05 sept. 15

HOW TO GET AWAY WITH MURDER, SAISON 1

Vous pouvez lire ma critique du pilote et ma table ronde avec Alfred Enoch lors du festival de Monte Carlo.

 

Bilan de cette première saison : très bien. L’intrigue est passionnante. Elle mêle à la fois les aventures l’« accusé du jour » et le fil rouge « qui a tué Lila ? », sème en continu des retournements de situation inattendus qui dynamisent les épisodes, et les personnages sont forts intéressants, mystérieux et le « nec plus ultra », machiavéliques.

 

La palme d’or revient, c’est une évidence, à Annalise Keating (Viola Davis). Une femme au tempérament de feu et de glace, que ce soit en cours où son regard et ses réparties peuvent liquéfier les élèves, ou devant les tribunaux où elle est aussi sans pitié et pourrait faire acquitter les doigts dans le nez un homme accusé de crime contre l’humanité. Femme également explosive en privé. Et surtout manipulatrice à souhait. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec elle. Je suis restée bouche bée quand son amant de flic s’est retrouvé accusé du meurtre de Sam, même si Franck avait joué un grand rôle dedans. La réaction d’Annalise en découvrant le corps de Sam était stupéfiante : la dame ne perd absolument pas le nord et démontre un professionnalisme à toute épreuve. Bref, Keating est dure, mais sait faire preuve de douceur, agaçante aussi, mais avant tout, complexe.

S’en suit une galerie de personnages assez éclectique. Même si je n’ai pas d’affinités pour certains, j’apprécie le fait qu’Annalise n’écrase pas tous les autres. Des personnages restent encore un peu en retrait, mais ce n’est pas grave, ce que j’aime, c’est que chacun existe, quand bien même Annalise et Wes (Alfred Enoch) apparaissent plus régulièrement au premier plan. En parlant de Wes, c’est vraiment le type tout gentil, innocent et outsider qui se retrouve embarqué malgré lui dans des situations dépassant l’entendement. Paradoxalement, il se révèle à travers elles, et semble le plus réfléchi par rapport à ses autres camarades qui eux, flippent totalement alors que dans la vie normale, ce sont eux les plus affirmés. J’aime bien l’histoire entre Connor (Jack Falahee) et Oliver. L’ancienne future belle-mère de Michaela (Aja Naomi King) m’a horripilée quand elle lui a fait les yeux doux (bonne actrice !). Asher (Matt McGorry) me fait trop rire. Son interprète est génial en fils à papa et amant de Bonnie sensible malgré les apparences. Rebecca (Katie Findlay) la rebelle était également intéressante, pourquoi l'a-t-on tuée ??

 

how to get_déco

 

Je parlais des personnages en retrait, Bonnie (Liza Weil) et Franck (Charlie Weber) en font partie. En tout cas, c’est mon ressenti lors de cette saison 1. Il est sûr que l’on va en apprendre davantage sur Franck dans la saison 2, au vu de ce qui nous a été dévoilé de lui à la fin de la 1. Pour Bonnie, j’espère vraiment qu’elle ne restera pas coincée au stade de simple assistante de Keating, je pense qu’elle peut être intéressante. Comment ces deux personnages ont-ils croisés le chemin de Keating ? Pourquoi l’ont-ils rejointe ? Qui sont-ils en dehors du travail (je ne parle pas de leurs relations sentimentales) ? etc.

 

Sur le fil rouge lui-même, pour rappel, la résolution du meurtre de Lila, je trouve que le développement a été intéressant et bien maitrisé. Le nombre raisonnable d’épisodes y a beaucoup contribué. Je suis d’avis qu’il faut savoir doser. Certaines séries peuvent se faire en 22 épisodes par saison, d’autres doivent se dérouler sur un maximum de 15 épisodes par saison. Tout dépend du sujet. HTGAWM fait partie de cette deuxième catégorie. Si elle avait duré plus longtemps, je pense que certains rebondissements auraient été de trop, et puis, qu’y aurait-il dans la saison 2 ? On pourrait aussi faire plus de procès par semaine, l’« accusé du jour », mais bon, ce n’est pas vraiment le thème principal. On a néanmoins des cas prenants et surprenants, et qui s’incrustent bien dans le fil rouge.

