20 juin 16

MONTE CARLO 2016 : JOURNAL DE BORD

 

Festival Monaco

Cette année, je retourne au Festival de Télévision de Monte Carlo (Monaco), qui se déroulera du dimanche 12 au jeudi 16 juin. Au programme : rencontres avec acteurs et ConTech Academy. Retrouvez dans ce journal de bord mes péripéties et photos (à la fin de l'article) ;-).

 

A bientôt ! 

 

 

 

 

Dimanche 12 juin, Cérémonie d'ouverture :

Les festivités débutèrent officiellement ce dimanche soir, avec la cérémonie d'ouverture, précédée d'un long défilé de stars. On put compter sur la présence de, entre autres : Matthew Modine, Jane Seymour, Marg Helgenberger, Jason Priestley, président du Jury Fictions, et Danny Glover, celui du Jury Actualités, Thomas Gibson de 'Criminal Minds' ('Esprits Criminels'), le majordome et le Riddler de 'Gotham', en les personnes de Sean Pertwee et Cory Michael Smith, les acteurs d’ 'Amour, Gloire et Beauté' ('The Bold and the Beatiful'), dont : John McCook, Rena Sofer, Jacqueline Mac Innes Wood (déjà venue en 2015). La branche médicale fut bien représentée par 'Chicago Med' et trois de ses acteurs et son producteur, Dick Wolf, et par 'Grey’s Anatomy', avec Kevin McKidd et Martin Henderson. Quant aux séries françaises, elles furent bien là elles aussi, avec : le cast de 'Nina', celui de 'Cassandre', Jean Luc Reichmann de 'Léo Matteï', et des membres du 'Bureau des Légendes', parmi lesquels Alexandre Brasseur et Michaël Abiteboul.

Alex Goude commenta l’arrivée au compte-goutte des vedettes et motiva le public présent autour du tapis rouge, notamment en essayent de lui faire entonner le générique français d’ 'Amour, Gloire et Beauté', avec plus ou moins de succès'. "Amour, Gloire et Beauté, des mots qui font rêver. Amour, Gloire et Beauté, des têtes qui font tourner, depuis l’éternité…"

La cérémonie commença par l'ouverture officielle du festival avec un discours de S.A.S Princesse Charlène de Monaco, en présence de S.A.S Prince Albert II de Monaco. Puis suivit la présentation des membres des jurys. Enfin, Marg Helgenberger reçut une Nymphe de Crystal en reconnaissance de son parcours cinématographique et télévisuel. La cérémonie se termina avec l'arrivée de Dick Wolf et des acteurs Torrey DeVitto, Colin Donnell et Brian Tee, venus représenter la dernière née de la franchise Chicago, 'Chicago Med', dont le premier épisode fut diffusé.

 

Marg Helgenberger ©Sériecalement Vôtre

 

Lundi 13 juin : 

Ce Lundi fut une journée calme, ce qui me permit de sortir de Monaco et profiter des villages alentours. La journée se termina en beauté avec la Soirée des Séries TV dans les jardins du Monte Carlo Bay, situé en bord de mer. Un évènement dans un cadre magique...

Je pus, au cours de la soirée, retrouver des journalistes/blogueurs, photographes et professionnel de l’industrie rencontrés au fil des années et évènements séries, discuter avec certains comédiens venus au festival et déguster les mets du buffet. Les convives purent choisir entre plusieurs plats : bourride provençale (plat de poissons), nouilles sautées aux légumes, tranches de veau, taboulé, gratin d’aubergines, tartes aux blettes, mignardises : citron meringué, tarte tropézienne…

Je félicitai Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith pour leur travail sur 'Gotham'. J’appris que la série était tournée à New York et que des effets étaient ajoutés en post-production pour conférer à Gotham l’ambiance qui la rend si particulière et réussie. Avec d’autres journalistes/blogueurs, nous  tombions d’accord avec Robin la qualité de la production, parlâmes de la tendance des séries à tuer des personnages principaux, de 'The Walking Dead' (Robin suit en effet la série). Avec Cory, il fut davantage question du monde de Broadway. Je croisai Jesse Spencer de 'Chicago Fire' en grande discussion avec son ancienne partenaire de 'Dr House', Lisa Edelstein, maintenant dans 'Girlfriend’s Guide to Divorce', et lui confiai ma récente affection pour la série sur les pompiers une fois qu’il eut terminé avec Lisa. John McCook, le patriarche d’ 'Amour, Gloire et Beauté', dina à quelques centimètres de moi au comptoir des boissons. Cette difficulté à trouver une meilleure place lança quelques échanges sur le fait qu’il était originaire de Los Angeles et avait toujours vécu là-bas, et qu’il en était à sa cinquième participation au festival (pas cinq années de suite). Je racontai à Jack Falahee mon désespoir concernant l’attente de la diffusion de la saison 2 de 'How To Get Away With Murder' en France et mon bon souvenir de ma table ronde avec son collègue Alfred Enoch l’année dernière. Je remerciai Laurent Puons pour le festival.

J’aperçus également, au cours de la soirée : Marg Helgenberger, Jayne Seymour, Julie Benz, Danny Glover, Victor Garber, Elyes Gabel et Katharine McPhee ('Scorpion'), Sean Pertwee, comparse de Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith, Jeffrey Tambor ('Transparent'), Jason Priestley, Stella Maeve et Jason Ralph ('The Magicians'), Françoise Laborde, Alex Goude… Hélas, ni de 'Grey’s Anatomy' ni d’ 'Esprits Criminels'…

Merci à l’organisation pour cette soirée, et à NBCUniversal pour m'y avoir invitée !

 

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Mardi 14 juin :

J’eus l’occasion d’apercevoir en photocall des acteurs de trois séries que je suis régulièrement : 'Grey’s Anatomy', 'Esprits Criminels' et 'Gotham'. Avec Martin Henderson et Kevin McKidd pour la première, Sean Pertwee, Robin Lord Taylor et Cory Michael Smith pour la seconde, et Thomas Gibson pour la troisième. Cette année, chaque acteur/actrice était invité à écrire un mot sur un fauteuil installé dans l’espace réservé au photocall. Ces messieurs se plièrent à l’exercice. McKidd souffla avec humour "I’m too old for this" ("je suis trop vieux pour ça") quand il se baissa pour écrire. Martin demanda demanda l’aide des photographes pour accorder des articles en fonction de certains mots, notamment pour France. Sean Pertwee s’amusa à prendre une pose de boxeur, prêt à en découdre, quand il posa seul après la pose de groupe avec ses deux collègues. Il faut reconnaître qu'il y a une belle alchimie entre les trois acteurs de 'Gotham'.

 

Ensuite, j’enchaînai les conférences de presse 'Grey’s Anatomy' et 'Gotham', et pu poser une question dans chaque.

On aborda les sujets suivants dans 'Grey’s Anatomy', parmi d’autres :

— Ecrire un épisode après en avoir réalisé plusieurs, pour Kevin ? L’homme ne se considère pas comme scénariste, être acteur a toujours été son premier amour. Par contre, il ne dit pas non à l’éventualité de devenir réalisateur, mais plutôt sur la scène européenne.

— Un surnom pour Nathan Riggs ? Martin Henderson n’ayant pas d’idée, la journaliste qui posa la question proposa "McSexy", ce surnom ayant l’avantage d’être facilement compris en français.

— Avec ses liens forts avec l’armée, Owen est-il un soldat ou un médecin en premier ? Selon Kevin, Owen est avant tout un médecin car ce qui compte, ce sont les patients. La question militaire est secondaire.

— Kevin trouverait le retour de Cristina Yang alors qu’Owen est marié avec Amélia "explosif" et "fun".

— Martin aime les triangles amoureux. Il répondit avec humour s’il pouvait avoir les deux soeurs (Meredith et Maggie) quand une journaliste lui demanda avec laquelle il souhaitait être. Il ignorait d’ailleurs que son personnage allait finir avec Meredith. Shonda Rimes avait décidé la relation avec Maggie en constatant la bonne alchimie entre Martin et Kelly (McCreary).

— Si on faisait un crossover entre 'Grey’s Anatomy' et un autre show de Shonda ? Martin se verrait bien médecin à la Maison Blanche, dans 'Scandal', et Kevin se verrait dans 'How To Get Away With Murder' au vu des compétences de son personnage en chirurgie traumatique qui collerait bien avec une série avec des meurtres…

— Martin avoua qu’il fut choqué quand Kevin lui apprit qu’il était stressé quand il réalisait un épisode, à cause notamment de la charge de travail à fournir en plus. En effet, Kevin ne laissait rien transparaître pendant le tournage. Celui-ci commenta avec humour qu’en réalité, il faisait l’acteur quand il réalisait.

Kevin est devenu citoyen américain en 2015.

 

A noter que McKidd et Henderson s’entendent très bien dans la vraie vie !

 

Kevin McKidd, Martin Henderson ©Sériecalement Vôtre  Sean Pertwee, Cory Michael Smith, Robin Lord Taylor ©Sériecalement Vôtre

 

Et les sujets suivants, avec l’équipe de 'Gotham' :

— Initialement, le personnage de Bruce Wayne n’était pas censé acquérir une telle importance.

— La saison 1 était davantage centrée sur les personnages de Gordon et Bullock, avec des épisodes standalone (qu’on peut regarder indépendamment), puis la série a évolué vers une saison 2 plus organique. 

— On retrouvera dans la saison 3 un écho aux élections présidentielles américaines.

— Pour cette saison, Robin, alias Oswald le Pinguoin, souhaiterait voir son personnage devenir enfin le vrai maître de Gotham, et se montrer encore plus vicieux et cruel. Cory Michael Smith, alias Ed Nygma, a, quant à lui, proposé une option plus originale : faire venir Ed à Monaco.

— Sean Pertwee a reconnu qu’il ne serait pas aussi bon majordome que son personnage dans la vraie vie.

— Revoir Fish Money revenue de l’au-delà (final de la saison 2) a fait comprendre à Oswald qu’il n’avait le contrôle sur rien, or son désir est de tout contrôler, tout comme Fish, a expliqué Robin. Il a d’ailleurs qualifié son évolution de "montagnes russes", en écho aux multiples épreuves que son personnage avait traversées.

— La série n’exagère pas la violence et la corruption comme on pourrait le penser car on les retrouve bien ancrées dans la vie réelle. 

— Le tatouage que Sean a sur son bras gauche a été repris comme motif pour la chevalière d’Alfred. Cette attention au détail portée par la production a beaucoup touché Sean au point qu’il a versé quelques larmes le premier jour du tournage.

— Quid de réactions étranges de la part des fans ? Robin a raconté que certains lui disaient qu’ils le pensaient beaucoup plus grand en réalité que dans 'Gotham'… 

 

Mercredi 15 juin :

J’assistai au panel dédié à la franchise Chicago de Dick Wolf, en présence du producteur et des comédiens de deux de ces séries : Taylor Kinney et Jesse Spencer pour 'Chicago Fire' ; Torrey DeVitto, Colin Donnell et Brian Tee pour 'Chicago Med' (dont on avait découvert le pilote au cours de la cérémonie d’ouverture). Ce panel fut ouvert au public détenteur de la carte #OMG et organisé par la ConTech Academy (lire l’article dédié à paraître ultérieurement). Ce fut un panel fort agréable, avec des acteurs et producteur très complices et généreux avec le public venu les écouter. 

 

 Brian Tee, Jesse Spencer, Dick Wolf, Taylor Kinney, Torrey DeVitto, Colin Donnell ©Sériecalement Vôtre

 

Voici ce qui s’est dit pendant la séance, modérée par Anna Carugati Guise (World Screen) :

— A peine un mois s’était écoulé depuis la diffusion du pilote de 'Chicago Fire' que Dick Wolf avait déjà l'idée de lancer la franchise. 

— La franchise accueillera un nouveau venu : 'Chicago Justice'.

— Chicago Fire, Med et P.D. bénéficient des conseils de vrais pompiers, médecins et policiers. D’ailleurs, dans 'Chicago Fire', certains pompiers que l’on voit à l’écran sont de vrais pompiers, et les équipements utilisés (ex : les tenues de protection) sont authentiques.

— Le frère de Brian Tee est médecin. Si le personnage de Brian (Dr Choi) ressemble à son frère, dans la vraie vie, les deux frères sont totalement différents.

— "Les professions que l’ont exerce dans les séries Chicago sont nobles" a déclaré Jesse Spencer (Casey).

— Faire un crossover demande "beaucoup de homework" a indiqué Taylor Kinney (Severide). En effet, il y a environ 50 pages de script pour un épisode, et par conséquent, en fonction du nombre de crossovers, il peut y avoir jusqu’à pas moins de 150 pages à lire ! Néanmoins, l’acteur adore tourner dans ces épisodes crossovers : "Je trouve ça fun (…) J’apprécie vraiment ces crossovers" a-t-il dit, les crossovers lui permettent de rencontrer des acteurs avec lesquels il n’a pas l’habitude de travailler.

— Selon Torrey (Dr Manning), 'Chicago Med' montre l’humanité des médecins : ils ne sont pas uniquement "blancs ou noirs". 

— Pour Taylor, il est bénéfique pour un acteur de regarder les oeuvres dans lesquelles il a joué pour s’améliorer, en apprenant de ses partenaires à l’écran. Jesse éprouverait une étrange sensation en regardant 'Chicago Fire' car l’australien y parle avec un accent américain.

— Colin Donnell (Dr Rhodes) a montré ses talents de chanteur en interprétant une chanson d’un spectacle dans lequel il avait joué à Broadway, très fortement encouragé par Taylor à le faire.

— Torrey joue du violon, Jesse, du piano et de la guitare.

— Pas moins de 40 mille acteurs ont joué un rôle parlé dans les deux franchises de Dick Wolf, Law & Order (New York...) et Chicago.

 

Sinon, autres faits marquants de ma journée : le passage de Sarah Clarke ('NCIS') au photocall, ma photo avec Taylor Kinney après le panel, et Jack Falahee ('How to Get Away With Murder') se prêtant au jeu des autographes et selfies avec le public au sortir du Grimaldi forum.

Rendez-vous à une prochaine édition du festival !

Lire les autres articles relatifs au festival ici.

 

Retrouvez ci-dessous les photos du festival (cliquez pour agrandir) 

John McCook ©Sériecalement Vôtre Thomas Gibson ©Sériecalement Vôtre Sonia Rolland ©Sériecalement Vôtre

Jane Seymour ©Sériecalement VôtreMartin Henderson ©Sériecalement Vôtre Jack Falahee ©Sériecalement Vôtre Jean Luc Reichmann ©Sériecalement Vôtre

Taylor Kinney ©Sériecalement Vôtre Stella Maeve, Jason Ralph ©Sériecalement Vôtre Emilie Gavois Kahn, Gwendoline Hamon, Dominique Pinon ©Sériecalement Vôtre Jesse Spencer ©Sériecalement Vôtre

Kevin McKidd ©Sériecalement Vôtre Dick Wolf, Brian Tee, Torrey DeVitto, Colin Donnell ©Sériecalement Vôtre Sean Pertwee, Cory Michael Smith, Robin Lord Taylor ©Sériecalement Vôtre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 


12 juil. 15

MONTE CARLO 2015 : "ESPRITS CRIMINELS", MATTHEW GRAY GUBLER (table ronde)

 

Un des moments savoureux de ce festival pour moi fut ma table ronde avec Matthew Gray Gubler, l’interprète de Spencer Reid dans Esprits Criminels (Criminal Minds en VO, diffusée sur TF1). Cette série est un des milestones de mon parcours de sériephile (j’ai même eu l’idée folle de faire le fan film, Agents du diable). Alors pouvoir échanger avec Matthew en personne, c’était la cerise sur le gâteau. Je rassure, j’ai su rester professionnelle. La discussion fut agréable, vous en trouverez le contenu ci-dessous.

 

— Vous avez suivi des études en réalisation, et puis vous avez été mannequin pour plusieurs marques, et puis vous avez atterri dans Esprits Criminels. Qu’avez-vous appris de ces différentes expériences, et orienter votre carrière vers ces différentes expériences était-il intentionnel ?

MGG : Vous savez, j’ai été très chanceux et je n’ai jamais vraiment… intentionnellement (NB : à ce moment, MGG a fait un commentaire sur les chaussettes d’une des personnes présentes) J’ai eu une carrière chanceuse et je ne l’ai pas orientée de façon particulière. J’ai juste été très chanceux. J’ai fait des études en réalisation et je pensais que cela allait me propulser vers Hollywood, et c’était mon objectif dans la vie, et ça m’a, d’une étrange façon, conduit vers le cinéaste Wes Anderson, pour lequel j’ai fait un stage dans le cadre de mes études, et puis il m’a retenu pour jouer dans un film dont le titre est "La vie Aquatique". Ca a été ma première expérience en tant qu’acteur, elle m’a finalement conduit à faire un documentaire sur le film et à obtenir un agent qui m’a envoyé aux auditions pour Esprits Criminels. J’ai toujours essayé de… J’adore les personnes du monde du divertissement, qu’ils soient acteurs, réalisateurs, réalisateurs de clips YouTube, et j’essaie juste de faire ça chaque jour.

 

— Est-ce que ça a été difficile pour vous d’être acteur ? Parce que vous n’aviez pas, peu d’expériences avant Esprits Criminels.

MGG : Bonne question… Je pense qu’en fait, ça a été plus facile. Mon type d’acteurs et mon type d’artistes préférés sont les personnes qui n’ont pas beaucoup d’expériences, parce que cela les force à être authentique et sincère. C’est… Dans n’importe quel domaine, que vous soyez peintre ou vous savez, danseur, je pense que quand vous travaillez sans cadre et technique, vous êtes forcé de composer de la façon la plus authentique qui soit. Même si je réalise des épisodes ou autre chose, je cherche toujours les personnes qui… elles n’interprètent pas seulement, c’est comme si elles existaient, et ces personnes-là sont la catégorie d’artistes de que je préfère.

— Cela signifie-t-il que vous n’avez eu aucune préparation pour interpréter le rôle ?

MGG : Etant donné que je n’ai jamais suivi de cours de façon classique, mon process d’interprétation est, je pense, différent de celui des autres. J’essaie de… J’étudie… C’est difficile pour moi d’expliquer… Je souhaitais que le personnage ait le syndrome d’Asperger, c’est une forme d’autisme, alors j’ai fait des recherches et je voulais qu’il soit une sorte d’agent du FBI improbable, atypique, alors je me suis libéré de ce processus pour n’avoir aucune connaissance sur le FBI. Je ne voulais pas savoir comment tenir un pistolet, je voulais juste rendre ce personnage unique. C’est comme prendre les parties que je préfère de mes nombreux héros et personnes que je connais dans la vie réelle. Je ne sais pas comment expliquer cela. Je n’ai pas vraiment de méthode. C’est bizarre, je ne sais pas, je ne sais pas, mon processus est décousu, désolé…

 

— Pourquoi votre personnage parle aussi vite ?

MGG : Bonne question… Vous savez, je n’avais jamais pensé qu’il parlait vite !

— Ou c’est peut-être parce que je suis française…

MGG : Non, c’est vrai, il parle vite.  C’est venu naturellement quand j’ai voulu créer Reid, et ça s’est concrétisé sous la forme d’une rapidité de la pensée. Je pense qu’il a l’habitude que les gens l’ignorent et lui manifestent de l’indifférence, mais il a une incapacité… Il sait tout et doit le dire tout le temps, alors la meilleure façon de le faire sans être interrompu est de parler très vite, pour éviter que quiconque ne le coupe.

 

MGG

 

— Quels sont vos épisodes préférés ?

MGG : Je suis très fier de ceux que j’ai réalisés, ça c’est sûr.

— L’un de mes préférés est "Lauren".

MGG : Oh, merci !

— Parce que j’adorais le personnage de Paget Brewster (NB : Emily Prentiss) aussi, alors…

MGG : Elle est super. Merci. C’était un épisode amusant à faire. Mon préféré est probablement "The Lesson". C’était pendant la saison 8, et il s’agissait de l’homme qui transformait les êtres humains en marionnettes, et j’ai beaucoup aimé ça. (…) Et j’aime beaucoup "Mosley Lane".

 

— Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos du cast ?

MGG : Ouais ! On se sent tous comme une famille, et je suis très chanceux de travailler avec eux. Je les aime tous. Shemar est comme mon frère, Joe est comme mon père de Los Angeles, les filles sont comme mes sœurs. On forme un super groupe. Tout le monde a le meilleur sens de l’humour qui soit.

 

— Esprits Criminels montre des meurtres très noirs. Avez-vous pensé que cela puisse avoir une influence sur certaines personnes qui regardent la série, parce que nous voyons toujours des tueurs en série et des modi operandi très effrayants ?

MGG : C’est drôle, je pense que… En fait, je vois… Je pense que c’est un peu comme un test, où lorsque vous regardez quelque chose, vous ne voyez que ce que vous voulez voir. Quand je regarde la série, les personnes qui m’abordent dans la rue me disent souvent que la série les a inspirés à s’engager dans les forces de l’ordre, ou leur a donné envie de devenir un agent du FBI, ou leur a a donné envie de mettre fin à la criminalité. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui était en mode "ça m’a donné envie de tuer des gens !" (rires). J’aime imaginer que cela insuffle de l’inspiration pour faire le bien dans le monde, et pour moi, c’est une série qui n’est pas centrée sur le meurtre et la mort, mais une série centrée sur l’espoir et le bien, mais ce n’est juste que mon point de vue. (rires) Je ne sais pas, peut-être que je suis fou…

— Non…

MGG : Je suis sûr que je le suis…

 

— Et quels sont vos projets maintenant ?

MGG : Je tourne cette série onze mois par an, mais pendant chaque mois de pause, je fais un film. Actuellement, je tourne "Alvin et les chipmunks 4", et j’ai terminé la production d’une adaptation contemporaine de Tom Saywer et Huckeberry Finn dans laquelle j’ai joué, et dont je suis très fier. L’avant-première s’est déroulée il y a trois jours en Amérique. Et je viens de finir un film dont le titre est "Suburban Gothic", qui est une comédie, un film d’horreur qui sort, je pense, en Europe, le mois prochain.

— Comment faîtes-vous pour jongler entre tout ça ?

MGG : Je sais, je sais… Bonne question… J’ai besoin de faire une pause… Cette année, pendant que je tournais dans Esprits Criminels, je tournais aussi dans "Band of Robbers" et "Life After Beth", un film sur les zombies, et c’était beaucoup de travail.

— Donc vous jouez et vous réalisez. Que préférez-vous ?

MGG : J’adore les artistes quel que soit le domaine. Les choses que je préfère dans la vie sont jouer dans des comédies et n’importe quel type de réalisation.

 

La version VO est également disponible.

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Profilage
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre,

13 mars 14

CRIMINAL MINDS, EP. 200

La kidnappée, la revenante et le tortionnaire…

(diff US, avec SPOILERS)

 

Criminal Minds rejoint le prestigieux club des séries ayant atteint les 200 épisodes. Mes réactions : (1) c’est fantastique !, (2) que le temps passe vite !, avant de souhaiter un bon anniversaire à la série (chiche rendez-vous au 300ème épisode^^, je ne dirai pas non). Bien sûr, l’arrivée de ce volet n’est pas passé inaperçu parmi les fans, et surtout parmi les fans du personnage d’Emily Prentiss (dont moi). Bien avant la diffusion du 200, les amoureux de cette série avaient été abreuvés de photos de tournage, d’interviews du cast & crew. Toutes ces sources d’information nous avaient entraînés dans de longs débats, entre excitation, doutes, élaboration d’hypothèses en tout genre (je plaide coupable^^). Avec le retour assuré de Prentiss le temps de ce chapitre, j’attendais ce 200 avec impatience. Car quand on savait que JJ allait être kidnappée, que cet enlèvement ferait écho à son année au State Department et au nouveau Section Chief Cruz, et que Prentiss allait venir à la rescousse, on attendait l’épisode du siècle. En tout cas, on nous l’avait vendu tel quel. Seulement, qu’en serait-il concrètement ?

Et bien, cet épisode a déchiré sa race !!, pour employer un langage familier. Vraiment. JJ n’est pas mon personnage favori, mais il faut le reconnaître : cet épisode JJ centric fera partie des meilleurs de la série. Un épisode incontournable (la preuve, je l’ai regardé deux fois en deux jours^^).

 

CM3

 

Premièrement, tout fan en a rêvé et les scénaristes l’ont fait : un des héros se fait torturer dans les règles de l’art.
On a vu, au cours des saisons, des victimes subir les violences d’unsubs pervers, mais on n’avait pas vu les héros être eux-mêmes à la place de ces victimes. Si, on a eu un Reid drogué par Tobias. Depuis, aucun des personnages n’avait été en situation critique et entre les mains d’un bourreau. Prentiss avait beau avoir été retenue prisonnière par Doyle, elle n’avait subi pour seule torture qu’une gravure de tatouage, c’était trop « modeste ». Avec JJ, et aussi Cruz, c’était totalement différent. On a vu de véritables séances de torture : jets d’eau, suspension en l’air avec des chaînes, électrocution, torture psychologique, le tout mené par un spécialiste du domaine (comprenez un ancien interrogateur de l’armée irakienne). Bref, c’était parfait. A me lire, vous allez me prendre pour une personne cruelle, mais je vous rassure, c’est uniquement pour la fiction. Et puis, ne sommes-nous pas en train de parler d’Esprits Criminels ? Nous ne sommes pas dans les bisounours, pardi !

Deuxièmement, on a eu droit au retour d’Emily Prentiss.
Quand bien même elle se trouve à des milliers de kilomètres de DC, elle est toujours rattachée à l’équipe. La voir dans son bureau, en mode « reine veillant sur son domaine » était top. De même la voir en action en sautant sur Hastings nous rappelait à quel point cette femme était une femme d’action. C’était une bonne chose de ne pas cantonner son retour à une participation passive dans l’enquête (ça aurait été frustrant, au vu de son passé, son caractère). Par ailleurs, on a eu droit à un petit retour sur l’affaire Doyle lors d’une belle scène de complicité entre JJ et Emily, à l’époque où Emily était amenée à son nouveau lieu de résidence. Enfin, ce retour était un joli clin d’oeil à l’épisode 6*18 : JJ était revenue pour aider l’équipe à trouver Emily alors qu’elle-même se trouvait à des milliers de kilomètres, et aujourd’hui, c’est Emily qui vient en renfort pour localiser JJ. Cela démontre que l’équipe est très soudée, quelles que soient les évolutions de carrière de ses membres.

