire Moe, j'ai apprécié la relation entre Scotty et Lilly. Scotty lui apporte son soutien indéfectible alors qu'il serait parfaitement en droit de se poser des questions sur l'implication de Lilly dans le meurtre. Mais il est difficile d'imaginer la personne avec laquelle vous faites équipe depuis tant d'années pour rendre justice aux victimes oubliées devenir tout d'un coup un meurtrier. Scotty est présent pour Lilly alors que lui-même doit faire face à un drame ayant touché sa mère. Et Lilly, elle, accepte d'aider Scotty le jour où il aura besoin d'elle. La scène dans laquelle ils se confient l’un à l’autre autour d’une bière est d’une force et d’une tendresse qui prouvent leur profonde et sincère amitié. De même qu’ils se soucient l’un de l’autre, ils n’en oublient pas leurs coéquipiers et sont là pour eux, comme Scotty qui est venu chercher Nick dans un bar alors que ce dernier était dans un piteux état.

 

 

Conclusion :

Mes + : Un Cold Case dans l'univers du cirque/ La relation entre Lilly et Scotty/ Scotty buvant sa bière avec son blouson et son sweat à capuche
Mes - : Un meurtre de Moe trop vite élucidé

 


Sériecalement Vôtre,
VK