04 juin 15

SERIES MANIA S6 : EMPIRE

 

J’ai profité de Séries Mania pour revoir le pilote d’Empire, dont vous pouvez lire ma review ici, et découvrir son deuxième épisode, lors de la séance du 19 avril. Cette projection fut suivie d’une interview de Lee Daniels par Pierre Langlais, et agréable surprise, Taraji P. Henson, l’interprète de Cookie, a rejoint la scène au milieu des échanges !

 

Lee Daniels & Taraji P. Henson

 

Quelques mots sur le second épisode :

Franchement, j’ai passé un super moment. Toujours aussi drôle, avec une Cookie toujours en forme (son lancer de chaussure était décapant) et d’autres personnages originaux (la secrétaire de Cookie). On continue ce qu’on a commencé dans le premier épisode : Lucious tente de lancer Hakeem sur le devant de la scène, et évidemment, ce dernier, par son attitude irresponsable, ne lui facilite pas les choses. Cookie essaye de faire de même avec Jamal, encore trop modeste au point de se faire marcher dessus. Pour apporter de nouveaux contenus, l’épisode se conclue sur une sorte de cliffhanger, où l’on sent qu’il va y avoir des complications pour les plans de certaines personnes. J’ai bien aimé et je commence à comprendre les raisons du succès de cette série aux Etats-Unis, passée de 9 millions de téléspectateurs au début de la saison 1 à 16/17 millions en fin de saison. Jusqu’ici, les histoires sont intéressantes, nous parlent, nous décrochent des rires. C’est plus les situations légères, cocasses qui priment.

 

L’interview avec Lee Daniels et Taraji P. Henson :

Ces deux personnes nous ont donné un super moment de partage et de rires. Ci-dessous les points abordés :

— Lee Daniels a débuté comme casting director pour Warner, il était en charge des minorités. Il a quitté ce poste car en réalité, il y avait très peu d’opportunités pour les acteurs noirs. Quand plus tard, pendant les échanges, on a abordé les questions raciales (sur les changements que pourraient provoquer son succès et celui de Shonda Rhimes), il a répondu gentiment qu’il était fatigué d’être confronté aux questions sur ce sujet = on ne doit pas réduire ses œuvres et celles des autres artistes noirs aux questions de races.

— A travers ses histoires, Daniels s’intéresse à la condition humaine. Il veut donner une voix et un visage aux personnes qu’on ne voit et n’entend pas, présenter des personnages qui ont des failles. Sans toutefois faire culpabiliser le spectateur : malgré les thèmes abordés très durs, comme dans ses films Le Majordome, Precious, l’humour est toujours présent.

— Les histoires de Daniels sont basées sur des situations réellement vécues. Par exemple, dans le 1er épisode, Cookie frappe Hakeem avec un balai : Lee Daniels a véritablement vécu cette scène, punition de sa mère. En réaction, il a appelé la police, et lorsqu’elle arrivée, sa mère a conseillé aux agents d’amener un sac mortuaire au prochain appel !

 

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— Lee a préféré faire d’Empire une série TV car la télévision est plus accessible. Il voulait que ceux qui parmi son entourage ne le pouvaient pas autrement que par la TV puisse suivre Empire, notamment ses proches qui sont en prison.

— Lee Daniels aurait pu parler de Broadway dans la série, mais pour lui, c’était la voie facile (le cliché gay & Broadway), c’est pourquoi il a préféré le hip hop. Il a centré Empire sur une famille Afro-américaine puissante pour rompre avec l’image persistante de l’Afro-américain pauvre.

— Le passage où Hakeem insulte publiquement Barack Obama (2nd épisode) n’est pas une critique sur l’homme politique et son administration. Daniels souhaitait montrer qu’aujourd’hui, beaucoup d’enfants Afro-américains grandissent dans un monde privilégié, i.e, moins difficile que celui de leurs aïeux, et ne se rendent plus compte du combat qu’ont mené les générations d’avant. Taraji a raconté une anecdote pour illustrer ce fait : elle a pleuré à chaudes larmes lorsqu’elle a appris l’élection d’Obama à la Maison Blanche, et quand elle a voulu partager sa vive émotion avec son fils (si ma mémoire est bonne), ce dernier n’a pas du tout compris la réaction de sa mère. Pour lui, un président noir n’avait rien d’exceptionnel.

— Alors qu’elle n’avait pas encore été castée pour Empire, Taraji a soumis à Lee l’idée de prendre Terrence Howard, Lucious dans la série. Au départ, Wesley Snipes était pressenti pour ce rôle.

— Dans la saison 2 d’Empire sera expliquée la façon dont Cookie a fini en prison.

 

— Une question sur la différence en termes d’interprétation entre Person Of Interest, où Henson jouait le lieutenant Carter, et Empire a été posée. Pour Taraji, Person Of Interest était plus structurée : le jeu devait rester cohérent avec le ton de la série ; tandis qu’avec Empire, les acteurs ont plus d’espace pour proposer leurs apports.

— Daniels et Henson travaillent de nouveau ensemble sur un projet de long-métrage avec Eddie Murphy.

 

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Tous les articles de cette saison et des précédentes

 

Sériecalement vôtre,

VK 


07 mars 15

EMPIRE (PILOTE 2015)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : Lucious Lyon, à la tête d’un puissant label de hip hop, est atteint d’une grave maladie. Il doit maintenant choisir pami ses fils celui qui reprendra les rênes de l’entreprise.

 

empire

 

Il y a deux weekends de cela, je me suis laissée tenter par Empire, depuis le temps que j’en entendais parler. Croyez-le ou non, j’ai bien aimé. Je n’ai pas non plus surkiffé, le pilote n’a pas non plus été ma révélation, j’ai tout simplement passé un bon moment sans voir le temps passer. Et ce n’était pas gagné car à la base, je ne suis pas fan de hip hop. Cela n’a rien de personnel, ce n’est juste pas le genre musical qui me fait vibrer. Néanmoins, je me suis dite qu’il fallait essayer, sans faire une fixation sur la musique.

 

Oui, clairement, le pilote d’Empire annonce une nouvelle série musicale, genre à la mode. FOX a lancé la tendance avec Glee et ses histoires/personnages aussi loufoques les uns que les autres, mais qui vident bien la tête. NBC a contre-attaqué avec Smash, nettement plus adulte et ancré dans les coulisses du business des comédies musicales (désolée, mais même l’art est devenu un business). S’est immiscée ABC avec Nashville, empruntant la voie du soap et focalisée sur la musique country, genre moins représenté (en tout cas pas encore très branché en France). Cette année, la fin de Glee approchant, FOX récidive avec Empire. Série premièrement, centrée sur le hip hop, deuxièmement, sur une famille Afro-Américaine. Toutes les combinaisons sont possibles… 

 

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En se basant uniquement sur le pilote, Empire ressemble à un soap musical, et me rappelle vaguement Nashville. Par l’aspect feuilleton et coulisses de l’industrie musicale, après, toute comparaison s’arrête là. Dès cet épisode, on a tous les ingrédients du soap : une famille friquée à la tête d’un empire musical ; des héritiers aux profils divers : Andre, l’homme d’affaire se donnant à fond pour l’entreprise, rapidement embué par Hakeem, le frère gâté pourri chanteur et glandeur, suit un troisième fils, Jamal, artiste libre, tempéré et homosexuel (orientation encore mal acceptée dans le monde du hip hop). En outre, on a Lucious, le patriarche autoritaire, mourant et pour cela, craignant pour l’avenir de son empire, et Cookie, la matriarche tout juste sortie de prison pour bousculer cet univers en apparence tranquille. A travers ces deux personnages sont instillées les questions centrales de la série : pourquoi Cookie est-elle allée en prison ? Que cherche-t-elle par son retour ? Qui va reprendre les rênes de l’entreprise après Lucious et qui va se révéler (en bon ou mauvais) ? Personnellement, je prendrai Andre. Même s’il n’a pas la fibre musicale, il connaît les rouages d’une grande boîte, contrairement à ses frères… Cet ensemble est le parfait départ pour une succession de jeux de pouvoir en latence avec leurs lots de complots, trahisons, déchirements. Bref, tout est là pour que ça tourne Feux de l’Amour ou Amour, Gloire et Beauté, avec les clichés traditionnels des feuilletons. Soit, si ça fonctionne, je n’ai rien contre. 

 

Ce qui m’a intéressée dans le pilote, c’est qu’en définitive, je n’en suis pas sortie horripilée. J’ai envie de continuer pour connaître la suite. Pas forcément de façon régulière, mais voilà, je suis curieuse de voir quelle tournure tout cela va prendre, pour quelques épisodes au moins. Certains trouvent la réalisation, mise en scène du premier épisode brouillon, moi, au contraire, je trouve que c’était efficace. On a à la fois le présent et des flashbacks qui durent juste ce qu’il faut pour comprendre un personnage, les blessures du passé et le truc qui fait que Lucious a de lourds squelettes dans le placard qu’on aimerait comprendre de A à Z un de ces quatre (néanmoins, avant la saison 37 svp). 

 

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Je parlais de clichés plus haut et la personnalité des protagonistes en est un. Le père se montre à la fois aimant, dur et violent. Les fils représentent chacun un type : le fils à papa, le fils qui a réussi et le talentueux qui s’ignore et traîne derrière lui des traumatismes. La mère, quant à elle, est totalement « barrée » : politiquement incorrecte. C’est d’ailleurs elle, et par la même occasion son interprète, Taraji P. Henson (l’ancienne lieutenant Carter de Person of Interest) qui se détache du lot. Provocante, vulgaire, forte, protectrice, Cookie détonne (déjà, rien qu’à ce prénom hors de l’ordinaire). Terrence Howard fait le job dans le rôle du père qui n’est pas très attachant en fin de compte. Quant à Andre, Jamal et Hakeem, ils ne m’ont fait aucun effet. A la rigueur, la femme d’Andre est le réel moteur de son mari, le poussant à se battre. Peut-être excellera-t-elle dans l’art d’arriver à ses fins par tous les subterfuges ? Pour l’instant, vraiment, c’est Cookie qui remporte la palme. On d'autres thèmes déjà explorés : une bataille féroce pour la succession et évidemment, l'étalage de richesse et pouvoir...

 

Sinon, point que je trouve peu crédible : les versions Lucious et Cookie jeunes, dans les flashbacks. On peut imaginer qu’ils ont eu leurs enfants assez tôt, vers le début de la vingtaine. Le souci, c’est que d’autres acteurs auraient dû être choisis pour jouer les versions jeunes des parents. En effet, reprendre les mêmes acteurs et les affubler d’une coupe différente et d’un bandana n’est pas très réaliste. En vingt ans, tu changes quand même un peu, notamment niveau corpulence… Du coup, ça fait un peu bizarre. 

 

Je pense qu’Empire peut proposer des tensions familiales auxquelles on peut devenir addicted. Peut-être pas des complots aussi tarabiscotés que ceux de Dallas (à quoi carburaient les scénaristes ??), mais on peut avoir des bases qui, si elles sont bien articulées et pas exagérément repérables à des kilomètres (ou répétitives), entraîneront le spectateur malgré lui. Quant à la musique, je n’ai pas spécialement d’avis, vu que je n’y connais rien, mais rien n’empêche d’ouvrir son horizon musical…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre

VK

 

04 oct. 14

GOTHAM (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : Nouveau venu dans la police de Gotham, James Gordon doit enquêter, avec son coéquipier Harvey Bullock, sur le meurtre des parents de Bruce Wayne, le futur Batman.

 

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Je ne suis pas une adepte des comics et de l’univers de Batman. De ce dernier, je ne connais que les 1er et 3ème films avec Christian Bale, et le nom de quelques personnages. Je ne fais donc pas vraiment partie de la cible visée par la série, ni n’attendais avec impatience et grandes attentes cette série. En outre, un prequel, encore un ! Pourtant, ayant été séduite par les films mentionnés plus haut, le pilote de Gotham a suscité ma curiosité. Peut-être parce que ce n’était, d’après le synopsis, pas un prequel centré sur Batman, mais sur un autre personnage, James Gordon. Alors je me suis dite : « why not ? ».

 

J’ai regardé le pilote et voici ce que j’en ai pensé : l’épisode est bon ; le cast colle aux personnages ; le travail sur l’aspect visuel fait ressortir l’obscurité qui englobe Gotham et cette atmosphère de corruption, violence et guerres entre organisations criminelles.

Les acteurs choisis se fondent efficacement dans les personnages. Benjamin McKenzie en James Gordon droit, discret mais qui n’en pense pas moins ; contrairement à son collègue Harvey Bullock joué par Donal Logue, flic plutôt grande gueule, désinvolte, acceptant sans crise de conscience de jouer le jeu avec les chefs criminels. Mention spéciale à Robin Lord Taylor qui interprète le Pingouin, totalement fou, sociopathe et manipulateur.

L’histoire du pilote, sans être d’une originalité folle, se suit sans irritation et remplit son rôle de pose des fondations. Il introduit les différents protagonistes principaux (et par la même occasion, les futurs vilains), aussi bien ceux qui viennent de l’univers Batman que ceux créés pour la série. Au vu du contenu, je soupçonne la série de se diriger vers le schéma suivant : une enquête de la semaine (typique du procedural) avec, en fond, un développement pas à pas de la mythologie : la relation James/Bruce, le cheminement des méchants du stade de personne « normale » à criminel notoire de Gotham city.

 

gotham 2

 

J’aurai juste une remarque à faire, sur le meurtre des parents de Bruce, dont je trouve les circonstances totalement loufoques, scénaristiquement parlant. En effet :

1/ Les Wayne sont une famille très fortunée

2/ qui se baladent sur leur 31 avec, pour madame, des bijoux de grande valeur,

3/ seuls,

4/ en pleine nuit,

5/ dans une ruelle sombre, vide et qui a l’air plutôt mal famée,

alors qu’ils auraient très bien pu prendre un taxi ou appeler leur majordome pour venir les chercher. Ou bien même si c’était pour faire genre qu’ils ne refusent pas de se mêler aux personnes moins fortunées qu’eux : prendre les transports en commun comme les gens normaux le font. Et bien là, rien du tout, ils choisissent le chemin le plus risqué, normal, quoi… C’est un peu comme la jeune femme dans des films/séries qui va faire son jogging en solo sans prévenir personne dans les bois la nuit, puis qui se fait kidnapper par un pervers qui rôdait dans le coin, trucider et dont on retrouve le corps dans les fougères… Evidemment, sans ce meurtre, Batman n’existerait pas. Voilà juste mon petit commentaire sur ce détail qui me fait sourire, mais que j'ai accepté.

 

Au niveau de la mythologie, il y a beaucoup à faire et l’évolution des personnages autres que Bruce Wayne lui-même sera alléchante à suivre. Car Gotham ne semble pas être centrée sur Bruce Wayne, mais sur ce qui l’entoure et qui sera directement et indirectement lié à lui des années plus tard. Bien sûr, on le reverra, mais on verra d’abord l'inspecteur Gordon. Un flic intègre qui se retrouve au milieu d’une ville pourrie. On aura peut-être droit au thème classique du policier honnête qui essaie de lutter contre sa hiérarchie corrompue. Sauf qu’à l’inverse d’autres fictions où le bon flic gagne, il serait plus cohérent ici, par rapport à la noirceur qui se dégage de Gotham, que Gordon ne puisse rien changer. Il finirait par s’avouer vaincu  pour cet objectif : quand on est seul, on ne peut pas déplacer des montagnes. Néanmoins, il rebondirait en choisissant de rester dans la police pour rendre justice aux victimes du mieux qu’il peut, au milieu de ces autorités compromises.

 

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Je ne sais pas ce que les habitués de Batman ont ressenti devant ce pilote, en tout cas, la non initiée que je suis a apprécié. Peut-être que Gotham n’apporterait rien de surprenant aux fans de Batman étant donné qu’ils connaissent déjà bien l’univers et que l’avant-Batman a sûrement dû être traité sur d’autres formats. Il attirerait plus l’attention de ceux qui ne maîtrisent pas le sujet et qui profiteront de la série pour s’y familiariser. Quoi qu’il puisse étonner les afficionados par des développements qui s’éloignent un peu mais sans contredire l’univers Batman, en s’appuyant sur les personnages inventés. Connaisseurs de Batman, partagez vos impressions ;-).