Troisièmement, l’épisode était palpitant.
Aucun temps mort. De l’action, des explosions, des échanges de tirs, des moments d’émotion, des confrontations bureaucratiques. Un bon dosage entre scènes de recherche, scènes de torture, scènes avec Emily et flashbacks. L’épisode était dense, peut-être avait-on trop d’informations en même temps, mais en définitive, il était tellement bien réalisé et écrit qu’on ne s’ennuyait pas une seconde. On oscillait sur une palette d’émotions : stress (retrouvez vite JJ !), rires (les profilers « gentiment » refoulés vers la sortie par les agents de sécurité), nostalgie (Prentiss, la scène JJ/Prentiss dans le jet), la colère (contre la dame rembarrant Hotch, contre Hastings), tristesse (la perte du bébé), la joie des retrouvailles au bar.

On va terminer cet éloge avec la performance de AJ Cook : elle était tout simplement formidable.
Très beau jeu, aussi bien dans les scènes de torture que dans les séquences d’émotion et la course-poursuite avec Hastings. Parfait. Le personnage de JJ a sacrément changé depuis le temps où elle se contentait de courtes apparitions pour parler à la presse. Là voilà devenue profiler, badass et mère de famille.

 

CM5

 

A présent, attardons-nous sur d’autres éléments. On notera un certain parallèle entre l’histoire JJ vs. Hastings et Emily vs. Doyle. Il s’agit davantage de clins d’oeil (volontaires ou involontaires) puisque les contextes de ces deux histoires sont assez différents pour qu’on puisse les désigner comme copies. Néanmoins, on ne peut pas s’empêcher d’y penser. Emily, ayant un nouveau poste, revient épauler le BAU pour sauver JJ ; dans la saison 6, c’est JJ, dans une nouvelle affectation, qui revient illico soutenir le BAU dans la recherche de Prentiss. Elles apprennent le problème de l’autre alors qu’elles officient en dehors des Etats-Unis. Toutes les deux sont retenues prisonnières. Toutes les deux sont violentées. Le temps est compté pour toutes les deux. Une affaire de terrorisme est liée à la mésaventure des deux héroïnes : tantôt un terroriste irlandais, tantôt des membres d’Al Qaïda. A cela s’ajoute une participation à une mission top secrète et donc une task force : équipe d’Interpol, équipe FBI/CIA au Moyen-Orient. Dans les deux cas, un ancien collègue s’avère être un traître : Jeremy Wolfe / Michael Hastings. On remarque aussi une coupure de courant quelques instants avant l’arrivée des renforts et une blessure au niveau du ventre causé par un objet coupant (Emily / Cruz).

 

CM1

 

Le seul point faible assez perturbant de cet épisode réside dans la légitimité de JJ à rejoindre la task force de Matt Cruz. Je ne titillerai pas sur ce point s’il n’avait pas été aussi déterminant. En effet, rappelons qu’il est à l’origine de tout.

On se souvient que JJ, à l’époque, n’était qu’agent de liaison. Agent du FBI, oui, mais seulement agent de liaison. Elle n’avait aucune expérience en tant que profiler ou membre d’une autre task force pour des opérations spéciales. Et puis un jour, elle s’est retrouvée mutée au Moyen-Orient, zone dangereuse, et de surcroît, sur une mission ultra confidentielle et périlleuse de traque de terroristes d’Al Qaïda !!! Le genre de mission qu’elle n’avait jamais faite avant. Pour moi, c’est vraiment un virage extrême. D’agent de liaison donnant des conférences de presse, accueillant les familles de victimes, JJ devient chasseuse de terroristes au sein des forces spéciales ?!? On passe d’un extrême à l’autre, c’est incohérent. Vous m’objecterez qu’à la base, JJ établissait un contact avec la femme du terroriste, par conséquent, son ancien job lui donnait la légitimité pour le faire. Ou la raison bateau : JJ étant une femme, elle mettrait la prisonnière en confiance plus rapidement qu’un homme. Soit. Alors, quid de Strauss ? Ce n’est pas une femme, peut-être ? N’aurait-elle pas pu briser la glace ? Elle n’est quand même pas aussi rigide…

Ensuite, je ne comprends pas pourquoi JJ a continué aussi longtemps sur la mission et pourquoi elle est devenue l’un des garants des codes pour Integrity. Surtout, qu’est-elle allée faire dans ce convoi alors qu’elle était enceinte ?? J’aurais vu un autre profil être affecté sur cette mission : une personne ayant des compétences en négociation + ayant déjà été membre d’une task force + parlant arabe (ou au moins combinant deux de ces caractéristiques). Il faut un début à tout, d’accord, mais dans ce cas, le rôle de JJ aurait du s’arrêter à l’interrogatoire de la femme, pour une première mission de cette envergure. Même Strauss a contribué ponctuellement à la mission (ce que laisse supposer son absence au fur et à mesure des flashbacks). A l’inverse, une personne comme Emily aurait été plus adaptée pour cette mission (je ne dis pas ça parce que j’aime ce personnage, mais son profil me serait apparu comme une évidence). Pour une première mission, JJ aurait du avoir un rôle d’observateur et être confrontée au terrain dans une seconde mission. C’est vraiment la seule limite que je retiendrai pour cet épisode, excellent sur les autres points évoqués plus haut.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

27 févr. 14

CRIMINAL MINDS, SAISON 8

 

CM 1

 

Si vous êtes fan de la série (ou tout du moins, la suivez régulièrement), il ne vous aura pas échappé qu’elle a récemment franchi le cap du 200ème épisode ! On nous avait promis un grand épisode, alors évidemment, je ne l’ai pas loupé. Toutefois, avant de m’étendre sur celui-ci, je vais d’abord faire un retour sur la saison 8.

J’ai l’impression que cela fait un bail que j’ai visionné cette saison et ce, de façon un peu chaotique, je dois dire. J’ai essayé de suivre la diffusion US, et puis faute de temps, j’ai du ralentir la cadence et je me suis contentée de quelques épisodes par ci, par là, avant de rattraper ceux manqués avec la diffusion de TF1. Résultat : j’ai regardé cette saison dans le désordre… Néanmoins, sur certains aspects, ce n’est pas très grave.

 

Qu’ai-je pensé de cette saison 8 ? J’étais sortie déçue de la 7 que j’avais trouvée moyenne. Les enquêtes étaient correctes, classiques, avec cependant quelques exceptions. Brièvement, ma passion pour CM avait connu un coup de mou. Le départ de Paget Brewster (Emily Prentiss) n’avait pas arrangé les choses, et je doutais de ma capacité à tenir pendant la huitième saison.
Devinez quoi ? J’ai bien aimé cette saison 8 ! Les affaires étaient, dans la globalité, intéressantes et dignes des affaires qu’on avait pu suivre dans les premières saisons de Criminal Minds. Il y avait cette touche des débuts de la série qui faisait que l’épisode était rythmé, tendu, que l’unsub était terrifiant à souhait ou touchant. On écrivait une nouvelle page avec cette saison 8.

L’épisode des fanatiques de jeux vidéos forçant des lycéens à « participer » à un jeu vidéo grandeur nature, celui avec le jeune homme passé dans une espèce de camp de rééducation pour « remédier » son homosexualité, celui avec l’unsub coupant la jambe de ses victimes, celui avec les marionnettes, l’épisode où Reid perd sa petite amie, et celui où le tueur adepte de l’automutilation fait croire qu’il est un prisonnier (même si je n’ai pas saisi ce qui le poussait à tuer) ont particulièrement retenu mon attention. L’épisode que j’ai sans conteste moins aimé est celui dans lequel Hotch retrouve son frère, tout simplement parce que je n’y ai rien compris : qui a empoisonné qui et pourquoi, et qui a piégé les bouteilles de vin ?? Par contre, contente d’avoir revu Sean, mais triste de voir qu’il n’a pas pu réaliser son rêve.

 

CM 2

 

A présent, entrons un peu plus sur les deux évènements qui ont marqué cette saison 8 : l’arrivée du nouveau personnage d’Alex Blake et le mystérieux unsub espionnant l’équipe.

En ce qui concerne Alex Blake, et bien, je n’ai pas vraiment accroché à ce personnage. Déjà parce que je l’ai trouvée un peu sèche et hautaine dès son arrivée, et aussi parce qu’on apprenait pas mal d’informations sur elle dès le premier épisode. Ensuite, au cours de la saison, le feeling n’est pas passé. Je n’ai rien contre la personne qui l’incarne, évidemment, c’est juste avec le personnage. Voyez-vous, je m’étais habituée à Ashley Seaver (et je n’étais pas satisfaite de la façon dont son personnage était parti), mais Blake, je n’y suis pas encore arrivée. Je ne la déteste pas, je n’en suis pas fan. Elle a juste rejoint l’équipe.

 

En ce qui concerne le mystérieux unsub ciblant l’équipe, je ne vais pas y aller par quatre chemins : cette intrigue fut une déception, sur sa fin. J’étais à fond dans cette histoire : savoir que le BAU était en danger, qu’un individu machiavélique préparait un plan diabolique pour l’atteindre m’excitait. Quand j’ai vu le season finale, ce fut la désillusion. Pourquoi n’ai-je donc pas aimé ? Voici les raisons :

 

CM Hamill1/ La façon dont le méchant bonhomme meurt :
Aussi facilement piégé comme un débutant ?? Et surtout, après tout ce qu’il a entrepris : suivi des profilers, manipulation d’un homme condamné injustement, prise des empreintes de Derek, infiltration dans le bureau même du BAU, etc. ?? C’est quoi, cette fin ?!? Ce type était censé être un expert en biochimie, piraterie informatique et autres domaines, et il se fait avoir comme ça, dans sa propre cachette ?!?!? Non, ce n’est pas logique. C’est un peu comme Doyle l’impitoyable guerrier et terroriste qui a échappé à toutes les agences internationales qui s’en va à cause d’une balle perdue, alors qu’il est menotté et à genoux comme un vulgaire voleur de patates. Des histoires qui se terminent en pétard mouillé… La question que j’aimerai me poser est : cet agent est-il  vraiment mort ? Si la réponse est non, là, ça pourrait être intéressant (même si je n’y crois pas trop…).

 

2/ La nature de la vengeance :
Dès le premier épisode de la saison, en voyant les photos des agents du BAU à la fin du cas, on ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi Blake faisait partie des cibles. En effet, Blake venait à peine de rejoindre l’équipe alors que les autres membres travaillaient ensemble depuis des années. De plus, Alex n’avait pas encore rencontré Garcia et Morgan (pour rappel, ils étaient à Londres avec Emily). En conséquence, pourquoi viser Blake la nouvelle au même titre que les autres alors qu’elle n’avait pas encore travaillé avec certains d’entre eux ?

Soit l’unsub visait Blake et dans ce cas, il s’intéresserait à ses collègues (pour les utiliser comme moyen de pression). Dans cette hypothèse, la photo de Blake prendrait plus d’importance parmi les autres (sa photo au centre et les autres autour, en cercle, par exemple). Soit l’unsub visait le BAU, mais pourquoi en vouloir au tout nouveau membre ? Ou tout du moins, disposer sa photo sur le côté, les sujets principaux étant les autres. Dès ce premier stade, quelque chose n’allait pas.

Les diverses scènes disséminées au cours des épisodes étaient alléchantes pour la mise en place de la vengeance ultime. Puis on découvrait que l’unsub, John Curtis, n’était autre qu’un agent du FBI, réponse logique. On pouvait soupçonner un tel profil en regardant de plus près à son mode opératoire : qui aurait été en mesure d’accéder aux rapports du BAU et donc, aux moindres détails des cas traités ? C’était forcément un individu qui pouvait avoir un accès direct ou indirect, qui était dans la possibilité d’approcher le FBI sans éveiller les soupçons. Ainsi, soit il faisait partie du FBI (agent ou personnel administratif), soit il faisait partie d’un autre corps des représentants de l’ordre/de l’Etat (police, autre agence fédérale). A un moment, j’avais soupçonné l’agent Anderson (je vois le mal partout…), le type toujours discret auquel on ne prête pas attention et qui se révèle être un psychopathe^^. Revenons à Curtis. C’était un agent du FBI profondément blessé dans son ego à cause d’une affaire sur laquelle Blake et Strauss avaient travaillé et qui avait discrédité à la fois Blake et Curtis. Pour ne pas faciliter les choses, Strauss n’était pas étrangère à cette « destruction » de carrière.

Là, on comprenait mieux pourquoi Blake faisait partie des cibles. Et on se demandait pourquoi Curtis en voulait personnellement au reste du BAU. Ses membres ne lui avaient strictement rien fait, donc pourquoi se venger d’eux ? D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, le BAU, pris en tant qu’institution, ne lui avait rien fait non plus : elle n’avait pas refusé une quelconque candidature de Curtis à la rejoindre, n’avait pas établi de profil négatif de lui, donc pourquoi en vouloir à ce département ? En réalité, les deux cibles les plus importantes pour Curtis étaient Alex Blake et Erin Strauss car elles étaient avec lui sur cette affaire qui avait stoppé net son ascension sur l’échelle sociale du FBI. Alors, pourquoi aucune photo de Strauss sur les murs (en tout cas, je n’en ai pas le moindre souvenir) ? Pourquoi tuer Strauss aussi rapidement dès le début du season finale ? On aurait pu s’attendre à ce que Curtis kidnappe Strauss et Blake, les fasse payer pour l’humiliation qu’il avait subi, ceci aurait été plus naturel. Et non pas éliminer Strauss si tôt et vulgairement, après s’être fatigué à épier Hotch, Rossi, JJ, Morgan, Reid et Garcia. Quant à l’empoisonnement de Rossi, j’ai envie de dire : c’est tout ??

En conséquence, cette histoire de vengeance comportait des éléments incohérents/pas assez exploités alors que Curtis avait tout d’un psychopathe redoutable. J'attendais plus. Qu'un membre soit accusé de meurtre, que l'équipe se fasse manipuler et se plante sur une affaire orchestrée par Curtis, que des membres se retrouvent dans une position délicate à la suite du kidnapping de leurs proches...

 

CM straussEnfin, quelques mots sur Erin Strauss : dans ses premières apparitions, ce personnage n'attirait pas du tout la sympathie. Elle était la bureaucrate coincée dans ses principes bureaucratiques et cherchant à mettre des batons dans les roues du BAU. Elle était en cela l'ennemi de nos héros, mais en définitive, on aimait ces moments de confrontation Strauss/BAU. Parce que si, à première vue, elle empêchait les profilers de s'engager dans des actions nécessaires et urgentes, elle était aussi là pour les éviter de faire n'importe quoi à leur guise. Il fallait un encadrement car quand les héros commencent à outrepasser les règles, et ce, même quand cela serait compréhensible, ce n'est pas forcément une bonne chose. Un héros ne peut pas faire ce qu'il veut quand il veut, il doit se montrer responsable. Strauss remettait l'équipe à sa place, et ses rappels étaient justifiés. Au fur et à mesure, Erin a montré ses fêlures et on s'est attaché à elle. Elle va me manquer.

 

CM MaeveOn va maintenant terminer sur une note positive, bien que son contenu ne se soit pas terminé sur un happy end à l’écran. Il s’agit de l’histoire entre Reid et Maeve. Une histoire d’amour à la fois étrange, très touchante et tragique. Etrange dans la mesure où elle s’est développée au travers de conversations téléphoniques. Néanmoins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être originale. Touchante dans la personnalité, l’innocence des deux âmes soeurs. Entendre Reid dire qu’il n’a pas besoin de voir Maeve car à ses yeux, elle est déjà la femme avec la plus belle âme était loin d’être gnan gnan. Au contraire, c’était attendrissant, sincère. Cette relation, cette séduction reposait sur la connexion intellectuelle, le dialogue, et non pas sur la rencontre charnelle, l’étalement de richesse intellectuelle, matérielle. Il y avait une telle simplicité, complicité. Enfin, cette relation était tragique dans la perte pour Reid de l’être aimé. C’était vraiment trop injuste pour Spencer… Pour une fois qu’il avait trouvé l’amour… On finirait par croire que l’amour est un poison mortel pour les compagnes/compagnons des agents du BAU : après l’ex de Hotch exécutée par Foyet, le décès de l’ex de Rossi, au tour de Reid de perdre Maeve de façon brutale…

 

Bilan de cette saison : de bonnes enquêtes, une intrigue moyen-terme bien partie mais dont la conclusion n’était pas un bouquet final.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

06 avr. 13

Criminal Minds, "Assieges"

Envie de lecture ? Voici ma fan fiction sur Criminal Minds, “Assiégés”

Résumé :

L’équipe d’Aaron Hotchner doivent faire face à une situation périlleuse au sein même de Quantico…

Disponible au lien suivant :

http://www.fanfiction.net/s/9050454/1/Assi%C3%A9g%C3%A9s


19 janv. 13

FANFILM CRIMINAL MINDS, "AGENTS DU DIABLE"

Il y a un peu plus d’un, j’ai entrepris le projet fou de réaliser un fanfilm sur la série Criminal Minds, ou Esprits Criminels en VF. J’ai fait ce film juste pour le fun, sans aucune prétention, n’ayant moi-même aucune expérience dans la réalisation ou le montage…

 

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter le film, intitulé "Agents du diable".

 

Synopsis : L’équipe des sciences du comportement du FBI enquête sur une série de meurtres et découvre qu’elle est peut-être liée à une autre datant de plusieurs années. Au cours de l’affaire, un des membres se retrouve dans une position délicate…

 

Partie 1

 

Partie 2

 

Partie 3

 

 

Partie 4

 

 

 

11 nov. 12

CRIMINAL MINDS, 8*04, "GOD COMPLEX"

Quand Reid revisite le concept du Payphone…

(diff us)

 

Criminal Minds nous a offert un épisode terrifiant à souhait. Je n’avais pas ressenti la peur, le choc, le dégoût devant un Esprits Criminels depuis bien longtemps, et je pense que ce volet restera gravé dans ma mémoire pendant encore un certain temps. Depuis plusieurs épisodes, je voyais défiler les unsubs, mais sans vraiment éprouver le moindre sentiment, c’est-à-dire que les épisodes se résumaient à de simples chasses à l’homme, mais sans réaction particulière de ma part. Je regardais les profilers faire leur enquête et arrêter les tueurs, et puis c’est tout. Dans ce chapitre, il s’est passé quelque chose. J’avais mal pour les victimes qui se voyaient amputées d’une jambe. Alors me direz-vous, l’unsub leur prend une jambe et les tue (ou l’ordre inverse) et puis basta, alors en quoi cela change des autres unsubs ? Je vous répondrai : l’unsub de cet épisode prend la jambe de ses victimes, mais toutes ne meurent pas. Et c’est ça qui m’a effrayée. Parce que celles qui survivent se réveillent quelque part et découvrent qu’il leur manque une jambe et parfois, que leur jambe enlevée a été remplacée par une autre. Donc l’épisode m’a fait réagir de terreur car vous imaginez aisément le profond traumatisme des victimes qui s’aperçoivent qu’elles sont devenues unijambistes mais sans aucun souvenir de ce qui s’est passé… Quant au serial killer, sa motivation à s’adonner à cet exercice était paradoxalement attendrissant dans la mesure où il voulait à tout prix aider sa femme, elle-même amputée. Il était complètement aveuglé par l’amour qu’il portait à sa femme jusqu’au point, malheureusement, de sombrer dans la folie. Face à cet homme tordu, l’équipe peinait à avancer. On la voyait patauger : elle se posait de multiples questions sans en connaître la réponse, et quand elle en avait une, une nouvelle question arrivait. Voir cette équipe un peu perdue était fascinant à suivre car aussi expert qu’on soit, il y a toujours des moments de flottement, on n’a pas forcément les réponses à tout tout de suite.

 

CM

 

En dehors de l’affaire, mention spéciale à l’intrigue parallèle concernant Spencer et la jeune femme mystérieuse. Il était étrange, voire perturbant d’apprendre que Reid entretenait une relation téléphonique avec une jeune femme depuis plusieurs mois. Il était encore plus surprenant de voir qu’apparemment, Reid était cantonné à des contacts d’une cabine téléphonique (et quand j’ai vu les scènes, je n’ai pu m’empêcher de penser à la chanson Payphone de Maroon 5, désolée, mais c’était obligé…). D’autant plus surprenant que ces contacts avaient lieu selon un rythme précis et étaient toujours déclenchés par l’appel de Spencer qui raccrochait pour décrocher à nouveau au rappel de la jeune femme. Il était davantage troublant de comprendre que nous ne savions, que Reid ne savait, pratiquement rien de cette inconnue, à part quelques détails. Elle est médecin, a aidé Spencer pour son problème de migraine (enfin on évoque à nouveau ce problème, on commençait à penser que les scénaristes l’avait jeté aux oubliettes) et cerise sur le gâteau, il y a toute une histoire avec une personne dangereuse qu’elle craint. En fait, le plus perturbant dans cette affaire est de constater la décontraction de Spencer face à cette relation et ses modalités peu communes. Il est vrai que Spencer n’est pas une personne ordinaire, mais tout de même, avec toutes les choses étranges, horribles, modes opératoires qu’il voit tous les jours, rester de marbre est intrigant… On fera cependant l’impasse sur cela pour se réjouir de voir que Spencer a enfin une relation sociale avec un être humain autre que ses collègues, un être humain féminin et qu’il en pince pour elle. Joie à mesurer toutefois par la personne dangereuse évoquée par cette femme. Serait-ce cette personne qui développait les photos des profilers vues dans la conclusion du season premiere ? Utiliserait-elle la jeune femme pour approcher Reid puis l’équipe afin de mieux piéger tout ce petit monde ?

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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12 juil. 12

CRIMINAL MINDS, SAISON 7

Ce que j’en ai pensé…

 

Que dire de cette septième saison sinon qu’elle se situait en dessous des saisons précédentes ? J’en suis sortie mitigée, frustrée. Tout a commencé avec le season premiere qui m’a grandement laissée sur ma faim tant la conclusion proposée pour l’arc Doyle-Prentiss était inintéressante et insultante pour le personnage de Doyle qui connaissait une fin bien prématurée et n’ayant aucun sens. Une fin bien indigne pour le personnage tel qu’on l’avait présenté au cours de la saison 6 (le « méchant ultime »). Alors que j’espérais que les conséquences de cette intrigue seraient mieux exploitées, c’était sans compter sur ma naïveté. Car en effet, une fois Doyle disparu, la série devait passer à autre chose et tout oublier du passé. Aucune indication sur ce que Declan était devenu ne fut donnée. Et quand il fut le moment de traiter des conséquences psychologiques sur Prentiss, nous eûmes droit à une scène ridicule entre Prentiss et son psy, et en un épisode, tout semblait réglé. Prentiss racontait à sa psy qu’elle ne faisait plus de cauchemars, ne se rongeait plus les ongles. Sauf que j’aurais bien voulu voir un de ces fameux rêves, voir Prentiss plus secouée de temps à autres. Alors certes, on l’a vue jouant les conseillères parentales et courriers du cœur avec Hotch et Rossi, mais c’était moins intéressant que la voir réellement en doute, se réveillant en sueur la nuit (à cause de cauchemars), et regarder avec douleur face à un miroir le trèfle à quatre feuilles que Doyle lui avait gravé sur la poitrine (avec en prime des flashbacks relatifs au volet 6*18). La seule scène relativement intéressante concernant la fausse mort d’Emily fut l’explosion de Spencer Reid contre JJ. Une très belle scène où l’on réalisait à quel point Reid avait été affecté par la « mort » de sa coéquipière et amie. Le petit moment entre Prentiss et Hotch dans le jet avec la découverte du mensonge d’Emily à sa psy sur son nouveau petit ami était sympathique, oui, mais bon, elle est à retenir uniquement pour son côté humoristique, et non pour son intensité dramatique. Et que dire de Prentiss qui est restée bien pâle au cours de cette saison ? Je n’ai absolument pas reconnu la femme forte qu’elle a toujours été, ni l’agent défonçant les portes avec Derek Morgan. Cette année, Prentiss se contentait de rester en arrière, d’arriver arme au poing après la guerre. Elle s’était même fait voler la vedette par JJ, maintenant promue au rang de profiler (ce qui lui a permis de devenir plus intéressante entretemps), qui se transformait en action woman et accompagnait Derek presque partout. Cette inversion des rôles a fini par en devenir agaçant. Parfois, j’avais envie de crier « mais rendez-nous Prentiss et JJ, laisse-lui la place !! ». Non pas que je n’aime pas JJ, au contraire, son évolution tombait à pic car honnêtement, pendant six ans, elle n’a pas vraiment fait grand-chose en tant qu’agent de liaison. A part dire « Je m’occupe de la presse », « les parents de la victime sont là », JJ n’avait pas vraiment un rôle conséquent dans la série… Donc la saison 7 fut très intéressante pour son personnage, sauf que son évolution fut trop rapide en une année. « Trop de JJ tue JJ », en quelque sorte. Malheureusement, mon vœu ne fut pas exaucé. Sauf peut-être dans le season finale où Prentiss se démarquait par son héroïsme en sauvant Will enchaîné à une bombe et toute une gare par la même occasion. Le seul moment de Prentiss dont je ne me lasse pas de regarder.

 

Passons maintenant aux enquêtes en elles-mêmes. Ma foi, elles ne m’ont pas autant passionnée que celles des années précédentes. Loin de là. A part quelques exceptions, je les ai trouvées fades, manquant de cette intensité et de ce suspens qui m’avaient transportée par le passé. Il n’y avait même plus cet effet spécial qu’on voyait lorsque l’équipe délivrait le profil, quand le discours des agents était incrusté dans de courtes scènes illustratives. Cette année, je regardais les épisodes sans vraiment être plongée personnellement dans l’investigation. Parfois, il m’arrivait de voir un volet et de l’oublier quelques jours plus tard. Les seuls unsubs qui ont retenu mon attention furent l’handicapé mental de l’épisode 2, Dean Cain dans l’épisode à Atlantic City et Teri Polo en professeur amoureuse d’un élève. De plus, j’ai bien aimé l’histoire accompagnant ces unsubs. On les suivait dans leurs pérégrinations meurtrières et on voyageait avec eux, tandis que pour d’autres, j’avais l’impression de juste les voir quand ils commettaient des meurtres et la dimension psychologique faisait défaut. Dans les épisodes cités, il y avait un certain rythme, le sujet abordé était intéressant, et les interprétations très bonnes. J’ai adoré les monologues du déficient mental (désolée, je l’appelle comme cela car je n’ai plus le nom de l’acteur en tête) ; l’attitude hasardeuse et chaotique de Dean Cain ; et la psychologie de Teri Polo. En outre, j’ai apprécié l’atmosphère espionnage (camionnette de surveillance et infiltration de Reid dans la salle de jeu) ainsi que la mise en scène du volet avec Dean Cain. J’ai aimé le retournement de situation du volet avec Teri Polo, où l’on découvrait qu’elle ne faisait que reproduire avec son élève une histoire d’amour qu’elle avait eu avec un ancien élève. Côté émotion, je retiendrai l’épisode avec Angel. Du très bon Shemar Moore, et mention spéciale aussi à l’acteur incarnant Angel. Un épisode poignant par son thème : l’enlèvement et séquestration d’un enfant pendant des années, par sa violence émotionnelle : la peur d’Angel caché sous la table dans sa chambre d’hôpital et sa tentative de suicide. Quant au chapitre centré sur la cousine de Derek, je l’ai trouvé intéressant, mais sans plus. D’ailleurs, admirez comment la cousine rencontre par hasard la sœur de Derek et comment l’équipe la retrouve en une nuit (en même temps qu’elle met fin à un réseau d’esclavage moderne) alors que ça fait huit ans qu’elle a disparu… Un peu too much, à mon goût. En fait, la seule intrigue que j’ai suivie avec bonheur fut le season finale qui donnait une sacrée correction à tous les épisodes précédents. Du grand art qui me fit aimer à nouveau CM que je commençais à déserter de façon alarmante…

 

image 1

 

Et n’oublions pas le combat de JJ avec l’unsub tuant ses victimes pour les « soulager » que j’ai trouvé ridicule, incensé. Non pas que je n’aime pas voir JJ se battre (au contraire, j’ai adoré sa bagarre avec Izzy dans le season finale), mais en l’occurrence, son geste avec cet unsub était complètement inconscient et dangereux. Parce que oui, non seulement JJ se jette sur lui, mais en plus elle le fait alors qu’il a légèrement une arme pointée sur un adolescent, au lieu d’attendre sagement les renforts ! Et si JJ avait raté son coup, le jeune homme aurait pu y passer. Donc à ce moment, je me suis plus dit « mais qu’est-ce que nous fais là, JJ ??!?! Ça va pas la tête !!! » au lieu de « Vas-y JJ, défonce tout, t’es la meilleure !! ». Au moins, avec Izzy, la lutte paraissait plus naturelle et logique car il s’agissait, pour JJ, de sauver Henry. Et surtout, JJ frappait une Izzy armée alors qu’Henry était loin derrière. Ce fut quand même sympathique de voir JJ évoluer, mais parfois, c’était exagéré et on finissait par s’en lasser. Quant à Hotch, et bien, la seule chose que je soulignerai sur ce personnage est sa nouvelle histoire d’amour avec Beth. Personnellement, je suis totalement indifférente à cette relation. Je n’ai rien contre le fait de voir Hotch sortir avec quelqu’un. Sauf qu’ici, je ne comprends pas pourquoi ce serait à lui de vivre une relation. Je veux dire, ce n’est pas vraiment lui le plus pressé. A l’inverse, j’aurais souhaité que ce soit Derek Morgan, célibataire depuis des lustres et censé être, de surcroît, le beau gosse ; voire même Spencer Reid ; ou Emily Prentiss (pour connaître un peu de bonheur après son expérience) ! Et d’ailleurs, qu’en est-il des migraines de Reid ? Il est dommage en effet qu’on soit resté sans réponse sur ce mystère. A croire que Reid a été mis aux oubliettes…

 

En fait, certaines intrigues personnelles ont été traitées dans la longueur, comme celle de Hotch avec Beth, tandis que d’autres ont trouvé une conclusion ultra rapide, et là, je pense à la triste histoire de Rossi et sa première femme. Cette intrigue grave était présentée et terminée en trois/quatre scènes étalées sur deux épisodes (consécutifs, il me semble), alors que la gravité et le sujet de cette histoire aurait pu être développés un peu plus, ou alors, que la conclusion arrive deux ou trois épisodes après le commencement. Il y avait donc un déséquilibre entre les scènes de vie privée des personnages. Hormis ces quelques points, j’ai quand même apprécié les moments de complicité entre les membres de cette équipe : le cours de cuisine chez Rossi ; la cérémonie de mariage de JJ et Will organisée en un temps record par l’expert des divorces, à savoir Rossi lui-même (je pense qu’il n’aurait aucun problème pour se reconvertir) ; la convention de science fiction avec Garcia et Reid ; sans oublier cette scène cultissime de Derek sortant de la douche de Penelope !

 

En définitive, cette saison fut moyenne. J’espère sincèrement que la prochaine redémarrera sur une bonne note car sinon, je crains fort que ce soit le début de la fin d’Esprits Criminels…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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23 juin 12

Fanfilm Criminal Minds, "AGENTS DU DIABLE" (1)

Et voici une première bande annonce du fanfilm Criminal Minds, “Agents du diable” !

Vous retrouverez le récit de cette épopée dans la rubrique Journal fanfilm Criminal Minds

 

 

 


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08 juin 12

CRIMINAL MINDS, EPISODE 7*23 & 7*24, “HIT/ RUN”

Ce que j’en ai pensé…


(diffusion US)

 

hit run 1


Cet épisode spécial de plus d’une heure clôturant la saison 7 restera pour moi sans conteste l’un des meilleurs épisodes de la saison 7 et l’un des meilleurs season finales de Criminal Minds. Je dois avouer qu’au départ, j’avais pas mal de doutes concernant ce chapitre. Pour être franche, je ne l’attendais pas vraiment avec l’impatience et l’enthousiasme qui envahissent en général tout fan d’une série vers l’achèvement d’une de ses saisons. En fait, je m’étais préparée psychologiquement, depuis un certain temps, à un épisode qui se regarderait, mais sans pour autant crever le plafond. J’avais baissé la barre de mes attentes. Vous serez étonnés par ces propos, alors que j’adore CM. Mais je pense que quand on aime une série, il ne faut pas se contenter de la suivre aveuglément. Il ne faut pas avoir peur de se remettre en question, de remettre la série en question. Quand on aime, c’est pour le meilleur évidemment, mais aussi pour le pire. C’est la raison pour laquelle malgré tout mon amour pour Esprits Criminels, je ne pouvais qu’éprouver quelques appréhensions quant à ce final.


Pour comprendre mon attitude nonchalante, il faut avoir visionné la saison 7. Tout avait commencé avec le season premiere, duquel j’étais ressortie frustrée. Pour saisir l’importance de ma frustration, je vous invite, si vous en avez le temps et l’envie, à lire l’article que j’avais rédigé pour l’occasion, dont voici le lien : http://seriecalementv.canalblog.com/archives/criminal_minds/index.html.
J’avais tant attendu cet épisode et finalement, il m’avait rendue amère. Elément qui jouait dès le départ en défaveur de cette saison 7. Alors que j’espérais me délecter des volets suivants, ce fut, à l’inverse, le décrochage vertigineux. J’ai trouvé qu’il manquait quelque chose à cette septième saison. Notamment les effets spéciaux lors de la communication du profil, où on aperçoit en arrière-plan des images illustratives accompagnant les propos des profilers. Je ne sais pas, il y avait un truc en moins. Mis à part quelques épisodes que j’ai suivis avec intérêt (celui avec l’handicapé mental, Dean Cain et Teri Polo), j’en étais arrivée à visionner des investigations et à les oublier quelques jours après. Il m’arrivait souvent, en pensant à CM, de me dire « Ah oui, il y avait cet épisode avec cet unsub… ». Autant vous dire que je n’avais pas été percutée avec la même ampleur que les saisons précédentes. Je confesse que j’ai souffert d’un sentiment de lassitude, d’ennui. Je n’étais plus emportée par la même bonne humeur qui m’avait envahie les années précédentes, où je me devais de dévorer direct le lendemain de la diffusion américaine le nouvel épisode de Criminal Minds. Non, cette saison, je ne me pressais, mais alors vraiment plus, du tout. Il m’arrivait de regarder un épisode trois semaines après. Et plus grave et alarmant, j’ai arrêté tout net le visionnage de CM environ vers le dix-neuvième épisode, sauf exception avec l’histoire autour de Derek Morgan. Je vous l’accorde, le problème vient peut-être de moi. Peut-être que j’ai été victime d’une saturation de CM au cours de cette année…


Malgré cet éloignement troublant, je m’étais décidée à faire honneur à la série pour son final. La bande-annonce de l’épisode en question avait attisé ma curiosité, ainsi que les spoilers distillés par-ci, par-là. De plus, il fallait ne pas manquer ce volet dans la mesure où Paget Brewster, alias Emily Prentiss, faisait ses adieux lors de ce final. Ainsi je m’étais dite que cet épisode valait un effort de ma part. Mais bon, je ne m’emballais pas trop. Le jeudi matin, qui fut, par chance, jour férié, fut le jour spécial CM. Je mis un temps fou avant de voir ce volet, qui fut tout simplement l’épisode miracle, l’épisode qui me réconcilia avec Esprits Criminels et qui me rappela pourquoi j’adorais cette série. Ce long chapitre contenait tous les éléments pour m’en mettre plein la vue. Des unsubs vraiment psychopathes, une situation critique, des personnages importants en danger, du suspens, de la réflexion, une explosion, une course contre la montre, des moments de légèreté et un évènement heureux.


hit run 3

Tout commença par quelques brèves scènes introductives centrées sur la vie hors boulot des membres de la BAU. Car oui, les pauvres, il faut bien qu’ils aient une vie sociale. Des moments tantôt tendres, comme celui avec JJ et sa petite famille ainsi que celui entre Aaron, son fils et leur tente ; tantôt hilarants, comme celui de Garcia avec Reid à la convention et leur rencontre avec Rossi, sans oublier la vision, dans le même périmètre, de Strauss ! Quant à la conversation entre Emily et Derek, elle était sympathique, on y voyait une belle complicité, mais bon, ce n’était pas mon meilleur moment. C’est surtout qu’Emily achète une maison qui n’est pas en très bon état… Logique, n’est-ce pas ? Ensuite, on passait au braquage. Alors oui, un braquage dans une série télévisée, cela n’a rien de nouveau, mais bon, il fallait voir comment cela allait être traité dans CM. Et puis le braquage tourne court et la collègue de Will se fait tuer d’une balle en pleine tête. Et là, on se dit que Will Lamontagne porte la poisse pour ses partenaires, parce que n’est-ce pas la deuxième fois qu’il perd son collègue, celui-là ?? Après, la BAU se ramène et prend les affaires en mains. Et là, on découvre le penchant sadique de la braqueuse !!! Une vraie folle, qui n’hésite pas à tirer sur un père sous les yeux de sa fille !!! Qui se maquille sans se soucier des caméras, des flics tout autour de la banque !! Et donc là, on avait un vrai unsub. Retors, comme on les adore. L’épisode ne perdait jamais en intensité. Entre un Will qui pénètre dans la banque et qui se fait tirer dessus ; une JJ presqu’en deuil, ne sachant pas si son compagnon est vivant ou mort ; une explosion ; un Henri « gardé » par Izzy et en danger ; un happy end… Il y avait tout dans cet épisode pour me faire retomber amoureuse de CM. J’étais littéralement transportée par cette intrigue. J’en tremblais, je m’agitais à chaque nouvelle complication, je n’en pouvais plus.


Contrairement à certains, la participation de Clyde Easter ne m’a pas vraiment gênée. C’est vrai que son rôle n’était pas primordial dans cette affaire, mais il a quand même aiguillé Emily sur la piste de la braqueuse internationale. Alors oui, Emily aurait pu faire le lien sans son aide, mais bon, que voulez-vous… Après, on sentait trop le coup du « au fait, t’aurais pas envie de changer de boulot ? » et en définitive, son vrai rôle consistait à ouvrir les portes de la sortie de Prentiss. L’histoire de la promotion vers un autre poste était prévisible depuis qu’on savait que Brewster quitterait la série. En même temps, elle ne pouvait pas non plus mourir une seconde fois. Cela aurait été trop bizarre. En fait, ce n’était pas la meilleure excuse de sortie, mais bon, il faut accepter. J’ajouterai simplement que CM n’a pas choisi la mutation de facilité pour Emily : elle s’en va vers Londres ? Comment justifier alors ses apparitions futures dans la série en tant que guest ? Pourquoi ne pas l’avoir tout simplement mise à Washington ? Je me le demande… Alors si en plus, son interprète décide de revenir pour de bon, Prentiss deviendrait la recordwoman des va-et-vient d’un poste à l’autre (ou comment changer de boulot en peu de temps…). Quoiqu’il en soit, j’ai apprécié qu’Emily ait eu une place importante dans cet épisode bien qu’il ait été nettement centré sur JJ. En effet, Emily a quand même sauvé la donne en désamorçant la bombe ! D’ailleurs, mes deux meilleures scènes, dont je ne me lasse jamais de regarder, sont celles du combat JJ/Izzy et d’Emily/Will dans la gare. On a eu droit à une vraie JJ bad ass et on ne pouvait s’empêcher de voir, dans cette bagarre, un écho à celle entre Hotch et Foyet. Une lutte féroce, avec de vrais coups violents entre un psychopathe et un héros déchaîné pour sauver son petit. Le ralenti sur le chargeur tombant de l’arme était super, un ralenti bien placé entre les scènes rapides de close-combat. Une JJ comme on ne l’avait jamais vue ! On notait également un parallèle entre Izzy, la tueuse à renommée internationale, se couvrant sous plusieurs identités, et le passé d’espionne d’Emily, sauf qu’Emily était nourrie de bonnes intentions, contrairement à Izzy. Pour continuer avec Emily, j’étais morte de rire en voyant Prentiss se la jouer experte en déminage. Peut-être que j’ai loupé le coche, mais n’était-ce pas dangereux de composer un mot de passe alors qu’il était possible que les terroristes ne donnent droit qu’à un seul essai ? En effet, dans la scène, on la voit faire son truc hyper sérieuse, genre maîtresse de la situation puis échouer, alors que le pauvre Will gémit, genre « il ne me reste plus que deux minutes à vivre, alors laisse-les moi au lieu de me faire sauter maintenant ! ». Et ensuite, une fois qu’Emily a trouvé le bon code, elle entre en mode « Youpi, j’ai réussi !! Je suis trop balèze !! », avant de déchanter rapidement à l’ouverture du boitier avec une tête « Non !! Et voilà les ennuis qui recommencent… ». J’étais trop tordue de rire devant cette scène. Mais j’ai vraiment bien aimé que ce soit elle qui sauve Will, parce que je l’ai trouvée effacée tout au long de cette saison, à l’inverse de JJ qui prenait du galon jusqu’à piquer la place d’Emily aux côtés de Derek lors des interventions musclées, chose qui m’a un peu gênée. Et bien évidemment, très belle scène finale avec musique centrée sur Prentiss dansant avec les hommes de la BAU et les filles aussi.



hit run 4

 

Tous les personnages étaient bien exploités. Sauf peut-être Reid, un tout petit peu trop en retrait à mon goût. J’aimerai bien le voir un jour défoncer une porte, arme au poing… Mais je pense que la probabilité de ce genre de scène est quasi nulle… A part ce détail, il y avait un bon équilibre entre les répliques des personnages et leurs interactions les uns avec les autres. Il y avait aussi de l’amitié, de la reconnaissance, de l’amour. Par exemple, les remerciements de Strauss à Morgan étaient touchants (moi je dis, cette femme n’est pas Strauss !!). Les scènes entre Garcia et Lynch prouvaient qu’ils tenaient toujours l’un à l’autre, bien que je n’approuve guère que Kevin ait l’air de s’être consolé trop rapidement dans les bras d’une autre. Ça tournait bien, l’épisode était super fluide, sans temps mort. Il était juste magnifique, comparé à l’ensemble de la saison 7. Il dégageait vraiment quelque chose, un quelque chose qui m’a percutée et emportée d’enthousiasme. Certes, il y avait quelques raccourcis, comme par exemple le complice d’Izzy qui n’était autre que le Marine otage dans la banque. En le voyant être le seul à être hyper calme, sans aucune crainte à parler sans autorisation aux braqueurs, et surtout avec la caméra prêtant une grande attention sur lui, on pressentait que quelque chose se dessinerait autour de ce personnage, et on pouvait aisément se dire qu’il n’était pas uniquement qu’un simple otage (même si c’était un ancien militaire). Après, le complice qui se fait tirer dessus et abandonner et dont on n’entend plus parler, c’était un peu bizarre et rapidement expédié aux oubliettes… Mais honnêtement, ce n’était qu’un léger détail et on l’oubliait assez vite pour ne retenir que le meilleur de cet épisode plein d’angoisse, de péril, d’émotion.


Vous l’aurez compris, je suis sortie métamorphosée de cet épisode. Tant de choses restent à dire, mais je vais m’en arrêter là. Il aura fallu attendre longtemps, mais ça en valait la peine. Je croise les doigts pour que CM revienne sur les chapeaux de roues l’année prochaine !


Pour finir :
Mes + : Un unsub cruel/ Une intrigue qui tient en haleine/ L’équilibre intrigue et scènes légères/ Le mariage de JJ et Will (c’est pas trop tôt, depuis le temps qu’on attendait !!)/ La bagarre entre JJ et Izzy/ Le désamorçage de la bombe par Emily
Mes - : Le départ d’Emily Prentiss/ Quelques raccourcis (le marine complice, par exemple)


Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
VK

Posté par VK Serie à 14:23 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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