15 juin 13

REAL HUMANS, SAISON 1

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Je résumerai cette série (plus exactement saison) en trois adjectifs : unique, étrange, envoûtante. Unique par son thème : des robots à la forme humaine qui s’occupent de besognes délaissées par les vrais humains, dans un monde tout à fait terre à terre, à prendre dans le sens non science-fiction. Etrange par son thème et les diverses intrigues présentées au cours de la saison. Parce qu’à la base, c’est étrange d’avoir eu l’idée de construire des robots ayant l’aspect d’hommes et de femmes. Il est évident que ça soulèverait des questions, que ça perturberait le train-train quotidien des vrais hommes et femmes. « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? ». En l’occurrence, oui ; et nous aussi, nous nous attachons à vous. L’attachement de Lennart à Odi, puis de la famille Engman à Anita/Mimi paraît bizarre mais n’est pas si bizarre en fin de compte. C’en est même touchant. Forcément, quand bien même ces hubots restent des machines, le fait qu’ils parlent, se déplacent comme des humains et leur ressemblent ne peut laisser indifférent. Et donc Real Humans décrit bien ce processus d’attachement. On retrouve ce côté étrange dans les diverses relations entre humains et hubots : le mariage de je-ne-sais-plus-son-nom avec le robot Bo, le pauvre Tobias qui se découvre THS (pour trans hubot sexuel), les aventures du groupe d’hubots et de Leo, etc. Il y a aussi l'hypocrisie des humains. Je pense à Therese qui bidouille Rick pour le transformer en meilleur amant puis se débarrasse de lui quand elle n'en veut plus, après l'avoir bien utilisé... Certes, Rick était devenu bizarre, non, soyons francs : il s'était transformé en pervers, toutefois, Therese était à l'origine de cette transformation. Quant aux anti-hubots, leurs raisons ne sont pas dénuées de sens. Les hubots remplacent les hommes : alors que l’intention est bonne, elle finit par détériorer les relations humaines. Laisser des hubots s’occuper des personnes âgées, c’est un peu comme ne plus vouloir prendre en charge soi-même ces personnes et les abandonner…  Côté hubots, comment peuvent-ils ressentir des émotions ? Comment fonctionnent-ils ? Qui a eu l'idée de les créer ? Tels sont les points que je souhaiterais voir approfondis. Un personnage travaillant dans une usine de production d'hubots serait intéressant à suivre, et pourquoi pas une rébellion de ces machines dans l'usine?

 

Il y a une multitude de personnages dans la série, mais chacun a sa place dans l’histoire. Il y a même un renversement de l’importance des personnages : quand certains sont très présents au début, ils cèdent peu à peu leur place à ceux qui l’étaient moins et qui je pense, gagneront en puissance dans la seconde saison. Real Humans n’y est pas allée de main morte pour clore la saison 1 : une hécatombe dans le propre sens du terme s’est produite… Du coup, on ne sait pas jusqu’où peut aller la série, à la fois avec les personnages et les histoires, ainsi que les relations entre hubots et humains, mais on sait qu’elle peut aller loin, oser les idées les plus excentriques mais avec sérieux. Rien n’est acquis, il faut s’attendre à tout (même au pire). Par exemple, j’attends de voir si Inger va faire concevoir un hubot à l’effigie de son père décédé et surtout, comment ça va se passer. Ne serait-ce pas un peu malsain de faire « revivre » un disparu via un hubot ? Et, Bea, sans doute le protagoniste le plus complexe : quelles sont ses intentions ? Qui est-elle vraiment ? Rien n’est jamais certain et chaque épisode propose son lot de surprises, de rebondissements, tout au long d’histoires qui se déroulent sans précipitation : on a toujours le temps de découvrir, de comprendre et d’apprécier ce qui est présenté. Etrangement, on se laisse happé par l’histoire, les personnages et même si les épisodes ne sont pas forcément remplis d’action, d’effets spéciaux, de rebondissements en tout genre, pour ainsi dire, ils sont plutôt « calmes », on se laisse tirer par une force invisible qui fait qu’on a envie de découvrir la suite. Ajoutez à cela les flashbacks mystérieux et une lumière particulière utilisée et vous êtes comme envoûté par Real Humans. Et merci Arte pour nous l’avoir fait découvrir.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie


30 mai 13

PERSON OF INTEREST, SAISON 1

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Ma critique de cette saison 1 ne prend pas en compte les deux derniers épisodes de ladite saison, dans la mesure où ils n’ont pas encore été diffusés en France (ils lanceront la saison 2 l’année prochaine). 

Quand je pense à Person of Interest (ou POI), je pense immédiatement à plusieurs termes positifs : captivant, brillant, intelligent, maitrisé, sans temps mort… Bref, cette série est géniale. Même si le concept de POI rappelle jusqu’à un certain degré Minority Report dans la mesure où la série et le film proposent une possibilité d’anticiper un crime (via une machine dans POI, via des humains dans Minority Report) et des protagonistes dont la mission est d’éviter ces crimes, et n’est peut-être pas aussi novatrice qu’on le pense par son point de départ, son traitement en reste éloigné du film et se distingue aisément et efficacement des autres séries. D’ailleurs, elle prouve que CBS ne fait pas que multiplier les cops shows traditionnels (un crime, des policiers, une enquête) mais sait proposer des séries différentes. En réalité, il demeure un soupçon de cop show dans Person of Interest puisque les deux justiciers de l’ombre, Finch et Reese, mènent à leur façon une enquête pour en savoir plus sur l’élu(e) du jour et cherchent les indices pour mieux le/la protéger du crime ou l’empêcher d’en commettre un s’il s’avère qu’il ou elle est le tueur. Ce soupçon cop show se retrouve en outre en les personnes des deux policiers, Fusco et Carter, qui résolvent eux-aussi des crimes toujours liés de près ou de loin aux affaires de Finch et Reese. Cette dimension policière est présente mais heureusement, elle fait office d’ambiance. Elle n’est pas le cœur du sujet, celui-ci étant la mission de Finch et Carter, mais il est évident que cet élément enquête ne pouvait pas être ignoré pour des raisons de cohérence : comment éviter un crime si on ne se montre pas un minimum curieux au sujet des gens potentiellement impliqués dedans ?

 

Ce qui fait la différence et le charme de Person of Interest, c’est cette atmosphère paranoïaque qui nous englobe. On en ressort avec cette sensation que n’importe qui peut nous épier, grâce aux nouvelles technologies et aussi grâce à notre tendance à utiliser ces nouvelles technologies et y publier des données plus ou moins personnelles. Le « souriez, vous êtes filmés » (voire plus) et la « théorie du complot »  trouvent toute leur puissance dans cette série et nous amènent à réfléchir sur ce qu'on peut laisser sur internet. Pour citer un personnage de Criminal Minds, « When it's on internet, it's forever ». N'importe qui peut nous épier, nous nuire. Je ne suis pas spécialement de nature parano, mais avec l’augmentation des vols d’identité et le harcèlement sur internet qui provoquent des ravages, ça me fait réfléchir… Pour vivre heureux, vivons cachés… On ne sait plus à qui faire confiance et cette méfiance s'exerce même vis-à-vis des forces de l'ordre, ce qui accroît ce sentiment d'insécurité. Cette atmosphère paranoïaque se poursuit en outre dans les personnages mêmes, puisqu’après tout, on ne connaît pas grand-chose d’eux. Leur histoire nous est dévoilée par petits bouts, au travers de flashbacks bien dosés. On n’est pas abreuvé de flashbacks à toutes les sauces dans tous les épisodes : ils arrivent quand ils doivent arriver. On en découvre davantage sur les personnages au cours de cette saison, mais bien évidemment et heureusement, le mystère reste entier. Surtout : comment Finch s’est retrouvé dans son état physique actuel ? Je soupçonne une corrélation avec ce qui est arrivé à son ami… peut-être Finch s’en est-il occupé de quelle que façon qui soit ? Et cette machine, qu'est-elle exactement ? Comment fonctionne-t-elle? Où est-elle cachée? Va-t-elle être détournée à de mauvaises fins ? Elle a beau être une machine, elle n'en demeure pas moins aussi mystérieuse et intriguante... Ce sentiment d’être observé n’importe quand, n’importe où se ressent aussi dans le montage, avec ces petits carrés ciblant des personnes et l’échelle utilisée lors des flashbacks qui nous montre le retour en arrière.

 

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A cette ambiance mystérieuse de théorie du complot s’ajoute des intrigues redoutablement efficaces et captivantes. On ne s’ennuie jamais, il y a toujours du rythme, il y a toujours des rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Ou alors, si on devine une possibilité, on reste surpris par la façon dont elle se concrétise : on n’a pas l’impression d’avoir à faire à un déjà-vu qu’on sent à des kilomètres car l’histoire nous embarque avec elle. John Reese, en plus d’avoir du charme, ne manque pas d’humour (comme la série d’ailleurs) avec ses répliques légères balancées en plein milieu d’une situation critique, et de style. Il arrive tranquille, l’air de rien, charmant dans son costume et vlan, voilà qu’il se bagarre avec des méchants et qu’il s’en sort sans presqu’aucune égratignure et le costume toujours impeccable. C’est aussi le genre de héros torturé, pas franchement souriant mais qui apparait comme le parfait gentleman, l’homme sur qui on peut compter, l’homme invincible, quoi. Parfois, cet aspect de héros solitaire se tirant toujours sans problème des situations les plus dangereuses pèse sur la crédibilité de la série. D'autres éléments également, comme le retour de l'ancienne coéquipière de Reese, qu'on croyait tous morte en Chine : elle a dû courir sacrément vite, Reese aussi, d'ailleurs, pour échapper au missile qui fonçait droit sur elle et Reese... Cependant, les excellents scénarii contrebalancent cette prise de liberté. Les divers éléments de fil rouge disséminés tout au long des épisodes promettent de futures intrigues excitantes avec des méchants (paradoxalement) fascinants. 

Pour conclure, Person of Interest est une très bonne série qui a su mêler espionnage, enquêtes, personnages et histoires complexes et palpitants. Elle a beaucoup de potentiel et j’espère qu’elle connaîtra le succès.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie

03 mai 13

GLEE, SAISON 3

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Je le dis sans rougir de honte : j’aime Glee. Ce qui me plaît dans cette série, c’est qu’elle donne la pêche, au travers de ses chansons et chorégraphies, et ses personnages délirants (mention spéciale à Sue Sylvester dont je savoure chaque réplique cinglante et dont elle seule a le secret). Les intrigues ne déplacent pas les montagnes, cependant, certaines ou certains aspects de ces intrigues sont percutants. J’ai un faible pour la relation entre Kurt et son père. Je la trouve touchante. Pour en rester à cette saison 3 : le grand point fort de cette saison a été, pour moi (en tout cas, c’est l’impression qu’elle m’a donnée), le partage des interprétations. Il y a eu quelque chose de choral. Je trouvais dommage… non, je commençais à en avoir marre de ne voir et n’entendre que Rachel et Finn s’égosiller à pleins poumons à longueur d’épisodes, d’autant plus que le personnage de Rachel m’agace.

 

Là, je me permets un petit aparté sur ce couple (avec d’autres points). Vu les antécédents de Rachel, j’ai du mal à adhérer à ses sautes de compassion pour les soucis de ses camarades et franchement, comment Finn peut tomber amoureux d’une fille aussi difficile alors que lui est vraiment un type bien ? Enfin, ces deux personnages me donnent quand même de bons fous rires, mais ne sont pas les seuls dont il faut se soucier. Il y a une véritable richesse de personnages dans Glee, et je souhaiterais que certains ne fassent pas seulement office de faire-valoir en ayant, ô, bonheur, le privilège d’une intrigue anecdotique le temps d’un nombre restreint d’épisodes. Je pense notamment à Tina. En effet, elle a changé de look, et le pire, c’est que moi-même je n’y ai pas fait attention ! J’étais à 100% avec elle lors de son coup de gueule. Quand bien même c’est la dernière année de Rachel et que Tina fera partie des vétérans du glee club la prochaine année, qui peut lui assurer qu’elle aura droit à plus de solos ? Qui peut lui assurer qu’il n’y aura pas de nouveaux tellement doués qu’ils ne pourront ne pas avoir de solos eux-aussi ? J’étais un peu déçue que Tina « rentre dans le droit chemin » à la fin de son coup de gueule. J’aurais voulu que Rachel fasse un geste, même modeste, mais si fort symboliquement, et pas ce simple duo dans une salle sans spectateurs, ridicule à vrai dire puisqu’on en revient au point de départ : ok, Tina chante mais personne n’est là pour l’entendre et apprécier son talent et son duo avec Rachel.

 

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J’en reviens maintenant aux interprétations pendant cette saison. J’ai trouvé que chacun avait droit à ses moments (enfin, certains un peu moins que d’autres, mais je parle d’un point de vue général), et c’en était très plaisant. Coup de foudre pour la prestation des New Directions pour les communales, parfaite illustration de mon propos. Chacun contribuait vocalement aux chansons, le collectif en ressortait davantage, les chorégraphies étaient dynamiques, pétillantes. Même Mike a chanté ! Le choc ! Je ne comprends pas pourquoi sa voix a été censurée pendant les deux premières saisons : certes, il n’a peut-être pas l’étoffe d’un monstre des vocalises, mais tout de même, sa voix est bien, et les communales ainsi que son duo avec Tina pour la Saint Valentin l’ont prouvé. Ce meilleur partage a permis d’apprécier de plus en plus les autres talents et de mieux apprécier les voix de Rachel et Finn : chanter moins diminue l’effet de saturation et par conséquent, on devient plus disposé à écouter. J’ai découvert Damian McGinty, que je verrais bien en crooner, à la Michael Bublé dont il a interprété Home. J’ai savouré la voix de Chris Colfer, unique. Dommage que son personnage n’ait pas été admis à la NYADA, contrairement à Rachel. Si lui aussi avait fait un solo lors des nationales, je suis certaine qu’il aurait été pris. Je suis même un peu  étonnée que les New Directions aient remporté les nationales. Bien sûr, c’est formidable pour eux, mais j’ai eu l’impression que les Vocal Adrenaline étaient à un niveau au-dessus. La chorégraphie était plus spectaculaire, plus technique, d’ailleurs, on le voyait rien qu’aux visages du glee club pendant le numéro de leurs concurrents. Pour les New Directions, le tableau était peut-être un peu plus « fou », on avait l’impression que ça partait dans tous les sens sans vraiment de cohérence (cette remarque concerne plus la dernière chanson). Cependant, le tableau était plus vintage, ambiance années folles, que celui des Vocal Adrenaline.

 

Sinon, pour les moins de cette saison : je citerai la tentative de suicide de Dave Karofsky. Ce fut un sujet grave mais traité trop rapidement. J’aurais préféré voir un peu plus de scènes où Karofsky subissait les moqueries cruelles de ses camarades avant de passer à l’acte, le tout sur un ou deux épisodes. En effet, ici, on a dû avoir une ou deux séquences de ce genre. Je ne suis pas du genre à souhaiter faire durer un plaisir morbide, mais quand on traite un sujet aussi grave, il faut le faire bien, même si la série est plutôt dans le positif, l’énergie ; ou alors il ne faut pas du tout en parler. Ici, j’avais l’impression que la décision de Dave arrivait trop subitement. L’après tentative ne fut pas très développé non plus : il aurait été bien de montrer une ou deux fois Kurt en train de demander des nouvelles de Dave. Oui, Kurt assurait son soutien à Dave dans la chambre d’hôpital, mais voir concrètement ce soutien aurait été bienvenu (une visite de Kurt chez Dave ou Kurt défendant Dave devant ses parents qui le voient comme un monstre, par exemple). Autre moins de cette saison : le ramollissement de Sue. Je ne sais pas ce qu’elle va devenir dans la saison 4 mais sa transformation en Sue gentille lui a quelque peu retiré de son ampleur de furie légendaire. Elle gardait encore des répliques d’anthologie, cependant, il manquait ce quelque chose qui m’avait fait aimer la méchante Sue. Cette évolution peut s’avérer intéressante, j’espère néanmoins qu’elle ne se retournera pas contre elle en définitive, en la rétrogradant en personnage faisant partie du décor car Glee y perdrait un élément non négligeable.

Je pourrais aborder plein d’autres éléments de cette saison 3, mais je vais en rester là car j’ai dit ce qui m’avait le plus marquée.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

11 avr. 13

HAWAII FIVE-O, 3*01, "LO A MAKUAHINE"

Une de perdue, deux de retrouvées, et un en cavale…

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Hawaii

 

L’épisode reprenait là où le final de la saison 2 s’était arrêté. C’était un bon épisode qui mêlait toutes les émotions : joie, peur, tristesse, étonnement, incompréhension. Kono était sauvée, mais à vrai dire, on s’en doutait un peu. Au passage, j’étais étonnée de revoir Adam, je pensais qu’il était en prison… J’étais aussi étonnée que la femme de Chin connaisse cette triste fin. Je pensais vraiment (et j’avais envie) qu’elle survivrait. Je n’étais pas particulièrement fan de ce personnage, mais voir Chin heureux en ménage me plaisait. Apparemment, les scénaristes ne partageaient pas le même avis. Ce drame pourra jouer sur la personnalité de Chin (en bien ou en mal).  De son côté, Steve retrouvait sa mère. Mon instinct ne m’avait pas trompée : la fausse mort de la mère de Steve et donc sa simulation de l’explosion de sa voiture faisait partie de mes hypothèses. Maintenant, on sait qui est Shelburne, et j’apprécie qu’Hawaii Five-O nous l’ait dévoilé lors de cet épisode (ou plus exactement, lors du dernier épisode de la saison 2). Le mystère s’est étalé sur une durée raisonnable au lieu de revenir à la charge de temps à autres et de s’éterniser au fil des années. Cet aspect est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage car finalement, nous avons une réponse claire et non pas évasive. On boucle une boucle et ça, ça fait du bien. Par contre, c’est aussi un inconvénient dans la mesure où maintenant qu’on connaît la vérité, et bien, il n’y a plus la question à un million de dollars qui était l’un des éléments de base de la série. Heureusement, les scénaristes avaient tout prévu et nous ont amené un deuxième mystère : pourquoi maman Steve n’a pas tué Wo Fat (ou blessé pour le désarmer) ? Après tout, elle avait bien tué son père, non ? Et là, je joue la fille qui casse tout : en fait, elle est la mère de Wo Fat… ou alors, elle a eu un enfant avec le père de Wo Fat, donc forcément, il y a un lien spécial entre elle et Wo Fat… oui, mon esprit peut me jouer des tours parfois... Finalement, on a un second mystère qui pourrait bien durer deux-trois saisons, donc c’était bien joué.

 

Tant qu’on parle de Wo Fat, celui-ci a encore réussi à s’échapper. J’avoue que ces évasions incessantes commencent légèrement à m’agacer, quand bien même elles seraient nécessaires pour faire avancer les mystères qui jalonnent la série. Le coup du prisonnier qui s’échappe en revêtant l’uniforme d’un gardien, je veux bien, même si c’est un peu gros (admirez comment on arrive à s’échapper aussi facilement d’une prison et cette modalité d’évasion revient assez souvent dans les séries et les films). Le coup de l’avion qui s’écrase en pleine forêt, oui, si on veut, mais ça commence à peser. L’hélicoptère suréquipé arrivant de nulle part, accrochant une ventouse sur le fourgon de transfert et qui le lâche en pleine mer, suivi d’une équipe de plongeurs équipés venant libérer Wo Fat, là, pour le coup, c’est un peu trop osé et tiré par les cheveux. Ce n’est pas parce qu’on est sur une île paradisiaque qu’il faut tout le temps en mettre plein la vue. Là, c’était too much. Néanmoins, ça avait l’avantage d’être différent, je le reconnais, car j’aurais aussi critiqué si Wo Fat avait été libéré lors d’un carambolage planifié ou d’un banal accident (du style un animal surgit de nulle part sur la route). Donc je vais plutôt retenir que les évasions de Wo Fat, si elles se multiplient encore, risquent de lasser.

 

Enfin, je suis contente qu’un nouveau personnage féminin partage l’affiche avec l’équipe. C’est toujours bien d’avoir des personnages féminins, d’autant plus que dans Hawai Five-O, ces femmes déménagent ! Donc point très positif pour la série, à condition qu’elles ne finissent pas par faire des apparitions purement anecdotiques.

  

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK 

06 avr. 13

Criminal Minds, "Assieges"

Envie de lecture ? Voici ma fan fiction sur Criminal Minds, “Assiégés”

Résumé :

L’équipe d’Aaron Hotchner doivent faire face à une situation périlleuse au sein même de Quantico…

Disponible au lien suivant :

http://www.fanfiction.net/s/9050454/1/Assi%C3%A9g%C3%A9s


28 mars 13

THE FOLLOWING (2012/2013)

Synopsis : Lorsque le serial killer Joe Caroll s’évade de la prison dans laquelle il avait été incarcéré, l’ex-agent du FBI qui l’avait arrêté, Ryan Hardy, est rappelé sur le terrain pour le retrouver…

 

The following

 

Une nouvelle série traitant des serials killers ? Impossible pour moi de faire l’impasse. Même pas en rêve. The Following était déjà dans ma ligne de mire depuis le printemps 2012. Non seulement parce qu’elle traiterait de tueurs en séries, mais parce qu’elle traiterait d’un tueur en série ayant réussi à former autour de lui un cercle d’adeptes prêts à tuer. La série promettait une bonne dose de meurtres et de fil rouge. Donc je me suis lancée dans le pilote, et franchement, il ne m’a pas déçue. Je n’ai pas encore eu le déclic qui fait que The Following sera MA série fétiche, mais c’est normal, car une série s’apprécie (ou non) sur la durée. Quoi qu’il en soit, le pilote est bon, je ne vais pas dire le contraire. On entre sans difficulté dans le sujet, les enjeux de l’intrigue, l’ambiance. On a un « cliffhanger » qui nous donne envie de continuer la série. James Purefoy fait un parfait tueur en série : le « I removed each eye individually » (si je ne me trompe pas) était dit avec une telle intonation, naturel… Kevin Bacon fait un bon agent du FBI. Le duo, ou plutôt l’affrontement, est prometteur. Le thème rappelle celui de Criminal Minds (Esprits Criminels), mais personnellement, en tant que fan de Criminal Minds, je trouve que The Following se différencie nettement. Ce n’est pas le même angle d’attaque du sujet. On aura certainement le « tueur en série de la semaine », ce qui me paraît normal (il faut bien nourrir la série), mais je pense vraiment que toute comparaison avec Criminal Minds s’arrêtera là. De plus, il y a un fil conducteur dans The Following qui occupe une place majeure dans l’intrigue, donc il y a de fortes chances qu’il ne soit pas traité de manière annexe. Par annexe, j’entends des éléments pondus par-ci, par-là qui en définitive, ne deviennent plus qu’un mince prétexte pour justifier l’existence d’un fil conducteur. Enfin, je dis ça, mais je peux aussi me tromper royalement sur le cas de The Following (j'invite les personnes ayant vu les volets suivants à le confirmer ou l'infirmer)… Quoi qu’il en soit, j’attends beaucoup de The Following qu’elle nous entraîne dans les plus sombres recoins de l’esprit des adeptes de Caroll (et le sien y compris) et qu’elle explore avec profondeur le pourquoi et le comment de la construction de ce réseau : comment un tueur peut convaincre des gens ? Pourquoi des gens acceptent de suivre un tel être? Parce que c’est un sujet qui est très intéressant.

 

On notera cependant quelques petits points faibles (mon moment rabat-joie) : le cliché de l’agent du FBI devenu alcoolique, ou le serial killer qui s’évade de la prison avec autant de facilité (mais finalement, elle s’explique plus tard dans le pilote, donc pourquoi pas ?). D’ailleurs, à part vers la fin, Caroll m’a semblé un peu en retrait : on ne le suivait pas assez dans son escapade… Quant aux flashbacks, ils étaient peut-être, à un moment, un peu trop nombreux et ils étaient présentés dans un laps de temps assez court : on en découvrait un peu trop si tôt et si vite. Ce trop-plein de révélations du passé a failli atténuer mon enthousiasme. Heureusement, la cadence s’est estompée. Quant aux agents qui gravitent autour de Ryan, ils m’ont semblé un peu fades, neutres (quoique le personnage de Shawn Ashmoore m’a plus tapée dans l’œil). Néanmoins, malgré ces quelques points faibles, The Following m’a vraiment intéressée et est prometteuse. Ne me reste plus qu’à continuer… et ça, c’est une autre histoire…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

12 mars 13

ONCE UPON A TIME, SAISON 1

 

Once Upon a Time, ou OUAT pour les intimes, fut une agréable surprise. Je n’y avais pas tellement prêté attention lors de son apparition sur ABC l’année dernière, mais on va dire que je me suis rattrapée lors de son passage sur M6 (j’avoue aussi que je peux parfois me montrer paresseuse quant à découvrir de nouvelles séries). Si je peux résumer en une phrase : OUAT m’a rendue accro. J’en suis tombée sous le charme, à tel point que j’ai enchaîné avec le premier épisode de la saison 2 le lendemain du final de la une sur M6. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire que Once Upon a Time est devenue une série que je suivrai avec attention (c’était ma dédicace musicale^^). Maintenant, essayons de passer en revue cette saison, dont il m’est difficile de commenter épisode par épisode tant ils sont plus ou moins fortement liés les uns aux autres.

 

OUAT m’a charmée par son côté mélange conte/réalité/mystères. La série me permet de m’évader. Non pas que j’ai tant de soucis dans ma vie que j’ai besoin de m’évader pour les oublier (et heureusement pour moi, tout roule), mais j’aime bien cette offre d’évasion dans un monde où règnent magie et autres éléments moins terre à terre. Ceci dit, au départ, en voyant le thème de OUAT, j’étais un peu perplexe : le monde des contes revisité par une série ? Je m’imaginais déjà un truc pour enfants, un peu niais. Une histoire de princesse innocente trouvant son prince charmant avec des dialogues à l’eau de rose. Mais je me suis ravisée en regardant la saison 1. Car si OUAT reprend les contes qui ont bercé notre enfance (avec parfois des phrases bluettes, mais elles sont présentes en quantité raisonnable), ceux-ci s’inscrivent dans une vision plus adulte et dans une bonne intrigue reposant sur une malédiction. L’ambiance mystères et relations des histoires les unes aux autres sont cohérentes et assez haletantes, que ce soit du côté Storybrooke que du côté monde magique. C’est une série feuilletonnante dont le degré de complexité reste abordable, en ce sens qu’on n’est pas obligé de regarder avec une concentration extrême, qu’on peut louper des épisodes sans que cela ne nous éjecte définitivement de la série (car la perte est irréversible), et cet aspect m’est agréable. C’est divertissant sans être non plus du divertissement bête : certains sujets nous parlent (la famille, pour citer un exemple).

 

Il y a quand même quelques éléments qui m’ont surprise et ennuyée. Comme ces personnages qui tombent amoureux en même pas l’espace d’une journée et savent déjà que l’autre sera l’amour de leur vie. Comme Blanche et Charmant, alias Mary Margaret et David dans Storybrooke. Leur relation m’a soulée à un moment, entre leur valse incessante de "je t’aime mais on ne peut pas être ensemble", "maintenant nous pouvons être ensemble", "un drame vient de mettre fin à notre relation", "tu m’as menti, alors il faut nous séparer", "je te veux, mais il vaut mieux ne pas nous mettre ensemble", etc. Il faudrait savoir : soit tu veux être avec quelqu’un, soit tu ne veux pas, et assumer. Je veux dire par là qu’à chaque fois qu’ils s’apprêtaient à se mettre ensemble, il se produisait toujours quelque chose qui les amenait à annuler leur projet, et ce, parfois sans raison valable.

 

OUAT

 

Les personnages sont tous intéressants et ont tous du caractère, comme par exemple Blanche Neige et le petit chaperon rouge qui sont des "guerrières" (comprenez : "si on les cherche, on les trouve"). Mention spéciale cependant aux méchants, Regina et Gold, qui ne sont pas des méchants purs et durs, et cette coexistence entre cœur de pierre et drames personnels ne fait que les rendre attachants. Ils cultivent l’ambivalence, et j’aime ça. Voir que Gold garde une simple tasse cassée à première vue mais synonyme d’un amour profond est touchant. Voir Gold déboussolé entre son amour pour Belle et ses manipulations l’est tout aussi. De même pour Regina, qui en réalité, se venge par amour. A noter tout de même que la pauvre, le père de Blanche Neige n’y est pas allé de main morte : il la demande carrément en mariage alors qu’il ne la connaît ni d’Eve ni d’Adam, "juste" par gratitude ! Ces méchants gardent en eux des blessures. Quant à Emma, elle en a mis du temps pour accepter la vérité, et quand elle l’a acceptée, j’ai souri devant la rapidité de cette acceptation. Pendant une vingtaine d’épisodes, on la voit vivre à Storybrooke sans vraiment y croire (voire carrément pas du tout) et puis hop, quand elle touche le livre d’Henry, elle est subitement assaillie par des flashs et ça y est, elle y croit ! Je pense que cette révélation était trop rapide. Elle aurait dû se faire graduellement, sans pour autant durer dix épisodes, mais elle aurait dû se faire par paliers pour rester en cohérence avec la longueur de l’errance d’Emma.

 

En ce qui concerne le monde magique, j’ai encore du mal à cerner ce qu’il est réellement. Au départ, je pensais qu’il se trouvait dans une époque appartenant au passé. Regina avait alors fait voyager tout le monde dans le futur et du coup, une fois la malédiction brisée, tout ce monde serait retourné dans le passé. Or cette hypothèse est contredite par l’existence de la mine, vestige de l’autre monde. Alors du coup, est-ce que le monde des personnages de contes est un monde parallèle ? Encore une fois, à cause de la mine, ce n’est pas possible non plus. D’ailleurs, ce serait assez compliqué car dans ce cas, si Regina & Cie. venaient d’un monde parallèle, où seraient passés ceux du monde vers lequel ils ont été transférés ? Mon esprit rationnel ne peut s’empêcher de se poser cette question. Je ne suis pas fermée aux possibilités, mais je les préfère quand elles gardent une certaine cohérence. Là, j’aimerais savoir quel est ce monde où ont évolué les personnages avant la malédiction. Et pitié, que ce monde ne vienne pas d’un livre sinon ce serait trop tiré par les cheveux. Surtout pour Emma : vous imaginez, "au fait, tu viens d’un livre, donc à l’origine, tu n’es même pas censée être réelle" (bonjour les conséquences psychologiques). Et enfin, qui est l’auteur du livre d’Henry ?

 

Globalement, Once Upon a Time est une réussite, tant au niveau des intrigues, du rythme, que des costumes. Ce concept de personnages de conte victimes d’une malédiction et propulsés dans le monde contemporain peut paraître au premier abord étrange, mais une fois qu’on a adhéré au concept, ça passe et ça se regarde avec beaucoup de plaisir.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Séreicalement vôtre,

VK

03 mars 13

THE MENTALIST, 4*23 "RED ROVER" & 4*24 "THE CRIMSON HAT"

Encore une victoire pour John le Rouge…

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Décidément, John le Rouge est vraiment trop fort, et il l’a prouvé une fois de plus dans ce season finale. Au départ, dans le 4*23, j’étais estomaquée du comportement de Jane, avec son plan pour faire avouer son crime au meurtrier, puis ses insultes à Wainwright. J’avais eu du mal à en croire mes yeux et oreilles. Jane avait l’habitude de flirter dangereusement avec les limites de la loi, mais là, j’étais ahurie qu’il aille aussi loin. Finalement, ce n’était qu’un plan pour faire sortir John le Rouge de sa tanière. Bien pensé. Le 4*24 nous plongeait dans une ambiance inhabituelle, mystérieuse avec cette adepte de John le Rouge. Il faut dire que le cadavre au visage déformé tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, mais bon, pourquoi pas ? Le stratagème était intéressant et avait des chances de fonctionner… si John le Rouge n’avait pas été aussi malin. Franchement, j’avais vraiment cru que John se trouvait à l’arrière de la limousine. Mais la voix et la silhouette de Wainwright, assez reconnaissables, étaient intrigantes. Je me disais : « non, ça ne peut pas être lui ?! ». Et bien non, ce n’était qu’une marionnette innocente utilisée et sacrifiée par John. Dommage que Wainwright soit mort, je le trouvais sympathique, comme boss.

 

En définitive, on retourne à la case départ : on ne sait toujours pas qui est John le Rouge, mais on se doutait qu’on n’allait pas le découvrir avant un bon bout de temps. Néanmoins, on connaît une de ses disciples. La relation entre cette jeune femme et John est assez bizarre. Elle me fait penser à une relation du type gourou de secte et fidèle. En tout cas, je verrais bien John le Rouge en gourou. Si on fait attention, au cours des saisons, Patrick et le CBI ont rencontré quelques disciples de John le Rouge, et un certain nombre était dans les forces de l’ordre. John le Rouge semble avoir ses entrées dans ce secteur… En fait-il partie ou occupe-t-il une place influente ? En général, ces personnes, si ma mémoire ne me fait pas défaut, étaient plutôt bien ancrées dans la société, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de marginaux, sans-abri. Elles avaient une profession, un toit, elles ne semblaient pas être dans le besoin. Donc soit elles étaient des agents auxquels John le Rouge avait donné une mission tandis que les autres disciples vivaient reclus avec lui quelque part, soit la communauté de John le Rouge obéit à une organisation particulière. Oui, après mon idée folle selon laquelle un agent du CBI était John le Rouge (d’où ma parenthèse sur John le Rouge et les forces de l’ordre plus haut), voici celle où John le Rouge est à la tête d’une secte… Quoi qu’il en soit, c’est assez surprenant et inquiétant de voir que des personnes en apparence saines d’esprit puissent suivre un tel individu. Est-ce un choix libre ou sont-elles menacées d’une quelconque façon ? Et si c’était un choix libre, quelles en sont les raisons ?? Pour cette dernière hypothèse, je suis de nature à vouloir comprendre les raisons. Non pas que j’éprouve de la sympathie pour des criminels, mais je trouve intéressant d’apporter un éclairage sur leur personnalité, d’autant plus avec cette histoire autour de John le Rouge. Je ne veux pas qu’on me dise « le type tue parce qu’il tue » tout simplement.

 

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Sinon, à part cette réflexion sur l’abominable John le Rouge, j’avais quelques détails à pointer du doigt. Notamment celui concernant la rapidité de l’équipe à placer le faux cadavre de Rigsby et à cacher le vrai Rigsby (surtout, la morgue n’aurait-elle pas décelé la disparition d’un cadavre, ruinant ainsi les efforts de Jane et du CBI ?). Ou celui concernant Jane faisant une surprise à  Lisbon dans l’église : comment savait-il qu’elle viendrait dans cette église à cet instant précis, sachant qu’il a passé les derniers mois à Las Vegas ? En fin de compte, encore un épisode sur John le Rouge, et encore une victoire à son compteur.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

03 févr. 13

MURDOCH MYSTERIES, SAISON 5

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J’avais fait une éloge de la saison 4 de cette série, et je vais continuer cette éloge avec cette saison 5. Je vous assure que j’ai beau essayer de trouver une critique acerbe sur cette série, je n’y arrive pas. Ou autre solution : comme le dit l’adage, l’amour rend aveugle et dans le cas de Murdoch, peut-être suis-je tellement obnubilée par cette série que j’en ai perdu toute capacité à prendre du recul. Toujours est-il que tout comme pour la saison 4 (et en fait, pour toutes les précédentes), je ne suis jamais sortie déçue des épisodes de la saison 5. Enquêtes toujours aussi complexes, inattendues, résolues avec brio grâce au sens du détail et de la réflexion de Murdoch et ses trouvailles technologiques. Mention spéciale à l’épisode sur la mort de l’inventeur, et surtout celui du tueur aux poupées, qui avait le point très positif de confronter Murdoch à un ennemi redoutable qui je pense, nous fera le plaisir de revenir dans un futur épisode, étant donné le sort qui lui a été réservé à la fin de celui cité. Surtout, ce volet avait l’avantage de nous montrer une Julia Ogden en danger et heureusement sauvée in extremis par notre inspecteur Murdoch ! Quant à l’épisode sur le groupe expérimentant le passage vers l’au-delà, il nous plaçait dans une ambiance étrange, déstabilisante (je l’ai moins aimé que les autres, mais passons), et pour le dernier de la saison, il m’a fait un peu peur à un moment, quand William déclarait avoir voyagé dans le futur. Je me disais « WTF ?!?! , Murdoch Mysteries abandonne la rationalité scientifique qui fait tout son charme ? Ça ne va plus du tout ! » Heureusement, plus de peur que de mal, tout s’expliquait …

 

Faisons halte sur le docteur Ogden… Non, en fait il y a quand même quelque chose que j’ai moins apprécié cette saison, à savoir le retrait du docteur Ogden. Une fois mariée, celle-ci se retire pour ouvrir son cabinet, et donc on la voit beaucoup moins qu’auparavant. J’exagère car on la voit dans quelques épisodes, mais voilà, elle revient histoire de revenir de temps en temps. A croire que c’était vraiment fini entre elle et Murdoch (ce que je croyais avant de voir le season finale). Je ne sais pas si cette diminution de présence à l’écran relevait d’un choix personnel de l’actrice ou de celui des scénaristes, et pour être honnête, je n’en ai pas cherché la raison. Au départ, j’étais ravie de voir le docteur Grace se joindre au docteur Ogden. D’une part parce qu’on avait un deuxième personnage féminin, ce qui est agréable ; et d’autre part, parce que ce personnage, étant elle aussi médecin, allait pouvoir être intéressant. J’avais pensé que les deux femmes formeraient un duo, un peu à la manière de Ducky et Palmer dans NCIS, avec la dynamique mentor/élève Mais non, Murdoch Mysteries a évincé Ogden de la morgue. Je suis persuadée qu’on aurait pu développer un peu plus sa « nouvelle vie ». Chose qui avait été plutôt bien entamée avec son combat pour la contraception, mais qui a soudainement disparu (j’imaginais déjà une intrigue avec l’homme anti-contraception auquel Julia avait affaire). On a quand même revu Julia, mais c’était globalement moyennement intéressant. J’espère qu’elle reprendra une place importante, parce que j’ai l’impression que Grace a pris la place du personnage féminin principal, or je préfèrerais qu’il y en ai deux. En tout cas, la nouvelle orientation professionnelle de Julia au season finale a l’air prometteur pour un nouveau souffle à la série. Vous aurez remarqué le nombre d’orientations professionnelles qu’elle a pris en un temps relativement court : en deux ans, elle officie dans un hôpital pour enfants, revient à la morgue pour ensuite ouvrir un cabinet avant de se diriger vers la psychiatrie ! Elle pourrait être l’ancêtre des profilers… Sinon, autre retournement de situation qui m’a étonnée : je pensais vraiment que Crabtree allait prendre du grade, or cela n’a duré qu’un temps. Peut-être que ce sera pour une prochaine fois. En tout cas, cette situation serait très intéressante à explorer et développer : elle permettrait de secouer la série en lui insufflant une nouvelle dynamique. Crabtree deviendrait le disciple de Murdoch…

 

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Toutefois, on oublie vite ces petits points négatifs que j’ai soulevés ci-dessus pour retenir les retrouvailles entre Julia et William !! Hourrah !! Victoire !! J’étais trop contente !! Il faut dire que je trouve ces deux-là tellement bien ensemble, intellectuellement et sentimentalement. D’habitude, je ne suis pas trop pour les relations entre collègues, mais je trouve que Murdoch Mysteries a bien développé cette relation. Il y a quelque chose dans cette série qui fait que ce ship ne dérange pas, n’est pas soulant. C’est d’abord un ship intellectuel : ils discutent des cas, font des hypothèses, se stimulent réciproquement en faisant des suggestions, etc. On ne nous abreuve pas de scènes du style « ils se sont retrouvés seuls quelque part, et séparés par seulement quelques centimètres, ils se sont embrassés fougueusement et ont fini au lit ensemble ». Enfin, je n’ai pas le souvenir d’une telle scène, mais si elle s’est produite, veuillez m’excuser de cet oubli et ignorez les quatre lignes d’en haut. Quand même, ils en auront mis du temps, ces deux-là ! D’abord Julia qui part pour officier à l’hôpital pour enfants malades, puis qui revient fiancée (pourquoi s’est-elle fiancée si vite, pardi ?!?!?), et Murdoch, qui la laisse épouser Darcy alors qu’elle lui avait laissé la porte grande ouverte pour la reprendre ! Finalement, tout est bien qui finit bien : ils s’aiment et se dévoilent au commencement de l’année 1900. J’ai bien ri à la manière dont Julia annonçait à William sa séparation avec Darcy. Encore heureux que Murdoch ait compris que sa venue était motivée par un autre sujet que celui de sa énième reconversion… Autre ship mignon à voir, celui entre Grace et Crabtree. Ils sont pas mal, ces deux-là.

 

Autre point agréable : les rencontres de Murdoch avec les divers hommes illustres, tels Jack London, Henry Ford, Bell. C’était sympathique de la part des scénaristes d’imaginer que William avait inspiré London pour son célèbre L’appel de la forêt (découvrir William en chercheur d’or au début de la saison était surprenant), tout comme l’était d’écrire une histoire de concurrence entre Ford et Pendrick sur la voiture à essence vs la voiture électrique. Finalement, l’idéal de Pendrick s’est concrétisé, mais bien plus tard que prévu… Même si c’est une fiction, je pense tout de même que certains hommes à cette époque ont du avoir ce même état d’esprit visionnaire que Pendrick. Quant à Murdoch, le voir s’éclater comme un gamin de 10 ans avec le bolide de Pendrick était tout simplement hilarant. De même pour l’affaire de la rage de dents de Brackenreid et son stratagème pour éviter le dentiste qui échoue, grâce à l’ingéniosité de Crabtree ; ou l’espionnage de l’équipe de base ball du poste concurrent par Brackenreid et Crabtree. Les histoires hors enquêtes sont fort divertissantes et contrebalancent bien avec la complexité de certaines affaires. En fin de compte, on a eu des investigations brillantes ; des moments de tension et rebondissements de situation, notamment avec Anna Fulford (j’ai vraiment cru qu’elle était morte) ; des retours de personnages rencontrés dans des épisodes précédents (comme Pendrick). Et ce dernier point contribue à apprécier Les Enquêtes de Murdoch car ces retours donnent une certaine continuité à la série, i.e., elle ne se réduit pas qu’à une simple succession d’investigations totalement indépendantes les unes des autres. Avec l’apparition de personnages historiques dont la présence est utilisée de façon crédible, cela confère à la série un charme indéniable.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

19 janv. 13

FANFILM CRIMINAL MINDS, "AGENTS DU DIABLE"

Il y a un peu plus d’un, j’ai entrepris le projet fou de réaliser un fanfilm sur la série Criminal Minds, ou Esprits Criminels en VF. J’ai fait ce film juste pour le fun, sans aucune prétention, n’ayant moi-même aucune expérience dans la réalisation ou le montage…

 

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter le film, intitulé "Agents du diable".

 

Synopsis : L’équipe des sciences du comportement du FBI enquête sur une série de meurtres et découvre qu’elle est peut-être liée à une autre datant de plusieurs années. Au cours de l’affaire, un des membres se retrouve dans une position délicate…

 

Partie 1

 

Partie 2

 

Partie 3

 

 

Partie 4