25 sept. 13

TV reviews in English: section open!

 

Hello, guys!

 

I decided to dedicate a section to reviews in English, to discuss about TV series with people who don’t speak French. I apologize in advance for the mistakes.

The reviews may not follow the original airings. The reviews won’t cover the entire list of TV series (this is not the purpose anyway^^).

The reviews will reflect my personal opinion: I’m not trying to give a serious and neutral one. I’m sharing how I felt about the episode. Don’t hesitate to react (but politely, please): it will be nice to talk with other fans.

Of course, you’re invited to read the articles in French!

 

See you soon,

VK

Posté par VK Serie à 08:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


20 sept. 13

HANNIBAL (PILOTE 2012/2013)

 

hannibal

Synopsis : L’exploration de la relation entre Hannibal Lecter et Will Graham…

 

Le pilote de Hannibal est une réussite de par sa mise en scène et l’introduction des deux personnalités troublantes que sont Lecter et Graham. L’aspect meurtres en série n’est pas négligé, mais il est dépassé par les deux éléments ci-dessus qui sont les plus captivants. La première scène fascine et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Une ambiance violente, sanglante, cauchemardesque, irréelle. On est immédiatement happé par la noirceur qui se dégage. Cette ambiance se prolonge efficacement tout au long de l’épisode. Les flashs, les rewind, les « mises en situation » de Graham nous donnent l’impression d’y être, de courir apeuré en cherchant une issue de secours qui finit toujours en cul de sac. Graham et Lecter contribuent à cette atmosphère par leur solitude, leur intelligence, leur complexité. Pour Lecter, on peut ajouter son élégance froide. L’adjectif froide n’est, ici, pas péjoratif. Mads Mikkelsen est parfait pour le rôle de Lecter. Distingué, soigné, stoïque, il dégage une aura qui le rend énigmatique. Graham, quant à lui, est tout aussi mystérieux, mais je le qualifierai plutôt d’atypique. Atypique dans sa façon d’analyser, dans son comportement. C’est le type de personnage qui va agir de façon bizarre selon le point de vue des autres et attirer les regards interrogateurs, tandis que Lecter va plutôt être au-dessus de tout soupçon, être respecté. On a l’impression que le don d’empathie de Will est parfois plus une malédiction qu’un don, et que cette caractéristique peut le faire basculer tout à coup dans la folie. Son interprète, Hugh Dancy, a vraiment la gueule de ce genre de personnage.

Hannibal est un très bon pilote, sombre et violent. Beau pari pour un network.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 21:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 sept. 13

THE CLOSER

(ou The Closer L.A. : Enquêtes Prioritaires)

 

the closer 1

 

Voici mon humble hommage à cette série qui s'est terminée sur France 2 cet été, et depuis quelques années aux Etats-Unis. Ce cop show était vraiment spécial, et ce, pour plusieurs raisons dont je vous propose une petite liste (non régie par un ordre précis).

 

Raison  n° 1 : La qualité des scénarii.

Comme toute autre série policière centrée sur les homicides, The Closer présentait une affaire à chaque épisode. Jusque-là, rien de vraiment spécial. Par contre, le traitement de l'affaire l'était. The Closer avait cette particularité de restreindre le nombre de pistes et de suspects. Alors que d'autres séries nous abreuvent d'indices, de coupables potentiels et de rebondissements « après avoir soupçonné sept personnes, un élément révélé par le suspect n° 7 déjà suspecté et innocenté deux fois renvoie au suspect 4 qui est le véritable criminel »,  The Closer restait sur un nombre plus limité de suspects (sauf exceptions), voire un seul !. Elle réussissait avec brio à maintenir le suspense et notre attention. L'enquête partait dans une seule direction et on y restait. Tout reposait sur les intuitions (qui surprenaient souvent le téléspectateur) de Brenda Leigh Johnson et ses interrogatoires qu’elle menait d’une main de maître.

 

Raison n° 2 : Des personnages hauts en couleur.

Evidemment, les dynamiques entre les personnages et leur caractère participaient grandement à nous entraîner dans leurs investigations et maintenir le rythme. A commencer d'abord par le chef Johnson, détective hors pair flairant tout élément incohérent, jouant la comédie à la perfection pour mieux tromper les criminels. Le tout avec son immense sac à main qui la faisait plus ressembler à la desperate housewive avide de shopping qu'à une femme flic. Je pourrai continuer pendant des lignes mais je les réserve pour un autre paragraphe. Autour d'elle évoluaient des hommes tout aussi attachants et drôles. En réalité, ils l’étaient dans leurs interactions les uns avec les autres et avec Brenda. Je vais d’ailleurs poser une limite sur cette série. La série reposant principalement sur Brenda, il était logique de la voir davantage mise en avant par rapport aux autres. Toutefois, il y avait peut-être un peu trop de policiers dans son équipe. Surtout les policiers masculins : la parité en prenait un coup. Par conséquent, certains inspecteurs n'étaient pas égaux en termes de présence et d'approfondissement du personnage. Je pense à l'Afro-Américaine (dont j'ai complètement oublié le nom, ce qui appuie mon propos) que je trouvais presqu'inutile tant elle était étouffée par la forte présence de Brenda et le peu de temps qu'il restait pour tous les autres. Je parle d'elle, mais plusieurs autres connaissaient son cas en fonction des épisodes où, en définitive, leur rôle consistait à faire un point sur les indices récoltés et de temps à autres, émettre une petite hypothèse lors des briefings. Provenza s'en sortait mieux cependant. En tout cas, son personnage m'a vraiment marquée par ses espiègleries avec Flynn (mais pas uniquement qu’avec lui), sa répartie, son don de toujours connaître des situations cocasses (se trouver lié malgré lui à un crime), et son chapeau^^ ! Sinon, les interactions Brenda/Pope, Brenda/Fritz ou Brenda/ses parents étaient justes hilarantes, même si parfois, Brenda, soyons justes, faisait preuve de mauvaise foi^^. Mais la voir exaspérer ses interlocuteurs (pas seulement Fritz, Pope et ses parents) rendait The Closer pétillante et nous apportait une bonne bouffée d'air frais et de rires.

 

Raison n° 3 : Des protagonistes qui nous ressemblent.

Envie de voir de jeunes héroïnes minces, sexys ; et des jeunes beaux gosses à la musculature parfaite à vous faire fantasmer ? Et bien passez votre chemin ! The Closer marquait un point dans la présentation de protagonistes qui ressemblent à monsieur et madame tout le monde. Je n'ai rien contre le genre de héros décrits au début de ce paragraphe, mais il était agréable de voir qu'ils ne représentaient pas la majorité dans la série. Je ne dis pas non plus que les héros de The Closer étaient moches. Ils avaient chacun leur charme, aussi bien physiquement que du point de vue du caractère. The Closer, pour moi,  c'est un peu comme la publicité du produit cosmétique avec les femmes « normales » au lieu des stars/mannequins au physique totalement éloigné des 90% de la population mondiale. On était face à une galerie de quadragénaires/quinquagénaires pour la majorité qui étaient actifs et non pas simplement relégués aux rôles de parents ou autres seconds rôles. Ici, ils enquêtaient, faisaient appel à leur expérience, leur flair.  Je trouve que c’était bien joué de la part des scénaristes/de la chaîne (TNT) d’avoir choisi de ne pas se focaliser sur une équipe de plus jeunes. C’est ce qui différenciait The Closer.

 

the closer 2

 

Raison n° 4 : La bande son.

Blues, lounge, j’adore ces musiques qui accompagnaient les épisodes et accentuaient l’ambiance de la scène .

 

Raison n° 5 : Kyra Sedgwick.

Si Kyra Sedwick n'avait pas été Brenda Leigh, The Closer n'aurait pas eu le même charme. La prestation de l'actrice était parfaite, incroyable. Elle excellait dans tous les registres : comique, tragique (son cri quand elle découvre le corps sans vie de sa mère est déchirant), suspens (lors des interrogatoires). Son personnage rayonnait en permanence et captait pleinement l'attention du téléspectateur (peut-être parfois au détriment des autres personnages). Ses « pour l'amour du ciel » resteront inoubliables. Ses pauses chocolat resteront inoubliables : merci à la série d’avoir montré une femme mangeant avec plaisir du chocolat sans être obsédée par son poids (car la norme est la minceur) parce que c’en devient énervant. Sa façon de se faire passer pour une ignorante avant de mettre KO les coupables restera inoubliable. Ses tenues resteront inoubliables (ou l’art d’arriver en robe à fleurs et talons aiguilles sur une scène de crime en pleine forêt où gisent cinq cadavres mutilés et une mer de sang frais). Son sac restera inoubliable. Ses mimiques, son attitude étaient parfaites. Je dirai même que le capitaine Raydor avait en elle un peu de Brenda. En fait, il faut voir Kyra Sedgwick à l'œuvre pour comprendre en quoi sa prestation dans la série lui conférait toute sa force et son identité.

 

Il y aurait, je n'en doute pas un seul instant, beaucoup d'autres choses à dire sur cette série, mais pour conclure, car toutes les bonnes choses ont une fin, je dirai que The Closer était une pépite. Elle va beaucoup me manquer.

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

01 sept. 13

PROFILAGE, SAISON 3

 

Alors que la saison 4 arrive à grands pas, je vous propose un moment nostalgie avec cette review de la saison 3. J’avais écrit un retour sur cette saison 3 l’année dernière, mais je l’ai perdue… Qu’importe, je me relance avec plaisir dans cet exercice, même sans mémoire exhaustive de cette saison.

Après la mort de Pérac, je craignais ne pas m’habituer à Rocher. Fort heureusement, les auteurs ont très bien introduit ce nouveau personnage et la  dynamique Chloé/Rocher, grâce à l’élaboration d’une personnalité et d’une dynamique différentes par rapport à ce qui existait sous l’ère Pérac. Sous ses airs de flic de terrain, expérimenté, dur et efficace, Rocher est pragmatique et ne néglige pas la criminologie dans une enquête. Il étonne par ce contraste et évite l’installation d’un déjà-vu, i.e. un personnage comme Pérac réfractaire à l’arrivée de Chloé. Il y a donc un renouveau. La relation entre Chloé et Rocher est attachante, les deux se respectant et se souciant de l’autre sans effusion de sentiments.

 

Concernant la qualité des enquêtes, je n’ai rien de particulier à dire, si ce n’est qu’elles continuent à être menées d’une main de maître.  En tant que fan de séries policières, je suis très satisfaite de celles que je vois dans Profilage, et elles n’ont rien à envier à Castle, Les Enquêtes de Murdoch, Mentalist, Esprits Criminels, etc. Il y a des rebondissements, de la réflexion (on ne s’appuie pas uniquement sur les analyses scientifiques d’indices), de l’humour, des images illustratives du ressenti des criminels (éventuellement d’autres personnages). La qualité est toujours au rendez-vous.  Les histoires hors-enquêtes continuent à être développées : la recherche de l’assassin de la femme de Rocher, la relation de Chloé avec le juge. D’ailleurs, cette dernière fut extrêmement rapide. Je ne m’attendais pas du tout à ce que Chloé succombe au juge aussi rapidement (à la fin de l’épisode où elle le rencontre pour la première fois). Ceci contraste avec sa réserve, sa difficulté à se montrer sociale. Ou alors ceci est le signe d’une évolution de Chloé : elle s’ouvre, montre ses sentiments, n’a plus peur. Malheureusement pour elle, les choses sont loin d’être simples… Alors que je ne m’attendais pas à cette relation, je m’attendais encore moins à ce que Chloé tombe enceinte et encore moins à ce qu’elle perde son enfant. Ce dernier point fut la surprise totale. J’étais vraiment persuadée qu’elle allait écrire une nouvelle page de sa vie, à savoir être mère, et à nous faire profiter de scènes comiques inoubliables avec son bébé. Son attitude face à l’arrivée du bébé dans l’épisode sur le journaliste retenu par les farcs était déjà prometteuse : voire Chloé s’écarter du bébé comme s’il était un produit radioactif était hilarant.

 

profilage

 

J’émettrai juste une réserve sur la machination de l’avocate se rapprochant de Rocher pour atteindre Lamarck. Il m’a semblé qu’elle s’était compliquée la vie en montant son coup. En effet, elle avait commencé par intimider Rocher concernant le meurtre de sa femme, ce qui avait profondément agacé le commandant. Par conséquent, il n’était pas certain que celui-ci entame une relation avec elle et donc, qu’elle puisse être en mesure d’approcher Lamarck. Même si parfois des personnages qui se détestent au début finissent par entamer une liaison, cette tactique relevait du pile ou face. Néanmoins, un deuxième visionnage serait bienvenu : j’ai peut-être raté des éléments. D’autre part, l’accident de Chloé et Rocher dans le double épisode final paraissait bien fade. Je m’explique : le complice de l’avocate percute la voiture de Rocher et Chloé par l’arrière et cette dernière finit sa course dans un petit fossé. Frustrée, j’imaginais une course poursuite sur la route (avec collisions latérales entre les voitures), avant que le véhicule de Rocher et Chloé sorte de la route, fasse quelques tonneaux et s’écrase lourdement sur le sol. Par contre, j’ai bien aimé cette façon de mener l’enquête à travers l’inconscient de Chloé, et la scène où Rocher fait mine de connaître le prénom de la légiste (grand moment de solitude^^). Mis à part le détail sur l’accident, le double épisode final était excellent. 

 

Enfin, c’est dommage de ne pas savoir exactement ce qu’est devenue cette fameuse Louise : est-elle en prison (ou dans un centre psychiatrique) ? Je suppose que oui, mais on n’en a jamais vraiment eu la confirmation. C’est un détail qui me turlupine… car un léger flou peut ouvrir la porte à des idées… Et que signifie cet appel qu’a reçu Chloé en fin de saison ? Est-ce que sa mère est bel et bien en vie, ou est-ce une machination d’une personne malfaisante ? Si c’est bien sa mère qui était au téléphone, quelle sombre histoire se cache derrière son prétendu assassinat par le père de Chloé ? Lamarck jouait-il un rôle dans tout ceci ? Etait-ce un complot pour mettre hors jeu le père de Chloé ? Etait-ce une tactique pour protéger la mère de Chloé de quelque chose ou quelqu’un (une sorte de protection de témoin)? On attend avec impatience la saison 4 !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

29 août 13

BANDE ANNONCE REAL HUMANS, SAISON 2

 

Voici une BA de la saison 2 De Real Humans qui démarrera en Suède le 1er décembre.

(BA en VO)

Les premières minutes de cette saison avaient été dévoilées lors du festival Série Séries en juillet 2013. Vous pouvez y lire mon retour sur celles-ci : festival Série Séries 2013. Vous pouvez également lire ma review de la saison 1.

 

Seriecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 19:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


21 août 13

Le blog a son facebook !

Bonjour chers lectrices et lecteurs,

Bonne nouvelle : le blog a enfin sa page facebook ! 

Elle se trouve au lien suivant : Sériecalement Vôtre facebook

J'espère vous y retrouver bientôt !

VK

 

Posté par VK Serie à 07:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 juil. 13

SERIE SERIES 2013

 

DSC02431

Séance "Real Humans"

Samedi 6 juillet, je me suis rendue au festival Série Séries à Fontainebleau. Le beau temps fut au rendez-vous, ce qui rendit cette journée agréable. Assister à l’étude de cas Real Humans dans le théâtre municipal la rendit encore plus.

Si vous ne connaissez pas cette série suédoise, je vous la conseille vivement car elle est excellente. Vous pouvez lire si vous en avez envie ma review. En une phrase, la série présente un monde où des robots, appelés hubots, sont utilisés par les hommes pour réaliser diverses besognes.

 

Stefan Baron, directeur des programmes fiction et sports de la chaîne SVT qui diffuse la série (à droite sur l'image) ; Henrik Widman, producteur (2ème à gauche en partant de la droite) ; et Marie Robertson, interprète de Bea (3ème à gauche en partant de la droite) ; participèrent à cette session. Les échanges furent d’abord précédés d’un extrait du début de la saison 2 (une version de travail), dont voici quelques éléments :

ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS

*Un virus informatique menace les hubots. L’un des hubots contaminés s’attaque à un humain dans le métro et Inger est témoin de la scène.

*Bea rencontre deux ouvriers... rencontre mortelle pour l'un d'entre eux.

*Vera est maintenant chez les Engman (et irrite Hans…).

FIN SPOILERS – FIN SPOILERS

 

La projection s’est prolongée avec une séance de questions-réponses.

*On a appris qu’un pilote de 8 minutes avait été réalisé pour convaincre la chaîne.

*Le budget avoisine les 750-850 mille euros par épisode, aussi bien pour la saison 1 que la saison 2. *La saison 2 ira vers plus de suspens. Il y aura un durcissement du conflit entre groupes favorables à la cohabitation humains/hubots et groupes défavorables à cette évolution. D’ailleurs, un parti politique fera son apparition au cours de cette saison.

*La saison 2 sera diffusée à partir du 1er décembre en Suède. La date officielle pour Arte n’a pu être dévoilée.

*Une saison 3 est d’ores et déjà prévue et devrait entrer en développement cet automne.

*Stefan Baron ne voit pas Real Humans comme une série de science-fiction en premier lieu, mais plutôt comme une série explorant notre société.

*SVT a diffusé Les Revenants (Canal plus) sur internet puis à la télévision. La série a été bien accueillie.

(Liste non exhaustive)

 

Je suis contente que la série aille vers une troisième saison car il y a tant de possibilités d’intrigues. D’ailleurs, les créateurs/producteurs avaient conçu Real Humans en y laissant une porte ouverte pour une vie au-delà de la première saison. Je n’ai pas vu le temps passer lors de cette séance. Et clou du spectacle, j’ai pris une photo avec Marie Robertson, alias Bea ! Yes, I really met a hubot^^ !

 

 

DSC02449

Séance "According To Robert"

L’après-midi, j’ai découvert le pilote d’According To Robert, série hollandaise. Elle raconte l’histoire de Robert, cinquantenaire chassé hors de chez lui par sa femme, après avoir succombé à un acte de violence. Déboussolé, il va devoir reprendre sa vie en main…

 

Le pilote est rythmé, les dialogues fusent, on va à 100 à l’heure (ce qui est compréhensible car l’épisode ne dure que 25 minutes). On suit un (anti)héros qui voit sa vie chamboulée et doit apprendre à faire avec et avancer, tant bien que mal. Il rencontrera d’ailleurs un jeune garçon qui jouera un rôle majeur dans sa reconstruction (d’après ce que j’ai compris…) et aura droit à des séances chez une thérapeute. Les personnages semblent intéressants et avec chacun leur part de folie. Toutefois, le pilote est un peu trop loufoque à mon goût. De plus, le facteur déclencheur de la remise en question du héros ne (me) permet pas d’adhérer totalement à ce dernier. En effet, Robert gifle sa femme parce qu’il n’était pas content, le monsieur, et je n’aime pas trop ce genre de violence. Vous pourrez penser que j’en fais toute une histoire, que cette série n’est qu’une comédie et donc je prends les choses trop au sérieux, pourtant, ce genre d’attitude m’horripile. J’aurais préféré un autre « pétage » de plomb pour déclencher l’histoire, du style le type n’est pas content et se met à tout casser dans un supermarché du coin, sous les yeux éberlués des clients et caissiers. Je trouve ça plus drôle. J’ai cependant aimé la réalisation et ce choix de « faire revenir » Robert et sa thérapeute en tant que spectateurs et commentateurs dans les flashbacks montrant les « crises » de Robert. Globalement, cette série a l’air vraiment sympathique et promet de bons moments de rires et situations cocasses.

 

Après la projection, le réalisateur Joram Lürsen (à gauche sur la photo) est venu nous en dire plus sur la série.

*Peter Blok et Maria Goss, mariés à la ville comme dans la série (Peter joue Robert), ont créé la série et ont développé l’idée lors de vacances en Croatie. C’est Maria, aussi auteur de théâtre, qui a écrit les épisodes. Joram Lürsen a collaboré à l’écriture en y apportant ses avis, ses commentaires.

*La version finale d’According To Robert est très différente de la version originale. Ceci s’explique par des problèmes budgétaires.

*La première saison compte 8 épisodes de 25 minutes. Elle a bénéficié d’un budget d’environ 120 mille euros par épisode.

*Chaque épisode a nécessité 3,5 jours de tournage. A noter que toutes les scènes se déroulant dans le cabinet de la thérapeute ont été tournées en premier. Cette modalité de tournage a été facilitée par le faible nombre d’épisodes.

(Liste non exhaustive)

 

Après la séance According To Robert, le premier épisode de la saison 3 de Downton Abbey fit son apparition sur les écrans.

Bilan de la journée : elle est passée très vite, mais elle fut très agréable. Vous trouverez les photos de la journée dans la galerie photo. Un léger bémol tout de même : ce serait bien que le festival dure tout le week end également^^.

 

Et vous, y étiez-vous ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

Sériecalement vôtre,

VK

12 juil. 13

HAWAII FIVE-0, SAISON 3

(diff fr)

Hawaii 5-0 reste régulière dans le niveau des enquêtes traitées au cours des saisons. Globalement, les enquêtes sont bonnes et ont toutes leur lot d’action, de chamailleries entre les personnages (pour être plus précis, entre Steve et Danny). On note cependant une montée des intrigues personnelles et des fils rouges. De la mort du père de Steve, on est passé à Wo Fat (et ses évasions incessantes) et le retour d’entre les morts de Doris, la mère de Steve, retour accompagné de ses zones d’ombres. Entretemps, on s’est attaché à la relation entre Danny et sa fille ; on a assisté au retour en grâce de Chin aux yeux de la police et à son histoire d’amour à la fin tragique ; et Kono s’est entichée d’un fils de yakuza souhaitant revenir dans la légalité. Finalement, Hawaii 5-0 n’est pas tombée dans l’écueil de se focaliser uniquement sur Steve et ses rebondissements familiaux, et c’est ce que j’apprécie.

 

hwaii 2

 

Au vu de ce qui s’est passé dans le final de la saison 3, je verrais bien un début de saison 4 divisé en deux lieux d’action : d’un côté Kono et Adam ne connaissant malheureusement pas de répit dans leur cachette, et d’un autre côté, Hawaii avec la recherche des yakuzas et les enquêtes traditionnelles. Quand je dis début de saison, je pense plus aux dix premiers épisodes (environ). N’y consacrer qu’un épisode en deux parties serait bien trop court et non crédible pour la tâche à réaliser. Par ailleurs, montrer davantage Kono en action et en difficulté serait bienvenu (on la voit trop souvent au bureau). Ensuite, toute l’équipe serait à nouveau réunie pour de nouvelles aventures et à ce moment, il serait bien de varier de temps en temps les duos… En ce qui concerne la scène finale de la troisième saison entre Steve et Wo Fat, loin d’impressionner, elle en devient un déjà vu pour cette série. Je m’explique : comment se fait-il que les méchants arrivent toujours à pénétrer les lieux placés sous sécurité maximale ?? Et que va-t-il advenir de Wo Fat ? Va-t-il encore s’échapper ou être enlevé (même s’il a été dit qu’on était venu pour le tuer) ? Encore un énième face à face qui va apporter une autre question sans réponse ? On a vu tant de fois ce genre de scène catastrophe qu’elle en a perdu sa saveur.

 

Pour terminer, je citerai les épisodes qui m’ont marquée. Je compte parmi eux la virée dans la forêt avec le groupe scout (ou un groupe de ce genre) de la fille de Danny (même pas tranquille dans la forêt !) ; le tueur aux prothèses de bras : même si cette histoire de vengeance n’était pas en elle-même innovante, c’est cette caractéristique du tueur qui m’a plu, ainsi que l’importance accordée à ses scènes où peut le suivre dans sa démarche. Les pérégrinations de Steve et Rollins en Corée du Nord pour retrouver le corps de l’ami de Steve m’ont touchée, et le type qui kidnappe une gamine et l’emprisonne pour recevoir 500 dollars d’allocations m’a juste horrifiée (comment peut-on faire une chose pareille ?!?!). La mise en scène de l’épisode avec la journaliste amenait un agréable changement. Quant au passage express (mais non moins original) de Chin en prison accompagné d’une émeute des prisonniers, le dénouement de l’épisode était tiré par les cheveux. Etrange que le 5-0, à lui seul (soit trois personnes) arrive à pénétrer dans la prison, se frayer un passage parmi la horde de prisonniers en ébullition, récupérer Chin et repartir avec autant d’aisance et aussi rapidement, pendant que des troupes de policiers à l’extérieur ont l’air d’être complètement dépassées par cette situation ? Quant au final, je ne m’attendais pas à voir un épisode non centré entièrement sur Kono, mais c’était aussi un traitement différent. Enfin, la mère de McGarrett est un sacré personnage et je suis à 100% pour plus de scènes où la mère et le fils se la jouent agents secrets en mission.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

15 juin 13

REAL HUMANS, SAISON 1

(diff fr)

 

Real-Humans-Photo-03

 

Je résumerai cette série (plus exactement saison) en trois adjectifs : unique, étrange, envoûtante. Unique par son thème : des robots à la forme humaine qui s’occupent de besognes délaissées par les vrais humains, dans un monde tout à fait terre à terre, à prendre dans le sens non science-fiction. Etrange par son thème et les diverses intrigues présentées au cours de la saison. Parce qu’à la base, c’est étrange d’avoir eu l’idée de construire des robots ayant l’aspect d’hommes et de femmes. Il est évident que ça soulèverait des questions, que ça perturberait le train-train quotidien des vrais hommes et femmes. « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? ». En l’occurrence, oui ; et nous aussi, nous nous attachons à vous. L’attachement de Lennart à Odi, puis de la famille Engman à Anita/Mimi paraît bizarre mais n’est pas si bizarre en fin de compte. C’en est même touchant. Forcément, quand bien même ces hubots restent des machines, le fait qu’ils parlent, se déplacent comme des humains et leur ressemblent ne peut laisser indifférent. Et donc Real Humans décrit bien ce processus d’attachement. On retrouve ce côté étrange dans les diverses relations entre humains et hubots : le mariage de je-ne-sais-plus-son-nom avec le robot Bo, le pauvre Tobias qui se découvre THS (pour trans hubot sexuel), les aventures du groupe d’hubots et de Leo, etc. Il y a aussi l'hypocrisie des humains. Je pense à Therese qui bidouille Rick pour le transformer en meilleur amant puis se débarrasse de lui quand elle n'en veut plus, après l'avoir bien utilisé... Certes, Rick était devenu bizarre, non, soyons francs : il s'était transformé en pervers, toutefois, Therese était à l'origine de cette transformation. Quant aux anti-hubots, leurs raisons ne sont pas dénuées de sens. Les hubots remplacent les hommes : alors que l’intention est bonne, elle finit par détériorer les relations humaines. Laisser des hubots s’occuper des personnes âgées, c’est un peu comme ne plus vouloir prendre en charge soi-même ces personnes et les abandonner…  Côté hubots, comment peuvent-ils ressentir des émotions ? Comment fonctionnent-ils ? Qui a eu l'idée de les créer ? Tels sont les points que je souhaiterais voir approfondis. Un personnage travaillant dans une usine de production d'hubots serait intéressant à suivre, et pourquoi pas une rébellion de ces machines dans l'usine?

