07 mars 15

EMPIRE (PILOTE 2015)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : Lucious Lyon, à la tête d’un puissant label de hip hop, est atteint d’une grave maladie. Il doit maintenant choisir pami ses fils celui qui reprendra les rênes de l’entreprise.

 

empire

 

Il y a deux weekends de cela, je me suis laissée tenter par Empire, depuis le temps que j’en entendais parler. Croyez-le ou non, j’ai bien aimé. Je n’ai pas non plus surkiffé, le pilote n’a pas non plus été ma révélation, j’ai tout simplement passé un bon moment sans voir le temps passer. Et ce n’était pas gagné car à la base, je ne suis pas fan de hip hop. Cela n’a rien de personnel, ce n’est juste pas le genre musical qui me fait vibrer. Néanmoins, je me suis dite qu’il fallait essayer, sans faire une fixation sur la musique.

 

Oui, clairement, le pilote d’Empire annonce une nouvelle série musicale, genre à la mode. FOX a lancé la tendance avec Glee et ses histoires/personnages aussi loufoques les uns que les autres, mais qui vident bien la tête. NBC a contre-attaqué avec Smash, nettement plus adulte et ancré dans les coulisses du business des comédies musicales (désolée, mais même l’art est devenu un business). S’est immiscée ABC avec Nashville, empruntant la voie du soap et focalisée sur la musique country, genre moins représenté (en tout cas pas encore très branché en France). Cette année, la fin de Glee approchant, FOX récidive avec Empire. Série premièrement, centrée sur le hip hop, deuxièmement, sur une famille Afro-Américaine. Toutes les combinaisons sont possibles… 

 

empire 5

 

En se basant uniquement sur le pilote, Empire ressemble à un soap musical, et me rappelle vaguement Nashville. Par l’aspect feuilleton et coulisses de l’industrie musicale, après, toute comparaison s’arrête là. Dès cet épisode, on a tous les ingrédients du soap : une famille friquée à la tête d’un empire musical ; des héritiers aux profils divers : Andre, l’homme d’affaire se donnant à fond pour l’entreprise, rapidement embué par Hakeem, le frère gâté pourri chanteur et glandeur, suit un troisième fils, Jamal, artiste libre, tempéré et homosexuel (orientation encore mal acceptée dans le monde du hip hop). En outre, on a Lucious, le patriarche autoritaire, mourant et pour cela, craignant pour l’avenir de son empire, et Cookie, la matriarche tout juste sortie de prison pour bousculer cet univers en apparence tranquille. A travers ces deux personnages sont instillées les questions centrales de la série : pourquoi Cookie est-elle allée en prison ? Que cherche-t-elle par son retour ? Qui va reprendre les rênes de l’entreprise après Lucious et qui va se révéler (en bon ou mauvais) ? Personnellement, je prendrai Andre. Même s’il n’a pas la fibre musicale, il connaît les rouages d’une grande boîte, contrairement à ses frères… Cet ensemble est le parfait départ pour une succession de jeux de pouvoir en latence avec leurs lots de complots, trahisons, déchirements. Bref, tout est là pour que ça tourne Feux de l’Amour ou Amour, Gloire et Beauté, avec les clichés traditionnels des feuilletons. Soit, si ça fonctionne, je n’ai rien contre. 

 

Ce qui m’a intéressée dans le pilote, c’est qu’en définitive, je n’en suis pas sortie horripilée. J’ai envie de continuer pour connaître la suite. Pas forcément de façon régulière, mais voilà, je suis curieuse de voir quelle tournure tout cela va prendre, pour quelques épisodes au moins. Certains trouvent la réalisation, mise en scène du premier épisode brouillon, moi, au contraire, je trouve que c’était efficace. On a à la fois le présent et des flashbacks qui durent juste ce qu’il faut pour comprendre un personnage, les blessures du passé et le truc qui fait que Lucious a de lourds squelettes dans le placard qu’on aimerait comprendre de A à Z un de ces quatre (néanmoins, avant la saison 37 svp). 

 

empire 2

 

Je parlais de clichés plus haut et la personnalité des protagonistes en est un. Le père se montre à la fois aimant, dur et violent. Les fils représentent chacun un type : le fils à papa, le fils qui a réussi et le talentueux qui s’ignore et traîne derrière lui des traumatismes. La mère, quant à elle, est totalement « barrée » : politiquement incorrecte. C’est d’ailleurs elle, et par la même occasion son interprète, Taraji P. Henson (l’ancienne lieutenant Carter de Person of Interest) qui se détache du lot. Provocante, vulgaire, forte, protectrice, Cookie détonne (déjà, rien qu’à ce prénom hors de l’ordinaire). Terrence Howard fait le job dans le rôle du père qui n’est pas très attachant en fin de compte. Quant à Andre, Jamal et Hakeem, ils ne m’ont fait aucun effet. A la rigueur, la femme d’Andre est le réel moteur de son mari, le poussant à se battre. Peut-être excellera-t-elle dans l’art d’arriver à ses fins par tous les subterfuges ? Pour l’instant, vraiment, c’est Cookie qui remporte la palme. On d'autres thèmes déjà explorés : une bataille féroce pour la succession et évidemment, l'étalage de richesse et pouvoir...

