23 mars 16

ONCE UPON A TIME, 1ere PARTIE SAISON 5

ATTENTION SPOILERS S5

 

Après un petit problème technique, la catégorie Once Upon A Time est à nouveau visible sur le blog (il me semblait bien avoir écrit quelques mots sur la saison 1 que je ne voyais plus sur le site). Les années ont passé et aujourd’hui, j’ai eu envie de partager mon ressenti sur cette première partie de saison 5. De façon générale, j’aime bien Once Upon A Time. Cette série, sans se prendre la tête, nous propose une version revisitée des contes et légendes que nous connaissons plus ou moins bien, avec une couche supplémentaire d’aventures. C’est une série que j’apprécie car elle me fait passer d’agréables soirées où je peux m’évader dans des mondes plus ou moins dangereux. Il y a aussi de l’humour, des amours bluettes, de la fantaisie… C’est une bouffée d’oxygène. J’admire en outre le travail des scénaristes à concocter des histoires qui s’imbriquent et à garder ce rythme depuis des années. Ces histoires peuvent entraîner un peu de confusion mais elles restent sympathiques. Pendant la saison 1, l’histoire de Mary Margaret et David m’avait un peu soulée au bout d’un moment, je l’avoue. J’avais de la fascination et de la compassion pour Regina et Rumple. La relation de Rumple et Belle était attendrissante. Crochet avait débarqué sous la forme d’un pirate sexy. Puis Peter Pan s’était avéré machiavélique. Bref, je regardais les épisodes avec beaucoup de plaisir.

 

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Toutefois, j’ai commencé à avoir un avis mitigé à partir de la seconde moitié de la saison 4. Je m’étais prise d’affection pour Ingrid car finalement, elle ne voulait qu’une chose simple : être acceptée et aimée, mais elle avait choisi la mauvaise méthode. Surtout, elle s’était sacrifiée après avoir réalisé son erreur. Suite à cet aparté Reines des Neiges ("Libérée, délivrée…"), l’intrigue sur la recherche de l’auteur et la réécriture du livre était prometteuse. Sauf que l’élément qui a éveillé le plus d’intérêt en moi a été expédié à une telle vitesse…

Pour commencer, on aurait pu s’attendre à ce que le trio des méchantes brille par ses plans diaboliques. En définitive, il n’y eut rien d'explosif, leur présence soutenait le déroulement de l’histoire pour arriver au cliffhanger du final de la saison 4, sans plus. Peut-être Cruella était-elle la plus méchante, en fin de compte. Malheureusement, elle n’eut pas l’occasion de mettre en péril Storybrooke. Bon, ok, elle a kidnappé Henry, à part ça, elle était loin d’égaler Regina et Rumple au sommet de leur art, ou même Peter Pan et la jalousie de Zelena. La révélation sur Blanche et David les rendait hypocrites, néanmoins, cela faisait du bien de voir qu'ils avaient eux aussi leur part d'ombre.

Ce que je regrette, c’est d’avoir réglé la nouvelle version du livre en deux épisodes. J’aurai nettement préféré que cette version soit le sujet d’une première partie de saison 5. On aurait pu tellement délirer avec cette réalité, avec, en intrigue principale, Henry et Emma voyageant dans ce monde pour rétablir les choses. On aurait pu les voir rencontrer les versions de plusieurs autres personnages, voir des histoires secondaires se nouer, des flashbacks correspondant à ce qu’Isaac avait imaginé pour les protagonistes, Isaac et le Lumineux (avec d’autres ?) comploter ensemble pour nuire au dessein d’Emma et Henry. On aurait franchement pu rigoler. Entre Blanche Neige et sa nouvelle coupe, Crochet devenu un agneau se shootant au lait de chèvre, Rumple célébré en Lumineux (ça m’a trop fait rire), Regina "Robine des Bois"... On aurait conclu avec la transformation d’Emma en Ténébreuse et exploré ce sujet en deuxième partie de saison 5.