Le nombre d’épisodes ici était bien, quoique je me demande quand même ce qu’on va voir l’année prochaine… Vu comment c’est parti, y aura-t-il d’autres meurtres ? Pour enfouir celui de Rebecca dans l’abîme, par exemple. Déjà, on va partir sur la question « qui a tué Rebecca ? » (pour moi, la réponse n’est pas si limpide que cela). Des personnages impliqués dans la mort de Sam vont-ils craquer malgré tout ? Asher découvrira-t-il la vérité ? (et c’est là qu’on apprend qu’en fait, il savait tout depuis longtemps et attendait avant d’exercer son pouvoir sur les autres…) Je ne sais pas comment vont finir toutes ces histoires et aussi, s’il y aura assez de matière captivante pour enchaîner plusieurs saisons. C’est un peu mon souci. J’espère qu’on saura s’arrêter à temps. Pour le moment, la série est addictive. Moins que Scandal selon moi. C’est vrai que ces séries sont différentes, mais je trouve que Scandal est un cran au-dessus du point de vue éléments addictifs (parce que plusieurs histoires de nature différente s’entremêlent).

 

Maintenant, petite parenthèse sur un élément qui m’a gavée. Cette sensation s’est manifestée lors d’une suite de séquences où tout le monde couche avec tout le monde, n’importe où et n’importe quand. Il y a beaucoup de scènes de sexe. OK, apparemment, ça fait vendre, toutefois, les scénaristes, il faudrait arrêter vos délires/fantasmes par moments. C’en devient de la « violence gratuite », qui n’apporte pas toujours de la pertinence à l’histoire. Au-delà de ce point, à mes yeux, ce fut une belle lancée pour How To Get Away, j’attends de voir la suite et espère qu’elle sera aussi bien faite que la première.

 

Sériecalement vôtre,

VK


21 juil. 15

MONTE CARLO 2015 : "HOW TO GET AWAY WITH MURDER", ALFRED ENOCH (table ronde)

 

Alfred Enoch était un des invités du festival, pour porter les couleurs de How To Get Away With Murder, série dans laquelle il prête ses traits à Wes Gibbins, étudiant du cours de droit de l’inflexible et dangereuse Annalise Keating. Celle-ci a la tâche intéressante d’apprendre à ses élèves toutes les ficelles pour faire acquitter un client accusé de meurtre. Rebaptisée Murder pour la diffusion française, la série passe sur M6.  Autour d’une table ronde matinale, l’acteur (aussi Dean Thomas dans la saga Harry Potter) a partagé avec enthousiasme son ressenti sur son personnage, celui d’Annalise, joué par Viola Davis, Shonda Rimes, entre autres… après un petit aparté sur la soirée anniversaire des 55 ans du festival à laquelle il avait assisté la veille. A noter que son partenaire Matt McGorry, alias Asher Millstone, était également à Monte Carlo (mais je n'ai pas eu l'occasion de le rencontrer).

 

 

— Pouvez-vous nous dire quel souvenir vous avez de la première fois où vous avez lu le scénario de How To Get Away ?

Alfred Enoch : Je me souviens que je jouais dans une pièce à Londres. J’ai reçu le script alors que je donnais deux représentations le même jour, le matin et le soir, et j’allais passer l’audition le jour suivant. Alors que je le parcourais, ma première pensée a été la suivante : comment vais-je pouvoir le lire ? Me préparer ? Aussi, faire un travail décent ? Et ces questions se sont accentuées au fur et à mesure que je lisais, parce que j’ai pensé : c’est excitant, c’est bon, ça devrait être un travail excitant, intéressant à faire. Je me rappelle avoir pensé que c’était un twist intéressant sur quelque chose qui me paraissait familier. L’aspect "qui est le coupable" raconté sur deux époques m’a paru original et m’a semblé poser les questions différemment.

— Saviez-vous au début que Wes avait tué Sam ?

Alfred Enoch : Non. J’aurais voulu le savoir, mais ça n’a pas été le cas. C’est un des aspects intéressants quand on travaille sur la série. Les choses changent. Vous recevez le script et vous pensez : oh, il y a une autre pièce à ce puzzle. Alors c’est très difficile, de ce point de vue, de reconstruire ce qui s’est passé pour deviner ce qui va arriver par la suite.

— Dans la série, vous étudiez le droit. Auriez-vous pu, vous-même, être avocat?

Alfred Enoch : J’ai étudié la littérature, alors ma relation avec les mots est probablement différente. J’ai des amis qui viennent de terminer leurs études en droit. Ça n'a jamais été quelque chose qui m’a séduit.

— Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre personnage, et qu’est-ce que vous n’aimez pas?

Alfred Enoch : J’admire vraiment la capacité de Wes à respecter ses croyances, ses principes. Il pose des questions qui sont dures, basées sur un code moral. Je respecte plutôt ça. Je pense que l’une des choses les plus difficiles sur le personnage est… Je veux dire, c’est dur parce qu’ils sont placés, ils sont placés dans des situations si difficiles et ça fait partie probablement des raisons pour lesquelles les gens aiment la série. Evidemment, certaines de ses actions deviennent discutables, mais souvent, je pense que les gens regardent cela avec moins d’empathie que moi. Peut-être parce qu’étant Wes, je passe beaucoup de temps avec mon personnage. J’ai de la sympathie pour lui. Vous savez, je pense qu’il commet un acte extrême, mais il le fait. Il le fait pour protéger ceux à qui il tient… C’est l’une des autres choses qui me fascine dans le script, et ce, dès le pilote. Il présente différentes facettes de ces personnages, et cela devient dur de pointer quelqu’un et de dire : c’est ce qu’une personne est. Vous savez, nous montrons un autre visage dans différentes situations, différents scénarios, et avec différentes personnes. Donc j’aime ça, j’aime qu’il ne soit pas aussi simple de dire que lorsqu’une personne fait quelque chose de mal, c’est une mauvaise personne.

 

Alfred Enoch

 

— Comment est-ce, de travailler avec Viola ?

Alfred Enoch : Fantastique !

— Avez-vous la même relation que celle qu’on voit à l’écran ?

Alfred Enoch : Heureusement, non ! (rires) J’aurais été… Mon dieu, ce serait une expérience épuisante si c’était le cas… Annalise Keating est un personnage tellement formidable et exténuant ! A bien des égards, c’est une femme si compliquée. Elle a une façon de manipuler les gens, d’être exigeante, mais Viola est adorable, c’est une personne tellement gentille. Et ça contribue à faire du plateau de tournage un endroit agréable. Les gens sont gentils. Pour moi, vous savez, qui viens de Londres et qui vis dans une ville que je ne connaissais pas beaucoup avant, être entouré personnes agréables a rendu les choses plus faciles. Alors je suis reconnaissant envers Viola et le reste du cast.

— Voyez-vous la relation entre Wes et Annalise comme celle qu’auraient une mère et son enfant, ou davantage ?

Alfred Enoch : Ca va plus loin. Je pense que, peut-être, il y a un aspect maternel. Elle fait quelque chose que je trouve incroyablement généreux, dans un moment très fort pour les deux. Je pense qu’il y a un côté maternel, mais il y a plus. Je pense que c’est l’un des éléments intéressants dans le fait de le jouer, mais il y aussi le fait qu’il y a tant d’impulsions différentes, tant de conflits pour eux. La manière dont ça commence, ils sont liés par un secret. Vous savez, elle est compromise, il sait quelque chose, elle a besoin qu’il ne le dise à personne. Et je pense que l’une des choses plaisantes est que les scénaristes arrivent toujours avec de nouveaux rouages pour déstabiliser cette relation. Il y a beaucoup de mise à l’épreuve, il y a du conflit, et il y a de l’attirance.

— Votre personnage va-t-il être sauvé parce qu’il a ce lien spécial avec Annalise ?

Alfred Enoch : Je pense que l’un des aspects excitants du show est qu’il donne le sentiment que personne n’est à l’abri. Vous savez, vous ne voulez pas regarder, je pense, une… Je veux dire… ce n’est pas nécessairement vrai. Je pense que parfois… Je me souviens avoir lu un livre quand j’étais jeune et quelqu’un m’a spoilé la fin, m’a dit qui mourrait, et en fait, ça ne m’a pas empêché du tout de profiter du livre. La façon dont vous arriver là est une autre chose. C’était l’un des éléments de la série. Quand elle a résolu la question de savoir qui avait tué Sam, elle a introduit une autre question : qui d’autre était impliqué, et à quel degré ? J’aime ce rebondissement. Il y a toujours quelque chose d’autre à trouver. Mais je pense que quelque chose a été ajouté à ce mélange : il n’est pas évident de penser que les gens sont en sécurité. En tout cas, ce n’est pas l’impression que j’ai eue. Je pensais : "Wes aurait pu être tué… Non, il va survivre dans la saison 1". Quand les enjeux sont d'une telle envergure, les individus deviennent très extrêmes, en particulier dans le contexte de la série. Je pense que n’importe quel personnage pourrait partir. Heureusement, il (Wes) survit…

 

— Oui, dans la série, tout peut arriver à n’importe quel moment, alors c’est très excitant à regarder. Personne n’est à l’abri du tout.

Alfred Enoch : Je suis content que ce ne soit pas simplement le sentiment d’un acteur paranoïaque à l’idée de perdre son travail…

De toute évidence, vous ne jouez pas dans Game Of Thrones ! (rires)

Alfred Enoch : C’est vrai. Je pense, dans un sens, qu’on touche à quelque chose qui est importante dans n’importe quelle histoire, c’est que vous ne voulez pas que les choses soient de trop, n’aient pas de sens, ne soient pas pertinentes. Vous savez, si une personne meurt, il faut que ce soit un évènement. Je veux dire, que ce personnage vous manque, que vous soyez content de sa mort, vous voulez une sorte de relation. Alors je pense qu’il y a un peu de ça, dans Game Of Thrones.

— Quelle est l’implication de Shonda Rhimes dans la série ?

Alfred Enoch : Elle a créé une très bonne ambiance. Vous savez, elle a engendré un environnement de travail convivial où, vous savez, les gens se sentent à l’aise. Nous avions eu un dîner avec Shonda et l’équipe créative et tous les scénaristes, les acteurs, les scénaristes, Shonda et quelques producteurs quand nous sommes arrivés à L.A avant de commencer la saison. Et c’est une chose agréable à faire.

 

Vous pouvez lire la version originale (anglaise). Et mon avis sur le pilote.

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Profilage
Table ronde Esprits Criminel
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre

MONTE CARLO 2015 : "HOW TO GET AWAY WITH MURDER", ALFRED ENOCH (interview, English)

 

During the festival, I met Alfred Enoch, who portrays Wes Gibbins in How To Get Away With Murder (created by Peter Nowalk and produced by Shonda Rhimes), for a collective interview. He nicely shared with the interviewers his feelings about his character, Viola Davis', Annalise Keating, and the series. Just before starting, he said few words about the party organized for 55th anniversary of the festival he attended the night before.

 

— Can you tell us what memory you have of the first time you read the script of How To Get Away ?

Alfred Enoch: I remember I was doing a play in London. I got the script on a two-show days. I had the matinee and the evening show, and I was going to have the audition in the next day. As I came through, my first thought was: how am I going to read it? Get prepped? Do also a decent job? And that concern was only heightened as I read it, because I thought: this is exciting, this is good, this should be an exciting, interesting job to do. I remember thinking this is an interesting… twist on something which feels more familiar. The whodunnit element told with two timeframes seemed something novel to me and it seemed like it asked questions differently.

— Do you know at the beginning that Wes killed Sam?

Alfred Enoch: No. I wish I had, but I didn’t. That was one of the interesting things about working on the show. Things would change. You get the script and you think: oh, there’s another piece of the jigsaw puzzle. So it’s very difficult, from that perspective, to reconstruct what happened before in order to foresee what comes after.

— In the series, you’re studying law. Could you have been a lawyer yourself?

Alfred Enoch: I studied literature, so my, probably my relationship with words comes from a different angle, you know. I have friends who finished doing that degree. It was never something that would have appealed to me.

— What do you like the most in your character, and what do you dislike?

Alfred Enoch: I really admire Wes’s ability to cleave to his beliefs, his principles. He asks questions that are difficult, based on moral code. I rather respect that. I think one of the most difficult things about the character is… I mean, it’s hard because they are put in, they are put in such difficult situations and that’s probably part of the reason why people like the show. Obviously, some of his actions become questionable, but often I think people see that in a less sympathetic light than I do. Maybe that’s just because as Wes, I spend a lot of time with my character. I sympathize with him. You know, I think he does something very extreme, but he does it. He does it protectively and lovely… That’s one of the other things that fascinates me about the script and that was even from the pilot. It shows different sides of these characters, and it makes it hard just to pin someone down and say: this is what someone is. You know, we present ourselves differently in different situations, different scenarios and with different people. So I like that, I like it’s not just so simple to say if someone does a bad thing they’re a bad person.

 

Alfred Enoch

 

 — How is it to work with Viola?

Alfred Enoch: Fantastic!

— Is it the same relation you have on screen?

Alfred Enoch: Thankfully, not! (laughter) I would be… Goodness, it would be a really exhausting experience if that was the case… Annalise Keating is such a formidable and I think, exhausting character! She’s so a difficult woman in so many ways. The way she manipulates people, the way she’s demanding, but Viola is lovely, she’s such a nice, nice person. And it helps make the set to be a very nice place to be. There are nice people. For me, you know, coming from London and living in a city I didn’t really know before, it has made all that much easier to be surrounded by good people. So I’m very grateful for Viola and the rest of the cast.

— Do you see the relationship between Wes and Annalise like a mother or more?

Alfred Enoch: There’s more to it. I think there is, perhaps, a maternal side to it. She does something which I can only think was incredibly generous, in a very extreme moment for both. I think there is a maternal side, there’s so much more. I think that’s one of the interesting things about playing it, but also the fact there are so many different impulses, so many conflicts for them. The way it starts, they’re bound together by a secret. You know, she’s compromised, he knows something, she needs him not to tell people. And I think one of the fun things is the writers always come up with other ways of sort of destabilizing this relationship. There’s a lot push-and-pull, there’s conflict and there’s attraction.

 

— Your character will be saved because he’s got this special link with Annalise?

Alfred Enoch: I think one of the exciting things about the show is it feels like no one is safe. You know, you don’t want to watch, I think, a TV… I mean… that’s not necessarily true. I think sometimes… I remember I read a book when I was younger and someone spoiled the ending to me, told me who dies, and it didn’t actually compromise my enjoyment of the book at all. How you get there is another thing. That was one of the elements of the show. When it solved the question of who killed Sam, it then asked another question: who else was involved, and to what degree? I like that shifting. There’s always something else to find. But I think something was added to the mix: it doesn’t feel very obviously that people are safe. At least, it didn’t feel that way to me. I felt: Wes could have been killed… No he’s gonna survive in season 1. When the stakes are that high, people actually become very extreme, especially in the context of the show. I think that any character might go. Hopefully he (Wes) survives…

— Yes, in the series everything can happen anytime, so that’s very exciting to watch it. No one is safe at all.

Alfred Enoch: I’m glad that’s not just a paranoia of an actor who might lose his job.

— Obviously, you’re not playing in Game Of Thrones! (laughter)

Alfred Enoch: Right. I think, in a way, that comes to something which is important in any story, it’s just you don’t want things to be spare, or pointless, or irrelevant. You know, someone dies, it’s got to be an event. I mean, whether you miss that character, whether you’re glad that this character’s dead, you want some kind of relationship. So I think there’s something in that, in Game Of Thrones.

— What is the implication of Shonda Rimes on the show?

Alfred Enoch: She’s created a really good atmosphere. You know, she’s made it a permissive working environment where, you know, people feel comfortable. We had a dinner with Shonda and the creative team and all the writers, the actors, the writers, Shonda and a few of producers when we first arrived in L.A before we started the season. And that’s a nice thing to do.

 

Check out the other articles about the 2015 edition:
Criminal Minds
Grey’s Anatomy
(If you read French, you can find more articles here)

Check out the photo gallery.

 

Sériecalement vôtre

11 oct. 14

HOW TO GET AWAY WITH MURDER (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : La série suit un groupe d’étudiants en droit et leur professeur, qui se retrouveront impliqués dans une affaire criminelle.

 

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Après Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal, Shonda Rhimes récidive avec How To Get Away With Murder. Assurément, c’était un pilote qui allait à coup sûr attirer l’attention et accroître les attentes. Et franchement, je ne suis pas déçue. Ce premier épisode est réussi. Il contient tous les ingrédients pour faire de HTGAWM le nouveau succès de Shonda Rhimes (si tout se passe bien par la suite). Elle n’est pas devenue la femme la plus puissante du petit écran pour rien.

 

On retrouve les thèmes habituels des séries signées Rhimes : liaisons dangereuses, secrets, concurrence entre étudiants ambitieux... Côté personnages, bien que les principaux sont la professeur et le groupe de cinq étudiants ayant obtenu le graal de faire un stage avec elle, deux se démarquent du lot. Evidemment, le premier est la professeur Keating, dynamique, assurée, au verbe aussi virevoltant que dans Scandal, autoritaire et avec des failles (à découvrir). Elle s’impose à l’écran, mais le gap entre elle et les autres personnages n’est pas abyssal, ce que j’apprécie. On ne ressent pas trop le fait qu’il y ait un héros qui écrase tous les autres qui finissent par n’être que de simples faire valoir, protagonistes de décor subissant les évènements, n’ayant pas d’objectifs et de conflits captivants.

Le deuxième est le jeune Wes, sympathique, à l’air naïf, et surtout témoin d’évènements perturbants. Les nostalgiques des films Harry Potter reconnaîtront en lui Dean Thomas. Pour ma part, quand je l’ai vu, sa tête me disait quelqu’un, je ne savais pas qui mais j’étais sûre de l’avoir déjà vu quelque part. Et puis merci imdb grâce auquel j’ai percuté que l’acteur avait joué dans Harry Potter. Les deux autres jeunes hommes qui font partie des stagiaires de Keating apparaissent plus calculateurs et prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Les connaisseurs identifieront l’un d’entre eux comme étant le gardien John Bennett d’Orange Is The New Black (OITNB), qui ici, incarne un personnage imbu de lui-même.

 

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Un fil rouge vient pimenter l’histoire et sert à maintenir en haleine le téléspectateur pour qu’il revienne semaine après semaine. Un fil rouge sur fond de meurtre que le petit groupe d’étudiants, sauf l’ancien John Bennett, essaie de dissimuler au mieux. Des flashforwards sur leurs actions et leur peur viennent instiller le suspens. Comment et pourquoi le mari de Keating a été tué ? L’a-t-il été par les étudiants volontairement ou était-ce une confrontation qui a mal tourné, en d’autres termes, un accident ? Vont-ils tenir leur pacte ?

Je verrai bien le mari avoir eu une liaison avec l’associée de Keating (parce qu’à un moment, la fille le regarde bizarrement) et être plus ou moins lié à la disparition de l’étudiante dans le pilote (car c’était son professeur, il me semble, en tout cas, il la connaissait). Au vu de la réaction de Michaela, je penche moins pour un meurtre prémédité. Et je verrai bien l’étudiant absent des flashs (l’acteur de OITNB), cafter au sujet de ce secret ou faire du chantage au groupe après avoir fouiné pour découvrir ce qu’ils cachaient.

L’autre question intéressante est : Keating a-t-elle manigancé le meurtre de son mari en utilisant les étudiants (et ceux-ci se retrouvent dans la difficile situation de la couvrir) ? Car elle-même n’est pas totalement clean vis-à-vis de son époux. Au vu de ce dont elle est capable, j’émets de sérieux doutes sur son explication d’avoir succombé à la tentation à cause de la pression que son projet de fonder une famille a entraînée. Est-elle à l’origine d’un stratagème reposant sur ses trois règles ? Discréditer les témoins, proposer un autre coupable et enterrer les preuves. Sa liaison avec le flic est-elle un moyen d’avoir un pied dans la police et donc, la future enquête sur la disparition et meurtre de son mari ? Avec toutes ces questions, How To Get Away With Murder a de quoi devenir addictive.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie