31 janv. 16

PROFILAGE, SAISON 6

 

Je retiendrai particulièrement de cette saison les intrigues hors enquêtes, autour des protagonistes.

Commençons avec la découverte de la fille de Fred, qui n’avait rien d’inattendu. Rappelons-nous que lors du final de la saison 5, Hippolyte avait promis à Fred qu’il "la" retrouverait. On pouvait d’ores et déjà supposer qu’il s’agissait d’un enfant qu’elle avait dû abandonner quand elle était plus jeune. Dès le début de la saison 6, Hippolyte est suivi par une jeune femme blonde, cette dernière s’avérant être la nouvelle recrue. Bizarre, comme coïncidence, non ? Par conséquent, la confirmation de ce lien de parenté n’en était qu’une suite logique. Suite tout à fait plaisante, la fille ayant un peu le même caractère que sa mère, et sa relation avec son beau-père prenant une tournure assez drôle, qui rappelle celle que Fred avait avec Hippolyte. Emma Tomasi reprend le flambeau et on retrouve ce duo "secondaire" qui apporte son petit grain de folie à la série et au duo Chloé Saint Laurent/Thomas Rocher. Les tentatives infructueuses de Chloé pour annoncer la nouvelle à Rocher et Larmarck étaient cocasses. Je serai curieuse de découvrir le père biologique d’Emma… En tout cas, bienvenue et bravo à Sophie de Fürst, qui se fond très bien dans l’équipe.

Que dire de l’Hippolyte drogué ? Crédible et triste pour le personnage (Raphael Ferret était très convaincant dans ce registre). Profilage sachant mélanger avec efficacité drame et humour, la scène de recadrage de Fred en fut une parfaite illustration (revoir Vanessa Valence fut un plaisir !). Maintenant, je me demande si on ne pourrait pas, pendant la saison 7, revenir sur le fait qu’Hippolyte s’est servi dans le coffre des scellés… Cela pourrait donner un problème intéressant. On aurait à nouveau le policier, et par prolongement, l’équipe, être sous le radar des affaires internes, néanmoins, il me semblerait cohérent que la disparition de cannabis des locaux de la police ne passe pas inaperçu longtemps.

profilage 1

 

En ce qui concerne la relation conflictuelle entre Thomas et Dimitri, avec en toile de fond un triangle amoureux : sur le coup, j’ai été un peu surprise car j’attendais que l’histoire prenne une autre dimension. En fait, l’option choisie n’avait en soi rien de sensationnel : on a déjà eu ailleurs des intrigues où deux hommes amis d’enfance se sont éloignés à cause d’une femme. Dans Profilage, l’un des deux hommes ne savait rien du départ précipité de son ami et à part ce détail, c’était, par la thématique, du déjà-vu. C’est peut-être pour cela que j’ai tardé à voir la chose arriver, sûrement espérais-je quelque chose de moins habituel… Il faut cependant reconnaître que la réaction écrite pour Thomas fut ambiguë, au moins pour un temps. La scène où Thomas invite Dimitri à faire un tour avec lui avait de quoi glacer le sang (Philippe Bas ressemblait à un tueur fou et diabolique), j’avais l’impression de regarder un film d’horreur. Je me doutais que ce dernier n’avait pas assassiné Dimitri, mais là encore, à cause de cette scène de proposition de balade, j’ai craint le pire. Dommage que le colonel soit décédé, je n’aurai pas été contre une suite sur les conséquences de sa révélation, aurait-on eu toute cette intrigue pour terminer sur ça ? Après, pour ne pas me contredire, ce type d’arche n’ayant rien de nouveau, autant y mettre un terme et passer à autre chose.

profilage 4

 

Chloé : décidément, sa vie est très loin d’être un fleuve tranquille. La saison 6 a démarré avec une Chloé en meilleure forme et en rédemption. Elle a regagné peu à peu la confiance de son entourage. J’enrage juste qu’on ne sache rien sur la fameuse discussion entre Rocher et Saint Laurent. Son déchirement d’être éloignée de sa fille était palpable et émouvant. Les scènes où on la voyait dessiner sur le bitume sous la fenêtre de Lili puis découvrir le message d’amour de Lili étaient si attendrissantes, j’avais envie de lâcher une larme. Comment ne pas aimer ce personnage ? A peine a-t-elle retrouvé la sérénité que la voilà de nouveau en proie au doute, face à ses visions de Garrel. Alors lui, j’ai toujours été persuadée qu’il n’était pas mort ! Quelle bonne idée de l’avoir fait revenir. Il est indéniablement amoureux de Chloé et prêt à tout pour être avec elle, quitte à la garder dans l’oubli de son passé. Chloé est comme son "remède miracle" contre une vie faite de violence et de meurtres… au moins pour un temps car rien n’assure qu’il ne retombe jamais dans ses travers, même en étant avec Chloé. J’avais bien aimé leur complémentarité lorsqu’ils s’étaient connus : lui, le bad boy montrant une autre facette avec Chloé, elle, fragile, pouvant se lâcher un peu plus grâce à lui. Deux personnages compliqués et torturés se complétant.