 

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Maintenant, entrons dans le vif du sujet. Au vu de la dernière scène de l’épisode d’ouverture de cette cinquième saison, je m’étais attendue à ce qu’Emma ait succombé à la tentation de la magie noire, et non pour la raison retenue par les scénaristes. En soi, cette raison n’était pas incohérente par rapport au personnage. D’ailleurs, peut-être pouvait-on deviner qu’Emma resterait malgré tout guidée par le Bien même en étant la Ténébreuse grâce à la cape claire qu’elle revêtait lorsqu’elle est sortie de la crypte, puis la cape blanche portée à Camelot. C’était un signe : Emma Swann renoncerait au Mal. En effet, les autres ténébreux, Hook y compris, portaient un habit noir. Mais bon, j’aurai quand même bien voulu voir Emma accepter son côté sombre et s’égarer dans cette voie. Parce qu’avant d’être la Sauveuse, c’est un être humain. Ses parents ont eu un secret honteux eux-aussi. Même s’ils sont allés loin pour garder Emma dans la lumière, ça aurait été intéressant de voir que finalement, le libre arbitre pèse aussi dans la balance. En somme, faire comme les tragédies grecques où malgré le stratagème mis en place pour contourner les visions de l’oracle, ce qui doit arriver arrive (rappelons-nous du mythe d'Oedipe). Bien sûr, sa famille, Regina et compagnie auraient sauvé Emma. Cela aurait permis à Regina d’endosser le rôle de Sauveuse par la même occasion.

 

Ce qui m’a le plus "perturbée", c’est le trop plein de : voyages dans les époques et mondes, personnages et intrigues. Certains éléments n’apportaient rien de majeur à l’histoire, j’avais l’impression que leur présence servait à combler les épisodes. Ils entravaient le développement de possibilités, à commencer le côté sombre des Ténébreux. Un jour, on était à Storybrooke, l’autre, on repartait à Camelot, puis de Camelot, on était transporté des années ou des siècles auparavant, ensuite, on découvrait le pays de Merida, et on jonglait entre tout ça pendant les onze épisodes. On avait du Merida, du Lancelot, du Arthur, du Merlin, du Nimue… Il y avait beaucoup d’informations que parfois, certains arcs étaient conclus de façon rapide. On passait de certaines situations à d’autres sans se soucier de la cohérence. Un exemple frappant : à un moment, notre troupe de héros crapahute dans la forêt de Camelot et soudain, Belle se fait kidnapper par Merida pour une excursion forcée. Bizarrement, aucun des héros qui étaient avec Belle ne s’est rendu compte de sa disparition et ne s’en est inquiété ? Hum… Pas très sympa et crédible. Donc oui, tous ces points entraînaient des divagations pas toujours pertinentes. Et que dire des retournements de situation avec lesquels Crochet nous a surpris ? Il changeait d'avis assez rapidement^^.

Pour moi, on aurait dû : soit réduire le nombre de personnages, par exemple, réserver Merida pour une future intrigue ; soit suivre les aventures d’Emma et cie dans Camelot et ne montrer, en ce qui concerne Camelot, que les flashbacks liés à ce royaume avant le débarquement des personnages de Storybrooke, au lieu de suivre ce qui se passe à Storybrooke en alternant avec les flahsbacks de Camelot : Camelot ante et post arrivée d’Emma. 

 

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En ce qui concerne la seconde moitié de la saison 5, je ne sais pas ce que ça va donner. J’espère qu’Emma va pouvoir retrouver Crochet. Ceci-dit, je ne sais pas pourquoi, cette mission m’a rappelé Aladdin, quand le génie présente ses trois exceptions aux vœux qu’il peut réaliser, et dont l’une concerne la résurrection des morts, qu’il trouve peu délicat… Du coup, ça m’a paru bizarre de vouloir descendre aux Enfers pour ramener Crochet… Magie, oui, mais il y a quand même des limites^^. De plus, si on ramène quelqu'un(e) des Enfers, qu'advient-il de l'enveloppe corporelle qui repose dans le cercueil dans le monde d'au-dessus ? Il s'évapore ? (c'est mon côté rationnel qui s'exprime^^).

Enfin, pour terminer cet article, parlons un peu de Rumple. Je n'ai pas trop saisi pourquoi il a pu retirer Excalibur. J'ai compris que c'était grâce au courage dont il avait fait preuve face à l'ours/Merida pour sauver Belle. Toutefois, ce seul acte de bravoure peut il effacer toutes les mauvaises actions qu'il a commises depuis des siècles ? Je pensais qu'Excalibur attendait une personne un peu plus valeureuse (peut-être un second visionnage est-il nécessaire). Rumple a beau être sincère dans son désir d’action désintéressée, il faut toujours qu’il y ait le truc qui fait qu’il replonge. Il n'apprend pas de ses erreurs et ne vit que pour le pouvoir. Il faudrait que Belle se réveille une bonne fois pour toute ou qu’elle accepte sa véritable nature. Rumple est sans conteste l’expert de la manipulation, de la fourberie, cependant, je ne sais pas si je tiendrai longtemps à ce personnage à force de le voir sans cesse triompher en dupant les autres… En fait, s'il devient invincible, le Mal va-t-il l'emporter ? Que vont faire les autres ? 

 

Sériecalement vôtre,

VK


12 mars 13

ONCE UPON A TIME, SAISON 1

 

Once Upon a Time, ou OUAT pour les intimes, fut une agréable surprise. Je n’y avais pas tellement prêté attention lors de son apparition sur ABC l’année dernière, mais on va dire que je me suis rattrapée lors de son passage sur M6 (j’avoue aussi que je peux parfois me montrer paresseuse quant à découvrir de nouvelles séries). Si je peux résumer en une phrase : OUAT m’a rendue accro. J’en suis tombée sous le charme, à tel point que j’ai enchaîné avec le premier épisode de la saison 2 le lendemain du final de la une sur M6. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire que Once Upon a Time est devenue une série que je suivrai avec attention (c’était ma dédicace musicale^^). Maintenant, essayons de passer en revue cette saison, dont il m’est difficile de commenter épisode par épisode tant ils sont plus ou moins fortement liés les uns aux autres.

 

OUAT m’a charmée par son côté mélange conte/réalité/mystères. La série me permet de m’évader. Non pas que j’ai tant de soucis dans ma vie que j’ai besoin de m’évader pour les oublier (et heureusement pour moi, tout roule), mais j’aime bien cette offre d’évasion dans un monde où règnent magie et autres éléments moins terre à terre. Ceci dit, au départ, en voyant le thème de OUAT, j’étais un peu perplexe : le monde des contes revisité par une série ? Je m’imaginais déjà un truc pour enfants, un peu niais. Une histoire de princesse innocente trouvant son prince charmant avec des dialogues à l’eau de rose. Mais je me suis ravisée en regardant la saison 1. Car si OUAT reprend les contes qui ont bercé notre enfance (avec parfois des phrases bluettes, mais elles sont présentes en quantité raisonnable), ceux-ci s’inscrivent dans une vision plus adulte et dans une bonne intrigue reposant sur une malédiction. L’ambiance mystères et relations des histoires les unes aux autres sont cohérentes et assez haletantes, que ce soit du côté Storybrooke que du côté monde magique. C’est une série feuilletonnante dont le degré de complexité reste abordable, en ce sens qu’on n’est pas obligé de regarder avec une concentration extrême, qu’on peut louper des épisodes sans que cela ne nous éjecte définitivement de la série (car la perte est irréversible), et cet aspect m’est agréable. C’est divertissant sans être non plus du divertissement bête : certains sujets nous parlent (la famille, pour citer un exemple).

 

Il y a quand même quelques éléments qui m’ont surprise et ennuyée. Comme ces personnages qui tombent amoureux en même pas l’espace d’une journée et savent déjà que l’autre sera l’amour de leur vie. Comme Blanche et Charmant, alias Mary Margaret et David dans Storybrooke. Leur relation m’a soulée à un moment, entre leur valse incessante de "je t’aime mais on ne peut pas être ensemble", "maintenant nous pouvons être ensemble", "un drame vient de mettre fin à notre relation", "tu m’as menti, alors il faut nous séparer", "je te veux, mais il vaut mieux ne pas nous mettre ensemble", etc. Il faudrait savoir : soit tu veux être avec quelqu’un, soit tu ne veux pas, et assumer. Je veux dire par là qu’à chaque fois qu’ils s’apprêtaient à se mettre ensemble, il se produisait toujours quelque chose qui les amenait à annuler leur projet, et ce, parfois sans raison valable.

 

OUAT

 

Les personnages sont tous intéressants et ont tous du caractère, comme par exemple Blanche Neige et le petit chaperon rouge qui sont des "guerrières" (comprenez : "si on les cherche, on les trouve"). Mention spéciale cependant aux méchants, Regina et Gold, qui ne sont pas des méchants purs et durs, et cette coexistence entre cœur de pierre et drames personnels ne fait que les rendre attachants. Ils cultivent l’ambivalence, et j’aime ça. Voir que Gold garde une simple tasse cassée à première vue mais synonyme d’un amour profond est touchant. Voir Gold déboussolé entre son amour pour Belle et ses manipulations l’est tout aussi. De même pour Regina, qui en réalité, se venge par amour. A noter tout de même que la pauvre, le père de Blanche Neige n’y est pas allé de main morte : il la demande carrément en mariage alors qu’il ne la connaît ni d’Eve ni d’Adam, "juste" par gratitude ! Ces méchants gardent en eux des blessures. Quant à Emma, elle en a mis du temps pour accepter la vérité, et quand elle l’a acceptée, j’ai souri devant la rapidité de cette acceptation. Pendant une vingtaine d’épisodes, on la voit vivre à Storybrooke sans vraiment y croire (voire carrément pas du tout) et puis hop, quand elle touche le livre d’Henry, elle est subitement assaillie par des flashs et ça y est, elle y croit ! Je pense que cette révélation était trop rapide. Elle aurait dû se faire graduellement, sans pour autant durer dix épisodes, mais elle aurait dû se faire par paliers pour rester en cohérence avec la longueur de l’errance d’Emma.

 

En ce qui concerne le monde magique, j’ai encore du mal à cerner ce qu’il est réellement. Au départ, je pensais qu’il se trouvait dans une époque appartenant au passé. Regina avait alors fait voyager tout le monde dans le futur et du coup, une fois la malédiction brisée, tout ce monde serait retourné dans le passé. Or cette hypothèse est contredite par l’existence de la mine, vestige de l’autre monde. Alors du coup, est-ce que le monde des personnages de contes est un monde parallèle ? Encore une fois, à cause de la mine, ce n’est pas possible non plus. D’ailleurs, ce serait assez compliqué car dans ce cas, si Regina & Cie. venaient d’un monde parallèle, où seraient passés ceux du monde vers lequel ils ont été transférés ? Mon esprit rationnel ne peut s’empêcher de se poser cette question. Je ne suis pas fermée aux possibilités, mais je les préfère quand elles gardent une certaine cohérence. Là, j’aimerais savoir quel est ce monde où ont évolué les personnages avant la malédiction. Et pitié, que ce monde ne vienne pas d’un livre sinon ce serait trop tiré par les cheveux. Surtout pour Emma : vous imaginez, "au fait, tu viens d’un livre, donc à l’origine, tu n’es même pas censée être réelle" (bonjour les conséquences psychologiques). Et enfin, qui est l’auteur du livre d’Henry ?

 

Globalement, Once Upon a Time est une réussite, tant au niveau des intrigues, du rythme, que des costumes. Ce concept de personnages de conte victimes d’une malédiction et propulsés dans le monde contemporain peut paraître au premier abord étrange, mais une fois qu’on a adhéré au concept, ça passe et ça se regarde avec beaucoup de plaisir.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Séreicalement vôtre,

VK