20 juin 16

MONTE CARLO 2016 : JOURNAL DE BORD

 

Festival Monaco

Cette année, je retourne au Festival de Télévision de Monte Carlo (Monaco), qui se déroulera du dimanche 12 au jeudi 16 juin. Au programme : rencontres avec acteurs et ConTech Academy. Retrouvez dans ce journal de bord mes péripéties et photos (à la fin de l'article) ;-).

 

A bientôt ! 

 

 

 

 

Dimanche 12 juin, Cérémonie d'ouverture :

Les festivités débutèrent officiellement ce dimanche soir, avec la cérémonie d'ouverture, précédée d'un long défilé de stars. On put compter sur la présence de, entre autres : Matthew Modine, Jane Seymour, Marg Helgenberger, Jason Priestley, président du Jury Fictions, et Danny Glover, celui du Jury Actualités, Thomas Gibson de 'Criminal Minds' ('Esprits Criminels'), le majordome et le Riddler de 'Gotham', en les personnes de Sean Pertwee et Cory Michael Smith, les acteurs d’ 'Amour, Gloire et Beauté' ('The Bold and the Beatiful'), dont : John McCook, Rena Sofer, Jacqueline Mac Innes Wood (déjà venue en 2015). La branche médicale fut bien représentée par 'Chicago Med' et trois de ses acteurs et son producteur, Dick Wolf, et par 'Grey’s Anatomy', avec Kevin McKidd et Martin Henderson. Quant aux séries françaises, elles furent bien là elles aussi, avec : le cast de 'Nina', celui de 'Cassandre', Jean Luc Reichmann de 'Léo Matteï', et des membres du 'Bureau des Légendes', parmi lesquels Alexandre Brasseur et Michaël Abiteboul.

Alex Goude commenta l’arrivée au compte-goutte des vedettes et motiva le public présent autour du tapis rouge, notamment en essayent de lui faire entonner le générique français d’ 'Amour, Gloire et Beauté', avec plus ou moins de succès'. "Amour, Gloire et Beauté, des mots qui font rêver. Amour, Gloire et Beauté, des têtes qui font tourner, depuis l’éternité…"

La cérémonie commença par l'ouverture officielle du festival avec un discours de S.A.S Princesse Charlène de Monaco, en présence de S.A.S Prince Albert II de Monaco. Puis suivit la présentation des membres des jurys. Enfin, Marg Helgenberger reçut une Nymphe de Crystal en reconnaissance de son parcours cinématographique et télévisuel. La cérémonie se termina avec l'arrivée de Dick Wolf et des acteurs Torrey DeVitto, Colin Donnell et Brian Tee, venus représenter la dernière née de la franchise Chicago, 'Chicago Med', dont le premier épisode fut diffusé.

 

Marg Helgenberger ©Sériecalement Vôtre

 

Lundi 13 juin : 

Ce Lundi fut une journée calme, ce qui me permit de sortir de Monaco et profiter des villages alentours. La journée se termina en beauté avec la Soirée des Séries TV dans les jardins du Monte Carlo Bay, situé en bord de mer. Un évènement dans un cadre magique...

Je pus, au cours de la soirée, retrouver des journalistes/blogueurs, photographes et professionnel de l’industrie rencontrés au fil des années et évènements séries, discuter avec certains comédiens venus au festival et déguster les mets du buffet. Les convives purent choisir entre plusieurs plats : bourride provençale (plat de poissons), nouilles sautées aux légumes, tranches de veau, taboulé, gratin d’aubergines, tartes aux blettes, mignardises : citron meringué, tarte tropézienne…

Je félicitai Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith pour leur travail sur 'Gotham'. J’appris que la série était tournée à New York et que des effets étaient ajoutés en post-production pour conférer à Gotham l’ambiance qui la rend si particulière et réussie. Avec d’autres journalistes/blogueurs, nous  tombions d’accord avec Robin la qualité de la production, parlâmes de la tendance des séries à tuer des personnages principaux, de 'The Walking Dead' (Robin suit en effet la série). Avec Cory, il fut davantage question du monde de Broadway. Je croisai Jesse Spencer de 'Chicago Fire' en grande discussion avec son ancienne partenaire de 'Dr House', Lisa Edelstein, maintenant dans 'Girlfriend’s Guide to Divorce', et lui confiai ma récente affection pour la série sur les pompiers une fois qu’il eut terminé avec Lisa. John McCook, le patriarche d’ 'Amour, Gloire et Beauté', dina à quelques centimètres de moi au comptoir des boissons. Cette difficulté à trouver une meilleure place lança quelques échanges sur le fait qu’il était originaire de Los Angeles et avait toujours vécu là-bas, et qu’il en était à sa cinquième participation au festival (pas cinq années de suite). Je racontai à Jack Falahee mon désespoir concernant l’attente de la diffusion de la saison 2 de 'How To Get Away With Murder' en France et mon bon souvenir de ma table ronde avec son collègue Alfred Enoch l’année dernière. Je remerciai Laurent Puons pour le festival.

J’aperçus également, au cours de la soirée : Marg Helgenberger, Jayne Seymour, Julie Benz, Danny Glover, Victor Garber, Elyes Gabel et Katharine McPhee ('Scorpion'), Sean Pertwee, comparse de Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith, Jeffrey Tambor ('Transparent'), Jason Priestley, Stella Maeve et Jason Ralph ('The Magicians'), Françoise Laborde, Alex Goude… Hélas, ni de 'Grey’s Anatomy' ni d’ 'Esprits Criminels'…

Merci à l’organisation pour cette soirée, et à NBCUniversal pour m'y avoir invitée !

 

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Mardi 14 juin :

J’eus l’occasion d’apercevoir en photocall des acteurs de trois séries que je suis régulièrement : 'Grey’s Anatomy', 'Esprits Criminels' et 'Gotham'. Avec Martin Henderson et Kevin McKidd pour la première, Sean Pertwee, Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith pour la seconde, et Thomas Gibson pour la troisième. Cette année, chaque acteur/actrice était invité à écrire un mot sur un fauteuil installé dans l’espace réservé au photocall. Ces messieurs se plièrent à l’exercice. McKidd souffla avec humour "I’m too old for this" ("je suis trop vieux pour ça") quand il se baissa pour écrire. Martin demanda demanda l’aide des photographes pour accorder des articles en fonction de certains mots, notamment pour France. Sean Pertwee s’amusa à prendre une pose de boxeur, prêt à en découdre, quand il posa seul après la pose de groupe avec ses deux collègues. Il faut reconnaître qu'il y a une belle alchimie entre les trois acteurs de 'Gotham'.

 

Ensuite, j’enchaînai les conférences de presse 'Grey’s Anatomy' et 'Gotham', et pu poser une question dans chaque.

On aborda les sujets suivants dans 'Grey’s Anatomy', parmi d’autres :

— Ecrire un épisode après en avoir réalisé plusieurs, pour Kevin ? L’homme ne se considère pas comme scénariste, être acteur a toujours été son premier amour. Par contre, il ne dit pas non à l’éventualité de devenir réalisateur, mais plutôt sur la scène européenne.

— Un surnom pour Nathan Riggs ? Martin Henderson n’ayant pas d’idée, la journaliste qui posa la question proposa "McSexy", ce surnom ayant l’avantage d’être facilement compris en français.

— Avec ses liens forts avec l’armée, Owen est-il un soldat ou un médecin en premier ? Selon Kevin, Owen est avant tout un médecin car ce qui compte, ce sont les patients. La question militaire est secondaire.

— Kevin trouverait le retour de Cristina Yang alors qu’Owen est marié avec Amélia "explosif" et "fun".

— Martin aime les triangles amoureux. Il répondit avec humour s’il pouvait avoir les deux soeurs (Meredith et Maggie) quand une journaliste lui demanda avec laquelle il souhaitait être. Il ignorait d’ailleurs que son personnage allait finir avec Meredith. Shonda Rimes avait décidé la relation avec Maggie en constatant la bonne alchimie entre Martin et Kelly (McCreary).

— Si on faisait un crossover entre 'Grey’s Anatomy' et un autre show de Shonda ? Martin se verrait bien médecin à la Maison Blanche, dans 'Scandal', et Kevin se verrait dans 'How To Get Away With Murder' au vu des compétences de son personnage en chirurgie traumatique qui collerait bien avec une série avec des meurtres…

— Martin avoua qu’il fut choqué quand Kevin lui apprit qu’il était stressé quand il réalisait un épisode, à cause notamment de la charge de travail à fournir en plus. En effet, Kevin ne laissait rien transparaître pendant le tournage. Celui-ci commenta avec humour qu’en réalité, il faisait l’acteur quand il réalisait.

Kevin est devenu citoyen américain en 2015.

 

A noter que McKidd et Henderson s’entendent très bien dans la vraie vie !

 

Kevin McKidd, Martin Henderson ©Sériecalement Vôtre  Sean Pertwee, Cory Michael Smith, Robin Lord Taylor ©Sériecalement Vôtre

 

Et les sujets suivants, avec l’équipe de 'Gotham' :

— Initialement, le personnage de Bruce Wayne n’était pas censé acquérir une telle importance.

— La saison 1 était davantage centrée sur les personnages de Gordon et Bullock, avec des épisodes standalone (qu’on peut regarder indépendamment), puis la série a évolué vers une saison 2 plus organique. 

— On retrouvera dans la saison 3 un écho aux élections présidentielles américaines.

— Pour cette saison, Robin, alias Oswald le Pinguoin, souhaiterait voir son personnage devenir enfin le vrai maître de Gotham, et se montrer encore plus vicieux et cruel. Cory Michael Smith, alias Ed Nygma, a, quant à lui, proposé une option plus originale : faire venir Ed à Monaco.

— Sean Pertwee a reconnu qu’il ne serait pas aussi bon majordome que son personnage dans la vraie vie.

— Revoir Fish Money revenue de l’au-delà (final de la saison 2) a fait comprendre à Oswald qu’il n’avait le contrôle sur rien, or son désir est de tout contrôler, tout comme Fish, a expliqué Robin. Il a d’ailleurs qualifié son évolution de "montagnes russes", en écho aux multiples épreuves que son personnage avait traversées.

— La série n’exagère pas la violence et la corruption comme on pourrait le penser car on les retrouve bien ancrées dans la vie réelle. 

— Le tatouage que Sean a sur son bras gauche a été repris comme motif pour la chevalière d’Alfred. Cette attention au détail portée par la production a beaucoup touché Sean au point qu’il a versé quelques larmes le premier jour du tournage.

— Quid de réactions étranges de la part des fans ? Robin a raconté que certains lui disaient qu’ils le pensaient beaucoup plus grand en réalité que dans 'Gotham'… 

 

Mercredi 15 juin :

J’assistai au panel dédié à la franchise Chicago de Dick Wolf, en présence du producteur et des comédiens de deux de ces séries : Taylor Kinney et Jesse Spencer pour 'Chicago Fire' ; Torrey DeVitto, Colin Donnell et Brian Tee pour 'Chicago Med' (dont on avait découvert le pilote au cours de la cérémonie d’ouverture). Ce panel fut ouvert au public détenteur de la carte #OMG et organisé par la ConTech Academy (lire l’article dédié à paraître ultérieurement). Ce fut un panel fort agréable, avec des acteurs et producteur très complices et généreux avec le public venu les écouter. 

 

 Brian Tee, Jesse Spencer, Dick Wolf, Taylor Kinney, Torrey DeVitto, Colin Donnell ©Sériecalement Vôtre

 

Voici ce qui s’est dit pendant la séance, modérée par Anna Carugati Guise (World Screen) :

— A peine un mois s’était écoulé depuis la diffusion du pilote de 'Chicago Fire' que Dick Wolf avait déjà l'idée de lancer la franchise. 

— La franchise accueillera un nouveau venu : 'Chicago Justice'.

— Chicago Fire, Med et P.D. bénéficient des conseils de vrais pompiers, médecins et policiers. D’ailleurs, dans 'Chicago Fire', certains pompiers que l’on voit à l’écran sont de vrais pompiers, et les équipements utilisés (ex : les tenues de protection) sont authentiques.

— Le frère de Brian Tee est médecin. Si le personnage de Brian (Dr Choi) ressemble à son frère, dans la vraie vie, les deux frères sont totalement différents.

— "Les professions que l’ont exerce dans les séries Chicago sont nobles" a déclaré Jesse Spencer (Casey).

— Faire un crossover demande "beaucoup de homework" a indiqué Taylor Kinney (Severide). En effet, il y a environ 50 pages de script pour un épisode, et par conséquent, en fonction du nombre de crossovers, il peut y avoir jusqu’à pas moins de 150 pages à lire ! Néanmoins, l’acteur adore tourner dans ces épisodes crossovers : "Je trouve ça fun (…) J’apprécie vraiment ces crossovers" a-t-il dit, les crossovers lui permettent de rencontrer des acteurs avec lesquels il n’a pas l’habitude de travailler.

— Selon Torrey (Dr Manning), 'Chicago Med' montre l’humanité des médecins : ils ne sont pas uniquement "blancs ou noirs". 

— Pour Taylor, il est bénéfique pour un acteur de regarder les oeuvres dans lesquelles il a joué pour s’améliorer, en apprenant de ses partenaires à l’écran. Jesse éprouverait une étrange sensation en regardant 'Chicago Fire' car l’australien y parle avec un accent américain.

— Colin Donnell (Dr Rhodes) a montré ses talents de chanteur en interprétant une chanson d’un spectacle dans lequel il avait joué à Broadway, très fortement encouragé par Taylor à le faire.

— Torrey joue du violon, Jesse, du piano et de la guitare.

— Pas moins de 40 mille acteurs ont joué un rôle parlé dans les deux franchises de Dick Wolf, Law & Order (New York...) et Chicago.

 

Sinon, autres faits marquants de ma journée : le passage de Sarah Clarke ('NCIS') au photocall, ma photo avec Taylor Kinney après le panel, et Jack Falahee ('How to Get Away With Murder') se prêtant au jeu des autographes et selfies avec le public au sortir du Grimaldi forum.

Rendez-vous à une prochaine édition du festival !

Lire les autres articles relatifs au festival ici.

 

Retrouvez ci-dessous les photos du festival (cliquez pour agrandir) 

John McCook ©Sériecalement Vôtre Thomas Gibson ©Sériecalement Vôtre Sonia Rolland ©Sériecalement Vôtre

Jane Seymour ©Sériecalement VôtreMartin Henderson ©Sériecalement Vôtre Jack Falahee ©Sériecalement Vôtre Jean Luc Reichmann ©Sériecalement Vôtre

Taylor Kinney ©Sériecalement Vôtre Stella Maeve, Jason Ralph ©Sériecalement Vôtre Emilie Gavois Kahn, Gwendoline Hamon, Dominique Pinon ©Sériecalement Vôtre Jesse Spencer ©Sériecalement Vôtre

Kevin McKidd ©Sériecalement Vôtre Dick Wolf, Brian Tee, Torrey DeVitto, Colin Donnell ©Sériecalement Vôtre Sean Pertwee, Cory Michael Smith, Robin Lord Taylor ©Sériecalement Vôtre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 


12 juil. 15

MONTE CARLO 2015 : "ESPRITS CRIMINELS", MATTHEW GRAY GUBLER (table ronde)

 

Un des moments savoureux de ce festival pour moi fut ma table ronde avec Matthew Gray Gubler, l’interprète de Spencer Reid dans Esprits Criminels (Criminal Minds en VO, diffusée sur TF1). Cette série est un des milestones de mon parcours de sériephile (j’ai même eu l’idée folle de faire le fan film, Agents du diable). Alors pouvoir échanger avec Matthew en personne, c’était la cerise sur le gâteau. Je rassure, j’ai su rester professionnelle. La discussion fut agréable, vous en trouverez le contenu ci-dessous.

 

— Vous avez suivi des études en réalisation, et puis vous avez été mannequin pour plusieurs marques, et puis vous avez atterri dans Esprits Criminels. Qu’avez-vous appris de ces différentes expériences, et orienter votre carrière vers ces différentes expériences était-il intentionnel ?

MGG : Vous savez, j’ai été très chanceux et je n’ai jamais vraiment… intentionnellement (NB : à ce moment, MGG a fait un commentaire sur les chaussettes d’une des personnes présentes) J’ai eu une carrière chanceuse et je ne l’ai pas orientée de façon particulière. J’ai juste été très chanceux. J’ai fait des études en réalisation et je pensais que cela allait me propulser vers Hollywood, et c’était mon objectif dans la vie, et ça m’a, d’une étrange façon, conduit vers le cinéaste Wes Anderson, pour lequel j’ai fait un stage dans le cadre de mes études, et puis il m’a retenu pour jouer dans un film dont le titre est "La vie Aquatique". Ca a été ma première expérience en tant qu’acteur, elle m’a finalement conduit à faire un documentaire sur le film et à obtenir un agent qui m’a envoyé aux auditions pour Esprits Criminels. J’ai toujours essayé de… J’adore les personnes du monde du divertissement, qu’ils soient acteurs, réalisateurs, réalisateurs de clips YouTube, et j’essaie juste de faire ça chaque jour.

 

— Est-ce que ça a été difficile pour vous d’être acteur ? Parce que vous n’aviez pas, peu d’expériences avant Esprits Criminels.

MGG : Bonne question… Je pense qu’en fait, ça a été plus facile. Mon type d’acteurs et mon type d’artistes préférés sont les personnes qui n’ont pas beaucoup d’expériences, parce que cela les force à être authentique et sincère. C’est… Dans n’importe quel domaine, que vous soyez peintre ou vous savez, danseur, je pense que quand vous travaillez sans cadre et technique, vous êtes forcé de composer de la façon la plus authentique qui soit. Même si je réalise des épisodes ou autre chose, je cherche toujours les personnes qui… elles n’interprètent pas seulement, c’est comme si elles existaient, et ces personnes-là sont la catégorie d’artistes de que je préfère.

— Cela signifie-t-il que vous n’avez eu aucune préparation pour interpréter le rôle ?

MGG : Etant donné que je n’ai jamais suivi de cours de façon classique, mon process d’interprétation est, je pense, différent de celui des autres. J’essaie de… J’étudie… C’est difficile pour moi d’expliquer… Je souhaitais que le personnage ait le syndrome d’Asperger, c’est une forme d’autisme, alors j’ai fait des recherches et je voulais qu’il soit une sorte d’agent du FBI improbable, atypique, alors je me suis libéré de ce processus pour n’avoir aucune connaissance sur le FBI. Je ne voulais pas savoir comment tenir un pistolet, je voulais juste rendre ce personnage unique. C’est comme prendre les parties que je préfère de mes nombreux héros et personnes que je connais dans la vie réelle. Je ne sais pas comment expliquer cela. Je n’ai pas vraiment de méthode. C’est bizarre, je ne sais pas, je ne sais pas, mon processus est décousu, désolé…

 

— Pourquoi votre personnage parle aussi vite ?

MGG : Bonne question… Vous savez, je n’avais jamais pensé qu’il parlait vite !

— Ou c’est peut-être parce que je suis française…

MGG : Non, c’est vrai, il parle vite.  C’est venu naturellement quand j’ai voulu créer Reid, et ça s’est concrétisé sous la forme d’une rapidité de la pensée. Je pense qu’il a l’habitude que les gens l’ignorent et lui manifestent de l’indifférence, mais il a une incapacité… Il sait tout et doit le dire tout le temps, alors la meilleure façon de le faire sans être interrompu est de parler très vite, pour éviter que quiconque ne le coupe.

 

MGG

 

— Quels sont vos épisodes préférés ?

MGG : Je suis très fier de ceux que j’ai réalisés, ça c’est sûr.

— L’un de mes préférés est "Lauren".

MGG : Oh, merci !

— Parce que j’adorais le personnage de Paget Brewster (NB : Emily Prentiss) aussi, alors…

MGG : Elle est super. Merci. C’était un épisode amusant à faire. Mon préféré est probablement "The Lesson". C’était pendant la saison 8, et il s’agissait de l’homme qui transformait les êtres humains en marionnettes, et j’ai beaucoup aimé ça. (…) Et j’aime beaucoup "Mosley Lane".

 

— Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos du cast ?

MGG : Ouais ! On se sent tous comme une famille, et je suis très chanceux de travailler avec eux. Je les aime tous. Shemar est comme mon frère, Joe est comme mon père de Los Angeles, les filles sont comme mes sœurs. On forme un super groupe. Tout le monde a le meilleur sens de l’humour qui soit.

 

— Esprits Criminels montre des meurtres très noirs. Avez-vous pensé que cela puisse avoir une influence sur certaines personnes qui regardent la série, parce que nous voyons toujours des tueurs en série et des modi operandi très effrayants ?

MGG : C’est drôle, je pense que… En fait, je vois… Je pense que c’est un peu comme un test, où lorsque vous regardez quelque chose, vous ne voyez que ce que vous voulez voir. Quand je regarde la série, les personnes qui m’abordent dans la rue me disent souvent que la série les a inspirés à s’engager dans les forces de l’ordre, ou leur a donné envie de devenir un agent du FBI, ou leur a a donné envie de mettre fin à la criminalité. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui était en mode "ça m’a donné envie de tuer des gens !" (rires). J’aime imaginer que cela insuffle de l’inspiration pour faire le bien dans le monde, et pour moi, c’est une série qui n’est pas centrée sur le meurtre et la mort, mais une série centrée sur l’espoir et le bien, mais ce n’est juste que mon point de vue. (rires) Je ne sais pas, peut-être que je suis fou…

— Non…

MGG : Je suis sûr que je le suis…

 

— Et quels sont vos projets maintenant ?

MGG : Je tourne cette série onze mois par an, mais pendant chaque mois de pause, je fais un film. Actuellement, je tourne "Alvin et les chipmunks 4", et j’ai terminé la production d’une adaptation contemporaine de Tom Saywer et Huckeberry Finn dans laquelle j’ai joué, et dont je suis très fier. L’avant-première s’est déroulée il y a trois jours en Amérique. Et je viens de finir un film dont le titre est "Suburban Gothic", qui est une comédie, un film d’horreur qui sort, je pense, en Europe, le mois prochain.

— Comment faîtes-vous pour jongler entre tout ça ?

MGG : Je sais, je sais… Bonne question… J’ai besoin de faire une pause… Cette année, pendant que je tournais dans Esprits Criminels, je tournais aussi dans "Band of Robbers" et "Life After Beth", un film sur les zombies, et c’était beaucoup de travail.

— Donc vous jouez et vous réalisez. Que préférez-vous ?

MGG : J’adore les artistes quel que soit le domaine. Les choses que je préfère dans la vie sont jouer dans des comédies et n’importe quel type de réalisation.

 

La version VO est également disponible.

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Profilage
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre,

MONTE CARLO 2015: "CRIMINAL MINDS", MATTHEW GRAY GUBLER (interview, English)

 

Matthew Gray Gubler, as known as Spencer Reid, represented the CBS hit show Criminal Minds this year at the festival, and this was not his first time. As a big fan of the show, I can say it was one of the series that made me what I am today as a series fan (I even made a fan film, "Devil's Agents"), I couldn’t wait to interview Matthew. With another person, we had a nice conversation with him (sorry if I misunderstood some words, not a native English speaker, so I tried to do my best^^):

 

— You studied film directing and then, you worked as a model for several brands, and then, you jumped into Criminal Minds. What did you learn from these experiences, and was it intentional to orient your career towards those different experiences?

MGG: You know, I’ve been very lucky and I haven’t really… intentionally… (NB: MGG made a comment about an interviewer’s socks before continuing) I have a very fortunate career and I haven’t intentionally guided it in any way in particular. I’ve just been very lucky. I studied film directing and I thought it would rock me to Hollywood, and that was my goal in life, and it, in a weird way, led me towards a filmmaker named Wes Anderson, who I interned for in film school, and then, he cast me in a film called “The Aquatic Life with Steve Zissou”. And that was my first acting job, which ultimately led me to making a documentary about that movie and getting a directing agent who sent me to the audition for Criminal Minds. I’ve always tried to… I love entertaining people, in any way, whether it is acting or directing, making YouTube clips, and I just try to do that every day.

— Was it difficult for you to be an actor? Because you didn’t have any, many experiences before Criminal Minds.

MGG: Good question. I think it actually made it easier. My favorite type of actors and my favorite type of artists are people that don’t have training, because it forces them to be genuine and sincere. It’s… in anything, whether it’s a painter or you know, a dancer, I think if you’re doing it without form and without technique, you’re forced to do it in an incredibly genuine way. Even if I’m directing episodes or anything, I always look for the people who… they aren’t acting, they’re just sort of existing, and those are my favorite type of performers.

— Does it mean you didn’t have any preparation to play the role?

MGG: Yeah, I did. Because I never studied acting classically, so my process of acting is, I think, different than others, I try to… I study… It’s hard for me to explain… I wanted the character to have Asperger syndrome, it’s a form of autism, so I researched that eventually and I wanted him to be sort of unlike, untypical FBI person, so I went out of my way to know nothing about the FBI. I didn’t want to know how to hold a gun, I wanted to make him just a sort of… a unique character. It’s sort of taking my favorite parts of many of my heroes and people that I’ve known in real life. I don’t know how to explain it. I don’t really have a method. It’s weird, I don’t know, I don’t know, my process is rambling, sorry…

— Why does your character speak so fast?

MGG: Good question… You know, I never thought that he spoke fast!

— Or maybe because I’m French…

MGG: No, he does. No he does speak very fast. It’s just a sort of natural in taking everything that I wanted to create Reid, putting it inside, it just manifested itself as a rapid thought. I think he’s used to people ignoring him and zoning him out, but he has an inability… he knows everything and he must say it at all times, so the best way to do that without being interrupted is to speak very fast, to prevent anyone from cutting him off.

 

MGG

 

— What are your favorite episodes?

MGG: I’m very proud of the ones I directed, for sure.

— One of my favorites is “Lauren”.

MGG: Uh, thank you!

— Because I loved Paget Brewster’s character (NB: Emily Prentiss) too, so…

MGG: She’s great. Thank you. That was a fun one to direct. My favorite one is probably “The lesson”. It was in season 8, and it was the man turning human beings into puppets, and I love that. And I love “Mosley Lane”.

— Could you tell us few words about the cast?

MGG: Yeah! We all feel like family, and I’m so lucky to get to work with them. I love them all. Shemar is like my brother, Joe is like my Los Angeles father, the girls are like my sisters. It’s a great ensemble. Everyone has the best sense of humor.

— Criminal Minds is about very dark murders. Have you ever thought it could have an influence on some people who watch it, because we always see serial killers and very scary modi operandi?

MGG: It’s funny, I think… I actually see… I think it’s a bit like a horror shark test, where you look at something and you see what you want to see. When I see the show, it seems that people walk to me in the streets often tell me that the show inspired them to go into law enforcement, or made them want to be an FBI agent, or made them want to stop crime. I haven’t met anyone yet that was like “it made me want to kill people”. (laughter) I like to imagine it’s doing more to inspire good in the world, and to me it’s a show not about murder and death, but a show about hope and goodness, but it is just from my perspective. (laughter) So I don’t know, maybe I’m crazy…

— No

MGG: I’m sure I am…

— And what are your projects now?

MGG: I shoot this show eleven months out of the year, but every month off a year, I make a movie. Right now, I’m filming “Alvin And The Chimp Monks part 4”, and I just finished producing and acting in a modern day adaptation of Tom Sawyer and Huckleberry Finn, which I’m very proud of, that just premiered three days ago in America. And I just filmed a movie called “Suburban Gothic”, which is a comedy, horror movie that’s coming out, I think in Europe, in the next month.

— How could you manage to do everything?

MGG: I know, I know… Good question, I know… I need a stop… This year, I was filming Criminal Minds as well filming “Band of Robbers” and “Life After Beth”, the zombie movie, and it was a lot work.

— So you play and you direct. What do you prefer?

MGG: I love the entertaining people in any way. My favorite things in life are comedy acting and any type of directing.

 

Check out the other articles about the 2015 edition:
How To Get Away With Murder
Grey’s Anatomy
(If you read French, you can find more articles here)

Check out the photo gallery.

 

Seriecalement vôtre,

13 mars 14

CRIMINAL MINDS, EP. 200

La kidnappée, la revenante et le tortionnaire…

(diff US, avec SPOILERS)

 

Criminal Minds rejoint le prestigieux club des séries ayant atteint les 200 épisodes. Mes réactions : (1) c’est fantastique !, (2) que le temps passe vite !, avant de souhaiter un bon anniversaire à la série (chiche rendez-vous au 300ème épisode^^, je ne dirai pas non). Bien sûr, l’arrivée de ce volet n’est pas passé inaperçu parmi les fans, et surtout parmi les fans du personnage d’Emily Prentiss (dont moi). Bien avant la diffusion du 200, les amoureux de cette série avaient été abreuvés de photos de tournage, d’interviews du cast & crew. Toutes ces sources d’information nous avaient entraînés dans de longs débats, entre excitation, doutes, élaboration d’hypothèses en tout genre (je plaide coupable^^). Avec le retour assuré de Prentiss le temps de ce chapitre, j’attendais ce 200 avec impatience. Car quand on savait que JJ allait être kidnappée, que cet enlèvement ferait écho à son année au State Department et au nouveau Section Chief Cruz, et que Prentiss allait venir à la rescousse, on attendait l’épisode du siècle. En tout cas, on nous l’avait vendu tel quel. Seulement, qu’en serait-il concrètement ?

Et bien, cet épisode a déchiré sa race !!, pour employer un langage familier. Vraiment. JJ n’est pas mon personnage favori, mais il faut le reconnaître : cet épisode JJ centric fera partie des meilleurs de la série. Un épisode incontournable (la preuve, je l’ai regardé deux fois en deux jours^^).

 

CM3

 

Premièrement, tout fan en a rêvé et les scénaristes l’ont fait : un des héros se fait torturer dans les règles de l’art.
On a vu, au cours des saisons, des victimes subir les violences d’unsubs pervers, mais on n’avait pas vu les héros être eux-mêmes à la place de ces victimes. Si, on a eu un Reid drogué par Tobias. Depuis, aucun des personnages n’avait été en situation critique et entre les mains d’un bourreau. Prentiss avait beau avoir été retenue prisonnière par Doyle, elle n’avait subi pour seule torture qu’une gravure de tatouage, c’était trop « modeste ». Avec JJ, et aussi Cruz, c’était totalement différent. On a vu de véritables séances de torture : jets d’eau, suspension en l’air avec des chaînes, électrocution, torture psychologique, le tout mené par un spécialiste du domaine (comprenez un ancien interrogateur de l’armée irakienne). Bref, c’était parfait. A me lire, vous allez me prendre pour une personne cruelle, mais je vous rassure, c’est uniquement pour la fiction. Et puis, ne sommes-nous pas en train de parler d’Esprits Criminels ? Nous ne sommes pas dans les bisounours, pardi !

Deuxièmement, on a eu droit au retour d’Emily Prentiss.
Quand bien même elle se trouve à des milliers de kilomètres de DC, elle est toujours rattachée à l’équipe. La voir dans son bureau, en mode « reine veillant sur son domaine » était top. De même la voir en action en sautant sur Hastings nous rappelait à quel point cette femme était une femme d’action. C’était une bonne chose de ne pas cantonner son retour à une participation passive dans l’enquête (ça aurait été frustrant, au vu de son passé, son caractère). Par ailleurs, on a eu droit à un petit retour sur l’affaire Doyle lors d’une belle scène de complicité entre JJ et Emily, à l’époque où Emily était amenée à son nouveau lieu de résidence. Enfin, ce retour était un joli clin d’oeil à l’épisode 6*18 : JJ était revenue pour aider l’équipe à trouver Emily alors qu’elle-même se trouvait à des milliers de kilomètres, et aujourd’hui, c’est Emily qui vient en renfort pour localiser JJ. Cela démontre que l’équipe est très soudée, quelles que soient les évolutions de carrière de ses membres.

Troisièmement, l’épisode était palpitant.
Aucun temps mort. De l’action, des explosions, des échanges de tirs, des moments d’émotion, des confrontations bureaucratiques. Un bon dosage entre scènes de recherche, scènes de torture, scènes avec Emily et flashbacks. L’épisode était dense, peut-être avait-on trop d’informations en même temps, mais en définitive, il était tellement bien réalisé et écrit qu’on ne s’ennuyait pas une seconde. On oscillait sur une palette d’émotions : stress (retrouvez vite JJ !), rires (les profilers « gentiment » refoulés vers la sortie par les agents de sécurité), nostalgie (Prentiss, la scène JJ/Prentiss dans le jet), la colère (contre la dame rembarrant Hotch, contre Hastings), tristesse (la perte du bébé), la joie des retrouvailles au bar.

On va terminer cet éloge avec la performance de AJ Cook : elle était tout simplement formidable.
Très beau jeu, aussi bien dans les scènes de torture que dans les séquences d’émotion et la course-poursuite avec Hastings. Parfait. Le personnage de JJ a sacrément changé depuis le temps où elle se contentait de courtes apparitions pour parler à la presse. Là voilà devenue profiler, badass et mère de famille.

 

CM5

 

A présent, attardons-nous sur d’autres éléments. On notera un certain parallèle entre l’histoire JJ vs. Hastings et Emily vs. Doyle. Il s’agit davantage de clins d’oeil (volontaires ou involontaires) puisque les contextes de ces deux histoires sont assez différents pour qu’on puisse les désigner comme copies. Néanmoins, on ne peut pas s’empêcher d’y penser. Emily, ayant un nouveau poste, revient épauler le BAU pour sauver JJ ; dans la saison 6, c’est JJ, dans une nouvelle affectation, qui revient illico soutenir le BAU dans la recherche de Prentiss. Elles apprennent le problème de l’autre alors qu’elles officient en dehors des Etats-Unis. Toutes les deux sont retenues prisonnières. Toutes les deux sont violentées. Le temps est compté pour toutes les deux. Une affaire de terrorisme est liée à la mésaventure des deux héroïnes : tantôt un terroriste irlandais, tantôt des membres d’Al Qaïda. A cela s’ajoute une participation à une mission top secrète et donc une task force : équipe d’Interpol, équipe FBI/CIA au Moyen-Orient. Dans les deux cas, un ancien collègue s’avère être un traître : Jeremy Wolfe / Michael Hastings. On remarque aussi une coupure de courant quelques instants avant l’arrivée des renforts et une blessure au niveau du ventre causé par un objet coupant (Emily / Cruz).

 

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Le seul point faible assez perturbant de cet épisode réside dans la légitimité de JJ à rejoindre la task force de Matt Cruz. Je ne titillerai pas sur ce point s’il n’avait pas été aussi déterminant. En effet, rappelons qu’il est à l’origine de tout.

On se souvient que JJ, à l’époque, n’était qu’agent de liaison. Agent du FBI, oui, mais seulement agent de liaison. Elle n’avait aucune expérience en tant que profiler ou membre d’une autre task force pour des opérations spéciales. Et puis un jour, elle s’est retrouvée mutée au Moyen-Orient, zone dangereuse, et de surcroît, sur une mission ultra confidentielle et périlleuse de traque de terroristes d’Al Qaïda !!! Le genre de mission qu’elle n’avait jamais faite avant. Pour moi, c’est vraiment un virage extrême. D’agent de liaison donnant des conférences de presse, accueillant les familles de victimes, JJ devient chasseuse de terroristes au sein des forces spéciales ?!? On passe d’un extrême à l’autre, c’est incohérent. Vous m’objecterez qu’à la base, JJ établissait un contact avec la femme du terroriste, par conséquent, son ancien job lui donnait la légitimité pour le faire. Ou la raison bateau : JJ étant une femme, elle mettrait la prisonnière en confiance plus rapidement qu’un homme. Soit. Alors, quid de Strauss ? Ce n’est pas une femme, peut-être ? N’aurait-elle pas pu briser la glace ? Elle n’est quand même pas aussi rigide…

Ensuite, je ne comprends pas pourquoi JJ a continué aussi longtemps sur la mission et pourquoi elle est devenue l’un des garants des codes pour Integrity. Surtout, qu’est-elle allée faire dans ce convoi alors qu’elle était enceinte ?? J’aurais vu un autre profil être affecté sur cette mission : une personne ayant des compétences en négociation + ayant déjà été membre d’une task force + parlant arabe (ou au moins combinant deux de ces caractéristiques). Il faut un début à tout, d’accord, mais dans ce cas, le rôle de JJ aurait du s’arrêter à l’interrogatoire de la femme, pour une première mission de cette envergure. Même Strauss a contribué ponctuellement à la mission (ce que laisse supposer son absence au fur et à mesure des flashbacks). A l’inverse, une personne comme Emily aurait été plus adaptée pour cette mission (je ne dis pas ça parce que j’aime ce personnage, mais son profil me serait apparu comme une évidence). Pour une première mission, JJ aurait du avoir un rôle d’observateur et être confrontée au terrain dans une seconde mission. C’est vraiment la seule limite que je retiendrai pour cet épisode, excellent sur les autres points évoqués plus haut.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

27 févr. 14

CRIMINAL MINDS, SAISON 8

 

CM 1

 

Si vous êtes fan de la série (ou tout du moins, la suivez régulièrement), il ne vous aura pas échappé qu’elle a récemment franchi le cap du 200ème épisode ! On nous avait promis un grand épisode, alors évidemment, je ne l’ai pas loupé. Toutefois, avant de m’étendre sur celui-ci, je vais d’abord faire un retour sur la saison 8.

J’ai l’impression que cela fait un bail que j’ai visionné cette saison et ce, de façon un peu chaotique, je dois dire. J’ai essayé de suivre la diffusion US, et puis faute de temps, j’ai du ralentir la cadence et je me suis contentée de quelques épisodes par ci, par là, avant de rattraper ceux manqués avec la diffusion de TF1. Résultat : j’ai regardé cette saison dans le désordre… Néanmoins, sur certains aspects, ce n’est pas très grave.

 

Qu’ai-je pensé de cette saison 8 ? J’étais sortie déçue de la 7 que j’avais trouvée moyenne. Les enquêtes étaient correctes, classiques, avec cependant quelques exceptions. Brièvement, ma passion pour CM avait connu un coup de mou. Le départ de Paget Brewster (Emily Prentiss) n’avait pas arrangé les choses, et je doutais de ma capacité à tenir pendant la huitième saison.
Devinez quoi ? J’ai bien aimé cette saison 8 ! Les affaires étaient, dans la globalité, intéressantes et dignes des affaires qu’on avait pu suivre dans les premières saisons de Criminal Minds. Il y avait cette touche des débuts de la série qui faisait que l’épisode était rythmé, tendu, que l’unsub était terrifiant à souhait ou touchant. On écrivait une nouvelle page avec cette saison 8.

L’épisode des fanatiques de jeux vidéos forçant des lycéens à « participer » à un jeu vidéo grandeur nature, celui avec le jeune homme passé dans une espèce de camp de rééducation pour « remédier » son homosexualité, celui avec l’unsub coupant la jambe de ses victimes, celui avec les marionnettes, l’épisode où Reid perd sa petite amie, et celui où le tueur adepte de l’automutilation fait croire qu’il est un prisonnier (même si je n’ai pas saisi ce qui le poussait à tuer) ont particulièrement retenu mon attention. L’épisode que j’ai sans conteste moins aimé est celui dans lequel Hotch retrouve son frère, tout simplement parce que je n’y ai rien compris : qui a empoisonné qui et pourquoi, et qui a piégé les bouteilles de vin ?? Par contre, contente d’avoir revu Sean, mais triste de voir qu’il n’a pas pu réaliser son rêve.

 

CM 2

 

A présent, entrons un peu plus sur les deux évènements qui ont marqué cette saison 8 : l’arrivée du nouveau personnage d’Alex Blake et le mystérieux unsub espionnant l’équipe.

En ce qui concerne Alex Blake, et bien, je n’ai pas vraiment accroché à ce personnage. Déjà parce que je l’ai trouvée un peu sèche et hautaine dès son arrivée, et aussi parce qu’on apprenait pas mal d’informations sur elle dès le premier épisode. Ensuite, au cours de la saison, le feeling n’est pas passé. Je n’ai rien contre la personne qui l’incarne, évidemment, c’est juste avec le personnage. Voyez-vous, je m’étais habituée à Ashley Seaver (et je n’étais pas satisfaite de la façon dont son personnage était parti), mais Blake, je n’y suis pas encore arrivée. Je ne la déteste pas, je n’en suis pas fan. Elle a juste rejoint l’équipe.

 

En ce qui concerne le mystérieux unsub ciblant l’équipe, je ne vais pas y aller par quatre chemins : cette intrigue fut une déception, sur sa fin. J’étais à fond dans cette histoire : savoir que le BAU était en danger, qu’un individu machiavélique préparait un plan diabolique pour l’atteindre m’excitait. Quand j’ai vu le season finale, ce fut la désillusion. Pourquoi n’ai-je donc pas aimé ? Voici les raisons :

 

CM Hamill1/ La façon dont le méchant bonhomme meurt :
Aussi facilement piégé comme un débutant ?? Et surtout, après tout ce qu’il a entrepris : suivi des profilers, manipulation d’un homme condamné injustement, prise des empreintes de Derek, infiltration dans le bureau même du BAU, etc. ?? C’est quoi, cette fin ?!? Ce type était censé être un expert en biochimie, piraterie informatique et autres domaines, et il se fait avoir comme ça, dans sa propre cachette ?!?!? Non, ce n’est pas logique. C’est un peu comme Doyle l’impitoyable guerrier et terroriste qui a échappé à toutes les agences internationales qui s’en va à cause d’une balle perdue, alors qu’il est menotté et à genoux comme un vulgaire voleur de patates. Des histoires qui se terminent en pétard mouillé… La question que j’aimerai me poser est : cet agent est-il  vraiment mort ? Si la réponse est non, là, ça pourrait être intéressant (même si je n’y crois pas trop…).

 

2/ La nature de la vengeance :
Dès le premier épisode de la saison, en voyant les photos des agents du BAU à la fin du cas, on ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi Blake faisait partie des cibles. En effet, Blake venait à peine de rejoindre l’équipe alors que les autres membres travaillaient ensemble depuis des années. De plus, Alex n’avait pas encore rencontré Garcia et Morgan (pour rappel, ils étaient à Londres avec Emily). En conséquence, pourquoi viser Blake la nouvelle au même titre que les autres alors qu’elle n’avait pas encore travaillé avec certains d’entre eux ?

Soit l’unsub visait Blake et dans ce cas, il s’intéresserait à ses collègues (pour les utiliser comme moyen de pression). Dans cette hypothèse, la photo de Blake prendrait plus d’importance parmi les autres (sa photo au centre et les autres autour, en cercle, par exemple). Soit l’unsub visait le BAU, mais pourquoi en vouloir au tout nouveau membre ? Ou tout du moins, disposer sa photo sur le côté, les sujets principaux étant les autres. Dès ce premier stade, quelque chose n’allait pas.

Les diverses scènes disséminées au cours des épisodes étaient alléchantes pour la mise en place de la vengeance ultime. Puis on découvrait que l’unsub, John Curtis, n’était autre qu’un agent du FBI, réponse logique. On pouvait soupçonner un tel profil en regardant de plus près à son mode opératoire : qui aurait été en mesure d’accéder aux rapports du BAU et donc, aux moindres détails des cas traités ? C’était forcément un individu qui pouvait avoir un accès direct ou indirect, qui était dans la possibilité d’approcher le FBI sans éveiller les soupçons. Ainsi, soit il faisait partie du FBI (agent ou personnel administratif), soit il faisait partie d’un autre corps des représentants de l’ordre/de l’Etat (police, autre agence fédérale). A un moment, j’avais soupçonné l’agent Anderson (je vois le mal partout…), le type toujours discret auquel on ne prête pas attention et qui se révèle être un psychopathe^^. Revenons à Curtis. C’était un agent du FBI profondément blessé dans son ego à cause d’une affaire sur laquelle Blake et Strauss avaient travaillé et qui avait discrédité à la fois Blake et Curtis. Pour ne pas faciliter les choses, Strauss n’était pas étrangère à cette « destruction » de carrière.

Là, on comprenait mieux pourquoi Blake faisait partie des cibles. Et on se demandait pourquoi Curtis en voulait personnellement au reste du BAU. Ses membres ne lui avaient strictement rien fait, donc pourquoi se venger d’eux ? D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, le BAU, pris en tant qu’institution, ne lui avait rien fait non plus : elle n’avait pas refusé une quelconque candidature de Curtis à la rejoindre, n’avait pas établi de profil négatif de lui, donc pourquoi en vouloir à ce département ? En réalité, les deux cibles les plus importantes pour Curtis étaient Alex Blake et Erin Strauss car elles étaient avec lui sur cette affaire qui avait stoppé net son ascension sur l’échelle sociale du FBI. Alors, pourquoi aucune photo de Strauss sur les murs (en tout cas, je n’en ai pas le moindre souvenir) ? Pourquoi tuer Strauss aussi rapidement dès le début du season finale ? On aurait pu s’attendre à ce que Curtis kidnappe Strauss et Blake, les fasse payer pour l’humiliation qu’il avait subi, ceci aurait été plus naturel. Et non pas éliminer Strauss si tôt et vulgairement, après s’être fatigué à épier Hotch, Rossi, JJ, Morgan, Reid et Garcia. Quant à l’empoisonnement de Rossi, j’ai envie de dire : c’est tout ??

En conséquence, cette histoire de vengeance comportait des éléments incohérents/pas assez exploités alors que Curtis avait tout d’un psychopathe redoutable. J'attendais plus. Qu'un membre soit accusé de meurtre, que l'équipe se fasse manipuler et se plante sur une affaire orchestrée par Curtis, que des membres se retrouvent dans une position délicate à la suite du kidnapping de leurs proches...

 

CM straussEnfin, quelques mots sur Erin Strauss : dans ses premières apparitions, ce personnage n'attirait pas du tout la sympathie. Elle était la bureaucrate coincée dans ses principes bureaucratiques et cherchant à mettre des batons dans les roues du BAU. Elle était en cela l'ennemi de nos héros, mais en définitive, on aimait ces moments de confrontation Strauss/BAU. Parce que si, à première vue, elle empêchait les profilers de s'engager dans des actions nécessaires et urgentes, elle était aussi là pour les éviter de faire n'importe quoi à leur guise. Il fallait un encadrement car quand les héros commencent à outrepasser les règles, et ce, même quand cela serait compréhensible, ce n'est pas forcément une bonne chose. Un héros ne peut pas faire ce qu'il veut quand il veut, il doit se montrer responsable. Strauss remettait l'équipe à sa place, et ses rappels étaient justifiés. Au fur et à mesure, Erin a montré ses fêlures et on s'est attaché à elle. Elle va me manquer.

 

CM MaeveOn va maintenant terminer sur une note positive, bien que son contenu ne se soit pas terminé sur un happy end à l’écran. Il s’agit de l’histoire entre Reid et Maeve. Une histoire d’amour à la fois étrange, très touchante et tragique. Etrange dans la mesure où elle s’est développée au travers de conversations téléphoniques. Néanmoins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être originale. Touchante dans la personnalité, l’innocence des deux âmes soeurs. Entendre Reid dire qu’il n’a pas besoin de voir Maeve car à ses yeux, elle est déjà la femme avec la plus belle âme était loin d’être gnan gnan. Au contraire, c’était attendrissant, sincère. Cette relation, cette séduction reposait sur la connexion intellectuelle, le dialogue, et non pas sur la rencontre charnelle, l’étalement de richesse intellectuelle, matérielle. Il y avait une telle simplicité, complicité. Enfin, cette relation était tragique dans la perte pour Reid de l’être aimé. C’était vraiment trop injuste pour Spencer… Pour une fois qu’il avait trouvé l’amour… On finirait par croire que l’amour est un poison mortel pour les compagnes/compagnons des agents du BAU : après l’ex de Hotch exécutée par Foyet, le décès de l’ex de Rossi, au tour de Reid de perdre Maeve de façon brutale…

 

Bilan de cette saison : de bonnes enquêtes, une intrigue moyen-terme bien partie mais dont la conclusion n’était pas un bouquet final.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK


06 avr. 13

Criminal Minds, "Assieges"

Envie de lecture ? Voici ma fan fiction sur Criminal Minds, “Assiégés”

Résumé :

L’équipe d’Aaron Hotchner doivent faire face à une situation périlleuse au sein même de Quantico…

Disponible au lien suivant :

http://www.fanfiction.net/s/9050454/1/Assi%C3%A9g%C3%A9s

19 janv. 13

FANFILM CRIMINAL MINDS, "AGENTS DU DIABLE"

Il y a un peu plus d’un, j’ai entrepris le projet fou de réaliser un fanfilm sur la série Criminal Minds, ou Esprits Criminels en VF. J’ai fait ce film juste pour le fun, sans aucune prétention, n’ayant moi-même aucune expérience dans la réalisation ou le montage…

 

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter le film, intitulé "Agents du diable".

 

Synopsis : L’équipe des sciences du comportement du FBI enquête sur une série de meurtres et découvre qu’elle est peut-être liée à une autre datant de plusieurs années. Au cours de l’affaire, un des membres se retrouve dans une position délicate…

 

Partie 1

 

Partie 2

 

Partie 3

 

 

Partie 4

 

 

 

11 nov. 12

CRIMINAL MINDS, 8*04, "GOD COMPLEX"

Quand Reid revisite le concept du Payphone…

(diff us)

 

Criminal Minds nous a offert un épisode terrifiant à souhait. Je n’avais pas ressenti la peur, le choc, le dégoût devant un Esprits Criminels depuis bien longtemps, et je pense que ce volet restera gravé dans ma mémoire pendant encore un certain temps. Depuis plusieurs épisodes, je voyais défiler les unsubs, mais sans vraiment éprouver le moindre sentiment, c’est-à-dire que les épisodes se résumaient à de simples chasses à l’homme, mais sans réaction particulière de ma part. Je regardais les profilers faire leur enquête et arrêter les tueurs, et puis c’est tout. Dans ce chapitre, il s’est passé quelque chose. J’avais mal pour les victimes qui se voyaient amputées d’une jambe. Alors me direz-vous, l’unsub leur prend une jambe et les tue (ou l’ordre inverse) et puis basta, alors en quoi cela change des autres unsubs ? Je vous répondrai : l’unsub de cet épisode prend la jambe de ses victimes, mais toutes ne meurent pas. Et c’est ça qui m’a effrayée. Parce que celles qui survivent se réveillent quelque part et découvrent qu’il leur manque une jambe et parfois, que leur jambe enlevée a été remplacée par une autre. Donc l’épisode m’a fait réagir de terreur car vous imaginez aisément le profond traumatisme des victimes qui s’aperçoivent qu’elles sont devenues unijambistes mais sans aucun souvenir de ce qui s’est passé… Quant au serial killer, sa motivation à s’adonner à cet exercice était paradoxalement attendrissant dans la mesure où il voulait à tout prix aider sa femme, elle-même amputée. Il était complètement aveuglé par l’amour qu’il portait à sa femme jusqu’au point, malheureusement, de sombrer dans la folie. Face à cet homme tordu, l’équipe peinait à avancer. On la voyait patauger : elle se posait de multiples questions sans en connaître la réponse, et quand elle en avait une, une nouvelle question arrivait. Voir cette équipe un peu perdue était fascinant à suivre car aussi expert qu’on soit, il y a toujours des moments de flottement, on n’a pas forcément les réponses à tout tout de suite.

 

CM

 

En dehors de l’affaire, mention spéciale à l’intrigue parallèle concernant Spencer et la jeune femme mystérieuse. Il était étrange, voire perturbant d’apprendre que Reid entretenait une relation téléphonique avec une jeune femme depuis plusieurs mois. Il était encore plus surprenant de voir qu’apparemment, Reid était cantonné à des contacts d’une cabine téléphonique (et quand j’ai vu les scènes, je n’ai pu m’empêcher de penser à la chanson Payphone de Maroon 5, désolée, mais c’était obligé…). D’autant plus surprenant que ces contacts avaient lieu selon un rythme précis et étaient toujours déclenchés par l’appel de Spencer qui raccrochait pour décrocher à nouveau au rappel de la jeune femme. Il était davantage troublant de comprendre que nous ne savions, que Reid ne savait, pratiquement rien de cette inconnue, à part quelques détails. Elle est médecin, a aidé Spencer pour son problème de migraine (enfin on évoque à nouveau ce problème, on commençait à penser que les scénaristes l’avait jeté aux oubliettes) et cerise sur le gâteau, il y a toute une histoire avec une personne dangereuse qu’elle craint. En fait, le plus perturbant dans cette affaire est de constater la décontraction de Spencer face à cette relation et ses modalités peu communes. Il est vrai que Spencer n’est pas une personne ordinaire, mais tout de même, avec toutes les choses étranges, horribles, modes opératoires qu’il voit tous les jours, rester de marbre est intrigant… On fera cependant l’impasse sur cela pour se réjouir de voir que Spencer a enfin une relation sociale avec un être humain autre que ses collègues, un être humain féminin et qu’il en pince pour elle. Joie à mesurer toutefois par la personne dangereuse évoquée par cette femme. Serait-ce cette personne qui développait les photos des profilers vues dans la conclusion du season premiere ? Utiliserait-elle la jeune femme pour approcher Reid puis l’équipe afin de mieux piéger tout ce petit monde ?

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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25 oct. 12

Bandes Annonces (25/10/2012)

Chicago Fire

Episode 1*04 “One Minute”

 

Criminal Minds

Episode 8*05 “The Good Earth”

 

Law & Order SVU

Episode 14*06 “Friending Emily”

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17 oct. 12

CRIMINAL MINDS, 8*01, "THE SILENCER"

Une de perdue, une de retrouvée…

(diff us)

 

Le season premiere de cette huitième année de Criminal Minds était bon, correct, satisfaisant. C'était une entrée en douce qui, comparée au final de la saison 7, m'a fait moins palpiter. L'intérêt de cet épisode résidait en fait dans l'arrivée de la nouvelle recrue, alias Alex Blake. Ce season premiere était attendu au tournant, je pense, par des milliers de fans en délire de la série, dont je fais partie. Avant même son arrivée, cette Alex Blake faisait déjà beaucoup parler d'elle, en bien et en mal. Attristée de dire au revoir à Emily Prentiss, je ne m'attendais pas à rencontrer dès ce premier volet de la saison 8 un nouveau personnage. J'avais l'impression qu'on essayait d'effacer la trace de Prentiss aussi vite qu'elle était partie, en laissant les fans de la série sans possibilité de faire leur « deuil ». J'aurais préféré que ce nouveau personnage arrive un peu plus tard, vers le cinquième épisode, par exemple. Entre temps, on aurait suivi le processus de sélection : voir Hotch interviewer des candidats, et arrêter sa décision. (parmi d'autres options il va de soi). J'ai été cependant ravie d'entendre Penelope Garcia et Derek Morgan donner des nouvelles d'Emily à JJ et Spencer Reid en rentrant de Londres. Ainsi, Emily faisait toujours partie de l'équipe et on n'allait pas l'oublier une fois installée à Londres. C'était efficace, sympathique et pas trop long. Car oui, pas besoin d'en faire des tonnes non plus. Ensuite, la gaffe de Garcia apportait un petit moment d'humour (prolongé avec son « Seriously ?!?!? » plus tard dans l’épisode). Ensuite arrivait l'enquête. Une affaire d'évasion suivie de meurtres intéressante. Le sujet sortait un peu de l'ordinaire. On n'avait pas l'arc habituel, c'est-à-dire des meurtres sont commis quelque part, on appelle l'équipe, elle se rend dans le lieu, enquête et arrête le coupable. On avait, ici, une évasion, une série de meurtres, et surtout un coupable mystérieux dont on ne savait rien hormis qu'il avait déjà commis plusieurs crimes des années auparavant et qui avait modifié son mode opératoire depuis. Ainsi, l'équipe devait comprendre les motivations et enjeux de cette nouvelle vague d'assassinats en s'appuyant sur des éléments de la précédente enquête. L'histoire et la dimension psychologique de l'unsub étaient touchantes et intéressantes.

 

CM 1

 

L'investigation, toutefois, manquait légèrement de rythme. Certes j'ai apprécié voir les profilers faire leur brainstorming au fur et à mesure, mais j'ai eu la sensation que les scènes centrées sur l'unsub étaient moins nombreuses et moins développées. On s'en tenait strictement à le montrer déambulant dans la nature et attaquer ses victimes. Les recherches auraient pu être un peu plus mouvementées, on aurait pu voir le tueur un peu plus (comment il réussit à se cacher, à changer de voiture, d'habit), soit en augmentant son nombre de scènes, soit en prolongeant ses scènes sans en changer le nombre. Pour cette deuxième option, je pense notamment à la scène avec le bébé. Après son méfait, on aurait pu le voir découvrant le bébé, ayant un mouvement de compassion et s’en occupant avant de l’abandonner… C'est d'autant plus frustrant que ce tueur avait une personnalité, un background fort et ouvrant à beaucoup de possibilités. Or, avec ce season premiere, on avait la sensation que le sujet principal était Alex Blake. Et donc j'en viens au nouveau membre de l'équipe qui finalement, ne m'a fait ni chaud ni froid. Je ne l'ai pas détestée (et j'aurais pu, par principe, étant donné que j'affectionnais beaucoup Prentiss), je ne l'ai pas adorée non plus. Parfois, certains personnages ont un truc en plus qui fait que le spectateur lui porte une attention particulière dès le premier épisode où il apparaît, attention pour un aspect positif ou négatif de son personnage. Dans mon cas, je pense qu'il me faudra un peu de temps pour m'habituer à Blake. Toutefois, elle m’a piquée au vif en rembarrant sans vergogne Derek Morgan. Du style « je suis la mieux placée sur ce coup là, je n’ai donc aucune leçon à recevoir de quiconque ». Et ma foi, Morgan est resté bien mou, enfin, je pense qu’il a voulu jouer les gentlemen, ou a simplement été ahuri par un tel comportement qu’il en est resté sans voix (ou Blake ne lui a pas laissé le temps de répondre). Quant à Reid, où est passé le génie aux discours débités à une vitesse fulgurante et dont on ne comprend pas les trois quart du contenu ? On avait l’impression que Blake l’avait privé de son art pour cet épisode. En outre, pour appuyer mon propos du « trop de Blake tue Blake », son histoire avec Erin Strauss. Il était inutile d’apprendre que les deux femmes avaient une histoire commune dès ce début. Quand on en sait trop, ça gâche le suspens et l’intérêt du personnage qui doit se construire au fil des épisodes. Combien de temps a-t-on attendu avant d’en savoir plus sur les protagonistes vétérans ? Que l’on voit Strauss jeter des regards embarrassés à Blake aurait largement suffit et dans un prochain épisode, on aurait appris que Strauss avait fait un sale coup à Blake. Là, dès l’ouverture des festivités, on sait tout le pedigree de Blake, son addiction pour le café, son lien avec Strauss. Où est-donc le mystère ? Au moins, quand Prentiss était apparue, on ne savait pas grand-chose d’elle, à part que ses parents étaient haut placés, mais c’est tout. Et elle n’occupait pas autant l’écran que Blake dès sa première enquête avec l’équipe. Ou comme Rossi, on n’en savait pas plus sauf qu’il était une figure majeure des sciences du comportement. Affaire Blake à suivre avec attention…

 

CM 2

 

Enfin, quid de la scène finale avec les photos ? Je n’ai pas été prise de torpeur devant ces images garantissant un futur danger pour les héros. Pourtant, je suis à fond dans tout ce qui peut arriver de dramatique aux héros. Pourquoi ce manque d’enthousiasme et de peur, alors ? Tout simplement parce que j’ai trouvé l’avènement de cet élément trop brute, sans aucune connexion avec le reste de l’épisode ou un épisode précédent de la même saison. Comme c’est le season premiere, il est difficile d’avoir un tel épisode. La scène mystère, car oui, je ne le nie pas, elle est bien mystérieuse, arrivait comme un cheveu sur la soupe, un deus ex machina. L’affaire du serial killer était réglée et hop, on nous balançait cette scène. En parcourant les spoilers, je m’étais imaginée le scénario suivant : le serial en killer du season premiere finissait par échapper à l’équipe et après, on comprenait qu’il s’était caché quelque part et qu’il espionnerait l’équipe. Je m’attendais donc à voir cette scène quelques épisodes plus loin. Que ce soit le serial killer lui-même ou un de ses proches qui cherche à se venger des profilers, peu importe. Ici, non, il n’y avait pas de cohérence, cause à effet, et c’est ce qui m’a perturbée. D’autant plus qu’on voit la photo des membres de la nouvelle équipe, c’est-à-dire avec Blake. Or, si je ne me trompe pas, Garcia et Morgan n’ont jamais travaillé avec Blake avant leur voyage de Londres, sinon Garcia ne demanderait pas si Blake est gentille. Morgan peut-être a travaillé avec Blake, mais je suppose qu’il est parti à Londres en même temps que Garcia. Ainsi, quel inconnu en voudrait à Morgan, Garcia avec les autres ? Quand bien même il n’en voudrait qu’à une personne en particulier mais sans exclure de la faire souffrir en s’en prenant à ses collègues, dans ce cas, il disposerait les photos autrement. Il mettrait sa cible au centre et les autres autour en cercle ou en paquet sur le côté. C’est un détail qui me trouble… Qui peut bien leur en vouloir à tous ? Malgré ma réserve, je suis bien contente à l’idée que nos héros affronteront un ennemi. S’il vous plaît, scénaristes, offrez-nous un serial killer à la psychologie complexe, sociopathe, psychopathe, bref, le serial killer du siècle !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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