Si j’ai apprécié le retour de Garrel, je dois vous dire que l’épisode final de la saison 6 ne m’a pas autant captivée. Toutefois, c’était une digression intéressante, après plusieurs épisodes d’enquêtes policières classiques. Peut-être ai-je trouvé l’enquête de Chloé moins palpitante que celles auxquelles elles m’avaient habituée ? Est-ce parce que cette vie paisible Garrel/Chloé l’était trop ? Je ne sais pas exactement, c’est une question de feeling, je suppose… Parfois on aime, parfois on aime moins… A mes yeux, le déclic de Rocher qui comprend que Garrel est revenu d’entre les morts était trop rapide. Quelques années s’étaient écoulées, et franchement, j’avais l’impression que les indices n’étaient pas assez flagrants pour subitement faire le lien entre les exécutions et l’ancien commandant de la brigade des stups. Au départ, je n’avais pas compris ce revirement de situation, il a fallu que je me replonge dans mes souvenirs de la série… Surtout, pourquoi Garrel s’est-il senti obligé de commettre à nouveau des meurtres ? Ne pouvait-il pas tout simplement revenir vers Chloé ? Voulait-il inconsciemment ou non envoyer un message à Rocher et son équipe ? Avec la soudaine disparition de Chloé, ses retrouvailles avec elle auraient été forcément de courte durée, Rocher n’aurait jamais laissé tomber (et donc tout ça pour rien ?!).

profilage 2

 

Même sans avoir été transportée par cette fin de saison, je n’ai pas pu rester insensible à la scène de clôture. J’imaginais déjà une fin heureuse pour Chloé (retour chez elle et énorme câlin à Lili), et pas du tout un cliffhanger. Pourquoi tant de haine^^ ? Ne me dîtes pas que Rocher va succomber ?!! Il n’a pas réussi à survivre à un coup de ciseaux dans le dos pour finir avec une balle dans l’épaule… Par ailleurs, reverra-t-on Odile Vuillemin dans le premier épisode de la saison 7 ?

Je l’espère bien, parce que j’aimerai voir une conclusion nette pour son personnage. Sans saut dans le temps cette fois-ci, de grâce. Parce qu’on en a déjà eu entre les saisons 2 et 3 (mort de Pérac et exil de Chloé sur la côte), 4 et 5 (pendaison de Chloé), 5 et 6 (retour de Chloé après son épisode psychotique), ça commence à faire assez, selon moi. Je préfèrerai pour une fois qu’on assiste à la suite directe de ce qui s’est déroulé à la fin de la saison 6. Entre les saisons 5 et 6, ceci n’aurait pas été aisé car Chloé devait se soigner, Thomas aussi, Hyppolite tombait dans la drogue, donc cela aurait été étrange de faire un/deux épisodes sur ces sujets sans enquêtes et revenir à la dynamique habituelle. Je regrette néanmoins un manque de flashbacks sur cette période, mélangés aux enquêtes, pour voir ce qui s’est passé entre la mort de Fred et le retour de Chloé. Pour le premier épisode de la saison 7, je souhaiterais qu’on sache exactement ce que sont devenus Chloé, Thomas et Garrel.

 

profilage 3

 

Du côté des nouveaux, l’arrivée de l’archiviste, Viviane Mercadet (à appeler Madame^^), a apporté de la fraîcheur à la série. Un poil caricatural, elle, a tiré son épingle du jeu, via son caractère, sa démarche, son exigence pour le classement, et son béguin pour Larmarck. J’ai bien ri quand le commissaire lui a dit "j’ai une proposition indécente à vous faire…", yeux de la concernée commençant à scintiller, puis déception de celle-ci quand Lamarck lui propose en réalité de prendre la direction de la numérisation des archives, suggestion aberrante au vu de son amour pour le papier ! En effet, c'était une proposition indécente. Pour finir, voir Chloé se faire passer pour une danseuse nocturne lors d’une affaire, c’était hilarant. On aura tout vu avec elle.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


20 juin 15

MONTE CARLO 2015 : "PROFILAGE" (table ronde)

 

Dimanche 14 juin, j’ai eu le plaisir de rencontrer, avec un petit groupe d’interviewers, les acteurs de Profilage venus représenter la série de TF1 à Monte Carlo. Odile Vuillemin (Chloé), Philippe Bas (Rocher), Raphaël Ferret (Hyppolite) et Jean-Michel Martial (Lamarck) ont répondu à nos questions, dont voici des extraits (attention, quelques infos sur la saison 6) :

 

— Ca doit être très bizarre d’aborder la nouvelle saison (NB : la 6), sachant qu’il y a un personnage qui va partir (nb : Odile Vuillemin), sachant qu’il y a un autre personnage qui est mort (NB : Fred Kancel, jouée par Vanessa Valence). Ce sont des circonstances spéciales pour débuter une nouvelle saison, parce que normalement vous recevez les scénarios très peu en amont…

Odile Vuillemin : Si, si, on les reçoit quelques semaines avant le tournage. C’est vrai que le départ de Vanessa, c’était un peu dur, et puis après, il y a mon personnage qui est sur le départ. Pour l’instant ça se passe bien, on a fait six épisodes, et je pense que ça va devenir un peu émouvant pour moi pendant les six derniers.

— C’était un choix ?

Odile Vuillemin : Oui. Même si c’est un choix, c’est un super personnage. C’est pas évident. C’est pas parce que c’est un choix que c’est facile à faire.

 

— Et pour ceux qui restent, il y a un deuil à faire, déjà, du personnage ?

Philippe Bas : Non, parce que pour l’instant…

— Par rapport à Fred…

Philippe Bas : Ah, par rapport au personnage de Vanessa ?

— Oui. De Vanessa et de Chloé.

Philippe Bas : C’est-à-dire que ça remonte à l’année dernière en réalité, parce qu’on a repris le tournage en novembre, donc si vous voulez, pour nous… je ne dirai pas que le travail de deuil a été fait, mais il y a eu une nouveauté avec un autre personnage qui intervient désormais avec les flics, qui supplée notre équipe. En plus, on a eu tellement de remous, tellement de choses qui sont passées que si vous voulez, nous, on s’est tout pris sur les deux, trois, quatre premiers. Et là, on en est à six, on va attaquer à partir de mercredi prochain trois autres, trois suivants. Donc on est au milieu de la machine. C’est au moment où est dans la force de l’âge de la saison. Le virage à prendre, il va être plutôt vers la fin de l’année, et là, on est dans la ligne droite, on est juste avant le freinage. On est dans les pleins pots et comme l’a dit Odile, c’est assez émouvant. Parce que d’abord il se passe des choses sur un plan choral, notamment dans les trois prochains qui arrivent, pas mal de choses se passent avec plusieurs intrigues différentes. Et donc elles ont la particularité de, moi, de me surprendre encore, c’est déjà ma quatrième année. Si elles me surprennent moi, je pense, j’espère en tout cas qu’elles surprendront le public, et dans le bon sens.

 

— Et vous savez ce qui va se passer jusqu’à la fin de la saison ?

Philippe Bas : Non, c’est en évolution. On a une idée sur les arches. Il y a des choses qu’on sait…

— Vous savez par rapport à votre personnage… (à Odile Vuillemin) quand vous arrêtez…

Odile Vuillemin : Oui, je sais que j’arrête. (rires)

— Mais comment vous arrêtez ? Vous savez quelle fin vous attend ?

Odile Vuillemin : Oui, oui, je sais.

 

— Dans la saison 5, surtout vers la fin, on est passé d’une atmosphère décalée, avec beaucoup d’humour, vers… on est allé vers beaucoup plus sombre. Et du coup, pourquoi un tel virage avait été pris, d’explorer ces thèmes sombres ?

Philippe Bas : Raphaël, c’est à cause de toi !

Raphaël Ferret : C’est à cause de moi, c’était un demande de ma part… Non, vous savez, je crois que quand les auteurs réfléchissent à la saison, sur son ensemble au début, à l’épisode 1, il y a des idées. Mais après, en fait, la saison prend une vie en elle-même, c’est-à-dire que des choses se passent et puis, je veux dire, il y a quelque chose qui se passe au milieu de la saison, des épisodes, et ce qui fait qu’en fait, parfois, ça prend une forme… Bah là, cette forme, c’est vrai que cette fin de saison, c’était une fin de saison très sombre, mais c’est pas forcément quelque chose qui était voulue à la base, en fait… C’est une évolution, en fait. Il se passe des choses, et puis les auteurs, ça les inspire, selon tel épisode (…). En fait, la série a un peu sa vie propre, et c’est parti dans des choses un peu sombres, parce que… c’est comme ça que les auteurs ont ressenti les choses à ce moment-là. Mais je ne crois pas que ce soit une volonté de dire « on va faire quelque chose de très sombre ». Je pense que c’est quelque chose qui est venue comme ça, naturellement, par ce qui les inspirait , par ce qu’on faisait…

Philippe Bas : C’est aussi le pouvoir de cette série qui nous amène dans des choses qui sont chorales, à la fois très dures, des choses qui sont profondément difficiles. On parlait de deuil à l’instant. Et puis en même temps, il y a des intrigues qui nous amènent dans des situations de l’ordre de la comédie. Et ensuite, quelque chose qui arrive derrière et qui nous ramène à… Il faut bien quelques choses auxquelles on ne s’attend pas du tout. Et c’était notamment le départ de Vanessa.

 

— Et le départ de Vanessa, c’était un départ volontaire ? Ou suite à l’évolution de…

Odile Vuillemin : Non, ce n’était pas un départ volontaire. C’était un départ écrit.

 

Raphaël Ferret & Jean-Michel Martial

 

— Est-ce qu’au fur et à mesure des saisons vous avez pu un peu analyser, ou vous êtes posée la question de : pourquoi le succès a été grandissant ?

Odile Vuillemin : On a de très bons scénars, et puis c’est vrai qu’on est arrivé en France avec un personnage  très très atypique, qui n’existait pas trop en France. On a eu un peu de mal à installer parce qu’on avait l’habitude des Docteur House, Mentalist (…). L’anti-héros était assez acté aux Etats-Unis, mais en France, on n’avait pas trop l’habitude d’avoir quelqu’un avec plein de défauts, etc. On a eu un peu de mal à le placer. Puis après, c’est cette différence qui a fait le ton de la série, avec tout l’humour, on a beaucoup de vie privée entre les personnages, etc. On a une équipe de gens très très passionnés et motivés.

— Parce qu’il faut que ça dure. Ca dure, et ça perdure, et les audiences grandissent aussi. En général, c’est plus souvent l’inverse qui se passe au bout de trois saisons.

Philippe Bas : En fait, il y a eu plusieurs changements au fil de la série. Ne serait-ce qu’à la saison 3 avec mon arrivée qui a coïncidé avec l’arrivée de deux nouveaux réalisateurs qui ont un peu révolutionné le concept visuel de la série. Et puis c’est vrai qu’il y a un aspect choral qui est de plus en plus prenant. Parce que quand on suit le personnage d’Odile et tout ce qui se passe, ça nous amène à d’autres personnages, ça rebondit sur la vie privée de chacun.

 

— Philippe, que penses-tu de l’évolution de ton personnage depuis ton arrivée ?

Philippe Bas : J’en suis assez satisfait, dans la mesure où, comme je vous le disais tout à l’heure, par rapport à la lecture de ce que j’ai jusqu’à présent, il m’arrive encore d’être surpris. Systématiquement, parce que je ne peux pas savoir à l’avance ce qui va être écrit, mais je suis relativement surpris et de plus en plus dans le bon sens du terme, parce que… pas seulement par rapport à mon personnage, mais ce qui l’entoure et ce qui entoure l’équipe. En fait, je ressens, comme le public j’ose espérer, une espèce de… à la fois de renouveau, c’est comme si chaque année, chaque saison, il y avait pus d’ampleur sans que ce soit trop lourd. Je suis assez content et mon personnage est associé à cette évolution globale. Et donc je suis content, parce qu’il m’arrive des trucs que je ne soupçonnais pas. Et comme le disait Terrence Howard hier (NB : lors de la cérémonie d’ouverture), quand on a la chance d’interpréter un personnage comme ça sur deux, trois, quatre ans, moi qui ai fait pas mal de cinéma et d’unitaires, voire des séries parce que je suis dans ma vingtième année de carrière, en réalité, je me rends compte qu’on a un confort et une espèce de richesse dans ce truc-là. Il suffit d’enfiler cette veste et bam, t’y es. Et puis quand on joue avec Odile, avec Raphaël, il y a quelque chose de… Odile a raison quand elle explique qu’elle a un personnage qu’on n’avait pas l’habitude de voir, qui est atypique, moi, je suis un peu son corollaire, donc ce qui fait que ce binôme qu’on a créé aussi parce que moi, je suis arrivé après, je pense que ça a apporté une dimension différente. Et je suis très content. Pour l’instant, je suis loin d’être las.

 

— Tout à l’heure vous avez évoqué la nouvelle saison, vous-mêmes, comment vous avez géré le départ de Vanessa. Qu’est-ce qui attend vos personnages, quelles vont être les conséquences de ce final qui a été quand même été assez difficile pour les téléspectateurs. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire déjà sur comment vont réagir vos personnages après les évènements ?

Odile Vuillemin : Ca a impacté sur chacun des personnages. Mais juste pour Chloé, évidemment, il a fallu se soigner… (rires + arrivée de Jean Michel Martial) (…) Je me suis faite soignée, ça va mieux. Ca va beaucoup mieux même, et du coup après, on repart. Je n’ai plus ma fille à l’entrée de saison, et on va essayer de la récupérer.

Philippe Bas : Ca va pas super bien puis ça s’améliore. Mais bon, il va se passer des choses encore !

Odile Vuillemin : Voilà, j’en dirai pas plus !

Raphaël Ferret : C’est vrai que la fin de la saison 5 est très très très très sombre.

Philippe Bas : Déjà, je ne suis pas mort, au cas où vous vous posiez la question !

Raphaël Ferret : Ca a marqué un peu les gens… On a eu beaucoup de retours un peu… Certaines personnes étaient un peu choquées par cette fin de saison très très très très sombre.

 

— C’est vrai que ce n’est pas le genre de chose qu’on a l’habitude de voir dans les séries françaises.

Raphaël Ferret : Les gens ont été marqués par cette fin de saison. C’est bien, d’être marqué. Je veux dire, au moins, on fait vivre des émotions aux gens. Après voilà, comme mon collègue disait, ça va partir… on va pas partir « c’est la fête »…

Philippe Bas : Dans la saison 6 tout le monde meurt… (rires)

Raphaël Ferret : Et puis petit à petit, on va retrouver une légèreté, on va retrouver une certaine légèreté, toujours avec quelques épisodes concepts comme ce qui se fait un peu chaque saison, typique des séries. Pour l’instant, je trouve qu’on est en train de faire une belle saison.

 

— Il y avait de nouveaux défis pour vous, en tant qu’acteur, pour la saison 6 ? Justement, à cause de ce qui s’est passé pour votre personnage dans la saison 5 ?

Raphaël Ferret : Des défis, je dirai pas des défis, mais en tout cas, des choses différentes à jouer pour moi. C’est vrai que c’est très agréable, c’est ce que disaient Philippe et Odile. On a la chance d’avoir des choses différentes à jouer et d’être souvent surpris, ce qui fait que le personnage de Chloé a vécu tellement de choses. C’est normal qu’au bout d’un moment, bon… Mais c’est vrai que pour le personnage d’Hyppolite par exemple, il commence à lui arriver pas mal de choses aussi. C’est hyper intéressant pour un acteur. On n’a pas la lassitude de se dire « bon là, je pars faire mon truc ». Et puis on sait qu’on va avoir des choses à jouer dans les saisons. On sait qu’on aura au moins un ou deux épisodes où on aura vraiment des choses à faire, et c’est très très agréable.

 

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Esprits Criminels
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre

19 déc. 14

PROFILAGE, SAISONS 4 & 5

 

profilage guerre

 

J’ai globalement préféré la saison 4 à la 5. Niveau enquêtes, j’ai trouvé certains épisodes de la saison 5 un peu confus, des éléments n’étaient pas clairs pour moi, des affaires m’ont moins captivée alors que chaque épisode de la 4 était excellent.

Je garde encore en mémoire :

- Le militaire sniper en série (tiens, une femme commandant des forces spéciales, ça existe ??).

- Le pétage de plomb du commandant Garrel. Un personnage secondaire bad boy autodestructeur qui m’a plu. Entre nous, je doute qu’il soit vraiment mort.

- Le tueur en série du cirque, et ses dents…

- L’épisode « cold case » : sérieux, même la scène finale avec la musique + la silhouette de la victime s’effaçant + les versions présentes et passées des protagonistes (et petite parenthèse pour dire que j’aimais beaucoup Cold Case). A regarder aussi pour le repas de famille chez les Courtennes, avec une mère qui ferait fuir Bree Van de Kamp^^.

- La fin de saison avec le retour de la mère de Chloé (et la confirmation de l’une de mes théories : saison 3).

- La chanteuse martyrisée par sa belle-mère.

- L’épisode sur fond d’après-guerre, très réussi niveau costumes. Dommage qu’on n’ait pas « vu » Vanessa Valence et Raphaël Ferret en 1945.

- La femme battue qui ne l’était pas vraiment : j’ai eu peur lors de la 1ère chute que ça allait se terminer là, mais Profilage nous a surpris. Un très bon épisode original sur un sujet grave.

- Le jeune homme schizophrène abusé par son propre frère pour payer son crime à sa place. TF1 l’avait projeté en avant-première dans sa « tour », dont vous pouvez lire le résumé.

- Rocher inscrit malgré lui en solitaire cherchant l’âme sœur.

- Les confrontations équipe / IGS pour le jeu de lumières + les fantasmes d’Hyppo en plein interrogatoire (« fais-moi l’amour comme une bête », « lieutenant Kancel, vous n’y pensez pas ?!? » m’ont bien fait exploser de rires).

- La naissance de la relation Chloé/Lilly.

Bref, j’avais adoré chacun des épisodes. Un sans-faute (ou suis-je aveuglée par ma passion ?).

 

profilage rocher

 

Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que j’ai détesté certaines enquêtes de la saison 5. J’ai juste des interrogations :

- Dans l’épisode où Chloé revoit l’homme atteint d’asperger qui l’avait côtoyée dans l’hôpital psychiatrique en saison 3 : il me semble que cet homme avait beaucoup de mal avec les contacts physiques, regardez comment il salue son fils. Du coup, comment a-t-il pu avoir des relations physiques avec la mère ? C’est possible, mais disons qu’il y a un énorme écart entre serrer la main de son fils et concevoir un enfant (ou ai-je raté qu’il a été drogué ?)…

- Dans le volet où la tueuse tire sur les gens sur un coup de dé : vous allez me prendre pour une folle, mais je bloque toujours sur son frigo rempli d’œufs. Pourquoi y en avait-il autant ? Est-ce qu’elle s’est dit un truc du genre : « si ça tombe sur 6, j’achète tous les œufs du rayon » ? Son comportement était irrationnel dans le sens où toutes ses décisions dépendaient du dé, pour autant, je comprendrais plus qu’elle dévalise des magasins de vêtements qu’un rayon d’œufs…

- Il y a aussi eu le grand retour de Louise, mais bizarrement, je m’attendais à un come back plus explosif. Parce qu’à partir du moment où elle partait en cavale avec Adèle (enfin, plutôt Adèle entraînant Louise dans son road trip), son plan dépendait plus de la situation que de sa propre volonté. Elle ne pouvait pas vraiment maîtriser un minimum les évènements, contrairement à son plan de profiter de la détresse du prof de Chloé pour le pousser à commettre des meurtres et les mettre sur le dos de Chloé. Par conséquent, son plan en paraissait moins machiavélique et pensé, c’en était presque de l’improvisation. Et moi, j’imaginais plus de cette furie.

- Je regrette en outre le fait qu’on n’ait pas eu plus de scènes de retrouvailles entre Chloé et sa mère. Certes, on a compris le bonheur retrouvé avec la scène sur la plage au tout début de la saison (ça m’a rappelée la scène finale de l’épisode « A perfect Day » de Cold Case, pour les thèmes retrouvailles mère/fille et plage). Seulement voilà, la fausse mort de la mère de Chloé était un élément majeur. A part quelques apparitions, la maman ne faisait pas grand-chose. La vie reprenait son cours comme si de rien n’était, alors que c’était tout le contraire. Ce n’est pas rien de retrouver sa mère qu’on croyait morte après autant d’années et de secrets. J’aurais souhaité aussi une scène Chloé+sa mère+son père, parce que cette famille a été en partie détruite.

 

Profilage 7

 

- Adèle : le personnage sur lequel je reste mitigée. Elle m’avait fait bonne impression dans la saison 4 : rebelle, solitaire, asociale, directe et brillante. Son interrogatoire de la femme du préfet : « quel est votre revenu ? » « bon, on va dire, inférieur », m’avait fait trop rire. Des points communs avec Chloé, mais une réaction face au monde qui l’entoure différente. A bien des égards, Adèle est un reflet « sombre » de Chloé : plus agressive, moins pimpante vestimentairement parlant, repliée sur elle-même, sur la défensive alors que Chloé s’est ouverte. Encore souvent un peu gauche, mais elle fait des efforts.

Quid d’Adèle dans la saison 5 ? Toujours borderline et ne faisant confiance à personne. Mais pour moi, elle flottait, elle n’arrivait pas à trouver sa place dans la société, ce qui reste dans le prolongement de sa personnalité. En fait, contrairement à la fin de la saison 4 où elle apportait sa pierre à l’édifice (enquête + sauvetage de Chloé), ses actions ont été moins significatives dans la saison 5. Sauf dans une certaine mesure lors de sa virée avec Louise. Mais là encore, la pertinence et la violence de son initiative restent floues pour moi. Adèle avait l’air d’improviser totalement, obéissant uniquement à sa vision, puis déstabilisée par Louise, tandis que cette dernière me paraissait beaucoup plus posée. J’aurais voulu aussi que le mystère sur sa sœur jumelle soit résolu, ou qu’il y ait une piste qui l’envoie enquêter ailleurs. Je vous avoue qu’à un moment, j’ai cru que Louise était sa sœur, avant de me rappeler qu’il s’agissait d’une sœur jumelle… Quoi que Louise aurait très bien pu se transformer grâce à la chirurgie esthétique…

A côté de cela, ce qui m’a le plus décontenancée, c’est la relation Adèle/Rocher prenant la direction d’une relation entre amants d’une nuit. Je voyais davantage Rocher en figure paternelle, apportant à Adèle une parenthèse de stabilité, qu’en coup d’un soir. Je voulais qu’il résiste car Adèle n’avait pas forcément les idées claires. Enfin, Adèle étant Adèle, elle reste un personnage à part… Reviendra-t-elle après le départ de Saint-Laurent pour assurer la relève, cette fois-ci, plus assagie ?

 

Profilage 3

 

- Fred Kancel : Euh… Comment avez-vous osé ??? Je commençais à apprécier la part qu’elle prenait dans les intrigues feuilletonnantes. Bon, ok, presque toujours en lien avec Hyppolite, mais ça prenait de l’épaisseur. Alors qu’on aurait pu avoir un développement des séquelles physiques et psychologiques de son kidnapping, voilà qu’on y met un terme de façon radicale. Je voulais en savoir plus, sur son alcoolisme, sa mère (wow, madame Kancel n’a pas froid aux yeux !!)… Egalement la voir plus lors d’interrogatoires, en duo avec Rocher et/ou Saint-Laurent, sans casser le tandem Rocher/Saint Laurent. Voilà, juste un regret sur les possibilités d’histoires qu’aurait pu vivre ce personnage.

Sinon, j’aime bien la réaction face à Roze que les scénaristes nous ont montrée : humaine. Ma réaction à chaud fut de regretter que Fred, dans un élan de volonté féroce de survie et ce, malgré ses blessures, ne se soit pas redressée et jetée sur Roze pour se battre. Sursaut tout à fait crédible : en tant que flic, elle avait les moyens de réagir et se défendre face à un assaillant. Je regrettai de l’avoir vue en situation de supplication et non d’affirmation/de lutte. En y réfléchissant le lendemain, je me suis dite qu’en définitive, c’était pas si mal non plus. On avait eu une réaction d’un être humain désorienté, terrorisé dans un contexte d’extrême violence. Même en ayant reçu une formation pour faire face à des situations périlleuses, on n’en est pas pour autant immunisé. Cette réaction rendait Fred encore plus touchante, et la situation encore plus déchirante.

 

Il y a des épisodes que j’ai vraiment appréciés : l’affaire avec l’allemande, que j’ai trouvée originale puisqu’on n’avait pas le schéma traditionnel cadavre + investigation ; le serial killer tuant les modèles de virilité (punaise, Rocher a failli y passer ! je me disais bien que le jeune était « bizarre », j’ai même envisagé qu’il était homosexuel et essayait de draguer Rocher) ; l’épisode avec le casino/l’asperger, sur le modèle du reportage TV. Pour ce dernier, rien d’extraordinaire, mais c’était plaisant de voir une autre façon de tourner l’épisode. Surtout, les répliques et pitreries d’Hyppolite, et la scène trop classe de la sortie de voiture ! Pour l’épisode Eyes Wide Shut, à la vue du château et du marquis de Saade, on pressentait déjà que ça allait tourner Eyes Wide Shut. Un peu trop ressemblant. Même si l’énigme des œufs m’a marquée, j’ai bien aimé le retournement de situation dès le début de l’épisode avec Julie Gayet : on s’attendait à une enquête sur la fusillade dans la fac (y avait-il un complice qui s’était échappé ?), finalement, on avait une affaire à 360°. Le premier volet de la saison 5 différait par son côté secte à l’intérieur même d’une famille. Et que dire du final, joyeux pendant deux secondes, puis stressant, triste, pervers et cruel, mais aussi léger grâce à la présence d’Esra.

 

Profilage 4

 

Sans entrer dans les détails, Profilage reste pour moi une série française de très bonne qualité, au niveau des enquêtes, de la réalisation, des intrigues feuilletonnantes qui concourent fortement à nous faire aimer les personnages. On sent qu’il y a quelque chose de différent. Bien sûr, on revoit dans Profilage des mécanismes qu’on a déjà vus dans d’autres films/séries. Toutefois, c’est bien exploité dans Profilage : ça se marie bien avec l’enquête du jour. Par ailleurs, on ne va pas cracher dans la soupe : ces procédés ne nous ont pas dérangé avant, pourquoi ça commencerait aujourd’hui, juste parce que c’est une série française ? Les histoires sont bonnes, non ?

 

On sent aussi que plus la série avance, plus elle devient sombre, même « gore » dans le sens où les assassins ont des motivations/problèmes psychiatriques très inquiétants/graves et où les modus operandi sont effroyables. Certains suivront, d’autres préfèreront revenir aux bases : des enquêtes coriaces, de la folie douce et du comique. Pour ma part, j’adhère jusqu’ici. Par moments, Profilage se rapproche beaucoup d’Esprits Criminels, autre série dont je suis fan. S’il devait y avoir un crossover US/France en matière de séries, un mélange Profilage/Esprits Criminels serait loin d’être absurde. Imaginez le topo : des meurtres en série aux US, à Washington DC, puis traversée de l’Atlantique parce qu’on retrouve des cas similaires à Paris. Pour satisfaire mon imagination et parce que j’adore ce personnage, Emily Prentiss arriverait de Londres pour retrouver le BAU + Chloé & co. à Paris car Londres est également touchée (un serial killer diplomate ?). Et hop, on se ferait 3 capitales en 3 épisodes ! Et bien sûr, Hyppolite rencontrerait son homologue Garcia, lol. Soit ça, soit un crossover Crossing Lines/Profilage, vu qu’on a souvent des affaires de meurtriers en série dans Crossing Lines et que ce serait plus facile pour cette série de tourner à Paris.

 

Plus sérieusement, Profilage s’obscurcit tout en gardant des moments de légèreté (heureusement !). La pente avait été amorcée en saison 4, elle s’accentue dans la 5. On avait vu Saint-Laurent se pendre et à cette époque, je me disais « wow, mais où est-ce qu’on va ?? c’est quoi, ce cliffhanger déprimant ? ». Quand je vois le dernier épisode de la saison 5, et qu’on sait qu’Odile Vuillemin partira à la fin de la 6, j’ai vraiment peur pour ce prochain cru. Je m’attends à tout : Hyppo en prison car jugé coupable de l’exécution de Roze, limite alcoolique/drogué avec des problèmes d’anger management, ayant des hallucinations sur Fred ; Rocher paraplégique (les ciseaux m’avaient l’air bien plantés entre deux vertèbres…), reniant son amitié avec Chloé (pour un temps au moins) ; Chloé folle, faisant une fusillade en pleine DPJ et abattue par le GIPN/GIGN…  

 

Profilage 2

 

A coup sûr, la vie des personnages qui restent et leur relations ne vont plus du tout être les mêmes dans la future saison. Pour Hyppolite, le changement de registre est prometteur, voire le cas le plus intéressant. Jusqu’ici abonné aux situations comiques, il (plutôt son interprète) va pouvoir exceller dans le dramatique, montrer toute sa douleur après la perte de Fred. Quelque chose s’est brisée en lui et il ne va certainement pas ressortir des vannes aussi tôt. Alors oui, ça va être un peu difficile de ne plus voir Hyppo dans son registre habituel, mais le personnage ne stagnera pas dans un seul thème. J’attends de voir une nouvelle facette de ce protagoniste. Déjà, quel regard de tueur quand il se retourne et voit Roze !

Pour continuer avec Hyppolite, et en même temps reparler de Fred, j’ai bien ri à sa réaction en apprenant qu’il était père (le mec qui met un siècle à capter et s’évanouit…), j’ai pesté quand il a annoncé son mariage avec Jess, une femme qu’il n’aime pas. Non mais, franchement, Hyppolite, tu nous as fait quoi, là ?! J’étais contente quand Fred et lui se sont mariés, et je suis restée sans voix au décès de Fred. J’ai pensé : « non, elle va juste s’évanouir à cause de la douleur et on la reverra à l’hôpital l’année prochaine ». Quand j’ai vu qu’elle avait les yeux grands ouverts, ça a été le choc. Et c’est là qu’on se rend compte que mine de rien, on s’est attaché à ce personnage. J’ai également trouvé que c’était atroce de les avoir maintenus mari et femme pendant cinq minutes. Ne pouvait-on pas les laisser heureux pour un épisode entier ?? Et the one million dollar question : c’est qui, ce « la » dont parlait Hyppo en disant « je vais la retrouver » ? Une enfant abandonnée ?

Encore une fois, triste que Fred ne soit plus là. Longtemps, Hyppolite et elle me faisaient penser au duo Ryan/Esposito de Castle (on en revient toujours aux comparaisons avec les US…) : un tandem en retrait par rapport à un autre fort, et qui se démarquait par la touche de légèreté qu’il apportait. Vers la saison 4, le couple Fred/Hyppolite commençait à gagner du terrain, et je voyais cette tendance s’accentuer dans la saison 6. Et vlan, je me retrouve l’herbe coupée sous le pied…

Pour Chloé, comme mentionné plus haut, je crains beaucoup pour elle. Connaîtra-t-elle le bonheur un jour ? Après la « mort »  de sa mère, son père interné, Louise, la disparition de Pérac, le secret du juge, sa fausse couche, sa relation dangereuse avec Garrel, sa tentative de suicide, j’espérais qu’elle trouverait enfin la paix avec le retour de sa mère et l’arrivée de Lilly. Et voilà qu’elle devient schizophrène et qu’elle poignarde Thomas !! Faudrait peut-être arrêter de la malmener, non ? J’en profite pour saluer le jeu impressionnant d’Odile Vuillemin. Excellente en : comique, délurée, effrayée, triste, psychotique, dans une excellente série.

 

Pour résumer : la série s’enfonce de plus en plus dans l’obscurité et n’épargne plus ses protagonistes, entre des enquêtes toujours intéressantes et une part de feuilletonnant qui s’affirme de plus en plus. Le final de la saison 5 marque un tournant dans la vie des personnages et de la DPJ. La bonne humeur, la complicité entre les héros et l’efficacité de l’équipe seront chamboulées pendant un certain temps, ce qui donnera un nouveau souffle dans la sixième saison.

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK