12 mars 13

ONCE UPON A TIME, SAISON 1

 

Once Upon a Time, ou OUAT pour les intimes, fut une agréable surprise. Je n’y avais pas tellement prêté attention lors de son apparition sur ABC l’année dernière, mais on va dire que je me suis rattrapée lors de son passage sur M6 (j’avoue aussi que je peux parfois me montrer paresseuse quant à découvrir de nouvelles séries). Si je peux résumer en une phrase : OUAT m’a rendue accro. J’en suis tombée sous le charme, à tel point que j’ai enchaîné avec le premier épisode de la saison 2 le lendemain du final de la une sur M6. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire que Once Upon a Time est devenue une série que je suivrai avec attention (c’était ma dédicace musicale^^). Maintenant, essayons de passer en revue cette saison, dont il m’est difficile de commenter épisode par épisode tant ils sont plus ou moins fortement liés les uns aux autres.

 

OUAT m’a charmée par son côté mélange conte/réalité/mystères. La série me permet de m’évader. Non pas que j’ai tant de soucis dans ma vie que j’ai besoin de m’évader pour les oublier (et heureusement pour moi, tout roule), mais j’aime bien cette offre d’évasion dans un monde où règnent magie et autres éléments moins terre à terre. Ceci dit, au départ, en voyant le thème de OUAT, j’étais un peu perplexe : le monde des contes revisité par une série ? Je m’imaginais déjà un truc pour enfants, un peu niais. Une histoire de princesse innocente trouvant son prince charmant avec des dialogues à l’eau de rose. Mais je me suis ravisée en regardant la saison 1. Car si OUAT reprend les contes qui ont bercé notre enfance (avec parfois des phrases bluettes, mais elles sont présentes en quantité raisonnable), ceux-ci s’inscrivent dans une vision plus adulte et dans une bonne intrigue reposant sur une malédiction. L’ambiance mystères et relations des histoires les unes aux autres sont cohérentes et assez haletantes, que ce soit du côté Storybrooke que du côté monde magique. C’est une série feuilletonnante dont le degré de complexité reste abordable, en ce sens qu’on n’est pas obligé de regarder avec une concentration extrême, qu’on peut louper des épisodes sans que cela ne nous éjecte définitivement de la série (car la perte est irréversible), et cet aspect m’est agréable. C’est divertissant sans être non plus du divertissement bête : certains sujets nous parlent (la famille, pour citer un exemple).

 

Il y a quand même quelques éléments qui m’ont surprise et ennuyée. Comme ces personnages qui tombent amoureux en même pas l’espace d’une journée et savent déjà que l’autre sera l’amour de leur vie. Comme Blanche et Charmant, alias Mary Margaret et David dans Storybrooke. Leur relation m’a soulée à un moment, entre leur valse incessante de "je t’aime mais on ne peut pas être ensemble", "maintenant nous pouvons être ensemble", "un drame vient de mettre fin à notre relation", "tu m’as menti, alors il faut nous séparer", "je te veux, mais il vaut mieux ne pas nous mettre ensemble", etc. Il faudrait savoir : soit tu veux être avec quelqu’un, soit tu ne veux pas, et assumer. Je veux dire par là qu’à chaque fois qu’ils s’apprêtaient à se mettre ensemble, il se produisait toujours quelque chose qui les amenait à annuler leur projet, et ce, parfois sans raison valable.

 

OUAT

 

Les personnages sont tous intéressants et ont tous du caractère, comme par exemple Blanche Neige et le petit chaperon rouge qui sont des "guerrières" (comprenez : "si on les cherche, on les trouve"). Mention spéciale cependant aux méchants, Regina et Gold, qui ne sont pas des méchants purs et durs, et cette coexistence entre cœur de pierre et drames personnels ne fait que les rendre attachants. Ils cultivent l’ambivalence, et j’aime ça. Voir que Gold garde une simple tasse cassée à première vue mais synonyme d’un amour profond est touchant. Voir Gold déboussolé entre son amour pour Belle et ses manipulations l’est tout aussi. De même pour Regina, qui en réalité, se venge par amour. A noter tout de même que la pauvre, le père de Blanche Neige n’y est pas allé de main morte : il la demande carrément en mariage alors qu’il ne la connaît ni d’Eve ni d’Adam, "juste" par gratitude ! Ces méchants gardent en eux des blessures. Quant à Emma, elle en a mis du temps pour accepter la vérité, et quand elle l’a acceptée, j’ai souri devant la rapidité de cette acceptation. Pendant une vingtaine d’épisodes, on la voit vivre à Storybrooke sans vraiment y croire (voire carrément pas du tout) et puis hop, quand elle touche le livre d’Henry, elle est subitement assaillie par des flashs et ça y est, elle y croit ! Je pense que cette révélation était trop rapide. Elle aurait dû se faire graduellement, sans pour autant durer dix épisodes, mais elle aurait dû se faire par paliers pour rester en cohérence avec la longueur de l’errance d’Emma.

 

En ce qui concerne le monde magique, j’ai encore du mal à cerner ce qu’il est réellement. Au départ, je pensais qu’il se trouvait dans une époque appartenant au passé. Regina avait alors fait voyager tout le monde dans le futur et du coup, une fois la malédiction brisée, tout ce monde serait retourné dans le passé. Or cette hypothèse est contredite par l’existence de la mine, vestige de l’autre monde. Alors du coup, est-ce que le monde des personnages de contes est un monde parallèle ? Encore une fois, à cause de la mine, ce n’est pas possible non plus. D’ailleurs, ce serait assez compliqué car dans ce cas, si Regina & Cie. venaient d’un monde parallèle, où seraient passés ceux du monde vers lequel ils ont été transférés ? Mon esprit rationnel ne peut s’empêcher de se poser cette question. Je ne suis pas fermée aux possibilités, mais je les préfère quand elles gardent une certaine cohérence. Là, j’aimerais savoir quel est ce monde où ont évolué les personnages avant la malédiction. Et pitié, que ce monde ne vienne pas d’un livre sinon ce serait trop tiré par les cheveux. Surtout pour Emma : vous imaginez, "au fait, tu viens d’un livre, donc à l’origine, tu n’es même pas censée être réelle" (bonjour les conséquences psychologiques). Et enfin, qui est l’auteur du livre d’Henry ?

 

Globalement, Once Upon a Time est une réussite, tant au niveau des intrigues, du rythme, que des costumes. Ce concept de personnages de conte victimes d’une malédiction et propulsés dans le monde contemporain peut paraître au premier abord étrange, mais une fois qu’on a adhéré au concept, ça passe et ça se regarde avec beaucoup de plaisir.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Séreicalement vôtre,

VK