 

Sinon, point que je trouve peu crédible : les versions Lucious et Cookie jeunes, dans les flashbacks. On peut imaginer qu’ils ont eu leurs enfants assez tôt, vers le début de la vingtaine. Le souci, c’est que d’autres acteurs auraient dû être choisis pour jouer les versions jeunes des parents. En effet, reprendre les mêmes acteurs et les affubler d’une coupe différente et d’un bandana n’est pas très réaliste. En vingt ans, tu changes quand même un peu, notamment niveau corpulence… Du coup, ça fait un peu bizarre. 

 

Je pense qu’Empire peut proposer des tensions familiales auxquelles on peut devenir addicted. Peut-être pas des complots aussi tarabiscotés que ceux de Dallas (à quoi carburaient les scénaristes ??), mais on peut avoir des bases qui, si elles sont bien articulées et pas exagérément repérables à des kilomètres (ou répétitives), entraîneront le spectateur malgré lui. Quant à la musique, je n’ai pas spécialement d’avis, vu que je n’y connais rien, mais rien n’empêche d’ouvrir son horizon musical…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre

VK

 


11 oct. 14

HOW TO GET AWAY WITH MURDER (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : La série suit un groupe d’étudiants en droit et leur professeur, qui se retrouveront impliqués dans une affaire criminelle.

 

how to get away1

 

Après Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal, Shonda Rhimes récidive avec How To Get Away With Murder. Assurément, c’était un pilote qui allait à coup sûr attirer l’attention et accroître les attentes. Et franchement, je ne suis pas déçue. Ce premier épisode est réussi. Il contient tous les ingrédients pour faire de HTGAWM le nouveau succès de Shonda Rhimes (si tout se passe bien par la suite). Elle n’est pas devenue la femme la plus puissante du petit écran pour rien.

 

On retrouve les thèmes habituels des séries signées Rhimes : liaisons dangereuses, secrets, concurrence entre étudiants ambitieux... Côté personnages, bien que les principaux sont la professeur et le groupe de cinq étudiants ayant obtenu le graal de faire un stage avec elle, deux se démarquent du lot. Evidemment, le premier est la professeur Keating, dynamique, assurée, au verbe aussi virevoltant que dans Scandal, autoritaire et avec des failles (à découvrir). Elle s’impose à l’écran, mais le gap entre elle et les autres personnages n’est pas abyssal, ce que j’apprécie. On ne ressent pas trop le fait qu’il y ait un héros qui écrase tous les autres qui finissent par n’être que de simples faire valoir, protagonistes de décor subissant les évènements, n’ayant pas d’objectifs et de conflits captivants.

Le deuxième est le jeune Wes, sympathique, à l’air naïf, et surtout témoin d’évènements perturbants. Les nostalgiques des films Harry Potter reconnaîtront en lui Dean Thomas. Pour ma part, quand je l’ai vu, sa tête me disait quelqu’un, je ne savais pas qui mais j’étais sûre de l’avoir déjà vu quelque part. Et puis merci imdb grâce auquel j’ai percuté que l’acteur avait joué dans Harry Potter. Les deux autres jeunes hommes qui font partie des stagiaires de Keating apparaissent plus calculateurs et prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Les connaisseurs identifieront l’un d’entre eux comme étant le gardien John Bennett d’Orange Is The New Black (OITNB), qui ici, incarne un personnage imbu de lui-même.

 

how to get away2

 

Un fil rouge vient pimenter l’histoire et sert à maintenir en haleine le téléspectateur pour qu’il revienne semaine après semaine. Un fil rouge sur fond de meurtre que le petit groupe d’étudiants, sauf l’ancien John Bennett, essaie de dissimuler au mieux. Des flashforwards sur leurs actions et leur peur viennent instiller le suspens. Comment et pourquoi le mari de Keating a été tué ? L’a-t-il été par les étudiants volontairement ou était-ce une confrontation qui a mal tourné, en d’autres termes, un accident ? Vont-ils tenir leur pacte ?

Je verrai bien le mari avoir eu une liaison avec l’associée de Keating (parce qu’à un moment, la fille le regarde bizarrement) et être plus ou moins lié à la disparition de l’étudiante dans le pilote (car c’était son professeur, il me semble, en tout cas, il la connaissait). Au vu de la réaction de Michaela, je penche moins pour un meurtre prémédité. Et je verrai bien l’étudiant absent des flashs (l’acteur de OITNB), cafter au sujet de ce secret ou faire du chantage au groupe après avoir fouiné pour découvrir ce qu’ils cachaient.