 

Il y a une multitude de personnages dans la série, mais chacun a sa place dans l’histoire. Il y a même un renversement de l’importance des personnages : quand certains sont très présents au début, ils cèdent peu à peu leur place à ceux qui l’étaient moins et qui je pense, gagneront en puissance dans la seconde saison. Real Humans n’y est pas allée de main morte pour clore la saison 1 : une hécatombe dans le propre sens du terme s’est produite… Du coup, on ne sait pas jusqu’où peut aller la série, à la fois avec les personnages et les histoires, ainsi que les relations entre hubots et humains, mais on sait qu’elle peut aller loin, oser les idées les plus excentriques mais avec sérieux. Rien n’est acquis, il faut s’attendre à tout (même au pire). Par exemple, j’attends de voir si Inger va faire concevoir un hubot à l’effigie de son père décédé et surtout, comment ça va se passer. Ne serait-ce pas un peu malsain de faire « revivre » un disparu via un hubot ? Et, Bea, sans doute le protagoniste le plus complexe : quelles sont ses intentions ? Qui est-elle vraiment ? Rien n’est jamais certain et chaque épisode propose son lot de surprises, de rebondissements, tout au long d’histoires qui se déroulent sans précipitation : on a toujours le temps de découvrir, de comprendre et d’apprécier ce qui est présenté. Etrangement, on se laisse happé par l’histoire, les personnages et même si les épisodes ne sont pas forcément remplis d’action, d’effets spéciaux, de rebondissements en tout genre, pour ainsi dire, ils sont plutôt « calmes », on se laisse tirer par une force invisible qui fait qu’on a envie de découvrir la suite. Ajoutez à cela les flashbacks mystérieux et une lumière particulière utilisée et vous êtes comme envoûté par Real Humans. Et merci Arte pour nous l’avoir fait découvrir.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie

30 mai 13

PERSON OF INTEREST, SAISON 1

(diff fr) 

POI image 1

 

Ma critique de cette saison 1 ne prend pas en compte les deux derniers épisodes de ladite saison, dans la mesure où ils n’ont pas encore été diffusés en France (ils lanceront la saison 2 l’année prochaine). 

Quand je pense à Person of Interest (ou POI), je pense immédiatement à plusieurs termes positifs : captivant, brillant, intelligent, maitrisé, sans temps mort… Bref, cette série est géniale. Même si le concept de POI rappelle jusqu’à un certain degré Minority Report dans la mesure où la série et le film proposent une possibilité d’anticiper un crime (via une machine dans POI, via des humains dans Minority Report) et des protagonistes dont la mission est d’éviter ces crimes, et n’est peut-être pas aussi novatrice qu’on le pense par son point de départ, son traitement en reste éloigné du film et se distingue aisément et efficacement des autres séries. D’ailleurs, elle prouve que CBS ne fait pas que multiplier les cops shows traditionnels (un crime, des policiers, une enquête) mais sait proposer des séries différentes. En réalité, il demeure un soupçon de cop show dans Person of Interest puisque les deux justiciers de l’ombre, Finch et Reese, mènent à leur façon une enquête pour en savoir plus sur l’élu(e) du jour et cherchent les indices pour mieux le/la protéger du crime ou l’empêcher d’en commettre un s’il s’avère qu’il ou elle est le tueur. Ce soupçon cop show se retrouve en outre en les personnes des deux policiers, Fusco et Carter, qui résolvent eux-aussi des crimes toujours liés de près ou de loin aux affaires de Finch et Reese. Cette dimension policière est présente mais heureusement, elle fait office d’ambiance. Elle n’est pas le cœur du sujet, celui-ci étant la mission de Finch et Carter, mais il est évident que cet élément enquête ne pouvait pas être ignoré pour des raisons de cohérence : comment éviter un crime si on ne se montre pas un minimum curieux au sujet des gens potentiellement impliqués dedans ?

 

Ce qui fait la différence et le charme de Person of Interest, c’est cette atmosphère paranoïaque qui nous englobe. On en ressort avec cette sensation que n’importe qui peut nous épier, grâce aux nouvelles technologies et aussi grâce à notre tendance à utiliser ces nouvelles technologies et y publier des données plus ou moins personnelles. Le « souriez, vous êtes filmés » (voire plus) et la « théorie du complot »  trouvent toute leur puissance dans cette série et nous amènent à réfléchir sur ce qu'on peut laisser sur internet. Pour citer un personnage de Criminal Minds, « When it's on internet, it's forever ». N'importe qui peut nous épier, nous nuire. Je ne suis pas spécialement de nature parano, mais avec l’augmentation des vols d’identité et le harcèlement sur internet qui provoquent des ravages, ça me fait réfléchir… Pour vivre heureux, vivons cachés… On ne sait plus à qui faire confiance et cette méfiance s'exerce même vis-à-vis des forces de l'ordre, ce qui accroît ce sentiment d'insécurité. Cette atmosphère paranoïaque se poursuit en outre dans les personnages mêmes, puisqu’après tout, on ne connaît pas grand-chose d’eux. Leur histoire nous est dévoilée par petits bouts, au travers de flashbacks bien dosés. On n’est pas abreuvé de flashbacks à toutes les sauces dans tous les épisodes : ils arrivent quand ils doivent arriver. On en découvre davantage sur les personnages au cours de cette saison, mais bien évidemment et heureusement, le mystère reste entier. Surtout : comment Finch s’est retrouvé dans son état physique actuel ? Je soupçonne une corrélation avec ce qui est arrivé à son ami… peut-être Finch s’en est-il occupé de quelle que façon qui soit ? Et cette machine, qu'est-elle exactement ? Comment fonctionne-t-elle? Où est-elle cachée? Va-t-elle être détournée à de mauvaises fins ? Elle a beau être une machine, elle n'en demeure pas moins aussi mystérieuse et intriguante... Ce sentiment d’être observé n’importe quand, n’importe où se ressent aussi dans le montage, avec ces petits carrés ciblant des personnes et l’échelle utilisée lors des flashbacks qui nous montre le retour en arrière.

 

POI 2 bis

 

A cette ambiance mystérieuse de théorie du complot s’ajoute des intrigues redoutablement efficaces et captivantes. On ne s’ennuie jamais, il y a toujours du rythme, il y a toujours des rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Ou alors, si on devine une possibilité, on reste surpris par la façon dont elle se concrétise : on n’a pas l’impression d’avoir à faire à un déjà-vu qu’on sent à des kilomètres car l’histoire nous embarque avec elle. John Reese, en plus d’avoir du charme, ne manque pas d’humour (comme la série d’ailleurs) avec ses répliques légères balancées en plein milieu d’une situation critique, et de style. Il arrive tranquille, l’air de rien, charmant dans son costume et vlan, voilà qu’il se bagarre avec des méchants et qu’il s’en sort sans presqu’aucune égratignure et le costume toujours impeccable. C’est aussi le genre de héros torturé, pas franchement souriant mais qui apparait comme le parfait gentleman, l’homme sur qui on peut compter, l’homme invincible, quoi. Parfois, cet aspect de héros solitaire se tirant toujours sans problème des situations les plus dangereuses pèse sur la crédibilité de la série. D'autres éléments également, comme le retour de l'ancienne coéquipière de Reese, qu'on croyait tous morte en Chine : elle a dû courir sacrément vite, Reese aussi, d'ailleurs, pour échapper au missile qui fonçait droit sur elle et Reese... Cependant, les excellents scénarii contrebalancent cette prise de liberté. Les divers éléments de fil rouge disséminés tout au long des épisodes promettent de futures intrigues excitantes avec des méchants (paradoxalement) fascinants. 

Pour conclure, Person of Interest est une très bonne série qui a su mêler espionnage, enquêtes, personnages et histoires complexes et palpitants. Elle a beaucoup de potentiel et j’espère qu’elle connaîtra le succès.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie