10 déc. 13

AVANT-PREMIERE "LEO MATTEI", 4/12/2013

 

DSC02537

 

Ce mercredi 4 décembre, j’ai été invitée à l’avant-première de Léo Mattéï, nouvelle fiction de TF1, qui a eu lieu dans les locaux de la chaîne. La série est intéressante car elle s’articule autour des enquêtes de Léo Mattéï, chef de la brigade de protection des mineurs (et ancien de la BAC). Le personnage est joué par Jean-Luc Reichmann (oui, oui, vous avez bien lu !). Un rôle à contre emploi pour l’homme que nous sommes habitués à voir dans un registre plus léger. Après un cocktail alléchant, direction la salle de projection pour la découverte du premier épisode, en présence de Jean-Luc Reichmann. A noter d’autres invités : l’acteur interprétant Matthis, l’enfant faisant l’objet de la première enquête de Matteï, Pascal Légitimus et des membres d’une vraie brigade de protection des mineurs avec laquelle Reichmann s’est préparé (si j’ai bien suivi…). L’épisode entraîne Matteï sur le cas du jeune Matthis, victime d’un empoisonnement. Qui des parents, de la baby sitter ou des cambrioleurs qui commettaient leur forfait quand Mathis a manifesté les symptômes de l’empoisonnement alors qu’ils commettaient leur forfait est le coupable ?


Quid de cet épisode ? Il s’en sort avec les honneurs. Il est bien, vraiment. L’enquête est prenante, bien ficelée (quoique personnellement, j’avais songé à l’hypothèse du syndrome quand on apprend l’information sur le premier enfant, mais aussi grâce au souvenir d’un téléfilm US, j’étais fière !), il y a du rythme, de l’humour. Les acteurs ont fait du bon travail. Jean-Luc Reichmann s’en sort plutôt pas mal dans ce rôle dramatique de flic. Son personnage a un côté docteur House dans sa façon d’entrer chez les gens pour fouiller leur appartement à la recherche d’indices, sa préférence pour les déplacements à moto, son art d’interrompre ses collègues pour tester une hypothèse qu’il finit par valider lui-même. Il suffit juste de passer outre les prestations de Reichmann dans des registres bien plus légers et on l’accepte (qu’on aime ou pas, c’est une autre question). Après tout, pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice du doute pour ce défi ? J’étais dubitative au début, mais me suis laissée prendre au jeu, pour voir. Le seul hic, c’est qu’on a parfois l’impression que Reichmann force un peu le trait : quand il parle de cette voix grave, on dirait qu’il essaie de paraître le plus sérieux possible et donc garde une voix grave. En définitive, ça manquerait presque de naturel. Ses deux subordonnés sont assez sympathiques, il règne un jeu du chat et de la souris bon enfant entre eux (néanmoins, attention à ce que cela ne devienne pas lourd).
Léo Matteï est un cop show avec du potentiel. On pourrait même lui envisager une intrigue sur le moyen/long terme, tournant autour des raisons qui ont poussé Matteï à rejoindre la brigade des mineurs (du style drame et le flic finit par se lancer dans une quête personnelle), en parallèle des enquêtes.


DSC02553

 

Avant et après la projection, Jean Luc Reichmann est venu échanger avec le public. Léo Matteï est un projet personnel sur lequel il travaille depuis deux ans et dont il a eu l’idée avec Nathalie Lecoultre, sa compagne. Ils souhaitaient une fiction permettant la création et le maintien du lien, des échanges au quotidien entre les générations, à l’ère des nouvelles technologies et nouveaux usages : portables, tablettes, multi-écrans, réseaux sociaux… (Reichmann a même avoué en être au niveau 97 de Candy Crush) La notion de contact entre les générations est l’idée centrale qui a guidé ce projet : même si on n’est pas à proximité les uns des autres (notamment parce qu’on est obnubilé par sa tablette, ses échanges sur le net, son portable…), on est toujours là les uns pour les autres, quoi qu’il arrive.

Après avoir soumis ce projet à TF1, Reichmann et Lecoultre ont fait appel à LGM pour concrétiser l’idée. Ils ont aussi travaillé avec Yann Le Gal, auteur, pour mettre au point cette fiction, en respectant la contrainte suivante : que les histoires ne soient pas violentes, trash, qu’elles soient tout public pour que les adolescents puissent en parler entre eux après.

Les membres de la réelle brigade de protection des mineurs ont nourri cet échange de leurs remarques : une a remercié l’équipe de la série pour avoir traité le syndrome mis en lumière dans le pilote et de son aspect psychologique car il est peu abordé médiatiquement ; un autre a qualifié avec humour la perquisition de « perquisition mexicaine » ; et tous se sont accordés pour réprimander avec le sourire la tendance de Matteï à jouer avec la légalité pour mener ses enquêtes, mais bon, comme c’est de la fiction, on le lui pardonnera de bon coeur.

Un spectateur a demandé combien d’épisodes compte Léo Matteï. La fiction n’en compte pour l’instant que deux, le deuxième étant centré sur la fugue de trois adolescents (on finit par n’en retrouver que deux). La suite dépendra des résultats. Je dois dire que deux épisodes pour une première saison, c’est trop peu, voire ridicule. Autant faire un téléfilm en deux parties. Ou alors faire une saison digne de ce nom, avec au moins six épisodes (parce qu’une série avec une saison de deux épisodes n’est pas une série^^), histoire de pouvoir poser des bases plus solides d’un univers et, pour le téléspectateur, de se faire sa propre idée sur plus de matière. A part ce dernier détail, je vous encourage à essayer Léo Matteï, dans la soirée du 12 décembre sur TF1 (comme l’a fait remarquer une spectatrice, 12 décembre comme les 12 coups de Jean-Luc^^). En attendant, vous pouvez parcourir les photos de l’avant-première dans la galerie.

 

Et vous, qu’en avez-vous/qu’en penserez-vous ?

 

Sériecalement vôtre,
VK