L’autre question intéressante est : Keating a-t-elle manigancé le meurtre de son mari en utilisant les étudiants (et ceux-ci se retrouvent dans la difficile situation de la couvrir) ? Car elle-même n’est pas totalement clean vis-à-vis de son époux. Au vu de ce dont elle est capable, j’émets de sérieux doutes sur son explication d’avoir succombé à la tentation à cause de la pression que son projet de fonder une famille a entraînée. Est-elle à l’origine d’un stratagème reposant sur ses trois règles ? Discréditer les témoins, proposer un autre coupable et enterrer les preuves. Sa liaison avec le flic est-elle un moyen d’avoir un pied dans la police et donc, la future enquête sur la disparition et meurtre de son mari ? Avec toutes ces questions, How To Get Away With Murder a de quoi devenir addictive.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie

04 oct. 14

GOTHAM (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : Nouveau venu dans la police de Gotham, James Gordon doit enquêter, avec son coéquipier Harvey Bullock, sur le meurtre des parents de Bruce Wayne, le futur Batman.

 

gotham 1

 

Je ne suis pas une adepte des comics et de l’univers de Batman. De ce dernier, je ne connais que les 1er et 3ème films avec Christian Bale, et le nom de quelques personnages. Je ne fais donc pas vraiment partie de la cible visée par la série, ni n’attendais avec impatience et grandes attentes cette série. En outre, un prequel, encore un ! Pourtant, ayant été séduite par les films mentionnés plus haut, le pilote de Gotham a suscité ma curiosité. Peut-être parce que ce n’était, d’après le synopsis, pas un prequel centré sur Batman, mais sur un autre personnage, James Gordon. Alors je me suis dite : « why not ? ».

 

J’ai regardé le pilote et voici ce que j’en ai pensé : l’épisode est bon ; le cast colle aux personnages ; le travail sur l’aspect visuel fait ressortir l’obscurité qui englobe Gotham et cette atmosphère de corruption, violence et guerres entre organisations criminelles.

Les acteurs choisis se fondent efficacement dans les personnages. Benjamin McKenzie en James Gordon droit, discret mais qui n’en pense pas moins ; contrairement à son collègue Harvey Bullock joué par Donal Logue, flic plutôt grande gueule, désinvolte, acceptant sans crise de conscience de jouer le jeu avec les chefs criminels. Mention spéciale à Robin Lord Taylor qui interprète le Pingouin, totalement fou, sociopathe et manipulateur.

L’histoire du pilote, sans être d’une originalité folle, se suit sans irritation et remplit son rôle de pose des fondations. Il introduit les différents protagonistes principaux (et par la même occasion, les futurs vilains), aussi bien ceux qui viennent de l’univers Batman que ceux créés pour la série. Au vu du contenu, je soupçonne la série de se diriger vers le schéma suivant : une enquête de la semaine (typique du procedural) avec, en fond, un développement pas à pas de la mythologie : la relation James/Bruce, le cheminement des méchants du stade de personne « normale » à criminel notoire de Gotham city.

 

gotham 2

 

J’aurai juste une remarque à faire, sur le meurtre des parents de Bruce, dont je trouve les circonstances totalement loufoques, scénaristiquement parlant. En effet :

1/ Les Wayne sont une famille très fortunée

2/ qui se baladent sur leur 31 avec, pour madame, des bijoux de grande valeur,

3/ seuls,

4/ en pleine nuit,

5/ dans une ruelle sombre, vide et qui a l’air plutôt mal famée,

alors qu’ils auraient très bien pu prendre un taxi ou appeler leur majordome pour venir les chercher. Ou bien même si c’était pour faire genre qu’ils ne refusent pas de se mêler aux personnes moins fortunées qu’eux : prendre les transports en commun comme les gens normaux le font. Et bien là, rien du tout, ils choisissent le chemin le plus risqué, normal, quoi… C’est un peu comme la jeune femme dans des films/séries qui va faire son jogging en solo sans prévenir personne dans les bois la nuit, puis qui se fait kidnapper par un pervers qui rôdait dans le coin, trucider et dont on retrouve le corps dans les fougères… Evidemment, sans ce meurtre, Batman n’existerait pas. Voilà juste mon petit commentaire sur ce détail qui me fait sourire, mais que j'ai accepté.

 

Au niveau de la mythologie, il y a beaucoup à faire et l’évolution des personnages autres que Bruce Wayne lui-même sera alléchante à suivre. Car Gotham ne semble pas être centrée sur Bruce Wayne, mais sur ce qui l’entoure et qui sera directement et indirectement lié à lui des années plus tard. Bien sûr, on le reverra, mais on verra d’abord l'inspecteur Gordon. Un flic intègre qui se retrouve au milieu d’une ville pourrie. On aura peut-être droit au thème classique du policier honnête qui essaie de lutter contre sa hiérarchie corrompue. Sauf qu’à l’inverse d’autres fictions où le bon flic gagne, il serait plus cohérent ici, par rapport à la noirceur qui se dégage de Gotham, que Gordon ne puisse rien changer. Il finirait par s’avouer vaincu  pour cet objectif : quand on est seul, on ne peut pas déplacer des montagnes. Néanmoins, il rebondirait en choisissant de rester dans la police pour rendre justice aux victimes du mieux qu’il peut, au milieu de ces autorités compromises.

