02 août 12

LONGMIRE, 1*03, "A damn shame"

On achève bien les chevaux…

 

(diff us)

 

Ce volet était plus intéressant que le précédent (centré sur la jeune fille mennonite tuée par son frère). Déjà, par le début alternant entre l’incendie dans l’écurie et le rituel indien auquel assistait Longmire. Ensuite, on suivait avec intérêt la découverte du cadavre, les secrets de la famille, le rebondissement suivi de la vérité sur l’identité de la victime en réalité toujours en vie. L’avantage avec Longmire est que la série arrive à garder l’attention du spectateur avec une intrigue policière se focalisant sur peu de pistes. C’est-à-dire que l’on part dans une direction, et globalement, on reste dans le sillage de cette direction, ou lorsqu’on diverge, on ne s’éparpille pas dans des trajectoires abracadabrantesques. Dans un sens, Longmire rappelle un peu The Closer où on part sur une piste, on fait au maximum deux détours pour se repositionner sur une piste finale. Ce choix de ne pas multiplier les rebondissements est plaisant, en fin de compte. Je dirais même qu’on ne se rend pas compte du temps qui passe alors qu’on n’est pas en face d’un show dopé à l’action !

 

longmire

 

En définitive, le thème de l’épisode était bien amené et traité, et cette fois-ci, Longmire offrait une situation de crise. Comme quoi, la campagne n’est pas forcément un coin paisible… Néanmoins, on sentait facilement que l’agent n’en était pas vraiment un. Ce détail mis à côté et pardonné, on restait sceptique sur le déroulement de la prise d’otages, et plus précisément, sur la petite escapade de Longmire dans la cave et sa discussion avec Ray qui, soyons honnêtes, n’était pas du tout crédible. Cette situation restait envisageable jusqu’au moment où Ray se mettait à parler d’une voix forte avec Walt alors que le faux marshal se trouvait légèrement au-dessus avec la femme et le fils. Si les deux hommes s’étaient contentés de chuchoter dans la cave, là, on conservait une certaine crédibilité. Les deux hommes seraient restés discrets pour élaborer un plan d’action, c’était logique. Or Ray se mettait à un moment à crier et par conséquent, ses cris auraient du être perçus par le preneur d’otages, ce qui fut le cas plus tard après que Longmire soit revenu auprès de ses adjoints. Voilà ainsi le gros point faible de l’épisode. Le point émotion, quant à lui, fut sans aucun doute le cheval blessé, et notamment la scène finale où Walt l’accompagne dans son agonie sur la très belle chanson Hallelujah. J’avais trop pitié pour cette pauvre bête, victime innocente sacrifiée sans état d’âme par Ray lui-même (était-il réellement obligé de brûler ces animaux qui n’avaient rien demandé ?). Les êtres humains sont parfois bien cruels…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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17 juil. 12

LONGMIRE, EPISODE 1*02, "THE DARK ROAD"

(diffusion us)

 

Longmire 2

 

Le voyage se poursuit avec Longmire sur les terres rurales du Wyoming. « Dark Road » fut, sans être exceptionnel, mais sans être médiocre non plus, un épisode agréable à regarder. L’enquête était bien, mais sans plus ni sans moins. Cette foi-ci, Longmire nous entraînait dans l’univers traditionnel et peu ouvert au monde extérieur d’une communauté Amish, et plus exactement, Mennonite. Ne me demandez pas en quoi ces deux groupes religieux diffèrent l’un de l’autre car je n’en sais pas plus que vous. Ici, l’important n’est pas de connaître les rapprochements et les divergences de ces deux communautés. Dans ma critique du pilote, j’avais mentionné que Longmire se regardait comme un voyage dépaysant dans l’Amérique profonde (à ne pas prendre dans le mauvais sens), baignant dans les prairies et routes à l’infini. Et bien le cadre n’a toujours pas changé. On découvre un cadavre dans un champ, on s’aventure sur une longue route pour atteindre la maison de la famille Mennonite dont est issue la victime, une jeune femme. On peut dire que Longmire est un cop show rural qui prend son temps. On est à des kilomètres des scènes s’enchaînant avec vigueur, des changements de plans à en donner le tournis et des dialogues soutenus et rapides que l’on trouve dans des intrigues policières telles que Les Experts ou Castle. Non, ici, les protagonistes parlent avec un rythme modéré, prennent le temps de se rendre d’un point A à un point B du comté. En fait, on a l’impression de se reposer et on remercie même Longmire de nous permettre de suivre une enquête policière sans être obligé de maintenir ses neurones en ébullition pendant quarante deux minutes. On regarde Longmire avec cette sensation de pause, de repos, de possibilité de se faire sa propre réflexion en même temps que l’histoire se déroule devant nos yeux.

 

Même si j’ai apprécié l’investigation du jour, je n’ai pu qu’en ressortir déçue par la conclusion proposée. En vérité, à la base, l’intrigue, par son sujet, n’avait rien d’extraordinaire. Une jeune fille tentant d’échapper à la tradition rigoureuse de son clan qui plus est, un clan de Mennonites, et qui finit par prendre une voie jugée indécente par son clan et se fait surprendre par un membre de sa famille, ça s’est déjà vu dans d’autres films et séries. Le coup du frère qui découvre la vérité sur sa sœur et qui la tue par accident était vraiment inintéressant. J’aurai préféré que la mort de la victime soit expliquée par un autre mobile plus complexe car cette mort accidentelle m’a laissée sur ma faim, alors que sans être transportée par l’affaire, je l’avais regardée avec un certain intérêt. Par conséquent, déception à cause du mobile du meurtre. Déception aussi à cause de la trop grande présence de Walt Longmire tout au long de l’épisode, qui se rend tout seul à l’endroit de la rencontre secrète en plein milieu de la nuit, sans renfort. Heureusement qu’il ne s’agissait que de la mère de la victime, mais s’il avait s’agit d’un groupe d’hommes mal intentionnés, je me demande comment Walt aurait pu se dépêtrer de cette situation sensible. Alors oui, on a vu Branch et Vic dans le bar questionner des témoins, puis Branch accompagnant Walt pour procéder à une arrestation, toujours est-il que je trouve ces deux adjoints du shérif bien pâles en termes de présence à l’écran. Ils sont là, travaillent dans le bureau, mais finalement, on ne les voit pas assez et ils ne font pas grand-chose (enfin, surtout Branch, car Vic a un peu plus de chance que lui).

 

Longmire 1

 

Par contre, j’ai préféré de loin les moments légers offerts par les actrices du show, à savoir les interprètes de Vic et Cady (respectivement l’adjointe et la fille de Walt). La danse de Vic était vraiment drôle, surtout la tête de Branch face à l’audace de la jeune policière. Les répliques de Cady à Henry étaient tordantes. Le coup du « mon petit ami est un peu plus âgé… Il a plus de cent ans que moi, en fait c’est un vampire que tu devrais rencontrer la nuit » etc., m’ont littéralement sciée en deux. D’ailleurs, j’ai trouvé Walt plus chaleureux que dans le pilote, grâce à la seconde intrigue sur le mystère autour du nouveau petit ami de sa fille. Il avait l’air d’un papa poule, se souciant toujours de sa fille alors qu’elle-même est une adulte. La découverte de l’identité du petit ami en question était géniale et j’espère qu’elle donnera lieu à de savoureuses scènes entre le petit ami et le père, d’autant plus qu’ils sont en concurrence d’un point de vue politique… Confrontations, choix de camp, doutes, sentiment de trahison… Je pense que les affaires vont pouvoir bien démarrer et s’avérer prometteuses. Pour finir, comment parler de « Dark Road » sans mentionner ces courts flashbacks sur les cicatrices de Longmire et la chose qu’il veut à tout prix ne pas révéler à Cady ? Très mystérieux et inquiétant… Longmire aurait-il transgressé la loi, même pour une noble cause ? Qu’y a-t-il de si grave qu’il ne puisse partager avec sa propre fille? (il n’aurait quand même pas tué sa femme ??!?!!) Ainsi s’installe un fil conducteur dont on n’est pas prêt d’avoir la réponse de sitôt…

 

Pour finir :

Mes + : Les moments légers offerts par Vic et Cady/ La relation entre Cady et Walt

Mes - : Un mobile du meurtre décevant

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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16 juil. 12

BANDES ANNONCES 16/07/2012

Ma sélection (non exhaustive) de bandes annonces glanées par-ci, par-là...

 

Breaking Bad

Episode 5*02 "Madrigal"

 

Falling Skies

Episode 2*07 "Molon Labe"

 

Leverage

Episode 5*02 "The Blue Line Job"

 

Longmire

Episode 1*08 "An Incredibly Beautiful Thing"

 

Weeds

Episode 8*04 "Only Judy Can Judge"

 

 

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18 juin 12

BANDES ANNONCES (18/06/2012)

Ma sélection (non exhaustive) de bades annonces glanées par-ci, par-là...

 

Longmire

Episode 1*04 “The Cancer”



True Blood

Episode 5*03 “Whatever I Am, You Made Me”



Breaking Bad

Saison 5

“All Hail the King”




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17 juin 12

LONGMIRE, EPISODE 1*01 PILOT

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion us)


longmire

 

J’ai découvert récemment le pilote de Longmire, nouvelle série américaine, et ce pilote m’a plue. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai été transportée, que Longmire révolutionne le monde des séries, mais ce premier épisode était intéressant et m’a en quelque sorte proposée un agréable voyage. Alors, de quoi cette série parle-t-elle ? Tout simplement de Walt Longmire, shérif d’un comté du Wyoming, faisant régner la loi dans une contrée qui, si à première vue, a tout l’air d’un coin de paradis, est en réalité loin d’être épargnée par la violence. Le shérif est aidé dans sa tâche par l’adjointe Victoria et doit composer avec un autre adjoint, Branch, qui souhaite prendre sa place en tant que nouveau shérif.

 

L’enquête était correcte, sans forcément se démarquer par l’intensité du suspens. On passait d’un cadavre retrouvé dans la forêt à un secret de famille, avant d’atterrir sur une histoire de prostitution. Les retournements de situation étaient bons, pas mauvais. Cependant, l’enquête en elle-même n’est pas ce qui m’a le plus séduite. Ce que j’ai apprécié, dans cette série, c’est l’environnement, le cadre dans lequel évoluent le héros et ses comparses. Je vous disais plus haut que Longmire nous emportait dans un voyage. Et bien si vous êtes amateurs de paysages s’étendant à perte de vue ; si vous balader dans une petite commune du genre de celles où tout le monde se connaît, côtoyer des fermiers en stetson et possédant des fusils de chasse à foison ne vous répugne pas (ce qui est mon cas) ; alors Longmire est faite pour vous. En effet, la série nous plonge au cœur de l’Amérique profonde. Walt officie dans son comté avec seulement trois adjoints, dans un bureau de taille modeste. Ne comptez pas sur la présence d’équipements tactiques de pointe, comme par exemple des MP5 ou instruments d’analyse d’indices dignes d’un NCIS ou des Experts, car vous serez déçus en voyant Longmire : Walt et ses collègues fonctionnent à l’ancienne. D’ailleurs, il me semble ne pas avoir vu d’ordinateurs dans le bureau du shérif, et même Walt est allergique à la technologie : il n’a pas de téléphone portable ! Longmire nous fait découvrir la campagne, le mode de vie des petites villes perdues au fin fond de l’Amérique carburant à la musique country et ne jurant que par le Deuxième Amendement (i.e, le droit de porter des armes). Longmire présente également les conflits qui peuvent s’installer entre population locale et indiens, ainsi que la concurrence naissante entre Walt et Branch pour la course au poste de shérif.

 

En fait, Branch symbolise le jeune homme ambitieux aspirant au pouvoir, tandis que Walt représente l’aîné expérimenté, ne se souciant guère des magouilles politiques car l’important pour lui est de rendre la justice. Toutefois, Walt va devoir défendre sa position face à Branch qui ne lui facilite pas le quotidien par son manque de motivation dans les enquêtes, son partage tardif d’informations pour l’investigation, afin de faire passer le message à Walt. On voit toute cette contradiction dans la dernière scène, notamment, quand Walt plante, avec un marteau, sa petite pancarte de campagne artisanale sur le bord de la route en face de celle de Branch, aux allures de véritable campagne de promotion, vingt fois plus grande avec son portrait dessus. En fait, Longmire a ce côté western : Walt est le shérif ; son ami, Henry, le patron du saloon du coin (en fait, c’est le bar de nos jours) ; on a une communauté d’indiens méfiante des autorités locales blanches ; et on a même la rue principale qui traverse la petite commune et qui est bordée, entre autres, par le saloon !

 

Même si globalement, j’ai apprécié Longmire, je trouve, en tout cas pour le pilote, que Longmire est un peu trop centrée sur Walt. C’était prévisible, en voyant le nom de la série, me direz-vous. Certes, Walt semble être un personnage au lourd passé, mais voilà, il est un peu trop présent et par conséquent, les autres sont cantonnés dans un rôle (trop) secondaire. En outre, Walt est, dans un sens, un flic bourru ayant traversé des épreuves mais doté d’un grand cœur, dévoué à défendre la veuve et l’orphelin. Ce genre de héros n’est pas inconnu du petit écran, et je regrette que Walt ne soit pas plus original… et charismatique, car honnêtement, il ressemble plus à un loup solitaire plongé dans ses certitudes et habitudes, et Vic ainsi que Branch en arrivent même à attirer plus de sympathie que Walt lui-même ! Franchement, je suis restée indifférente à Walt. Il est tellement peu original dans l’histoire de son personnage et raide, sans expression. J’espère que les autres personnages (les adjoints et le gérant du bar) prendront plus d’ampleur au fil des épisodes. Walt reste le héros, mais je préfère quand il y a un bon partage entre les différents protagonistes, pour permettre davantage de diversité, d’interactions. D’ailleurs, Longmire aurait peut-être du s’appeler autrement, par exemple elle aurait pu prendre le nom du comté fictif dans lequel se déroule l’histoire, Absaroka County, et faire ainsi comme One Tree Hill : au départ, le sujet traite de la relation conflictuelle entre les frères Scott, mais en définitive, la série dépasse ce thème et chaque personnage gravitant autour des Scott bénéficient d’intrigues souvent plus intéressantes (du coup cela aurait été moins ridicule si la série s’était nommée Les frères Scott alors qu’en réalité, ils font partie d’une plus grand ensemble). Pour Longmire, cela aurait permis d’ouvrir les possibilités d’intrigues, parce qu’il paraît évident que Walt va accaparer l’attention des scénaristes (j’espère cependant que ce ne sera pas trop accentué et qu’il y aura de la place pour les autres). Enfin, je dis ça, mais étant donné que la série trouve son origine de romans, il est naturel qu’elle suive plus ou moins la même évolution de sa source… Donc affaire à suivre…

 

Pour finir :

Mes + : Le cadre dans lequel se déroule Longmire/ La bande son/ L’essayage du pantalon par les suspects dans la grange

Mes - : Un Walt qui occupe trop le devant de la scène et pas très charismatique

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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