26 juil. 15

[FAN FICTION] PERSON OF INTEREST, "PERIPLE INATTENDU"

 

POI 2

 

Bonjour,

Voici une fan fiction que j'ai écrite sur la série Person Of Interest.

Titre : Périple inattendu.

Sysnopsis : Une simple promenade en ville ne le reste jamais vraiment quand elle est troublée par l'homme en costume.

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08 févr. 14

PERSON OF INTEREST, EP. 3*10

L'heure de la vengeance a sonné...

(diff US, avec SPOILERS)

 

POI 2

 

Après les chocs subis au cours du neuvième épisode, on aurait pu s’attendre à une redescente d’adrénaline, à un calme après la tempête. Il n’en est rien du tout. L’épisode 10 de cette saison 3 abordait le thème de la vengeance, du ressenti et du changement face à un évènement traumatisant.

 

L’introduction, toute en musique et images, résumait bien la situation et la croisade de John. A noter que j’aurais préféré voir davantage l’enterrement de Carter, par exemple, voir le pli du drapeau et sa remise à son fils, et voir aussi la police/la ville saluer ce qu’elle a fait. On a un peu l’impression que Carter est enterrée à la va-vite et que finalement, elle a beau avoir joué un rôle essentiel dans la chute de HR, tout le monde s’en fiche. Je n’exige pas non plus une cérémonie en grande pompe à sa gloire avec pose d’une statue à son effigie ! Une mention de son rôle dans la presse aurait été satisfaisante (ou alors je ne l’ai pas vue…).

 

La chose la plus importante dont j’aimerai parler est le jeu de Jim Caviezel. J’avais déjà remarqué qu’il était excellent, mais là, dans cet épisode, il l’a une nouvelle fois magnifiquement prouvé. Cet homme a une telle façon de faire passer la détresse, le désir consumant de vengeance jusqu’au point de renier tous ses principes, la douleur de son personnage rien qu’à travers son visage. Les paroles n’étaient pas nécessaires, seuls le look (une barbe de trois jours), le regard (de chien battu), l’attitude (et je me lance dans ma vendetta sans foi ni loi) de John suffisaient. Caviezel était juste hallucinant.



Le quatuor Finch-Root-Shaw-Fusco était intéressant à voir à l’oeuvre, et surtout le trio Root-Sahw-Fusco dégommant tout sur son passage. Un moment digne des plus grands films de bastons à foison où les héros casse-cou s’en donnent à coeur joie. Sur un forum dédié à Person Of Interest, un membre avait nommé ce trio « Le repenti, la brute et la psychopathe ». Finch, plus dans la négociation, disait les mots justes pour toucher John et le convaincre d’arrêter son massacre.

 

POI

 

Peut-être que le décès de Carter est lié à la multiplication des personnages et des divers intrigues sur le moyen/long terme, je n’en sais rien. Toujours est-il qu’à part voir Root et sa relation bizarre avec la Machine, et surtout Root tourner en rond dans une cage, et un Fusco presqu’invisible depuis un certain temps, à un moment, il fallait faire quelque chose. Pour Carter : clore le chapitre HR. Pour l’invisibilité de Fusco, c’était une bonne idée que ce soit lui qui arrête Simmons. Reese aurait très bien pu le faire, mais après toutes ses blessures, tous ses combats, il fallait qu’il s’arrête. Le pauvre, il ne peut pas porter toute la misère du monde sur ses épaules. Et qui d’autre que Fusco pour mettre la main sur ce flic ? C’est d’ailleurs une très bonne façon de boucler la boucle et de donner un rôle important à Fusco dans ce combat contre HR.


Pourquoi ?
Parce que Fusco est un ancien ripou, mais il s’est détourné de cette activité. Il a choisi (avec l’ « aide » de Reese) de rentrer dans le droit chemin. Donc au flic reconverti de boucler le flic qui a choisi de persévérer dans l’illégalité et par la même occasion, la police lave son linge sale en famille. Parce que Fusco est resté au second plan bien trop souvent (et puis Root et Shaw ont eu leur dose de bagarre !), donc voilà une très bonne occasion de le remettre dans la lumière. Parce que n’oublions pas que Simmons s’en est pris à son fils, donc à Fusco de se venger d’une certaine façon.
Enfin, c’est une bonne chose que Fusco n’ait pas tué Simmons. Non pas que Lionel n’en soit pas capable, mais cela montre une évolution de son personnage par rapport au flashback dans lequel il était prêt à se montrer sans pitié. Il est devenu un autre flic, un meilleur flic.

 

Et pour terminer sur une remarque plus légère : on s’étonne de voir Fusco, main plâtrée, mettre KO Simmons alors que quelques épisodes auparavant, Reese, ancien militaire et agent de la CIA s’il vous plaît !, avait eu bien du mal à se battre contre Simmons…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
VK

15 janv. 14

PERSON OF INTEREST, EP. 3*09

Le combat ultime...

(diff US, AVEC SPOILERS)

 

Cet épisode et aussi le suivant (3*10) marquent un tournant dans la série : ils sont à la fois la fin et le début d’un chapitre. La fin de HR, la fin de Carter. Le début d’une nouvelle New York enfin débarrassée de ces policiers corrompus qui n’étaient que le haut de l’iceberg et d’une redistribution des rôles et dynamiques entre personnages… La conclusion du chapitre HR arrivait à bon point. Entre HR, Root, Elias et sa bande, et le nouveau groupe fanatique de la protection des données, et toutes les autres intrigues à long terme, cela commençait à faire un peu trop. On risquait de se perdre et de s’ennuyer dans diverses intrigues s’éternisant et perdant de leur force. On voyait HR depuis le début de la série et après plus de deux ans, il fallait y mettre un terme pour se recentrer sur les autres histoires.

 

POI 1

 

Entrons plus en détail dans le 3*09. Honnêtement, il s’agissait d’un épisode assez classique selon les codes de Person Of Interest. En effet, si l’on regarde bien, on avait le schéma général suivant : Reese et Carter doivent garder l’oeuil sur quelqu’un et le groupe est poursuivi par une troupe d’hommes souhaitant les éliminer. En plus détaillé : la personne sur laquelle il faut veiller n’est autre que le boss du HR et les chasseurs ne sont autre que les hommes du HR. Au lieu d’avoir Reese essayant de cacher dans les immeubles de Big Apple et sauver la vie d’un POI face à une horde d’hommes le menaçant, on a Reese, avec Carter, essayant de rester en vie pour amener la tête du HR au FBI. Mais, dans l’ensemble, on a bien le contexte traqués-traqueurs-jeu de cache-cache à travers New York. Bien sûr, pour ne pas déroger à la règle, Reese se balade avec aisance dans les couloirs d’un bâtiment et met KO tous les assaillants (ou alors ceux-ci sont vraiment nuls). Bref, cette partie était correcte. Après tout, pourquoi pas ? Trop de fantaisie (batailles mettant à feu et à sang la ville) aurait sans doute été too much.


Le baiser Reese/Carter était inattendu, voire même choquant. Pas dégoutant, mais étrange, incongru. Pourquoi je dis ça ? Parce que j’ai toujours vu Reese et Carter dans une relation de profond respect mutuel. Ils se ressemblent par leur caractère tête brulée (à des niveaux différents ou le terme déterminé serait plus approprié), leur solitude, leurs blessures de guerre. L’allusion à ces blessures dans la morgue était la bienvenue, histoire de détendre l’atmosphère, si on peut se détendre dans une telle situation. Par contre, le baiser faisait trop « c’est bientôt la fin alors tant pis, je tente ma chance avec ce baiser », un peu comme dans ces films/séries où les deux héros sont grave dans le pétrin et perdent leur temps à s’embrasser au lieu de s’activer à trouver une solution. Cela manquait de sérieux.

 

POI 2

 

La partie avec Fusco était oppressante. J’ai vraiment cru que son fils avait été tué. Heureusement Shaw est arrivée à temps pour le sauver. Je dois dire que le type qui gardait Fusco n’était pas très malin : à sa place, je me serai posée des questions en entendant Fusco remercier mon complice qui vient d’assassiner son enfant. Mais bon, non, aucune réaction…

 

Et bien sûr, comment parler de cet épisode sans s’attarder sur la disparition de Carter ? Elle fut soudaine, pile au moment où on ne s’y attendait pas, au moment où on se disait « c’est fini, elle a gagné, elle reprend son grade de lieutenant ». Certains pourraient préférer une mort survenue au cours d’un échange de tirs avec HR dans la morgue, une disparition sur le champ d’honneur, en pleine action, en plein accomplissement de son devoir de flic. J’ai pensé à cela aussi, mais en définitive, l’option retenue avait de quoi être brutale. Cette soudaineté et la présence de Reese (et Finch, mais surtout Reese) accentuaient le côté tragique de la chose.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

30 mai 13

PERSON OF INTEREST, SAISON 1

(diff fr) 

POI image 1

 

Ma critique de cette saison 1 ne prend pas en compte les deux derniers épisodes de ladite saison, dans la mesure où ils n’ont pas encore été diffusés en France (ils lanceront la saison 2 l’année prochaine). 

Quand je pense à Person of Interest (ou POI), je pense immédiatement à plusieurs termes positifs : captivant, brillant, intelligent, maitrisé, sans temps mort… Bref, cette série est géniale. Même si le concept de POI rappelle jusqu’à un certain degré Minority Report dans la mesure où la série et le film proposent une possibilité d’anticiper un crime (via une machine dans POI, via des humains dans Minority Report) et des protagonistes dont la mission est d’éviter ces crimes, et n’est peut-être pas aussi novatrice qu’on le pense par son point de départ, son traitement en reste éloigné du film et se distingue aisément et efficacement des autres séries. D’ailleurs, elle prouve que CBS ne fait pas que multiplier les cops shows traditionnels (un crime, des policiers, une enquête) mais sait proposer des séries différentes. En réalité, il demeure un soupçon de cop show dans Person of Interest puisque les deux justiciers de l’ombre, Finch et Reese, mènent à leur façon une enquête pour en savoir plus sur l’élu(e) du jour et cherchent les indices pour mieux le/la protéger du crime ou l’empêcher d’en commettre un s’il s’avère qu’il ou elle est le tueur. Ce soupçon cop show se retrouve en outre en les personnes des deux policiers, Fusco et Carter, qui résolvent eux-aussi des crimes toujours liés de près ou de loin aux affaires de Finch et Reese. Cette dimension policière est présente mais heureusement, elle fait office d’ambiance. Elle n’est pas le cœur du sujet, celui-ci étant la mission de Finch et Carter, mais il est évident que cet élément enquête ne pouvait pas être ignoré pour des raisons de cohérence : comment éviter un crime si on ne se montre pas un minimum curieux au sujet des gens potentiellement impliqués dedans ?

 

Ce qui fait la différence et le charme de Person of Interest, c’est cette atmosphère paranoïaque qui nous englobe. On en ressort avec cette sensation que n’importe qui peut nous épier, grâce aux nouvelles technologies et aussi grâce à notre tendance à utiliser ces nouvelles technologies et y publier des données plus ou moins personnelles. Le « souriez, vous êtes filmés » (voire plus) et la « théorie du complot »  trouvent toute leur puissance dans cette série et nous amènent à réfléchir sur ce qu'on peut laisser sur internet. Pour citer un personnage de Criminal Minds, « When it's on internet, it's forever ». N'importe qui peut nous épier, nous nuire. Je ne suis pas spécialement de nature parano, mais avec l’augmentation des vols d’identité et le harcèlement sur internet qui provoquent des ravages, ça me fait réfléchir… Pour vivre heureux, vivons cachés… On ne sait plus à qui faire confiance et cette méfiance s'exerce même vis-à-vis des forces de l'ordre, ce qui accroît ce sentiment d'insécurité. Cette atmosphère paranoïaque se poursuit en outre dans les personnages mêmes, puisqu’après tout, on ne connaît pas grand-chose d’eux. Leur histoire nous est dévoilée par petits bouts, au travers de flashbacks bien dosés. On n’est pas abreuvé de flashbacks à toutes les sauces dans tous les épisodes : ils arrivent quand ils doivent arriver. On en découvre davantage sur les personnages au cours de cette saison, mais bien évidemment et heureusement, le mystère reste entier. Surtout : comment Finch s’est retrouvé dans son état physique actuel ? Je soupçonne une corrélation avec ce qui est arrivé à son ami… peut-être Finch s’en est-il occupé de quelle que façon qui soit ? Et cette machine, qu'est-elle exactement ? Comment fonctionne-t-elle? Où est-elle cachée? Va-t-elle être détournée à de mauvaises fins ? Elle a beau être une machine, elle n'en demeure pas moins aussi mystérieuse et intriguante... Ce sentiment d’être observé n’importe quand, n’importe où se ressent aussi dans le montage, avec ces petits carrés ciblant des personnes et l’échelle utilisée lors des flashbacks qui nous montre le retour en arrière.

 

POI 2 bis

 

A cette ambiance mystérieuse de théorie du complot s’ajoute des intrigues redoutablement efficaces et captivantes. On ne s’ennuie jamais, il y a toujours du rythme, il y a toujours des rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Ou alors, si on devine une possibilité, on reste surpris par la façon dont elle se concrétise : on n’a pas l’impression d’avoir à faire à un déjà-vu qu’on sent à des kilomètres car l’histoire nous embarque avec elle. John Reese, en plus d’avoir du charme, ne manque pas d’humour (comme la série d’ailleurs) avec ses répliques légères balancées en plein milieu d’une situation critique, et de style. Il arrive tranquille, l’air de rien, charmant dans son costume et vlan, voilà qu’il se bagarre avec des méchants et qu’il s’en sort sans presqu’aucune égratignure et le costume toujours impeccable. C’est aussi le genre de héros torturé, pas franchement souriant mais qui apparait comme le parfait gentleman, l’homme sur qui on peut compter, l’homme invincible, quoi. Parfois, cet aspect de héros solitaire se tirant toujours sans problème des situations les plus dangereuses pèse sur la crédibilité de la série. D'autres éléments également, comme le retour de l'ancienne coéquipière de Reese, qu'on croyait tous morte en Chine : elle a dû courir sacrément vite, Reese aussi, d'ailleurs, pour échapper au missile qui fonçait droit sur elle et Reese... Cependant, les excellents scénarii contrebalancent cette prise de liberté. Les divers éléments de fil rouge disséminés tout au long des épisodes promettent de futures intrigues excitantes avec des méchants (paradoxalement) fascinants. 

Pour conclure, Person of Interest est une très bonne série qui a su mêler espionnage, enquêtes, personnages et histoires complexes et palpitants. Elle a beaucoup de potentiel et j’espère qu’elle connaîtra le succès.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie