03 mars 13

THE MENTALIST, 4*23 "RED ROVER" & 4*24 "THE CRIMSON HAT"

Encore une victoire pour John le Rouge…

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Décidément, John le Rouge est vraiment trop fort, et il l’a prouvé une fois de plus dans ce season finale. Au départ, dans le 4*23, j’étais estomaquée du comportement de Jane, avec son plan pour faire avouer son crime au meurtrier, puis ses insultes à Wainwright. J’avais eu du mal à en croire mes yeux et oreilles. Jane avait l’habitude de flirter dangereusement avec les limites de la loi, mais là, j’étais ahurie qu’il aille aussi loin. Finalement, ce n’était qu’un plan pour faire sortir John le Rouge de sa tanière. Bien pensé. Le 4*24 nous plongeait dans une ambiance inhabituelle, mystérieuse avec cette adepte de John le Rouge. Il faut dire que le cadavre au visage déformé tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, mais bon, pourquoi pas ? Le stratagème était intéressant et avait des chances de fonctionner… si John le Rouge n’avait pas été aussi malin. Franchement, j’avais vraiment cru que John se trouvait à l’arrière de la limousine. Mais la voix et la silhouette de Wainwright, assez reconnaissables, étaient intrigantes. Je me disais : « non, ça ne peut pas être lui ?! ». Et bien non, ce n’était qu’une marionnette innocente utilisée et sacrifiée par John. Dommage que Wainwright soit mort, je le trouvais sympathique, comme boss.

 

En définitive, on retourne à la case départ : on ne sait toujours pas qui est John le Rouge, mais on se doutait qu’on n’allait pas le découvrir avant un bon bout de temps. Néanmoins, on connaît une de ses disciples. La relation entre cette jeune femme et John est assez bizarre. Elle me fait penser à une relation du type gourou de secte et fidèle. En tout cas, je verrais bien John le Rouge en gourou. Si on fait attention, au cours des saisons, Patrick et le CBI ont rencontré quelques disciples de John le Rouge, et un certain nombre était dans les forces de l’ordre. John le Rouge semble avoir ses entrées dans ce secteur… En fait-il partie ou occupe-t-il une place influente ? En général, ces personnes, si ma mémoire ne me fait pas défaut, étaient plutôt bien ancrées dans la société, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de marginaux, sans-abri. Elles avaient une profession, un toit, elles ne semblaient pas être dans le besoin. Donc soit elles étaient des agents auxquels John le Rouge avait donné une mission tandis que les autres disciples vivaient reclus avec lui quelque part, soit la communauté de John le Rouge obéit à une organisation particulière. Oui, après mon idée folle selon laquelle un agent du CBI était John le Rouge (d’où ma parenthèse sur John le Rouge et les forces de l’ordre plus haut), voici celle où John le Rouge est à la tête d’une secte… Quoi qu’il en soit, c’est assez surprenant et inquiétant de voir que des personnes en apparence saines d’esprit puissent suivre un tel individu. Est-ce un choix libre ou sont-elles menacées d’une quelconque façon ? Et si c’était un choix libre, quelles en sont les raisons ?? Pour cette dernière hypothèse, je suis de nature à vouloir comprendre les raisons. Non pas que j’éprouve de la sympathie pour des criminels, mais je trouve intéressant d’apporter un éclairage sur leur personnalité, d’autant plus avec cette histoire autour de John le Rouge. Je ne veux pas qu’on me dise « le type tue parce qu’il tue » tout simplement.

 

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Sinon, à part cette réflexion sur l’abominable John le Rouge, j’avais quelques détails à pointer du doigt. Notamment celui concernant la rapidité de l’équipe à placer le faux cadavre de Rigsby et à cacher le vrai Rigsby (surtout, la morgue n’aurait-elle pas décelé la disparition d’un cadavre, ruinant ainsi les efforts de Jane et du CBI ?). Ou celui concernant Jane faisant une surprise à  Lisbon dans l’église : comment savait-il qu’elle viendrait dans cette église à cet instant précis, sachant qu’il a passé les derniers mois à Las Vegas ? En fin de compte, encore un épisode sur John le Rouge, et encore une victoire à son compteur.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


17 janv. 13

THE MENTALIST, 4*17, "CHEAP BURGUNDY"

Le CBI n’est vraiment rien sans Patrick Jane…

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Il était temps que je me remette à poster des commentaires sur The Mentalist… Alors cet épisode m’a plus choquée qu’autre chose, parce qu’il était la parfaite illustration que le CBI n’était rien sans Patrick Jane. Je pense avoir dit (ici et/ou ailleurs) que mon souci avec la série était qu’elle semblait donner trop d’importance aux compétences de Jane à démasquer les coupables, au détriment des policiers. Et bien dans cet épisode, c’en était encore plus flagrant, voire scandaleux pour moi. Peut-être que ce jeu de faire mettre le CBI au second plan est pleinement assumé, mais bon, moi, ça me gêne. Parce qu’en l’occurrence, le CBI était complètement paumé sans Patrick qui résout l’affaire en même pas trois minutes avec une réplique de Shakespeare. Même pas capable de faire craquer un suspect. Pire, le CBI s’abaissait à utiliser des stratagèmes ridicules… Je fais référence à Rigsby et sa tentative d’hypnose qui se retourne malheureusement contre lui et le fait passer pour un véritable crétin. C’en était désolant, je me sentais embarrassée pour ce personnage. Je veux bien que les policiers soient un peu tournés en dérision, mais s’il vous plaît, un minimum de respect. Ce sont des flics, tout de même ! Ils sont censés être assez intelligents pour résoudre une affaire par eux-mêmes. Avec ce volet, ce n’est pas vraiment pour tout de suite… Il y avait quand même un point positif : c’était un plaisir de voir oncle Keith (enfin, Craig Sheffer) ! (je l’avoue : j’aime One Tree Hill).

 

Quant à Jane et sa collaboration avec Darcy, finalement, c’était pour apprendre que l’agent du FBI le soupçonnait d’être un disciple de John le Rouge. Hypothèse intéressante, mais dans ce cas, Patrick Jane serait un véritable psychopathe, prêt à laisser tuer sa femme et son enfant ! Faut le faire, quoi... En soi, ce n’est pas impossible, mais ce serait, de la part des scénaristes, faire preuve d’un sacré culot ! Ils nous auraient présenté un Jane détruit par la perte de sa famille, aidant la police et en même temps, traquant John le Rouge, pour finalement nous surprendre en nous expliquant que Jane était un disciple de John le Rouge (et pourquoi pas John le Rouge lui-même ?) et que sa coopération avec le CBI n’était qu’un jeu pervers… L’idée est tentante, mais j’ai un peu du mal à y adhérer. Ou alors, si Jane avait des tendances meurtrières, il était en effet John le Rouge, mais à un moment, un concurrent se serait mis en tête de lui voler la vedette. Patrick l’aurait insulté et le deuxième John le Rouge se serait vengé. Ensuite, Patrick aurait décidé d’aider la police pour se venger de son concurrent… Mon imagination est débordante…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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12 oct. 12

THE MENTALIST, 4*07, "BLINKING RED LIGHT"

Duel de maîtres…

(diff fr)

 

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Je vais commencer cet article en disant quelques mots sur l'épisode 4*06 dans lequel nous rencontrions le fère de Teresa Lisbon. J'aurais pu consacrer un article indépendant sur cet épisode, mais étant donné que j'avais peu de choses à dire, je ne voyais pas l'intérêt de rédiger un billet de cinq lignes. Donc rencontrer la famille Lisbon était fort sympatique, entre concurrence, chamailleries et réprimande. L'épisode s'intéressait un peu plus sur le personnage de Lisbon et donc en était agréable.