 

gotham 3

 

Je ne sais pas ce que les habitués de Batman ont ressenti devant ce pilote, en tout cas, la non initiée que je suis a apprécié. Peut-être que Gotham n’apporterait rien de surprenant aux fans de Batman étant donné qu’ils connaissent déjà bien l’univers et que l’avant-Batman a sûrement dû être traité sur d’autres formats. Il attirerait plus l’attention de ceux qui ne maîtrisent pas le sujet et qui profiteront de la série pour s’y familiariser. Quoi qu’il puisse étonner les afficionados par des développements qui s’éloignent un peu mais sans contredire l’univers Batman, en s’appuyant sur les personnages inventés. Connaisseurs de Batman, partagez vos impressions ;-).

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie

05 déc. 13

DADS (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Warner et Eli, développeurs de jeux vidéos, voient leur vie chamboulée lorsque leurs pères viennent s’installer chez eux…

 

Dads2

 
La comédie joue sur le registre de la relation père-fils, un thème propice aux situations conflictuelles et comiques, à la nostalgie et à la tendresse. D’ailleurs, le générique transmet cette ambiance de souvenir des moments précieux passés avec un père et de bons sentiments. Quand on regarde le pilote, on se dit (en tout cas, je me dis) qu’il aurait été franchement sympathique s’il n’était pas autant flanqué de connotations raciales et sexuelles. Une, à la limite, ça passe. Le problème de ce pilote, c’est qu’on en a trop (Hitler, l’écolière asiatique au rire idiot, les hispaniques domestiques…) et au bout d’un moment, ça devient carrément lourd et ça enlève le charme du thème père-enfant. Quant à nos zygomatiques, ils peuvent se reposer : s’il y avait des moments drôles, je n’ai pas ri, tout simplement parce que je ne voyais rien de drôle dans la situation (si ce n’est que certaines étaient grotesques). Ajouté à cela des rires en fond sonore qui nous martèlent toutes les deux minutes et qui accompagnent les moments supposés drôles, on finit par s’en lasser. Pour être honnête, ils m’ont irritée. Certes, c’est courant pour une comédie, mais si au moins c’était comique… En résumé : « blagues » sur les communautés + situations pas comiques du tout + fond sonore forçant le tout = un pilote qui manque le coche par rapport à son thème principal qui s’efface devant ces derniers éléments. Il y a un décalage entre le générique et le contenu : on s’attend à voir quelque chose et on en voit une autre. Si le coeur nous en dit, on peut accorder à Dads le bénéfice du doute, mais si ça continue sur la même lancée que le pilote, on s’en détournera…

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

27 oct. 13

THE BLACKLIST (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Raymond Reddington, homme recherché par le FBI, se rend de lui-même à l’agence et l’aide à arrêter un criminel qui vient de kidnapper la fille d’un général, à la condition de travailler avec l’agent Elizabeth Keen.

 

blacklist

 

The Blacklist surfe sur la vague des duos improbables représentant des forces de l’ordre-personne extérieure atypique. Dans notre cas, cette personne atypique l’est assurément car il ne s’agit ni plus ni moins d’un dangereux criminel, Raymond Reddington, figurant sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI ! Atypique par son identité et son excentricité, son goût pour les belles choses. En face, Elizabeth Keen, jeune profiler du FBI, à première vue épouse menant une vie normale et personnage de moindre envergure à côté de Reddington, se révèle bien plus complexe et intéressant. Grâce à sa cicatrice, signe physique rare à l’écran pour un héros féminin qui apporte ainsi à Keen une singularité par rapport aux personnages féminins au physique parfait. Grâce à la révélation sur la double face de son mari. Heureusement que ces deux éléments ont été introduits dès le pilote sinon j’aurais trouvé (à tort pour le coup) cette héroïne un peu banale par rapport à l’exubérance de son nouveau partenaire.

 

Le thème de la série est intéressant, intrigant. On a envie de savoir pourquoi Reddington veut collaborer avec le FBI et pourquoi il tient tellement à le faire avec Elizabeth. Quel est le lien entre ces deux protagonistes ? Quelle est véritablement cette fameuse liste ? Reddington veut-il mettre à l’ombre les gens qui se trouvent sur cette liste pour faire le ménage et s’imposer comme le plus puissant criminel ? The Blacklist contient les ingrédients qui feront d’elle un mélange de divertissement, de procedural (le « méchant du jour »), d’intrigues secondaires à moyen/long terme s’entremêlant les unes aux autres, de fantaisie (et que je t’en mette plein la vue au risque d’en faire parfois un peu trop, comme pour la scène de l’enlèvement), et d’humour.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


22 oct. 13

CROSSING LINES (PILOTE 2012/2013)

Diff fr

Synopsis : Une équipe de policiers agissant sous l’autorité de la Cour Pénale Internationale résout des crimes commis sur le territoire européen.

 

crossing lines

 

Je vais parler ici du pilote et du second épisode, dans la mesure où ils forment un ensemble. Franchement, j’ai accroché à ce début de série. J’ai vraiment bien aimé ces épisodes. L’enquête, sans être ultra complexe, était intéressante et efficace. Elle mêlait criminologie, brainstorming, point de vue du tueur et action. On retrouve d’ailleurs l’ambiance d’Esprits Criminels, chose pas si incongrue quand on sait qu’Edward Allen Bernero est le créateur de cette série et de Crossing Lines. Ne nous hâtons pas sur ce sujet pour l’instant : on verra par la suite si cette ambiance Esprits Criminels perdurera ou non… Les personnages font bonne impression dès le départ : ils sont sympathiques, attachants, et forment un ensemble qui se complète grâce à la spécialité et la personnalité de chaque membre. On sent une (future) bonne alchimie entre les membres. En outre, ils cachent des failles qui leur apporteront une certaine épaisseur au fur et à mesure qu’elles seront développées.  Enfin, les deux premiers volets ne se focalisaient que sur certains, mais je suppose que chacun a quelque chose de particulier qui nous sera dévoilé plus tard. Le concept d’une équipe internationale permet à ce cop show de se distinguer des autres qui se cantonnent à un pays. On pourra découvrir les méthodes policières des différentes nationalités, avoir un choc des cultures, en plus des voyages à travers l’Europe.

 

Quant à Marc Lavoine en chef d’équipe d’inspecteurs, je trouve que ce rôle lui va bien. Il donne l'image du leader bienveillant et également blessé par la vie. William Fichtner, alias Carl Hickman, livre une belle prestation d'ancien flic diminué physiquement et torturé qui va renaitre et croire à nouveau en lui avec cette nouvelle équipe. Cette opportunité sonne aussi comme une renaissance pour Daniel, même si c’est moins évident que pour Hickman. Tommy l’irlandais (Richard Flood) joue le rôle du gros dur qui dissimule failles et sensibilité sous ses muscles. Sebastian Berger (Tom Wlashiha) a plutôt l’air du bon copain, de celui qui détend l’atmosphère, avec un soupçon de geek attitude. Anne-Marie San (Moon Dailly)  me donne l’impression de la jeune débutante/flic un peu timorée mais pas sans ressources qui va s’affirmer au fur et à mesure. Son don de mémorisation m’a légèrement rappelé celui de Spencer Reid (Esprits Criminels, quand tu nous tiens…). Pour Eva Vittoria (Gabriella Pession), je n’ai pas ressenti quelque chose de particulier, mais elle a l’air d’être une femme de caractère, chose qu’elle prouve dès le début avec sa réplique à Donald Sutherland, alias Michel Dorn. Ce dernier a une attitude fraternelle, voire paternelle envers Louis Daniel, et fait penser à un mentor.

 

J’aurais plus vu cette série comme une coproduction européenne par des chaînes européennes (dommage qu’elles ne l’aient pas fait plus tôt). Je peux me tromper, mais il me semble que les lieux d’action resteront en Europe. Sachant que cette série s’adresse aussi au marché américain, peut-être qu’il n’est pas encore évident pour des américains de s’attacher à des personnages et acteurs non nord américains (pour la plupart d’entre eux), et à un environnement non nord américain. D’un autre côté, c’est aussi une opportunité pour ce marché de sortir de cette zone de confort, donc si les intrigues continuent à être bonnes, ça devrait le faire. Autre point que j’aimerais aborder : la trop forte dominance du cast masculin. Jusqu’à la chasse du tueur dans la forêt, je trouvais qu’il y avait un certain équilibre : cinq hommes et trois femmes. Ce n’est pas la parité dans le sens stricte du terme, mais ce ratio me paraissait acceptable. Avec le départ de l’une des héroïnes, le déséquilibre m’est trop important. C’est dommage car la dynamique entre cette héroïne et le policier irlandais était prometteuse (notamment en petites provocations et réparties amicales). J’espère que la série réduira ce déséquilibre.

Dans l’ensemble, cette entrée en matière, sans faire trop ni peu, est réussie et donne envie de poursuivre Crossing Lines.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

28 sept. 13

BROOKLYN NINE-NINE (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Le quotidien d’une bande d’inspecteurs new-yorkais légèrement loufoques…

 

Broklyn 99

 

Bien que je ne sois pas très sensible au genre comédie, le pitch de Brooklyn Nine Nine ne m’avait pas laissée indifférente, au vu de son thème. J’ai pris l’habitude de percevoir les comédies comme des fictions tournant en général autour de thématiques à peu près semblables : familles déjantées, dysfonctionnelles ; ou amis ; ou personnes totalement loufoques qui se côtoient. Brooklyn Nine Nine proposait une virée dans un commissariat se caractérisant par la présence d’inspecteurs déjantés. Autrement dit, il s’agissait d’un cop show version comédie. Appréciant les cop shows et intriguée de voir comment on pouvait rendre comique un sujet qui d’habitude, ne l’est pas, je me suis laissée tenter par l’expérience.

 

Verdict de ce premier épisode : pas mal du tout ! J’ai été agréablement surprise. Andy Samberg excelle dans son rôle de flic immature bien que doué pour résoudre les enquêtes. Ses comparses tiennent bien la route (néanmoins, le personnage de Samberg est un poil au-dessus). Le nouveau capitaine, sous ses airs de grand sérieux, cache lui aussi son côté déjanté. La combinaison de tout ce petit monde promet de ne pas s’ennuyer. L’humour est bien incrusté dans les enquêtes criminelles. Pour le coup, celles-ci sont résolues à la vitesse de la lumière, ce qui pourrait ne pas paraître crédible, mais finalement, on s’en remet vite. Après tout, il s’agit d’une comédie de 22 minutes, donc l’intrigue ne peut pas rester centrée uniquement sur le déroulement de l’enquête, mais plus sur le « à côté ». D’ailleurs, on n’est pas vraiment là pour exiger une résolution d’affaire criminelle détaillée. En définitive, l’essai comédie policière est réussi.  Toutefois, attention à ne pas trop verser dans le ridicule (en montrant des policiers complètement incompétents dans l’arrestation de criminels, qui se font ridiculiser en permanence par tous les témoins, par exemple…).

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

 

Posté par VK Serie à 18:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

20 sept. 13

HANNIBAL (PILOTE 2012/2013)

 

hannibal

Synopsis : L’exploration de la relation entre Hannibal Lecter et Will Graham…

 

Le pilote de Hannibal est une réussite de par sa mise en scène et l’introduction des deux personnalités troublantes que sont Lecter et Graham. L’aspect meurtres en série n’est pas négligé, mais il est dépassé par les deux éléments ci-dessus qui sont les plus captivants. La première scène fascine et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Une ambiance violente, sanglante, cauchemardesque, irréelle. On est immédiatement happé par la noirceur qui se dégage. Cette ambiance se prolonge efficacement tout au long de l’épisode. Les flashs, les rewind, les « mises en situation » de Graham nous donnent l’impression d’y être, de courir apeuré en cherchant une issue de secours qui finit toujours en cul de sac. Graham et Lecter contribuent à cette atmosphère par leur solitude, leur intelligence, leur complexité. Pour Lecter, on peut ajouter son élégance froide. L’adjectif froide n’est, ici, pas péjoratif. Mads Mikkelsen est parfait pour le rôle de Lecter. Distingué, soigné, stoïque, il dégage une aura qui le rend énigmatique. Graham, quant à lui, est tout aussi mystérieux, mais je le qualifierai plutôt d’atypique. Atypique dans sa façon d’analyser, dans son comportement. C’est le type de personnage qui va agir de façon bizarre selon le point de vue des autres et attirer les regards interrogateurs, tandis que Lecter va plutôt être au-dessus de tout soupçon, être respecté. On a l’impression que le don d’empathie de Will est parfois plus une malédiction qu’un don, et que cette caractéristique peut le faire basculer tout à coup dans la folie. Son interprète, Hugh Dancy, a vraiment la gueule de ce genre de personnage.

Hannibal est un très bon pilote, sombre et violent. Beau pari pour un network.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 21:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 mars 13

THE FOLLOWING (2012/2013)

Synopsis : Lorsque le serial killer Joe Caroll s’évade de la prison dans laquelle il avait été incarcéré, l’ex-agent du FBI qui l’avait arrêté, Ryan Hardy, est rappelé sur le terrain pour le retrouver…

 

The following

 

Une nouvelle série traitant des serials killers ? Impossible pour moi de faire l’impasse. Même pas en rêve. The Following était déjà dans ma ligne de mire depuis le printemps 2012. Non seulement parce qu’elle traiterait de tueurs en séries, mais parce qu’elle traiterait d’un tueur en série ayant réussi à former autour de lui un cercle d’adeptes prêts à tuer. La série promettait une bonne dose de meurtres et de fil rouge. Donc je me suis lancée dans le pilote, et franchement, il ne m’a pas déçue. Je n’ai pas encore eu le déclic qui fait que The Following sera MA série fétiche, mais c’est normal, car une série s’apprécie (ou non) sur la durée. Quoi qu’il en soit, le pilote est bon, je ne vais pas dire le contraire. On entre sans difficulté dans le sujet, les enjeux de l’intrigue, l’ambiance. On a un « cliffhanger » qui nous donne envie de continuer la série. James Purefoy fait un parfait tueur en série : le « I removed each eye individually » (si je ne me trompe pas) était dit avec une telle intonation, naturel… Kevin Bacon fait un bon agent du FBI. Le duo, ou plutôt l’affrontement, est prometteur. Le thème rappelle celui de Criminal Minds (Esprits Criminels), mais personnellement, en tant que fan de Criminal Minds, je trouve que The Following se différencie nettement. Ce n’est pas le même angle d’attaque du sujet. On aura certainement le « tueur en série de la semaine », ce qui me paraît normal (il faut bien nourrir la série), mais je pense vraiment que toute comparaison avec Criminal Minds s’arrêtera là. De plus, il y a un fil conducteur dans The Following qui occupe une place majeure dans l’intrigue, donc il y a de fortes chances qu’il ne soit pas traité de manière annexe. Par annexe, j’entends des éléments pondus par-ci, par-là qui en définitive, ne deviennent plus qu’un mince prétexte pour justifier l’existence d’un fil conducteur. Enfin, je dis ça, mais je peux aussi me tromper royalement sur le cas de The Following (j'invite les personnes ayant vu les volets suivants à le confirmer ou l'infirmer)… Quoi qu’il en soit, j’attends beaucoup de The Following qu’elle nous entraîne dans les plus sombres recoins de l’esprit des adeptes de Caroll (et le sien y compris) et qu’elle explore avec profondeur le pourquoi et le comment de la construction de ce réseau : comment un tueur peut convaincre des gens ? Pourquoi des gens acceptent de suivre un tel être? Parce que c’est un sujet qui est très intéressant.

 

On notera cependant quelques petits points faibles (mon moment rabat-joie) : le cliché de l’agent du FBI devenu alcoolique, ou le serial killer qui s’évade de la prison avec autant de facilité (mais finalement, elle s’explique plus tard dans le pilote, donc pourquoi pas ?). D’ailleurs, à part vers la fin, Caroll m’a semblé un peu en retrait : on ne le suivait pas assez dans son escapade… Quant aux flashbacks, ils étaient peut-être, à un moment, un peu trop nombreux et ils étaient présentés dans un laps de temps assez court : on en découvrait un peu trop si tôt et si vite. Ce trop-plein de révélations du passé a failli atténuer mon enthousiasme. Heureusement, la cadence s’est estompée. Quant aux agents qui gravitent autour de Ryan, ils m’ont semblé un peu fades, neutres (quoique le personnage de Shawn Ashmoore m’a plus tapée dans l’œil). Néanmoins, malgré ces quelques points faibles, The Following m’a vraiment intéressée et est prometteuse. Ne me reste plus qu’à continuer… et ça, c’est une autre histoire…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

09 nov. 12

NASHVILLE (PILOTE 2012/2013)

Synopsis : Bienvenue à Nashville, temple de la musique country où cohabitent stars et jeunes premiers…

 

nashville 1

 

Nashville est une série qui avait piqué ma curiosité dès le printemps dernier, riche en informations sur les nouvelles séries en préparation pour la saison 2012/2013. Nashville avait gagné mon attention rien que par son titre même. Il faut savoir que j’aime beaucoup la musique country. Oui, je n’ai pas peur de le revendiquer, j’aime la country, ce genre musical que certaines personnes trouvent ringard, que certaines réduisent à l’image d’Epinal du cow-boy mâchouillant nonchalamment une paille pendant qu’il regarde, du haut de son cheval, la contrée sans frontière qui se dresse devant lui de façon majestueuse. Cette passion pour la country fut le fruit d’une rencontre télévisuelle, car c’est en regardant, il y a quelques années, un épisode de la saison 4 de Cold Case que je découvris ce genre. Depuis, les mélodies country traînent sur mon disque dur et mes CDs. Tout connaisseur du genre, sans être forcément un expert, sait que Nashville est le temple de la country. Ainsi, rien qu’en voyant qu’une série s’appellerait Nashville, je me disais qu’il était probable que cette série tourne autour de la country. Peut-être que le genre musical n’allait pas être au centre de l’intrigue, mais il y avait tout de même de fortes chances que la série en parle, sinon cela aurait été équivalent à parler de Paris sans parler de la Tour Eiffel… En lisant, dans les news, le thème général de la future série, il devenait clair que la musique n’allait pas être reléguée au second plan. Par conséquent, j’étais déjà conquise. Il ne restait plus qu’à voir de mes propres yeux ce que cela donnerait à l’écran.

 

Il faut dire que j’avais néanmoins eu quelques appréhensions en voyant les premières bandes-annonces. J’avais, en effet, peur que la série ne soit qu’une sorte de soap opéra avec son lot d’amours rocambolesques, trahisons et autres ingrédients traditionnels d’un soap. Finalement, qu’en est-il ? Ma foi, j’ai trouvé ce pilote agréable. Ce n’est pas la série révolutionnaire, mais elle paraît plaisante à suivre. Elle aborde l’opposition expérience et longévité contre jeunesse en pleine ascension ; musique industrialisée pour la masse et le profit contre musique simple jouée dans les bars pour le bonheur des fans. La série aborde également les rouages des élections et ses conséquences sur la vie privée, professionnelle, et les conflits familiaux. Les thèmes ne sont pas tellement innovants, notamment pour l’intrigue sur les élections. Toutefois, certains thèmes ont l’air prometteur. Parlons notamment de l’intrigue principale, à savoir l’affrontement Rayna/Juliette. La première, chanteuse reconnue et égérie depuis une vingtaine d’années d’un label, se retrouve « invitée » à partager l’affiche, pour sa prochaine tournée, avec la nouvelle étoile montante dénommée Juliette, au look sexy et qui fait un peu penser aux chanteurs pour adolescents. A travers cette situation incroyable et ridicule (pour Rayna) s’insinue une réflexion sur l’indépendance de l’art. Nasvhille nous plonge dans l’industrie du disque, et donc, des rouages de la machine pas forcément idylliques. Finalement, l’art et l’artiste sont presque réduits à un produit de consommation. L’objectif premier n’est plus tant d’accompagner un artiste avec son univers propre, de l’aider à s’épanouir, mais de faire du cash. Il faut agir en fonction du budget et des retours financiers. On le voit nettement avec l’idée du nouveau CEO du label. Sa première idée est de coller Rayna à Juliette parce que les albums et tournées de Rayna connaissent une baisse en termes de chiffre d’affaire alors que Juliette casse la baraque. Le CEO pense à cette stratégie et semble indifférent au succès que le label a connu pendant vingt ans grâce à Rayna et sa fidélité au label. Les artistes doivent être bankable. Ils sont les fers de lance un jour, puis sont rapidement remplacés par les nouveaux qui seront eux aussi remplacés par les prochains nouveaux… Les artistes sont susceptibles de perdre de leur authenticité et d’être emportés par cette spirale du cash, strass et paillettes.

 

nashville 2

 

Juliette, quant à elle, apparaît comme une vraie peste, arriviste et sans état d’âme. Cependant, derrière cette facette se cache une jeune femme meurtrie par le destin de sa mère toxicomane qui profite de la notoriété de sa fille et ne l’appelle apparemment que pour lui demander de l’argent. Rayna doit faire face à une dure réalité, à savoir qu’on la relègue dans un tiroir en prétendant officiellement vouloir le meilleur pour sa carrière. Elle doit soutenir un mari candidat aux élections, mais ce dernier n’est que le pantin dont le père de Rayna tire les ficelles. Je n’adhère pas trop à cette histoire d’élection, dans la mesure où on en retrouve d’autres du même genre dans d’autres séries. Je pense à The Good Wife, où même s’il ne s’agit pas du même poste en jeu dans l’élection, on retrouve cette ambiance élection, candidats qui s’affrontent avec l’aide de leurs collaborateurs et les retombées sur leur vie familiale. Il serait astucieux d’introduire quelque chose de nouveau, autres que scandales sexuels ou financiers. Evidemment, ces scandales ont marqué plusieurs hommes politiques et donc, ont fait partie, je dirai, du folklore. Il sera difficile de les bannir de Nashville, mais on pourrait les faire coexister avec d’autres intrigues plus singulières. Peut-être pourrait-on assister à une défaite pour une fois (parce que souvent, les protagonistes gagnent) ?

 

A côté de ces différentes histoires qui ne demandent qu’à être développées pour qu’on puisse se faire une opinion plus éclairée, on retrouve la musique country, bien évidemment. Je rejoins certains commentaires qui apprécient que la musique soit utilisée de manière avisée. En effet, la musique sert le scénario et non l’inverse. On entend les chansons parce que les personnages sont en concert ou répètent, ou enregistrent. Nashville ne perd pas son temps à proposer toutes les chansons dans leur intégralité, parce qu’elles sont des outils pour faire avancer l’histoire. Les musiques m’ont plue, et coup de cœur pour « Back Home » et « If I Didn’t Know Better », que j’ai trouvées moins « pop-isées » que les autres. Car oui, ces dernières années, certaines chansons country ont davantage le ton pop ou rock. Bien entendu, je ne suis pas une réfractaire à l’évolution des rythmes musicaux, couleurs musicales. La country est un genre qui évolue et qui ne peut pas ne pas évoluer. Ceci-dit, parfois, la frontière est de loin dépassée qu’on en ressort surpris. Dans l’ensemble, j’ai bien accroché aux mélodies qui mettent parfaitement le spectateur dans l’ambiance country. A noter que le duo Scarlett et Gunnar est prometteur. J’aimerai bien suivre l’ascension de ces deux, à condition qu’ils chantent en duo. De un, ils s’accordent plutôt bien au niveau de la voix (quand Gunnar a commencé à aller dans les aigus, la chanson prenait des allures de mystique) ; et de deux, il est rare qu’un duo s’impose. La série peut compter sur le genre country et sur les lieux représentatifs de cet univers. Ce décor géographique est une force car voir tout le temps des grandes villes comme Los Angeles, New York, soit sur la côte ouest, soit sur la côte est commençait à devenir fatiguant. Avec Nashville, on change d’environnement, environnement peu exploité par les séries. Et pour finir, ma foi, les maisons des protagonistes me font pâlir d’envie…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

Posté par VK Serie à 20:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,