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie

05 déc. 13

DADS (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Warner et Eli, développeurs de jeux vidéos, voient leur vie chamboulée lorsque leurs pères viennent s’installer chez eux…

 

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La comédie joue sur le registre de la relation père-fils, un thème propice aux situations conflictuelles et comiques, à la nostalgie et à la tendresse. D’ailleurs, le générique transmet cette ambiance de souvenir des moments précieux passés avec un père et de bons sentiments. Quand on regarde le pilote, on se dit (en tout cas, je me dis) qu’il aurait été franchement sympathique s’il n’était pas autant flanqué de connotations raciales et sexuelles. Une, à la limite, ça passe. Le problème de ce pilote, c’est qu’on en a trop (Hitler, l’écolière asiatique au rire idiot, les hispaniques domestiques…) et au bout d’un moment, ça devient carrément lourd et ça enlève le charme du thème père-enfant. Quant à nos zygomatiques, ils peuvent se reposer : s’il y avait des moments drôles, je n’ai pas ri, tout simplement parce que je ne voyais rien de drôle dans la situation (si ce n’est que certaines étaient grotesques). Ajouté à cela des rires en fond sonore qui nous martèlent toutes les deux minutes et qui accompagnent les moments supposés drôles, on finit par s’en lasser. Pour être honnête, ils m’ont irritée. Certes, c’est courant pour une comédie, mais si au moins c’était comique… En résumé : « blagues » sur les communautés + situations pas comiques du tout + fond sonore forçant le tout = un pilote qui manque le coche par rapport à son thème principal qui s’efface devant ces derniers éléments. Il y a un décalage entre le générique et le contenu : on s’attend à voir quelque chose et on en voit une autre. Si le coeur nous en dit, on peut accorder à Dads le bénéfice du doute, mais si ça continue sur la même lancée que le pilote, on s’en détournera…

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

04 nov. 13

THE FOLLOWING, SAISON 1

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Vous pouvez d’abord lire ma review du pilote ici.

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Que penser de cette première saison ? A vrai dire, je suis partagée, mais j’ai envie de  donner une chance à cette série. Je dirai que la série est prometteuse et que la première saison relève du processus pas évident de mise en place de l’univers, avec ses éléments positifs et moins positifs. Le thème du tueur en série qui fonde un cercle d’admirateurs et cherche à se mesurer à l’agent du FBI qui l’avait arrêté est captivant. De façon très générale, je me suis attachée à plusieurs personnages des deux camps, j’ai été satisfaite par les différentes intrigues. Le jeu du chat et de la souris n’était pas mauvais, quoique les autorités paraissaient plus subir ce jeu que le maîtriser (et quand ça dure trop longtemps, c’en devient barbant). D’autres éléments m’ont un peu ennuyée car ils faisaient traîner les choses en longueur. Je pense au triangle amoureux Jacob-Emma-Paul (et aussi aux autres relations amoureuses) qui a commencé à m’agacer à un moment, de même que leur escapade dans la demeure semblait durer une éternité pour pas grand-chose. Les va-et-vient entre « nous avons localisé Joey » et « nous l’avons encore perdu » m’ont fait me demander avec perplexité si cela n’allait pas devenir le seul sujet de la saison 1. Le serial killer du siècle tournant en rond dans sa prison puis dans son bureau dans le repère de la secte m’ont fait douter de son intérêt en termes de développement du personnage. A plusieurs reprises, Joe Carroll (ou du moins, ses scènes) ne ressemblait pas  vraiment à ce que j’attendais d’un leader de culte : autoritaire, sûr de lui, actif dans la mise en place des différentes actions. On le voyait surtout narguer les agences fédérales, parler avec ses fidèles, maugréer face à son manque d’inspiration pour son nouveau roman. Souvent, j’avais plus l’impression que ses fidèles, principalement Roderick, maîtrisaient davantage la situation que lui. Alors certes, Caroll était en prison pendant un certain nombre d’années, mais même à sa sortie, j’avais un peu de mal à croire en son statut de leader suprême. Le jeu du chat et de la souris qui s’éternise (à cause d’autres éléments s’éternisant eux-mêmes) a estompé mon envie d’aller jusqu’au bout. L’association de tous ces éléments a plusieurs fois freiné mon intérêt pour cette série (je vous avoue avoir volontairement zappé plusieurs scènes tant je voulais avancer). Alors que le pilote était bon et alléchant, des épisodes suivants ont fait ralentir le rythme avant de l’accélérer à nouveau (peut-être à partir de l’évasion de Joe). Il y a eu des moments d’essoufflements par-ci, par-là. Personnellement, The Following devrait réduire le nombre d’épisodes par saison : en faire dix-douze (douze grand maximum) par saison. Ceci permettrait de condenser l’intrigue et la rendre plus intense, et éviter un approfondissement inutile de certains éléments.

 

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Parlons maintenant des protagonistes. Le « problème » de The Following est le suivant : il est dangereux de s’habituer/s’attacher à un personnage car la survie de celui-ci dans la série n’est jamais chose acquise. Qui restera-t-il à la fin ? (si ça se trouve, plus personne^^).  The Following nous a offert une hécatombe au cours de la saison, et a supprimé plusieurs personnages qui se démarquaient des autres, étaient plus attirants que Hardy et Carroll eux-mêmes, et auraient pu connaître un développement intéressant. L’agent Parker, Jacob et Roderick faisaient partie de ceux-là. Pourquoi ? Pour Parker : son passé en tant qu’ancienne membre d’une secte. La confrontation avec le culte de Carroll aurait pu la déboussoler à un moment. La mort de cet agent est l’une des plus horribles et tristes de cette première saison. Franchement, je n’avais pas envie qu’elle disparaisse. Je ne sais pas pourquoi, je lui trouvais du caractère, une présence. Pour Jacob : à mes yeux, son évolution est la plus captivante. Parce qu’on découvre qu’il a menti sur le fait d’avoir déjà tué. Parce qu’il garde une part d’humanité, de compassion lors du passage avec la fille que Paul a kidnappée. Parce qu’il franchit un cap en tuant Paul, s’engouffre dans le mal et par la même occasion, s’élève en homme fort du groupe d’adeptes, volontaire et déterminé. Parce que finalement, il finit par se remettre en question et à se détourner de cette adoration jusqu’au sacrifice ultime pour un homme.  Le personnage est passé par trois étapes : l’adepte un peu timide, pas très sûr de lui ; l’adepte trahi qui se transforme enfin en guerrier ; l’adepte qui met en doute les plans du maître. Pour Roderick, je dirai que sa rébellion contre Joe aurait pu déboucher sur la création d’un autre groupe. Le gars avait les capacités pour le faire, vu tout ce qu’il avait déjà mis en place pour Joe.

Maintenant, quid de Ryan Hardy ? Je l’avoue, son personnage ne m’a pas transportée plus que ça. L’homme a ses parts d’ombre et porte le poids des morts causés par ce nouveau combat contre Carroll. Sa relation avec l’ex-femme de Carroll n’était pas ce qu’il y avait de plus croustillant, mais bon, elle avait son rôle à jouer dans l’histoire. J’ai bien aimé sa vengeance suite au décès de Parker. Je me demande si cela ne va pas retomber sur lui un jour ou l’autre. Quant à l’ex de Joe, elle a peu à peu sorti ses griffes et entrepris des actions (par contre, pourquoi n’a-t-elle pas poignardé Joe dans les poumons ? cela aurait mis un terme à tout ça une bonne fois pour toutes, mais aussi aurait un peu tué la série^^). C’est une femme de caractère. Emma, jeune femme aux allures de fille innocente, s’avère être une manipulatrice et fanatique. Son personnage a de quoi donner des frissons.

 

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Enfin, je regrette qu’on n’en sache pas plus sur le processus de transformation des fidèles du statut de personnes lambda à celui d’adorateurs prêts à tuer. On a eu des flashbacks davantage centrés sur l’époque où ils avaient déjà embrassé l’idéologie. Quel était leur passé ? Comment ont-ils rencontré Joe Carroll ? Qu’est-ce qui les fascinait chez cet homme ? Comment se sont-ils métamorphosés ? J’aimerais bien voir quelques exemples pour les prochaines saisons. Et pour finir sur une note positive, je remercie The Following de ne pas avoir proposé des épisodes du style « le follower du jour ». Les followers étaient introduits quand il le fallait, certains étaient suivis plus que d’autres parce que c’était logique de procéder ainsi.

Conclusion : The Following mérite qu’on lui accorde le bénéfice du doute.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

08 oct. 13

BROOKLYN NINE-NINE (2013/2014 SEASON PILOT)

Synopsis: The everyday life of a group of crazy NYPD detectives.

 

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The synopsis of Brooklyn Nine Nine raised my interest, whereas I’m not particularly fond of comedies. It raised my interest because of its topic. Indeed, I usually see (I may be wrong) comedies as stories that, in general, deal with the same themes: dysfunctional but fun/crazy families, friends or people who evolve together. Brooklyn Nine Nine was offering a journey with atypical detectives. In other words, Brooklyn Nine Nine sounded like the funny version of a police procedural. Since I appreciate cop shows, and since I was curious to see how a serious subject could be introduced in a comedy, I decided to watch this pilot.

 

So what? Well, the pilot is great! It’s a good surprise. Andy Samberg masters his role of the cop who didn’t really quit childhood but is quite smart. His partners in crime are nice and differentiate from each other with specific personalities. Andre Braugher appears like the tough commander in chief keen on procedures at first sight, before showing his character will totally bring his contribution to this crazy team. The comedy side fits in well with the cases. These cases are solved in a very short time and easily. However, it isn’t a big deal: development isn’t easy when you have only 22 minutes. Besides, you don’t expect a thrilling case anyway. Nevertheless, the show should be careful not to turn the detectives into too silly people or it would lose its taste.

 

Seriecalement vôtre,

VK

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28 sept. 13

BROOKLYN NINE-NINE (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Le quotidien d’une bande d’inspecteurs new-yorkais légèrement loufoques…

 

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Bien que je ne sois pas très sensible au genre comédie, le pitch de Brooklyn Nine Nine ne m’avait pas laissée indifférente, au vu de son thème. J’ai pris l’habitude de percevoir les comédies comme des fictions tournant en général autour de thématiques à peu près semblables : familles déjantées, dysfonctionnelles ; ou amis ; ou personnes totalement loufoques qui se côtoient. Brooklyn Nine Nine proposait une virée dans un commissariat se caractérisant par la présence d’inspecteurs déjantés. Autrement dit, il s’agissait d’un cop show version comédie. Appréciant les cop shows et intriguée de voir comment on pouvait rendre comique un sujet qui d’habitude, ne l’est pas, je me suis laissée tenter par l’expérience.

 

Verdict de ce premier épisode : pas mal du tout ! J’ai été agréablement surprise. Andy Samberg excelle dans son rôle de flic immature bien que doué pour résoudre les enquêtes. Ses comparses tiennent bien la route (néanmoins, le personnage de Samberg est un poil au-dessus). Le nouveau capitaine, sous ses airs de grand sérieux, cache lui aussi son côté déjanté. La combinaison de tout ce petit monde promet de ne pas s’ennuyer. L’humour est bien incrusté dans les enquêtes criminelles. Pour le coup, celles-ci sont résolues à la vitesse de la lumière, ce qui pourrait ne pas paraître crédible, mais finalement, on s’en remet vite. Après tout, il s’agit d’une comédie de 22 minutes, donc l’intrigue ne peut pas rester centrée uniquement sur le déroulement de l’enquête, mais plus sur le « à côté ». D’ailleurs, on n’est pas vraiment là pour exiger une résolution d’affaire criminelle détaillée. En définitive, l’essai comédie policière est réussi.  Toutefois, attention à ne pas trop verser dans le ridicule (en montrant des policiers complètement incompétents dans l’arrestation de criminels, qui se font ridiculiser en permanence par tous les témoins, par exemple…).

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

 

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