 

Maintenant, venons donc à l'épisode en question, celui sur le tueur en série. Il donnait lieu à une sorte de duel de maîtres, entre un tueur en série vraiment intelligent (mais complètement dérangé) et un mentalist perspicace. Une fois de plus, la dimension psychologique était mise en avant et on avait droit à nouveau à une pause dans le sens où ce chapitre ne se caractérisait pas par une suite de pistes et retournements en tout genre. Le sujet des tueurs en série était (et à mes yeux, l'est toujours) intéressant. J'aime bien toutes les histoires traitant de ce sujet : le mobile est plus complexe et certains serial killers sont, il faut malheureusement le reconnaître, brillants... Dans l'épisode, on devinait tout de suite qu'il s'agirait de meurtres en série, rien que par la posture du corps et le rituel du meurtre (les coquillages et le fil de fer). Ensuite, peut-être parce que je regarde trop Criminal Minds, il était évident que l'homme du site internet dédié à l'affaire était le coupable. Au départ, on apprenait que Panzer suivait l'enquête et apportait son soutien aux familles. Soit. Et puis rapidement, on se rendait compte qu'il y avait quelque chose de louche. A commencer par le fait que Panzer ne connaissait pas trop la première victime. On se demandait pourquoi un soudain intérêt anormalement fort ? En regardant bien, Panzer était le suspect idéal : un homme solitaire obsédé par cette enquête (ses recherches, le site internet), qui s'impliquait plus que de raison, même plus que les familles des victimes elles-mêmes. Et on sait que certains tueurs en série aiment suivre et participer activement à l'enquête pour justement narguer la police (« j'étais à côté tout ce temps et vous n'avez rien saisi ») et être au courant de l'avancée et réagir en conséquence (notamment si la police se rapproche trop). Ce suivi de l'affaire leur procure du plaisir (ils revivent le meurtre et continuent d'assouvir leur pulsion de domination). Et enfin, l'indice qui ne permettait plus de doute : la musique.

 

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Tout l'intérêt du volet était de savoir comment ce monstre allait être arrêté. Malheureusement, le CBI échouait. Mais c'était sans compter sur la ruse de Jane à amener Panzer à insulter John le Rouge et à en payer le prix (comme lui-même avait vécu la même expérience). Cette méthode peut-être contestable car en définitive, Jane s'est fait justice... La mort du coupable apparaît comme une vengeance personnelle. L’avantage scénaristique, par contre, réside dans le rappel de John le Rouge. Ce dernier est comme un fantôme qui hante la Californie et les protagonistes. Toutefois, le problème de ce genre d'intrigue mystère s'étalant tout au long de la série est qu'à un moment donné, on risque de se perdre dans tous les éléments relatifs à cette affaire. On se rappelle aisément de Craig O'Laughlin, l'acte de Patrick dans le final de la saison 3, mais plus on avance dans les années et moins on se rappelle des évènements plus anciens. Heureusement, pour l'instant, John le Rouge revient via des meurtres et non pas par un scénario de conspiration, du style il tue mais en réalité, derrière ses meurtres se cache un complot aux multiples ramifications. En regardant l'épisode, j'ai même eu un fantasme scénaristique pendant une minute : et si John le Rouge était, ou avait pour complice, un membre de l'équipe de Jane, comme Lisbon, par exemple ? Ce serait tellement inattendu et choquant de se rendre compte que l'ennemi est bien plus proche qu'on ne le pense (d'autant plus que certains complices connus de John étaient des représentants de la loi...). De plus, quel est le meilleur moyen de rester au plus près de l'actualité judiciaire ? Etre un membre des forces de l’ordre ! Cela donnerait également un duel final terriblement intense et déchirant (faisant naître un puissant sentiment de trahison, remise en question, perte de la foi...)... Enfin, comme je l'ai mentionné plus haut, ce n'était qu'un fantasme, il est fort peu probable que cela se concrétise (mais rien n'empêche de rêver, non ?) ...

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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22 sept. 12

THE MENTALIST, 4*04, "RING AROUND THE ROSIE"

Le nouveau chef débarque…

(diff fr)

 

Cet épisode était marqué par l’arrivée du nouveau patron du CBI, en la personne de Luther Wainwright. Un directeur ayant la particularité de sortir de l’habituelle et attendue image du chef aux cheveux grisonnant approchant (ou nageant dans) la cinquantaine, rigide, autoritaire. Dans notre cas, Wainwright ressemblait bien plus à une jeune recrue débutant sa carrière qu’à un chef expérimenté. Il s’agissait davantage d’un jeune premier dynamique, un peu à la Mark Zuckerberg (avec un costume ceci dit, et allez savoir pourquoi je mentionne Zuckerberg…). En plus de diriger le bureau, le boss participe activement à l’enquête, et semble accepter avec plus de facilité que pourrait le faire d’autres directeurs la personnalité et les méthodes du mentalist. Dans cet épisode, il semblerait qu’il y ait une relation de véritable coopération entre Patrick et Luther. Les deux hommes discutent comme des collègues se situant sur le même pied d’égalité, c’est-à-dire qu’à certains moments, on en oublierait presque que Luther est le patron. Il y a un échange, une forme de complicité. En effet, auparavant, les actions de Jane avaient le don d’énerver ses supérieurs, même si finalement elles s’avéraient payantes. Ici, Wainwright semble réceptif. Je ne pense pas qu’il acceptera tout et n’importe quoi (il a tout de même des responsabilités), mais il paraît chercher à comprendre les raisons de la méthode et à en lui donner le bénéfice du doute dans une certaine limite. En outre, le nouveau boss du CBI a l’air plus humain, il souhaite apporter un soutien plutôt qu’utiliser une méthode punitive. En définitive, c’est un patron différent. Ceci est évidemment la première impression que j’ai eue en visionnant ce volet. Peut-être que Luther n’est pas ce qu’il prétend être… ?

 

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Le directeur du CBI ne fut pas le seul personnage attachant dans cette intrigue. L’histoire avec l’ancien joueur de saxophone a dévoilé une autre facette de Teresa Lisbon. Moins en contradiction et exaspération face aux tours de Patrick Jane. Plus dans l’empathie, la compassion et la nostalgie avec le joueur de saxophone. On la sentait plus impliquée, d’un point de vue émotionnel, dans l’enquête ; on la voyait adoucie. En ce qui concerne l’autre intrigue, elle revêtait un aspect plus psychologique. Il n’y avait pas le schéma traditionnel meurtre-enquête-rebondissements-arrestation du coupable. On accordait l’importance à la dimension psychologique d’un homme qui n’était en fait qu’une bombe à retardement. Un fan inquiétant d’armes à feu qui, dans un sens, permettait de toucher (discrètement ?) la problématique de la détention de ces armes aux Etats-Unis. L’épisode ne s’insurgeait certes pas contre la possession d’armes à feu en disant explicitement « c’est mal » (ou à l’inverse « c’est parfaitement acceptable »), mais n’empêchait pas les spectateurs de se poser des questions sur ce sujet (sans forcément plonger dans un débat philosophique). Personnellement, j’ai pensé à ce thème au cours de l’épisode, et c’est pourquoi j’en parle dans cet article. Ici, on voyait bien la dangerosité de l’homme et donc, du mélange explosif armes/instabilité psychologique. Cependant, je pense vraiment que le problème n’est pas tant l’objet, mais la personne qui le possède. Evidemment, pour les personnes qui ne vivent pas aux Etats-Unis, cette notion du droit à porter des armes peut apparaitre étrange, choquante, aberrante, sans aucun sens. Mais cette question est d’ordre culturel. Peut-être qu’il a été nécessaire, à une époque, de posséder une arme aux Etats-Unis, et par conséquent, ce droit s’est ancré dans les mœurs et est devenu tout à fait naturel et légitime aujourd’hui. Bien sûr, les raisons du port d’arme ont sûrement évolué, mais ce fait est resté une tradition forte. Maintenant, l’enjeu est de savoir pourquoi on veut posséder une arme et l’usage qu’on va en faire. S’il ne s’agit que de passer du temps dans un stand de tir, s’adonner à la chasse, cela ne devrait pas poser de problème majeur. Il y a d’ailleurs le tir au pistolet aux Jeux Olympiques. Ce n’est pas le même calibre, mais je veux illustrer par cela que cette activité existe et est reconnue. Par contre, si c’est pour s’engager dans des activités criminelles, il va de soi que c’est un problème. Comme je le disais plus haut, tout dépend de la personne et surtout des valeurs qu’on lui a inculquées, de son environnement aussi, mais je conçois qu’il faut restreindre la nature des armes disponibles à la vente et exclure, par exemple, les MP5, AR 15 ….

 

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L’intrigue strictement policière couplée à l’espionnage du mordu des armes à feu et l’arrivée du directeur  donnait une saveur particulière à ce volet. D’autant plus que Patrick Jane n’occupait pas le devant de la scène avec insolence. Il coexistait avec Lisbon et le directeur qui du coup, peut prétendre à un développement intéressant de son personnage. Il ne s’agit pas simplement de mettre un nouveau directeur pour en mettre un nouveau. En conclusion : ce chapitre offrait un bon équilibre entre les personnages, une intrigue divisée en deux sous parties traitées avec simplicité, originalité pour casser la routine. Il est nécessaire de proposer des épisodes différents de temps en temps afin de faire une pause et amener la diversité dans une série reposant sur des bases codifiées, tel un procedural.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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16 sept. 12

THE MENTALIST, 4*03, “PRETTY RED BALLOON”

Les voyants n’ont pas la cote…

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L’enquête de ce troisième épisode de la saison 4 de The Mentalist n’était pas la meilleure, mais elle se démarquait par son côté émotion. Patrick Jane était très touchant dans ce volet. Il n’en faisait pas qu’à sa tête sans ne jamais être inquiété ni sanctionné par ses écarts de conduite. Il était touchant dans sa tentative tenace à faire comprendre à la mère qu’il l’avait utilisée par le passé uniquement dans le but de lui prendre le plus d’argent, et qu’il n’était pas un voyant, mais un manipulateur sans scrupules. Il confessait son crime, revenait à la charge pour aider cette femme prête à croire n’importe quel charlatan parce qu’elle était tout simplement désespérée et vulnérable. L’histoire était plus intéressante à suivre avec cet aspect de confession et rédemption qui finalement, a permis à la mère d’ouvrir les yeux (enfin, je crois). Il est clair que ce n’est pas avec ce scénario que les voyants vont pouvoir se faire une publicité à leur honneur…  D’ailleurs, en général, les séries ne les épargnent pas… Sauf rares exceptions pour Dead Zone et Médium… Pour l’enquête en elle-même, la piste du tueur en série permettait de nourrir l’histoire avec des rebondissements, mais on pouvait se douter que ce n’était qu’une piste pour justement, faire diversion. Et je ne sais pourquoi, mais quand j’ai vu la tête du technicien, je me suis dite « celui-là, il a une tête de criminel… ». Finalement, j’avais eu un bon pressentiment. Oui, je sais que ce n’est pas très aimable de penser cela en voyant un visage, mais cela ne vous est-il jamais arrivé, en regardant un film ou une série, d’avoir cette pensée en voyant un acteur ? Il y a des acteurs qui ont la tête de l’emploi…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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31 août 12

THE MENTALIST, 4*01, "Scarlet Ribbons"

Un coupable innocent…

 

(diff fr)                                         

 

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Je n’ai pas manqué de suivre l’introduction de la saison 4 de Mentalist sur la première chaîne. Oui, je sais très bien que la cinquième commencera bientôt aux Etats-Unis, mais je n’ai malheureusement pas le temps de me caler à la diffusion originale, et donc, je suis obligée de faire un choix… Alors je me permets de prendre mon temps ! Bon, on retrouvait Patrick Jane dans toute sa splendeur et surtout, dans le pétrin, derrière les barreaux après avoir abattu devant des centaines de témoins un homme. Ce qui m’a franchement gênée dans cet épisode, c’est la rapidité et la facilité avec lesquelles Jane se sort de cette situation et retrouve sa liberté. Ce n’est pas tant le fait qu’il soit mis en difficulté, qu’il doive prouver son innocence et qu’il puisse compter sur la ferveur de ses coéquipiers du CBI, mais c’est la façon ridicule dont toute cette histoire est réglée. L’épisode nous sortait une intrigue trop tordue pour être crédible, surtout vers la fin. Pourquoi ? Tout d’abord, Jane tue un homme à bout portant dans un endroit public, devant une foule de témoins. Ok, là, ça passe, on s’angoisse, on se dit que c’est la fin, bien qu’on sache que c’est impossible, sinon à quoi rimerait la série si Jane passait le reste de ses jours en prison ? Après, Jane affirmait que Carter possédait une arme. Logiquement, il y avait légitime défense, piste tout à fait crédible. Ensuite, on découvrait les secrets biens noirs de la famille Carter, ce qui était intéressant. Et à la fin, le jury déclare Jane non coupable, mais bizarrement, on n’a plus aucune trace du pistolet de Carter, qui est pourtant la preuve essentielle de la légitime défense… C’est ce point qui m’a déroutée.

 

En effet, lors de sa plaidoirie, Jane confessait avoir tué Carter parce qu’il était John le Rouge, qu’il avait massacré sa famille, etc. Il jouait sur la carte de la sensibilité, de l’empathie, et dans un sens, confessait au grand public sa culpabilité. Soit. Seulement, étrangement, alors que tout plaide en sa défaveur (les témoins, son aveu), les jurés le déclarent non coupable ??? Le truc est gros comme le nez au milieu de la figure, il est impossible de passer à côté, mais le jury arrive à déclarer Jane non coupable ??? Alors là, pour le coup, il va falloir qu’on m’explique ! Vive la justice… En fait, j’aurais trouvé plus logique que l’épisode montre davantage l’investigation de Rigsby et Cho (avec Van Pelt, ils étaient assez peu exploités) et propose une scène dans laquelle ils trouvent le fameux pistolet qu’ils rapportent à la dernière minute au tribunal. De cette façon, Jane aurait prouvé sa légitime défense avec cette preuve matérielle et j’aurais adhéré à sa libération car elle m’aurait parue logique. Or, à moins que j’aie piqué un somme en plein milieu du volet, je n’ai pas vu un tel épilogue. Vous me direz peut-être que je n’ai rien compris, que Jane a en fait hypnotisé le jury, ce qui explique sa libération, mais j’ai du mal à avaler cela. En l’absence de l’arme de Carter, l’épisode livre plus le message suivant : ce n’est pas grave d’abattre un homme, du moment que lui-même était un monstre. En d’autres termes, vous pouvez vous faire justice vous-même, on ne vous en tiendra pas rigueur. Que Jane reprenne le cours d’une vie normale n’est pas en soi dérangeant, c’est le fait qu’il la reprenne sans qu’il y ait de conséquences. Le juge lui aurait imposé une mise à l’épreuve, des travaux d’intérêt général, cela m’aurait parue plus juste et crédible. Ce n’est pas parce qu’on est un héros tourmenté qu’on peut tout faire… (A moins que j’aie eu un trou noir et que Jane ait écopé d’une peine légère ?). L’autre point qui passe mal réside en la conversation autour d’un thé entre Patrick et la femme de Carter. Certes, à la fin, on saisit la folie de cette femme. Elle n’a aucun signe de colère (genre une gifle, ou des cris avant de se calmer et tolérer la présence de Jane). C’est limite si c’est une discussion amicale… Même si cette femme est une psychopathe, j’ai une fois de plus du mal à me faire à l’idée qu’une femme qui vient de perdre son mari accepte aussi facilement d’échanger sous son toit avec le meurtrier de son mari. Peut-être qu’elle jouait la comédie, mais honnêtement, c’était trop facile pour être vrai…

 

Toutefois, ne croyez pas que je veuille détruire Mentalist à tout prix, car j’ai quand même apprécié quelque chose. Alors que dans plusieurs séries, lorsqu’un protagoniste est blessé dans un épisode, on le retrouve en pleine forme dès l’épisode suivant sans aucune séquelle de sa blessure (et puis on n’en parle plus jamais), Mentalist a été une exception. Je parle évidemment de blessures peu dramatiques, non pas comme celle de Martin dans Without a Trace (qui avait reçu plusieurs projectiles dans le corps), mais d’épaule ou de jambe touchée par une balle… Montrer Lisbon avec son attelle était bien pensé. On était dans la continuité, on ne la retrouvait pas tout feu tout flamme tout de suite, mais on la voyait encore un peu meurtrie, privée de son bras pour le temps d’un épisode.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement Vôtre,

VK

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