31 janv. 16

PROFILAGE, SAISON 6

 

Je retiendrai particulièrement de cette saison les intrigues hors enquêtes, autour des protagonistes.

Commençons avec la découverte de la fille de Fred, qui n’avait rien d’inattendu. Rappelons-nous que lors du final de la saison 5, Hippolyte avait promis à Fred qu’il "la" retrouverait. On pouvait d’ores et déjà supposer qu’il s’agissait d’un enfant qu’elle avait dû abandonner quand elle était plus jeune. Dès le début de la saison 6, Hippolyte est suivi par une jeune femme blonde, cette dernière s’avérant être la nouvelle recrue. Bizarre, comme coïncidence, non ? Par conséquent, la confirmation de ce lien de parenté n’en était qu’une suite logique. Suite tout à fait plaisante, la fille ayant un peu le même caractère que sa mère, et sa relation avec son beau-père prenant une tournure assez drôle, qui rappelle celle que Fred avait avec Hippolyte. Emma Tomasi reprend le flambeau et on retrouve ce duo "secondaire" qui apporte son petit grain de folie à la série et au duo Chloé Saint Laurent/Thomas Rocher. Les tentatives infructueuses de Chloé pour annoncer la nouvelle à Rocher et Larmarck étaient cocasses. Je serai curieuse de découvrir le père biologique d’Emma… En tout cas, bienvenue et bravo à Sophie de Fürst, qui se fond très bien dans l’équipe.

Que dire de l’Hippolyte drogué ? Crédible et triste pour le personnage (Raphael Ferret était très convaincant dans ce registre). Profilage sachant mélanger avec efficacité drame et humour, la scène de recadrage de Fred en fut une parfaite illustration (revoir Vanessa Valence fut un plaisir !). Maintenant, je me demande si on ne pourrait pas, pendant la saison 7, revenir sur le fait qu’Hippolyte s’est servi dans le coffre des scellés… Cela pourrait donner un problème intéressant. On aurait à nouveau le policier, et par prolongement, l’équipe, être sous le radar des affaires internes, néanmoins, il me semblerait cohérent que la disparition de cannabis des locaux de la police ne passe pas inaperçu longtemps.

profilage 1

 

En ce qui concerne la relation conflictuelle entre Thomas et Dimitri, avec en toile de fond un triangle amoureux : sur le coup, j’ai été un peu surprise car j’attendais que l’histoire prenne une autre dimension. En fait, l’option choisie n’avait en soi rien de sensationnel : on a déjà eu ailleurs des intrigues où deux hommes amis d’enfance se sont éloignés à cause d’une femme. Dans Profilage, l’un des deux hommes ne savait rien du départ précipité de son ami et à part ce détail, c’était, par la thématique, du déjà-vu. C’est peut-être pour cela que j’ai tardé à voir la chose arriver, sûrement espérais-je quelque chose de moins habituel… Il faut cependant reconnaître que la réaction écrite pour Thomas fut ambiguë, au moins pour un temps. La scène où Thomas invite Dimitri à faire un tour avec lui avait de quoi glacer le sang (Philippe Bas ressemblait à un tueur fou et diabolique), j’avais l’impression de regarder un film d’horreur. Je me doutais que ce dernier n’avait pas assassiné Dimitri, mais là encore, à cause de cette scène de proposition de balade, j’ai craint le pire. Dommage que le colonel soit décédé, je n’aurai pas été contre une suite sur les conséquences de sa révélation, aurait-on eu toute cette intrigue pour terminer sur ça ? Après, pour ne pas me contredire, ce type d’arche n’ayant rien de nouveau, autant y mettre un terme et passer à autre chose.

profilage 4

 

Chloé : décidément, sa vie est très loin d’être un fleuve tranquille. La saison 6 a démarré avec une Chloé en meilleure forme et en rédemption. Elle a regagné peu à peu la confiance de son entourage. J’enrage juste qu’on ne sache rien sur la fameuse discussion entre Rocher et Saint Laurent. Son déchirement d’être éloignée de sa fille était palpable et émouvant. Les scènes où on la voyait dessiner sur le bitume sous la fenêtre de Lili puis découvrir le message d’amour de Lili étaient si attendrissantes, j’avais envie de lâcher une larme. Comment ne pas aimer ce personnage ? A peine a-t-elle retrouvé la sérénité que la voilà de nouveau en proie au doute, face à ses visions de Garrel. Alors lui, j’ai toujours été persuadée qu’il n’était pas mort ! Quelle bonne idée de l’avoir fait revenir. Il est indéniablement amoureux de Chloé et prêt à tout pour être avec elle, quitte à la garder dans l’oubli de son passé. Chloé est comme son "remède miracle" contre une vie faite de violence et de meurtres… au moins pour un temps car rien n’assure qu’il ne retombe jamais dans ses travers, même en étant avec Chloé. J’avais bien aimé leur complémentarité lorsqu’ils s’étaient connus : lui, le bad boy montrant une autre facette avec Chloé, elle, fragile, pouvant se lâcher un peu plus grâce à lui. Deux personnages compliqués et torturés se complétant.

Si j’ai apprécié le retour de Garrel, je dois vous dire que l’épisode final de la saison 6 ne m’a pas autant captivée. Toutefois, c’était une digression intéressante, après plusieurs épisodes d’enquêtes policières classiques. Peut-être ai-je trouvé l’enquête de Chloé moins palpitante que celles auxquelles elles m’avaient habituée ? Est-ce parce que cette vie paisible Garrel/Chloé l’était trop ? Je ne sais pas exactement, c’est une question de feeling, je suppose… Parfois on aime, parfois on aime moins… A mes yeux, le déclic de Rocher qui comprend que Garrel est revenu d’entre les morts était trop rapide. Quelques années s’étaient écoulées, et franchement, j’avais l’impression que les indices n’étaient pas assez flagrants pour subitement faire le lien entre les exécutions et l’ancien commandant de la brigade des stups. Au départ, je n’avais pas compris ce revirement de situation, il a fallu que je me replonge dans mes souvenirs de la série… Surtout, pourquoi Garrel s’est-il senti obligé de commettre à nouveau des meurtres ? Ne pouvait-il pas tout simplement revenir vers Chloé ? Voulait-il inconsciemment ou non envoyer un message à Rocher et son équipe ? Avec la soudaine disparition de Chloé, ses retrouvailles avec elle auraient été forcément de courte durée, Rocher n’aurait jamais laissé tomber (et donc tout ça pour rien ?!).

profilage 2

 

Même sans avoir été transportée par cette fin de saison, je n’ai pas pu rester insensible à la scène de clôture. J’imaginais déjà une fin heureuse pour Chloé (retour chez elle et énorme câlin à Lili), et pas du tout un cliffhanger. Pourquoi tant de haine^^ ? Ne me dîtes pas que Rocher va succomber ?!! Il n’a pas réussi à survivre à un coup de ciseaux dans le dos pour finir avec une balle dans l’épaule… Par ailleurs, reverra-t-on Odile Vuillemin dans le premier épisode de la saison 7 ?

Je l’espère bien, parce que j’aimerai voir une conclusion nette pour son personnage. Sans saut dans le temps cette fois-ci, de grâce. Parce qu’on en a déjà eu entre les saisons 2 et 3 (mort de Pérac et exil de Chloé sur la côte), 4 et 5 (pendaison de Chloé), 5 et 6 (retour de Chloé après son épisode psychotique), ça commence à faire assez, selon moi. Je préfèrerai pour une fois qu’on assiste à la suite directe de ce qui s’est déroulé à la fin de la saison 6. Entre les saisons 5 et 6, ceci n’aurait pas été aisé car Chloé devait se soigner, Thomas aussi, Hyppolite tombait dans la drogue, donc cela aurait été étrange de faire un/deux épisodes sur ces sujets sans enquêtes et revenir à la dynamique habituelle. Je regrette néanmoins un manque de flashbacks sur cette période, mélangés aux enquêtes, pour voir ce qui s’est passé entre la mort de Fred et le retour de Chloé. Pour le premier épisode de la saison 7, je souhaiterais qu’on sache exactement ce que sont devenus Chloé, Thomas et Garrel.

 

profilage 3

 

Du côté des nouveaux, l’arrivée de l’archiviste, Viviane Mercadet (à appeler Madame^^), a apporté de la fraîcheur à la série. Un poil caricatural, elle, a tiré son épingle du jeu, via son caractère, sa démarche, son exigence pour le classement, et son béguin pour Larmarck. J’ai bien ri quand le commissaire lui a dit "j’ai une proposition indécente à vous faire…", yeux de la concernée commençant à scintiller, puis déception de celle-ci quand Lamarck lui propose en réalité de prendre la direction de la numérisation des archives, suggestion aberrante au vu de son amour pour le papier ! En effet, c'était une proposition indécente. Pour finir, voir Chloé se faire passer pour une danseuse nocturne lors d’une affaire, c’était hilarant. On aura tout vu avec elle.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


20 juin 15

MONTE CARLO 2015 : "PROFILAGE" (table ronde)

 

Dimanche 14 juin, j’ai eu le plaisir de rencontrer, avec un petit groupe d’interviewers, les acteurs de Profilage venus représenter la série de TF1 à Monte Carlo. Odile Vuillemin (Chloé), Philippe Bas (Rocher), Raphaël Ferret (Hyppolite) et Jean-Michel Martial (Lamarck) ont répondu à nos questions, dont voici des extraits (attention, quelques infos sur la saison 6) :

 

— Ca doit être très bizarre d’aborder la nouvelle saison (NB : la 6), sachant qu’il y a un personnage qui va partir (nb : Odile Vuillemin), sachant qu’il y a un autre personnage qui est mort (NB : Fred Kancel, jouée par Vanessa Valence). Ce sont des circonstances spéciales pour débuter une nouvelle saison, parce que normalement vous recevez les scénarios très peu en amont…

Odile Vuillemin : Si, si, on les reçoit quelques semaines avant le tournage. C’est vrai que le départ de Vanessa, c’était un peu dur, et puis après, il y a mon personnage qui est sur le départ. Pour l’instant ça se passe bien, on a fait six épisodes, et je pense que ça va devenir un peu émouvant pour moi pendant les six derniers.

— C’était un choix ?

Odile Vuillemin : Oui. Même si c’est un choix, c’est un super personnage. C’est pas évident. C’est pas parce que c’est un choix que c’est facile à faire.

 

— Et pour ceux qui restent, il y a un deuil à faire, déjà, du personnage ?

Philippe Bas : Non, parce que pour l’instant…

— Par rapport à Fred…

Philippe Bas : Ah, par rapport au personnage de Vanessa ?

— Oui. De Vanessa et de Chloé.

Philippe Bas : C’est-à-dire que ça remonte à l’année dernière en réalité, parce qu’on a repris le tournage en novembre, donc si vous voulez, pour nous… je ne dirai pas que le travail de deuil a été fait, mais il y a eu une nouveauté avec un autre personnage qui intervient désormais avec les flics, qui supplée notre équipe. En plus, on a eu tellement de remous, tellement de choses qui sont passées que si vous voulez, nous, on s’est tout pris sur les deux, trois, quatre premiers. Et là, on en est à six, on va attaquer à partir de mercredi prochain trois autres, trois suivants. Donc on est au milieu de la machine. C’est au moment où est dans la force de l’âge de la saison. Le virage à prendre, il va être plutôt vers la fin de l’année, et là, on est dans la ligne droite, on est juste avant le freinage. On est dans les pleins pots et comme l’a dit Odile, c’est assez émouvant. Parce que d’abord il se passe des choses sur un plan choral, notamment dans les trois prochains qui arrivent, pas mal de choses se passent avec plusieurs intrigues différentes. Et donc elles ont la particularité de, moi, de me surprendre encore, c’est déjà ma quatrième année. Si elles me surprennent moi, je pense, j’espère en tout cas qu’elles surprendront le public, et dans le bon sens.

 

— Et vous savez ce qui va se passer jusqu’à la fin de la saison ?

Philippe Bas : Non, c’est en évolution. On a une idée sur les arches. Il y a des choses qu’on sait…

— Vous savez par rapport à votre personnage… (à Odile Vuillemin) quand vous arrêtez…

Odile Vuillemin : Oui, je sais que j’arrête. (rires)

— Mais comment vous arrêtez ? Vous savez quelle fin vous attend ?

Odile Vuillemin : Oui, oui, je sais.

 

— Dans la saison 5, surtout vers la fin, on est passé d’une atmosphère décalée, avec beaucoup d’humour, vers… on est allé vers beaucoup plus sombre. Et du coup, pourquoi un tel virage avait été pris, d’explorer ces thèmes sombres ?

Philippe Bas : Raphaël, c’est à cause de toi !

Raphaël Ferret : C’est à cause de moi, c’était un demande de ma part… Non, vous savez, je crois que quand les auteurs réfléchissent à la saison, sur son ensemble au début, à l’épisode 1, il y a des idées. Mais après, en fait, la saison prend une vie en elle-même, c’est-à-dire que des choses se passent et puis, je veux dire, il y a quelque chose qui se passe au milieu de la saison, des épisodes, et ce qui fait qu’en fait, parfois, ça prend une forme… Bah là, cette forme, c’est vrai que cette fin de saison, c’était une fin de saison très sombre, mais c’est pas forcément quelque chose qui était voulue à la base, en fait… C’est une évolution, en fait. Il se passe des choses, et puis les auteurs, ça les inspire, selon tel épisode (…). En fait, la série a un peu sa vie propre, et c’est parti dans des choses un peu sombres, parce que… c’est comme ça que les auteurs ont ressenti les choses à ce moment-là. Mais je ne crois pas que ce soit une volonté de dire « on va faire quelque chose de très sombre ». Je pense que c’est quelque chose qui est venue comme ça, naturellement, par ce qui les inspirait , par ce qu’on faisait…

Philippe Bas : C’est aussi le pouvoir de cette série qui nous amène dans des choses qui sont chorales, à la fois très dures, des choses qui sont profondément difficiles. On parlait de deuil à l’instant. Et puis en même temps, il y a des intrigues qui nous amènent dans des situations de l’ordre de la comédie. Et ensuite, quelque chose qui arrive derrière et qui nous ramène à… Il faut bien quelques choses auxquelles on ne s’attend pas du tout. Et c’était notamment le départ de Vanessa.

 

— Et le départ de Vanessa, c’était un départ volontaire ? Ou suite à l’évolution de…

Odile Vuillemin : Non, ce n’était pas un départ volontaire. C’était un départ écrit.

 

Raphaël Ferret & Jean-Michel Martial

 

— Est-ce qu’au fur et à mesure des saisons vous avez pu un peu analyser, ou vous êtes posée la question de : pourquoi le succès a été grandissant ?

Odile Vuillemin : On a de très bons scénars, et puis c’est vrai qu’on est arrivé en France avec un personnage  très très atypique, qui n’existait pas trop en France. On a eu un peu de mal à installer parce qu’on avait l’habitude des Docteur House, Mentalist (…). L’anti-héros était assez acté aux Etats-Unis, mais en France, on n’avait pas trop l’habitude d’avoir quelqu’un avec plein de défauts, etc. On a eu un peu de mal à le placer. Puis après, c’est cette différence qui a fait le ton de la série, avec tout l’humour, on a beaucoup de vie privée entre les personnages, etc. On a une équipe de gens très très passionnés et motivés.

— Parce qu’il faut que ça dure. Ca dure, et ça perdure, et les audiences grandissent aussi. En général, c’est plus souvent l’inverse qui se passe au bout de trois saisons.

Philippe Bas : En fait, il y a eu plusieurs changements au fil de la série. Ne serait-ce qu’à la saison 3 avec mon arrivée qui a coïncidé avec l’arrivée de deux nouveaux réalisateurs qui ont un peu révolutionné le concept visuel de la série. Et puis c’est vrai qu’il y a un aspect choral qui est de plus en plus prenant. Parce que quand on suit le personnage d’Odile et tout ce qui se passe, ça nous amène à d’autres personnages, ça rebondit sur la vie privée de chacun.

 

— Philippe, que penses-tu de l’évolution de ton personnage depuis ton arrivée ?

Philippe Bas : J’en suis assez satisfait, dans la mesure où, comme je vous le disais tout à l’heure, par rapport à la lecture de ce que j’ai jusqu’à présent, il m’arrive encore d’être surpris. Systématiquement, parce que je ne peux pas savoir à l’avance ce qui va être écrit, mais je suis relativement surpris et de plus en plus dans le bon sens du terme, parce que… pas seulement par rapport à mon personnage, mais ce qui l’entoure et ce qui entoure l’équipe. En fait, je ressens, comme le public j’ose espérer, une espèce de… à la fois de renouveau, c’est comme si chaque année, chaque saison, il y avait pus d’ampleur sans que ce soit trop lourd. Je suis assez content et mon personnage est associé à cette évolution globale. Et donc je suis content, parce qu’il m’arrive des trucs que je ne soupçonnais pas. Et comme le disait Terrence Howard hier (NB : lors de la cérémonie d’ouverture), quand on a la chance d’interpréter un personnage comme ça sur deux, trois, quatre ans, moi qui ai fait pas mal de cinéma et d’unitaires, voire des séries parce que je suis dans ma vingtième année de carrière, en réalité, je me rends compte qu’on a un confort et une espèce de richesse dans ce truc-là. Il suffit d’enfiler cette veste et bam, t’y es. Et puis quand on joue avec Odile, avec Raphaël, il y a quelque chose de… Odile a raison quand elle explique qu’elle a un personnage qu’on n’avait pas l’habitude de voir, qui est atypique, moi, je suis un peu son corollaire, donc ce qui fait que ce binôme qu’on a créé aussi parce que moi, je suis arrivé après, je pense que ça a apporté une dimension différente. Et je suis très content. Pour l’instant, je suis loin d’être las.

 

— Tout à l’heure vous avez évoqué la nouvelle saison, vous-mêmes, comment vous avez géré le départ de Vanessa. Qu’est-ce qui attend vos personnages, quelles vont être les conséquences de ce final qui a été quand même été assez difficile pour les téléspectateurs. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire déjà sur comment vont réagir vos personnages après les évènements ?

Odile Vuillemin : Ca a impacté sur chacun des personnages. Mais juste pour Chloé, évidemment, il a fallu se soigner… (rires + arrivée de Jean Michel Martial) (…) Je me suis faite soignée, ça va mieux. Ca va beaucoup mieux même, et du coup après, on repart. Je n’ai plus ma fille à l’entrée de saison, et on va essayer de la récupérer.

Philippe Bas : Ca va pas super bien puis ça s’améliore. Mais bon, il va se passer des choses encore !

Odile Vuillemin : Voilà, j’en dirai pas plus !

Raphaël Ferret : C’est vrai que la fin de la saison 5 est très très très très sombre.

Philippe Bas : Déjà, je ne suis pas mort, au cas où vous vous posiez la question !

Raphaël Ferret : Ca a marqué un peu les gens… On a eu beaucoup de retours un peu… Certaines personnes étaient un peu choquées par cette fin de saison très très très très sombre.

 

— C’est vrai que ce n’est pas le genre de chose qu’on a l’habitude de voir dans les séries françaises.

Raphaël Ferret : Les gens ont été marqués par cette fin de saison. C’est bien, d’être marqué. Je veux dire, au moins, on fait vivre des émotions aux gens. Après voilà, comme mon collègue disait, ça va partir… on va pas partir « c’est la fête »…

Philippe Bas : Dans la saison 6 tout le monde meurt… (rires)

Raphaël Ferret : Et puis petit à petit, on va retrouver une légèreté, on va retrouver une certaine légèreté, toujours avec quelques épisodes concepts comme ce qui se fait un peu chaque saison, typique des séries. Pour l’instant, je trouve qu’on est en train de faire une belle saison.

 

— Il y avait de nouveaux défis pour vous, en tant qu’acteur, pour la saison 6 ? Justement, à cause de ce qui s’est passé pour votre personnage dans la saison 5 ?

Raphaël Ferret : Des défis, je dirai pas des défis, mais en tout cas, des choses différentes à jouer pour moi. C’est vrai que c’est très agréable, c’est ce que disaient Philippe et Odile. On a la chance d’avoir des choses différentes à jouer et d’être souvent surpris, ce qui fait que le personnage de Chloé a vécu tellement de choses. C’est normal qu’au bout d’un moment, bon… Mais c’est vrai que pour le personnage d’Hyppolite par exemple, il commence à lui arriver pas mal de choses aussi. C’est hyper intéressant pour un acteur. On n’a pas la lassitude de se dire « bon là, je pars faire mon truc ». Et puis on sait qu’on va avoir des choses à jouer dans les saisons. On sait qu’on aura au moins un ou deux épisodes où on aura vraiment des choses à faire, et c’est très très agréable.

 

Retrouvez les autres articles de l’édition 2015 :
Journal de bord
Table ronde Esprits Criminels
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre

19 juin 15

MONTE CARLO 2015 : JOURNAL DE BORD

 

Ca y est, c’est parti pour le festival ! Vous trouverez ici un journal de bord, que je mettrai à jour quotidiennement (ou presque, tout dépendra de la qualité du réseau…).
Attention : les articles relatifs au festival sont susceptibles de contenir des spoilers.

Enjoy !

 

Samedi 13 juin

Après quelques cinq heures de train et des va-et-vient hôtel-forum Grimaldi ressemblant plus à un parcours du combattant qu'une tranquille promenade, je me suis enfin installée à Monaco pour le festival. En ce premier jour des festivités, j’ai eu la chance d'assister à la cérémonie d’ouverture, précédée/suivie par l’arrivée/la sortie des vedettes au Grimaldi Forum (voir la galerie, "opening ceremony"). Y ont défilé le cast de Chicago PD : Patrick Flueger, Brian Geraghty, Jesse Lee Soffer, Marina Squerciati ; Bryton James et Daniel Goddard des Feux de l’amour, stars et danseurs de Danse avec les stars : Brian Joubert, Rayane Bensetti, Fauve Hautot, Grégoire Lyonnet…; Patrick Duffy et Eric Close, présidents respectivement du jury Séries TV et Films TV ; Poppy Montgomery d’Unforgettable, parmi tant d’autres.

Le festival fut officiellement lancé par SAS Charlène de Monaco, et couronna d’une nymphe de cristal Patricia Arquette. La projection d’un épisode d’Empire étant prévue après la cérémonie d’ouverture, Taraji P. Henson, Terrence Howard, les interprètes de Cookie et Lucious, ainsi que Danny Strong, co-créateur d'Empire (avec Lee Daniels), vinrent introduire la série. Pour Danny Strong, le succès d’Empire trouve sa source dans la nature des sujets abordés, qui sont universels : on y voit une famille s’entredéchirer à cause de l’argent, et c’est un thème qui parle à tout le monde. Terrence Howard confia sa fierté, en tant qu’acteur afro-américain, face aux succès de la série, non plus aux Etats-Unis seulement, mais à l’international. Beaucoup de personnes pensaient que ce genre de sujet ne toucherait que le public américain, et en définitive, il s’est avéré que beaucoup d’autres pays s’intéressaient au programme.

 

Bryton James & Daniel Goddard

 

Dimanche 14 juin

Aujourd’hui, entrée en matière avec mes premières tables rondes et conférences de presse. Pour les non connaisseurs, la différence entre table ronde et conférence de presse réside essentiellement dans le nombre de journalistes posant les questions : en général moins de dix pour la première modalité, et beaucoup plus pour la seconde.

Profilage ouvrit la marche, avec Odile Vuillemin, Philippe Bas, Raphaël Ferret et Jean-Michel Martial (qui a rejoint la table vers le milieu). Quelques éléments partagés : Odile, qui quittera la série à la fin de la saison 6, connaît déjà la fin réservée à son personnage, Chloé, et en est satisfaite. L’équipe a déjà tourné les six épisodes de la saison 6. Le départ de Vanessa Valence, alias Fred, n’était pas volontaire.

J’ai aussi assisté à la conférence de presse avec Poppy Montgomery, l’héroïne principale d’Unforgettable. Quelques éléments partagés : La série a été reprise par A&E, chaîne du câble, ce qui permettra à la série un peu plus de marges de manœuvre qu’avec CBS, en termes de scènes, de langage (plus de jurons). Poppy a l’habitude d’improviser pour les dialogues, et très souvent, ses improvisations ont été gardées dans la scène. La popularité d’Unforgettable a été aidée par celle de Without A Trace (FBI : Portés Disparus, diffusée sur France 2) : cette série a permis au public français de connaître un peu plus Poppy Montgomery, avant de la revoir dans Unforgettable.

La journée s’est terminée avec la conférence de presse Empire, avec Taraji P. Henson, Terrence Howard et Danny Strong. La réplique préférée de Taraji pour Cookie : "boo boo kitty". La série a eu du mal à trouver des stars pour une apparition pendant la saison 1. Avec le succès de la série, les stars se bousculent pour participer à la saison 2 ! Mais la série essaie aussi de donner une chance aux talents moins connus, au lieu d’utiliser des chansons auxquelles le public est déjà habitué. Pour le personnage de Lucious, les auteurs se sont inspirés de Jay-Z et Puffy.

Enfin, pause déjeuner avec les acteurs de 12 Monkeys, Aaron Stanford et Amanda Shull et autres journalistes/blogueurs, organisé par CanalSat et SyFy (avec Bigger Than Fiction).

 

Lundi 15 juin

Nouvelle journée pour de nouvelles tables rondes, quoique très light, puisqu’en effet, je n’avais que deux rendez-vous aujourd’hui. J’ai rencontré le cast d’Amour, Gloire et Beauté, et à nouveau revu l’équipe de 12 Monkeys. La première série était représentée par Jacob Young (Rick Forrester jr), Jacqueline Mac Innes Wood (Steffy Forrester) et Karla Mosley (Maya Avant) ; la seconde, par Amanda Shull (Cassie) et Aaron Stanford (Cole).

Les acteurs d’Amour, Gloire et Beauté venaient de parcourir quatre villes en quatre jours pour la promotion du soap. Jacqueline a défini son personnage comme pouvant être à la fois votre meilleure amie et votre pire ennemie. Karla a confié être excitée par la storyline donnée à son personnage : en effet, on découvre que Maya était un homme dans une autre vie ! Quant à 12 Monkeys, les acteurs ont partagé leurs avis sur l’apport de leur personnage à l’évolution de l’autre. Cole est devenu plus sensible et a appris à apprécier la vie grâce à Cassie, et celle-ci a accepté de faire des choses qu’elle n’aurait jamais faites pour sauver l’humanité grâce à Cole. A la question du message porté par 12 Monkeys, les acteurs ont répondu qu’elle interroge sur la dualité de l’humanité : comment les hommes réagissent face à un évènement grave, aussi bien de façon positive que négative.

 

SDC11546

 

Mardi 16 juin

Cette année, le festival a accueilli la première édition du Content & Multiscreen Experience, CME pour faire plus simple. Organisé par Monaco Mediax, le CME est un cycle de conférences professionnelles étalé sur deux journées. Intéressée par les questions économiques concernant le secteur Media & Entertainment (j’abrègerai en M&E), j’ai profité de cette journée pour y faire un tour. De toutes les conférences auxquelles j’ai pu assister (dont cinq ce mardi 16 juin), il ressort clairement que l’enjeu aujourd’hui pour les industries M&E, c’est l’audience engagement : comment retenir et interagir avec le consommateur de contenus. Aux entreprises de réfléchir à une stratégie qui doit reposer avant tout sur une forte qualité de l’histoire que l’on veut raconter. Cela ne sert à rien d’investir sur un site web si le contenu n’est pas à la hauteur, par exemple. Voilà un résumé synthétique.

 

Du côté des séries TV, j’ai discuté avec Zoe McLellan de NCIS : New Orleans, puis Dick Wolf. Zoe McLellan n’a pas tarit d’éloges sur son partenaire à l’écran, Scott Bakula, qu’elle voit comme quelqu’un qui se préoccupe des autres. A ses yeux, la Nouvelle Orléans, lieu où se déroule l’action, est une ville unique, avec une identité et une histoire propre. C’est elle qui fait le charme de la série.

Malheureusement, les sessions ayant pris un peu de retard, je suis arrivée en plein milieu de la conversation entre Dick Wolf et les autres journalistes, ce qui m’a empêchée d’apprécier pleinement la table ronde, mais bon, il a fallu faire avec… A part ce contretemps, je reste contente d’avoir échangé avec le père des franchises Law & Order et Chicago Fire/PD/Med, plus d’autres séries toutes aussi connues. Il a assuré que Chicago Med serait une véritable série médicale. A la question "Y aura-t-il un quatrième opus sur Chicago ?", Wolf a répondu qu’il fallait rester aux aguets…

Je me suis aussi rendue à la la conférence de presse "The iconics", avec : Patrick Duffy (Dallas), Bo Derek, Stephanie Powers (Pour l’amour du risque, The Girl from U.N.C.L.E), Lee Majors (L’homme qui valait trois milliards), Antonio Fargas (Huggy dans Starsky & Hutch) et Lindsay Wagner (The Bionic Woman) fut très agréable. Les acteurs ont répondu avec beaucoup d’humour  (la palme revient à Patrick^) et fierté par rapport à leur parcours et ce que leur série a pu représenter pour eux et différentes générations. Ils sont contents d’avoir joué dans des séries qui ont marqué les consciences. Stephanie Powers a expliqué que plusieurs femmes lui ont dit qu’elles étaient devenues officiers de police/avocates grâce à l’actrice et son rôle dans The Girl from the U.N.C.L.E. Patrick Duffy a insisté sur le fait que bien qu’étant considérées comme des "icônes", ils n’en restaient pas moins des acteurs toujours prêts à retourner devant les caméras, donc avis à ce qui cherchent des acteurs. Par ailleurs, le fait d’être appelé "icône" ne le perturbe guère. Il y tient même, "I do wake up as an iconic" a-t-il dit, provoquant l’hilarité dans la salle.

Ma dernière table ronde (mais pas la dernière activité de la journée) a été avec Sarah Drew, April Kepner dans Grey’s Anatomy. Une femme très chaleureuse, qui a répondu à nos questions avec beaucoup d’entrain. On a ainsi appris que Shonda Rimes avait demandé à Sarah Drew d’amener ses idées par rapport aux questions sur la religion abordées dans la série, Sarah étant elle-même très croyante (son père est officier religieux). Bien que Grey’s connaît des heures sombres, pour Sarah, c’est une série qui insuffle de l’espoir : comment se remettre et avancer après des drames.

 

Mercredi 17 juin

C’est avec excitation que j’abordai cette dernière journée d’interview. Non pas que les précédentes journées m’avaient laissée de marbre, mais celle-ci était particulière : j’allais rencontrer Matthew Gray Gubler, alias le docteur Reid dans Esprits Criminels, série dont je suis fan. Evidemment, cette table ronde allait avoir une saveur particulière pour moi. Alors que je patientais tranquillement dans l’entrée du forum Grimaldi, je vis arriver Alfred Enoch (que j’allais voir aussi) et Matt McGorrry, à l’affiche de How To Get Away With Murder (la nouvelle création de Shonda Rimes). Puis, l’heure de mes tables rondes approchant, je me mise en marche pour les salles d’interview. Et là, stupéfaction : Matthew Gray Gubler (accompagné de ses attachées de presse) me précédait dans les escalators !! Je pris une photo, hélas, on voyait Matthew de dos… puis, prenant mon courage à deux mains, je l’appelai pour lui dire que j’étais fan d’Esprits Criminels. S’en suivit quelques échanges sur ma casquette et Las Vegas, sa ville natale, avant de nous séparer pour nos activités.

 

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Je débutai mes interviews groupées avec Alfred Enoch. Très sympathique, il répondit aux questions des journalistes en développant longuement ses points de vue sur les sujets abordés. Parmi lesquels la manière dont il découvrit le script de HTGAWM, dans une période où il jouait dans une pièce de théâtre à Londres. Egalement ce qu’il appréciait chez son personnage, Wes, qu’il jugea comme étant une personne cherchant toujours à respecter ce en quoi il croit, ses valeurs, malgré tout ce qui arrive dans la série.

Puis l’interview tant attendue avec Matthew Gray Gubler arriva enfin, et je fus d’autant plus chanceuse que nous n’étions que deux à lui poser des questions. J’en profitai pour lui parler de mon fan film sur Criminal Minds : "Devil’s agents", dont il aima le titre (si ça se trouve, il va trouver ça nul, à condition qu'il regarde, mais tant pis^^ !). Ensuite, nous abordâmes sa carrière atypique : après des études en réalisation, il passa à mannequin puis acteur, orientation due aux fruits du hasard, exprima-t-il. Matthew ne considère pas son peu d’expérience en tant qu’acteur comme un désavantage, cela lui permet au contraire de jouer de façon plus authentique, dans la mesure où il n’a pas eu d’expérience, suivi de cours. Il profite de ses courtes vacances pour travailler sur d’autres projets, il a d’ailleurs en ce moment un agenda chargé. Ses épisodes préférés sont "Mosley Lane" et "The Lesson" (qu’il a réalisés).

 

Les conférences du CME continuèrent également et se conclurent ce jour-là. On reparla de certains thèmes déjà abordés la veille. On revint sur les enjeux d’audience engagement, avec des acteurs de la Producers Guild of America et de chaînes TV américaines. Ceux-ci insistèrent sur le storytelling d’abord, puis la nécessité pour les broadcasters de comprendre leurs audiences pour proposer une expérience qui leur soit pertinente. Autre cheval de bataille : la technologie associée, valeur ajoutée en l’absence de standardisation sur le marché. Les échanges furent très "entertaining" : le modérateur lança un défi, à savoir deviner la séquence de la cérémonie des oscars qui avait été "the most rated", contre 50 dollars. Il les perdit face à la bonne réponse d’un membre du public (le In Memoriam avec Barbra Streisand). Quelques anecdotes sur cette cérémonie furent racontées, comme le tweet simultané d’une vedette alors qu’elle était en train de discuter avec une autre vedette dans le bar, donc peut susceptible d’avoir pu écrire ce tweet…

 

Jeudi 18 juin

Monte Carlo, c’est déjà fini. Au revoir son lot de stars défilant sur le tapis rouge, paillettes, interviews, chaleur de Monaco… Le festival se conclut sur la cérémonie des remises des Nymphes d’Or, qui consacra Gomorra, NCIS, Happy Valley, How I Met Your Mother et divers documentaires sur la persécution des gens atteints d’albinisme en Tanzanie, la brutalité policière à Hong Kong, pour citer quelques exemples. La liste complète se trouve ici. Les photos du tapis rouge sont identifiables dans la galerie par la mention "closing ceremony".

Mon sentiment par rapport à mon premier festival : une superbe expérience, des rencontres rêvées en tant qu’amateur de séries TV que je n’aurai jamais imaginées se produire dans la vie réelle, de belles excursions. Et des photos souvenirs avec des acteurs interviewés (Sarah Drew, Matthew Gray Gubler, Zoe McLellan…), et d’autres croisés par hasard (Patrick Duffy, Aden Young…). Aussi une remarque : dommage de ne pas voir plus de showrunners et de scénaristes (je ne sais pas s'il y en a eu les éditions précédentes...), car si une série a du succès, c'est aussi grâce à eux.

Un grand merci à toutes les personnes de l’organisation, et rendez-vous pour une prochaine édition !!

 

Retrouvez les articles de l’édition 2015 :
Table ronde Profilage
Table ronde Esprits Criminels
Table ronde How To Get Away With Murder
Conférence de presse Empire
Table ronde Grey’s Anatomy

Retrouvez les photos dans la galerie.

 

Sériecalement vôtre

19 déc. 14

PROFILAGE, SAISONS 4 & 5

 

profilage guerre

 

J’ai globalement préféré la saison 4 à la 5. Niveau enquêtes, j’ai trouvé certains épisodes de la saison 5 un peu confus, des éléments n’étaient pas clairs pour moi, des affaires m’ont moins captivée alors que chaque épisode de la 4 était excellent.

Je garde encore en mémoire :

- Le militaire sniper en série (tiens, une femme commandant des forces spéciales, ça existe ??).

- Le pétage de plomb du commandant Garrel. Un personnage secondaire bad boy autodestructeur qui m’a plu. Entre nous, je doute qu’il soit vraiment mort.

- Le tueur en série du cirque, et ses dents…

- L’épisode « cold case » : sérieux, même la scène finale avec la musique + la silhouette de la victime s’effaçant + les versions présentes et passées des protagonistes (et petite parenthèse pour dire que j’aimais beaucoup Cold Case). A regarder aussi pour le repas de famille chez les Courtennes, avec une mère qui ferait fuir Bree Van de Kamp^^.

- La fin de saison avec le retour de la mère de Chloé (et la confirmation de l’une de mes théories : saison 3).

- La chanteuse martyrisée par sa belle-mère.

- L’épisode sur fond d’après-guerre, très réussi niveau costumes. Dommage qu’on n’ait pas « vu » Vanessa Valence et Raphaël Ferret en 1945.

- La femme battue qui ne l’était pas vraiment : j’ai eu peur lors de la 1ère chute que ça allait se terminer là, mais Profilage nous a surpris. Un très bon épisode original sur un sujet grave.

- Le jeune homme schizophrène abusé par son propre frère pour payer son crime à sa place. TF1 l’avait projeté en avant-première dans sa « tour », dont vous pouvez lire le résumé.

- Rocher inscrit malgré lui en solitaire cherchant l’âme sœur.

- Les confrontations équipe / IGS pour le jeu de lumières + les fantasmes d’Hyppo en plein interrogatoire (« fais-moi l’amour comme une bête », « lieutenant Kancel, vous n’y pensez pas ?!? » m’ont bien fait exploser de rires).

- La naissance de la relation Chloé/Lilly.

Bref, j’avais adoré chacun des épisodes. Un sans-faute (ou suis-je aveuglée par ma passion ?).

 

profilage rocher

 

Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que j’ai détesté certaines enquêtes de la saison 5. J’ai juste des interrogations :

- Dans l’épisode où Chloé revoit l’homme atteint d’asperger qui l’avait côtoyée dans l’hôpital psychiatrique en saison 3 : il me semble que cet homme avait beaucoup de mal avec les contacts physiques, regardez comment il salue son fils. Du coup, comment a-t-il pu avoir des relations physiques avec la mère ? C’est possible, mais disons qu’il y a un énorme écart entre serrer la main de son fils et concevoir un enfant (ou ai-je raté qu’il a été drogué ?)…

- Dans le volet où la tueuse tire sur les gens sur un coup de dé : vous allez me prendre pour une folle, mais je bloque toujours sur son frigo rempli d’œufs. Pourquoi y en avait-il autant ? Est-ce qu’elle s’est dit un truc du genre : « si ça tombe sur 6, j’achète tous les œufs du rayon » ? Son comportement était irrationnel dans le sens où toutes ses décisions dépendaient du dé, pour autant, je comprendrais plus qu’elle dévalise des magasins de vêtements qu’un rayon d’œufs…

- Il y a aussi eu le grand retour de Louise, mais bizarrement, je m’attendais à un come back plus explosif. Parce qu’à partir du moment où elle partait en cavale avec Adèle (enfin, plutôt Adèle entraînant Louise dans son road trip), son plan dépendait plus de la situation que de sa propre volonté. Elle ne pouvait pas vraiment maîtriser un minimum les évènements, contrairement à son plan de profiter de la détresse du prof de Chloé pour le pousser à commettre des meurtres et les mettre sur le dos de Chloé. Par conséquent, son plan en paraissait moins machiavélique et pensé, c’en était presque de l’improvisation. Et moi, j’imaginais plus de cette furie.

- Je regrette en outre le fait qu’on n’ait pas eu plus de scènes de retrouvailles entre Chloé et sa mère. Certes, on a compris le bonheur retrouvé avec la scène sur la plage au tout début de la saison (ça m’a rappelée la scène finale de l’épisode « A perfect Day » de Cold Case, pour les thèmes retrouvailles mère/fille et plage). Seulement voilà, la fausse mort de la mère de Chloé était un élément majeur. A part quelques apparitions, la maman ne faisait pas grand-chose. La vie reprenait son cours comme si de rien n’était, alors que c’était tout le contraire. Ce n’est pas rien de retrouver sa mère qu’on croyait morte après autant d’années et de secrets. J’aurais souhaité aussi une scène Chloé+sa mère+son père, parce que cette famille a été en partie détruite.

 

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- Adèle : le personnage sur lequel je reste mitigée. Elle m’avait fait bonne impression dans la saison 4 : rebelle, solitaire, asociale, directe et brillante. Son interrogatoire de la femme du préfet : « quel est votre revenu ? » « bon, on va dire, inférieur », m’avait fait trop rire. Des points communs avec Chloé, mais une réaction face au monde qui l’entoure différente. A bien des égards, Adèle est un reflet « sombre » de Chloé : plus agressive, moins pimpante vestimentairement parlant, repliée sur elle-même, sur la défensive alors que Chloé s’est ouverte. Encore souvent un peu gauche, mais elle fait des efforts.

Quid d’Adèle dans la saison 5 ? Toujours borderline et ne faisant confiance à personne. Mais pour moi, elle flottait, elle n’arrivait pas à trouver sa place dans la société, ce qui reste dans le prolongement de sa personnalité. En fait, contrairement à la fin de la saison 4 où elle apportait sa pierre à l’édifice (enquête + sauvetage de Chloé), ses actions ont été moins significatives dans la saison 5. Sauf dans une certaine mesure lors de sa virée avec Louise. Mais là encore, la pertinence et la violence de son initiative restent floues pour moi. Adèle avait l’air d’improviser totalement, obéissant uniquement à sa vision, puis déstabilisée par Louise, tandis que cette dernière me paraissait beaucoup plus posée. J’aurais voulu aussi que le mystère sur sa sœur jumelle soit résolu, ou qu’il y ait une piste qui l’envoie enquêter ailleurs. Je vous avoue qu’à un moment, j’ai cru que Louise était sa sœur, avant de me rappeler qu’il s’agissait d’une sœur jumelle… Quoi que Louise aurait très bien pu se transformer grâce à la chirurgie esthétique…

A côté de cela, ce qui m’a le plus décontenancée, c’est la relation Adèle/Rocher prenant la direction d’une relation entre amants d’une nuit. Je voyais davantage Rocher en figure paternelle, apportant à Adèle une parenthèse de stabilité, qu’en coup d’un soir. Je voulais qu’il résiste car Adèle n’avait pas forcément les idées claires. Enfin, Adèle étant Adèle, elle reste un personnage à part… Reviendra-t-elle après le départ de Saint-Laurent pour assurer la relève, cette fois-ci, plus assagie ?

 

Profilage 3

 

- Fred Kancel : Euh… Comment avez-vous osé ??? Je commençais à apprécier la part qu’elle prenait dans les intrigues feuilletonnantes. Bon, ok, presque toujours en lien avec Hyppolite, mais ça prenait de l’épaisseur. Alors qu’on aurait pu avoir un développement des séquelles physiques et psychologiques de son kidnapping, voilà qu’on y met un terme de façon radicale. Je voulais en savoir plus, sur son alcoolisme, sa mère (wow, madame Kancel n’a pas froid aux yeux !!)… Egalement la voir plus lors d’interrogatoires, en duo avec Rocher et/ou Saint-Laurent, sans casser le tandem Rocher/Saint Laurent. Voilà, juste un regret sur les possibilités d’histoires qu’aurait pu vivre ce personnage.

Sinon, j’aime bien la réaction face à Roze que les scénaristes nous ont montrée : humaine. Ma réaction à chaud fut de regretter que Fred, dans un élan de volonté féroce de survie et ce, malgré ses blessures, ne se soit pas redressée et jetée sur Roze pour se battre. Sursaut tout à fait crédible : en tant que flic, elle avait les moyens de réagir et se défendre face à un assaillant. Je regrettai de l’avoir vue en situation de supplication et non d’affirmation/de lutte. En y réfléchissant le lendemain, je me suis dite qu’en définitive, c’était pas si mal non plus. On avait eu une réaction d’un être humain désorienté, terrorisé dans un contexte d’extrême violence. Même en ayant reçu une formation pour faire face à des situations périlleuses, on n’en est pas pour autant immunisé. Cette réaction rendait Fred encore plus touchante, et la situation encore plus déchirante.

 

Il y a des épisodes que j’ai vraiment appréciés : l’affaire avec l’allemande, que j’ai trouvée originale puisqu’on n’avait pas le schéma traditionnel cadavre + investigation ; le serial killer tuant les modèles de virilité (punaise, Rocher a failli y passer ! je me disais bien que le jeune était « bizarre », j’ai même envisagé qu’il était homosexuel et essayait de draguer Rocher) ; l’épisode avec le casino/l’asperger, sur le modèle du reportage TV. Pour ce dernier, rien d’extraordinaire, mais c’était plaisant de voir une autre façon de tourner l’épisode. Surtout, les répliques et pitreries d’Hyppolite, et la scène trop classe de la sortie de voiture ! Pour l’épisode Eyes Wide Shut, à la vue du château et du marquis de Saade, on pressentait déjà que ça allait tourner Eyes Wide Shut. Un peu trop ressemblant. Même si l’énigme des œufs m’a marquée, j’ai bien aimé le retournement de situation dès le début de l’épisode avec Julie Gayet : on s’attendait à une enquête sur la fusillade dans la fac (y avait-il un complice qui s’était échappé ?), finalement, on avait une affaire à 360°. Le premier volet de la saison 5 différait par son côté secte à l’intérieur même d’une famille. Et que dire du final, joyeux pendant deux secondes, puis stressant, triste, pervers et cruel, mais aussi léger grâce à la présence d’Esra.

 

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Sans entrer dans les détails, Profilage reste pour moi une série française de très bonne qualité, au niveau des enquêtes, de la réalisation, des intrigues feuilletonnantes qui concourent fortement à nous faire aimer les personnages. On sent qu’il y a quelque chose de différent. Bien sûr, on revoit dans Profilage des mécanismes qu’on a déjà vus dans d’autres films/séries. Toutefois, c’est bien exploité dans Profilage : ça se marie bien avec l’enquête du jour. Par ailleurs, on ne va pas cracher dans la soupe : ces procédés ne nous ont pas dérangé avant, pourquoi ça commencerait aujourd’hui, juste parce que c’est une série française ? Les histoires sont bonnes, non ?

 

On sent aussi que plus la série avance, plus elle devient sombre, même « gore » dans le sens où les assassins ont des motivations/problèmes psychiatriques très inquiétants/graves et où les modus operandi sont effroyables. Certains suivront, d’autres préfèreront revenir aux bases : des enquêtes coriaces, de la folie douce et du comique. Pour ma part, j’adhère jusqu’ici. Par moments, Profilage se rapproche beaucoup d’Esprits Criminels, autre série dont je suis fan. S’il devait y avoir un crossover US/France en matière de séries, un mélange Profilage/Esprits Criminels serait loin d’être absurde. Imaginez le topo : des meurtres en série aux US, à Washington DC, puis traversée de l’Atlantique parce qu’on retrouve des cas similaires à Paris. Pour satisfaire mon imagination et parce que j’adore ce personnage, Emily Prentiss arriverait de Londres pour retrouver le BAU + Chloé & co. à Paris car Londres est également touchée (un serial killer diplomate ?). Et hop, on se ferait 3 capitales en 3 épisodes ! Et bien sûr, Hyppolite rencontrerait son homologue Garcia, lol. Soit ça, soit un crossover Crossing Lines/Profilage, vu qu’on a souvent des affaires de meurtriers en série dans Crossing Lines et que ce serait plus facile pour cette série de tourner à Paris.

 

Plus sérieusement, Profilage s’obscurcit tout en gardant des moments de légèreté (heureusement !). La pente avait été amorcée en saison 4, elle s’accentue dans la 5. On avait vu Saint-Laurent se pendre et à cette époque, je me disais « wow, mais où est-ce qu’on va ?? c’est quoi, ce cliffhanger déprimant ? ». Quand je vois le dernier épisode de la saison 5, et qu’on sait qu’Odile Vuillemin partira à la fin de la 6, j’ai vraiment peur pour ce prochain cru. Je m’attends à tout : Hyppo en prison car jugé coupable de l’exécution de Roze, limite alcoolique/drogué avec des problèmes d’anger management, ayant des hallucinations sur Fred ; Rocher paraplégique (les ciseaux m’avaient l’air bien plantés entre deux vertèbres…), reniant son amitié avec Chloé (pour un temps au moins) ; Chloé folle, faisant une fusillade en pleine DPJ et abattue par le GIPN/GIGN…  

 

Profilage 2

 

A coup sûr, la vie des personnages qui restent et leur relations ne vont plus du tout être les mêmes dans la future saison. Pour Hyppolite, le changement de registre est prometteur, voire le cas le plus intéressant. Jusqu’ici abonné aux situations comiques, il (plutôt son interprète) va pouvoir exceller dans le dramatique, montrer toute sa douleur après la perte de Fred. Quelque chose s’est brisée en lui et il ne va certainement pas ressortir des vannes aussi tôt. Alors oui, ça va être un peu difficile de ne plus voir Hyppo dans son registre habituel, mais le personnage ne stagnera pas dans un seul thème. J’attends de voir une nouvelle facette de ce protagoniste. Déjà, quel regard de tueur quand il se retourne et voit Roze !

Pour continuer avec Hyppolite, et en même temps reparler de Fred, j’ai bien ri à sa réaction en apprenant qu’il était père (le mec qui met un siècle à capter et s’évanouit…), j’ai pesté quand il a annoncé son mariage avec Jess, une femme qu’il n’aime pas. Non mais, franchement, Hyppolite, tu nous as fait quoi, là ?! J’étais contente quand Fred et lui se sont mariés, et je suis restée sans voix au décès de Fred. J’ai pensé : « non, elle va juste s’évanouir à cause de la douleur et on la reverra à l’hôpital l’année prochaine ». Quand j’ai vu qu’elle avait les yeux grands ouverts, ça a été le choc. Et c’est là qu’on se rend compte que mine de rien, on s’est attaché à ce personnage. J’ai également trouvé que c’était atroce de les avoir maintenus mari et femme pendant cinq minutes. Ne pouvait-on pas les laisser heureux pour un épisode entier ?? Et the one million dollar question : c’est qui, ce « la » dont parlait Hyppo en disant « je vais la retrouver » ? Une enfant abandonnée ?

Encore une fois, triste que Fred ne soit plus là. Longtemps, Hyppolite et elle me faisaient penser au duo Ryan/Esposito de Castle (on en revient toujours aux comparaisons avec les US…) : un tandem en retrait par rapport à un autre fort, et qui se démarquait par la touche de légèreté qu’il apportait. Vers la saison 4, le couple Fred/Hyppolite commençait à gagner du terrain, et je voyais cette tendance s’accentuer dans la saison 6. Et vlan, je me retrouve l’herbe coupée sous le pied…

Pour Chloé, comme mentionné plus haut, je crains beaucoup pour elle. Connaîtra-t-elle le bonheur un jour ? Après la « mort »  de sa mère, son père interné, Louise, la disparition de Pérac, le secret du juge, sa fausse couche, sa relation dangereuse avec Garrel, sa tentative de suicide, j’espérais qu’elle trouverait enfin la paix avec le retour de sa mère et l’arrivée de Lilly. Et voilà qu’elle devient schizophrène et qu’elle poignarde Thomas !! Faudrait peut-être arrêter de la malmener, non ? J’en profite pour saluer le jeu impressionnant d’Odile Vuillemin. Excellente en : comique, délurée, effrayée, triste, psychotique, dans une excellente série.

 

Pour résumer : la série s’enfonce de plus en plus dans l’obscurité et n’épargne plus ses protagonistes, entre des enquêtes toujours intéressantes et une part de feuilletonnant qui s’affirme de plus en plus. Le final de la saison 5 marque un tournant dans la vie des personnages et de la DPJ. La bonne humeur, la complicité entre les héros et l’efficacité de l’équipe seront chamboulées pendant un certain temps, ce qui donnera un nouveau souffle dans la sixième saison.

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

04 oct. 13

AVANT-PREMIERE PROFILAGE, 30/09/2013

 

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En ce lundi 30 septembre 2013, je me suis rendue à une avant-première de Profilage, en présence des comédiens. Avec d’autres fans, j’ai pu découvrir les deux épisodes diffusés le jeudi 3 octobre, « Possession » et « La poudre aux yeux » dans la tour TF1. Inutile de préciser que j’ai adoré ces épisodes. J’ai l’impression que plus les saisons passent, plus la série monte en gamme, plus les scénaristes nous concoctent des enquêtes incroyables et des intrigues à moyen/long terme haletantes (on reviendra sur ces sujets lors de la review de la saison 4).

 

Avant de pénétrer dans la tour TF1, il nous (les fans et moi, je ne me prends pas pour une reine^^) aura fallu attendre un peu. Cette attente a été récompensée par l’arrivée des comédiens Odile Vuillemin et Philippe Bas (les autres sont venus plus tard). Nous avons ensuite été conviés à un délicieux buffet dans une salle remplie de belles photos de Profilage. Ensuite, vers 20h, nous nous sommes installés dans une salle de projection et avons applaudi la montée sur scène des acteurs et actrices. Premier moment drôle : alors que la représentante de TF1 (désolée, j’ai oublié son titre exact) s’apprêtait à appeler un acteur, Odile Vuillemin s’est précipitée avec enthousiasme, accompagnée de la jeune fille jouant Lili, sur la scène, avant de revenir sur ses pas car ce n’était pas encore son tour d’entrer. Philippe Bas, Odile Vuillemin, la petite Lili, Raphaël Ferret, Jean Michel Martial, Vanessa Valence, Fanny Robert et Sophie Lebarbier (les créatrices) sont venus sur la scène, et puis Philippe Bas a pris la parole pour introduire Benjamin Baroche (alias Skela/Garrel). Après les salutations et acclamations du public, les comédiens sont redescendus pour laisser place à la projection proprement dite.

 

Je ne vais pas décrire les épisodes car vous les avez sûrement déjà vus depuis, donc nous allons directement passer à la séance des questions-réponses avec les comédiens et créatrices, ainsi qu’un des réalisateurs, revenus sur la scène après les deux épisodes. Voici quelques éléments qui ont été évoqués :

*A la question sur la préparation pour les rôles des personnages des années 1940 de l’épisode « Réminiscences », les acteurs concernés ont confié ne pas vraiment avoir fait de préparation particulière. Ces rôles étaient plutôt une récréation, une respiration pour l’interprétation.

*Le développement des intrigues, des personnages se fait au fur et à mesure du tournage : il y a une réflexion en amont, mais il peut y avoir des évolutions au cours de la préparation et du tournage de la saison. Souvent, on tourne et on « casse tout » : la version finale de la saison est totalement différente de celle qui avait été pensée à l’origine.

*La fameuse scène de Fred sur la table a été mise en boite en deux prises. Raphaël Ferret et Vanessa Valence ont dit avec humour qu’ils ont été rapides.

*La question du plus gros fou rire a été abordée. Les acteurs ont confié que le fou rire, apprécié des fans lors des bêtisiers, n’était pas tellement agréable du point de vue des acteurs. Un fou rire est en général la conséquence de la fatigue, d’une envie de rentrer chez soi après une journée de travail chargée. Le fou rire peut aussi survenir quand les acteurs bafouillent ou quand le tournage se déroule tôt le matin. Philippe Bas a dévoilé une technique anti fou rire qu’il a lors des scènes avec Vanessa Valence où les deux doivent discuter de choses sérieuses : il se mord la joue. Raphaël Ferret a raconté une anecdote : lors d’une scène avec Odile Vuillemin, il a voulu la faire rire et pour ce faire, a réalisé un dessin dans un dossier. Manque de chance, elle n’a pas du tout ri et le piège s’est retourné contre lui !

*Benjamin Baroche a été doublé par un cascadeur pour la scène du saut (ce dernier a réellement fait un saut de dix mètres). L’acteur a aussi ajouté que Garrel savait nager… Plus tard dans la soirée, Vanessa Valence a indiqué que les acteurs avaient tourné toute la nuit, jusqu’à 7h du matin.

*Sophie Lebarbier et Fanny Robert sont fans de polars. En discutant avec Sophie Lebarbier plus tard dans la soirée, il s’avère que les créatrices avaient imaginé, au départ, une équipe. Malheureusement, Esprits Criminels avait déjà exploité le filon. Les créatrices ont donc retravaillé leur idée en imaginant un personnage féminin atypique, qui est devenue Chloé.

 

Après la projection et les échanges fans-acteurs, tout le monde s’est dirigé vers le hall d’entrée de TF1 pour une séance de photos et autographes. Ce fut une très belle soirée, dont certains moments ont été immortalisés dans la galerie photo. Merci à TF1 et l’équipe de Profilage !

 

Sériecalement vôtre,

VK

01 sept. 13

PROFILAGE, SAISON 3

 

Alors que la saison 4 arrive à grands pas, je vous propose un moment nostalgie avec cette review de la saison 3. J’avais écrit un retour sur cette saison 3 l’année dernière, mais je l’ai perdue… Qu’importe, je me relance avec plaisir dans cet exercice, même sans mémoire exhaustive de cette saison.

Après la mort de Pérac, je craignais ne pas m’habituer à Rocher. Fort heureusement, les auteurs ont très bien introduit ce nouveau personnage et la  dynamique Chloé/Rocher, grâce à l’élaboration d’une personnalité et d’une dynamique différentes par rapport à ce qui existait sous l’ère Pérac. Sous ses airs de flic de terrain, expérimenté, dur et efficace, Rocher est pragmatique et ne néglige pas la criminologie dans une enquête. Il étonne par ce contraste et évite l’installation d’un déjà-vu, i.e. un personnage comme Pérac réfractaire à l’arrivée de Chloé. Il y a donc un renouveau. La relation entre Chloé et Rocher est attachante, les deux se respectant et se souciant de l’autre sans effusion de sentiments.

 

Concernant la qualité des enquêtes, je n’ai rien de particulier à dire, si ce n’est qu’elles continuent à être menées d’une main de maître.  En tant que fan de séries policières, je suis très satisfaite de celles que je vois dans Profilage, et elles n’ont rien à envier à Castle, Les Enquêtes de Murdoch, Mentalist, Esprits Criminels, etc. Il y a des rebondissements, de la réflexion (on ne s’appuie pas uniquement sur les analyses scientifiques d’indices), de l’humour, des images illustratives du ressenti des criminels (éventuellement d’autres personnages). La qualité est toujours au rendez-vous.  Les histoires hors-enquêtes continuent à être développées : la recherche de l’assassin de la femme de Rocher, la relation de Chloé avec le juge. D’ailleurs, cette dernière fut extrêmement rapide. Je ne m’attendais pas du tout à ce que Chloé succombe au juge aussi rapidement (à la fin de l’épisode où elle le rencontre pour la première fois). Ceci contraste avec sa réserve, sa difficulté à se montrer sociale. Ou alors ceci est le signe d’une évolution de Chloé : elle s’ouvre, montre ses sentiments, n’a plus peur. Malheureusement pour elle, les choses sont loin d’être simples… Alors que je ne m’attendais pas à cette relation, je m’attendais encore moins à ce que Chloé tombe enceinte et encore moins à ce qu’elle perde son enfant. Ce dernier point fut la surprise totale. J’étais vraiment persuadée qu’elle allait écrire une nouvelle page de sa vie, à savoir être mère, et à nous faire profiter de scènes comiques inoubliables avec son bébé. Son attitude face à l’arrivée du bébé dans l’épisode sur le journaliste retenu par les farcs était déjà prometteuse : voire Chloé s’écarter du bébé comme s’il était un produit radioactif était hilarant.

 

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J’émettrai juste une réserve sur la machination de l’avocate se rapprochant de Rocher pour atteindre Lamarck. Il m’a semblé qu’elle s’était compliquée la vie en montant son coup. En effet, elle avait commencé par intimider Rocher concernant le meurtre de sa femme, ce qui avait profondément agacé le commandant. Par conséquent, il n’était pas certain que celui-ci entame une relation avec elle et donc, qu’elle puisse être en mesure d’approcher Lamarck. Même si parfois des personnages qui se détestent au début finissent par entamer une liaison, cette tactique relevait du pile ou face. Néanmoins, un deuxième visionnage serait bienvenu : j’ai peut-être raté des éléments. D’autre part, l’accident de Chloé et Rocher dans le double épisode final paraissait bien fade. Je m’explique : le complice de l’avocate percute la voiture de Rocher et Chloé par l’arrière et cette dernière finit sa course dans un petit fossé. Frustrée, j’imaginais une course poursuite sur la route (avec collisions latérales entre les voitures), avant que le véhicule de Rocher et Chloé sorte de la route, fasse quelques tonneaux et s’écrase lourdement sur le sol. Par contre, j’ai bien aimé cette façon de mener l’enquête à travers l’inconscient de Chloé, et la scène où Rocher fait mine de connaître le prénom de la légiste (grand moment de solitude^^). Mis à part le détail sur l’accident, le double épisode final était excellent. 

 

Enfin, c’est dommage de ne pas savoir exactement ce qu’est devenue cette fameuse Louise : est-elle en prison (ou dans un centre psychiatrique) ? Je suppose que oui, mais on n’en a jamais vraiment eu la confirmation. C’est un détail qui me turlupine… car un léger flou peut ouvrir la porte à des idées… Et que signifie cet appel qu’a reçu Chloé en fin de saison ? Est-ce que sa mère est bel et bien en vie, ou est-ce une machination d’une personne malfaisante ? Si c’est bien sa mère qui était au téléphone, quelle sombre histoire se cache derrière son prétendu assassinat par le père de Chloé ? Lamarck jouait-il un rôle dans tout ceci ? Etait-ce un complot pour mettre hors jeu le père de Chloé ? Etait-ce une tactique pour protéger la mère de Chloé de quelque chose ou quelqu’un (une sorte de protection de témoin)? On attend avec impatience la saison 4 !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

26 mai 12

MON COUP DE COEUR POUR PROFILAGE

Comment j’ai découvert Profilage…

 

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Ce printemps 2012 aura été marqué par une rencontre télévisuelle qui ne m’aura pas laissée indifférente. Comme le mentionne le titre, j’ai été conquise par la série Profilage, à tel point que j’en suis devenue accro. Alors, me direz-vous, comment se fait-il que je sois tombée dans les mailles de Profilage seulement aujourd’hui alors que la série existe depuis trois ans ? Ma foi, je ne sais quoi vous répondre… A part qu’il m’arrive parfois (voire souvent) d’avoir un train de retard sur certaines séries, et j’assume pleinement. Bah oui, je ne peux pas tout voir, et passer mes nuits à me gaver de séries, ce n’est pas trop mon truc (mes yeux ont besoin de repos…). J’aime bien y aller à mon rythme, lentement mais sûrement (dit-elle pour se rassurer…). Et puis, comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais, pas vrai ? La vie est faite de surprises qui arrivent sans prévenir et qui sont parfois aidées par un petit coup du destin…

 

Tout avait commencé un après-midi du début du mois de Mars, ou de fin Février (enfin, peu importe, l’important est que cela ait commencé il y a quelques mois), pendant un bilan que je faisais avec mon chef. Au cours de l’entretien, ce dernier m’avait conseillée de m’intéresser à Profilage, en me disant que cela pourrait me plaire étant donné que j’aimais Esprits Criminels. Pour ceux qui ne connaissent pas, Esprits Criminels suit une équipe du FBI traquant des tueurs en série aux quatre coins des Etats-Unis. A l’époque, je ne savais que trois choses sur Profilage. Premièrement, la série avait pour titre Profilage (admirez mon sens de déduction). Deuxièmement, elle était made in France. Troisièmement, l’héroïne était rousse. A part ces éléments, le monde de Profilage m’était totalement inconnu. Un territoire inexploré qui ne demandait qu’à être découvert. D’autre part, je le confesse, jusqu’alors, j’avais principalement baigné dans la culture des séries télévisées américaines, sauf quelques exceptions. En résumé, à part Joséphine ange gardien et un nombre exponentiellement réduit de séries françaises, j’étais une totale ignorante des shows de l’Hexagone… Par conséquent, j’avais pris la résolution d’élargir mon horizon télévisuel et de m’internationaliser (ou me nationaliser, à vous de choisir). Donc Profilage s’avérait être une excellente occasion pour mettre en pratique cette promesse.

 

Pour être honnête, au départ, j’avais un peu d’appréhension à l’égard de Profilage, car j’avais entendu dire que la série n’était qu’un Esprits Criminels à la française. Il était clair que regarder un remake d’une série US ne m’apparaissait guère excitant. Paradoxalement, cet écho attisa ma curiosité, parce qu’étant une grande fan d’Esprits Criminels, si vous prononcez ces deux mots, alors vous avez forcément toute mon attention. En définitive, la réunion des trois arguments : une série recommandée par mon patron + une volonté de me défaire de la suprématie outre-Atlantique + une « version française ? » d’Esprits Criminels me poussèrent à me lancer dans ce qui allait être ma révélation de l’année 2012.

 

Une fois la mission acceptée, je m’attelais illico à la tâche, soit le lendemain soir de ma conversation avec mon boss. Et là, ce fut la grosse claque en pleine figure, et ce, dès le pilote, ce qui, je le souligne, est une chose rare. Alors que d’habitude il me faut plusieurs épisodes avant de réellement accrocher à une série, ce fut le coup de foudre pour Profilage. A  noter que les conditions étaient loin d’être rassemblées pour me faire tomber sous le charme. En effet, j’avais regardé le pilote sur mon ordinateur fixe, situé dans le salon, juste à côté de la télévision. Evidemment, j’avais décidé de visionner le pilote en soirée. En même temps, je n’avais pas vraiment d’occasions de le faire en journée, et par conséquent, la soirée se révélait être le moment propice. Sauf qu’évidemment, mes parents eux-aussi profitaient de leur soirée pour se détendre devant la télévision qui, rappelez-vous, était à cinquante centimètres de l’ordinateur. Résultat des courses : j’avais, dans mon champ de vision, l’ordinateur et une extrémité de la télévision, ce qui n’est pas très pratique, puisque vous êtes tentés de jeter un coup d’œil sur ce qui se passe à la télévision… Alors imaginez en plus si un programme que vous appréciez est retransmis sur le petit écran au même moment où vous vous plongez dans une nouveauté. Ajoutez à cela le bruit de la télévision qui participe grandement à vous distraire de votre ordinateur, surtout quand il s’agit de cris de héros confrontés à une situation critique qui vous amènent à vous intéresser sur le pourquoi du comment de leurs tracas et sur la façon dont ils vont résoudre ce conflit.

Voilà en somme les conditions géographiques, visuelles et sonores dans lesquelles je m’étais retrouvée pour la première enquête de Profilage. Malgré ces tentations de détourner les yeux de mon écran d’ordinateur, j’essayais d’adopter une attitude digne pour faire honneur à cette nouvelle série en ma possession. Bien oui, autant avoir été attentif pour ensuite se rendre compte qu’on aime ou non au lieu de détester alors qu’on a en réalité survolé l’épisode… Faisons les choses correctement, pardi !

 

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Je ne saurai vous expliquer de façon rationnelle le pourquoi et le comment de ma fulgurante passion pour Profilage, mais il est certain que plusieurs éléments ont joué en sa faveur. Mon coup de cœur débuta dès les premières minutes, lors de la rencontre entre Chloé et Pérac. J’étais morte de rire en voyant une Chloé arc-en-ciel, complètement en décalage avec les tenues sobres de Fred et le médecin légiste sur la scène de crime, en train de se présenter toute souriante et contente à Pérac, plus en mode « c’est quoi, cette grosse blague ????? ». En fait, j’avais commencé à rire un peu avant, avec la question de Chloé se demandant pourquoi l’assassin avait traîné le corps pour le déposer derrière la poubelle ; et Fred répondant que c’était pour le cacher, avec un ton sarcastique, du genre « mais c’est évident, t’es bête ou quoi ? » ; suivie d’un Matthieu regardant Fred en lui sortant un « depuis quand tu parles aux journaleux ?? ». Après, comme il s’agissait d’une enquête policière, il y avait de bonnes chances que j’apprécie la série. En effet, j’ai une attirance pour les cop shows, donc peut-être que je n’allais pas me transformer en une mordue de Profilage, mais au moins, je n’allais pas m’ennuyer. J’étais ainsi disposée à suivre le pilote dans son intégralité, contrairement à certaines séries dont je n’arrive pas à terminer un épisode, tout simplement parce que le sujet ne m’attire pas. Je ne dis pas non plus que ces séries qui ne retiennent pas mon attention traitent de thèmes pourris, à l’inverse, elles peuvent s’avérer intéressantes, mais nous avons tous nos préférences, et il faut bien de tout pour faire un monde… J’avais été sensible à l’humour des premières scènes, il ne me restait plus qu’à aimer la suite.

Bien, ma foi, j’ai adoré l’investigation. Une enquête fouillée, complexe, avec une succession de suspects et un retournement de situation, entrecoupées de bonnes doses d’humour nous montrant dans toute sa splendeur la saveur particulière du personnage de Chloé et le désarroi de Matthieu qui n’arrive pas à s’y faire. J’ai accroché au tandem Pérac/Saint-Laurent, que j’ai trouvé complémentaire, bien dosé, intelligent. Dans la tendance des séries policières associant un consultant avec un flic, j’ai apprécié la collaboration houleuse entre ces deux personnages qui n’est houleuse que parce qu’ils sont tellement différents. Je l’ai trouvé réaliste, en comparaison, par exemple, avec Castle. Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup Castle, mais voilà, sérieusement, un écrivain avec une détective, c’est moins probable et logique qu’une psycho criminologue avec un détective…

 

Ici, Chloé apporte réellement quelque chose à l’enquête. Elle vient avec sa vision de psycho criminologue, a donc plus de sensibilité vis-à-vis de certains faits, gestes, situations, comportements par rapport à Pérac, qui est plus flic de la vieille école, fonctionnant à l’indice, la preuve, et l’expérience du terrain. Chloé étudie le crime avec le côté psychologique et peut éclairer Pérac sur certains éléments, et ce dernier fait son boulot de flic, en procédant aux fouilles, interrogatoires et arrestations. Le tandem est bien équilibré, chacun a sa compétence et chaque compétence est nécessaire à la résolution de l’enquête. On n’a pas une Saint-Laurent qui relègue tout le monde au placard pour exercer son art et prouver qu’elle sait tout sur tout et qu’elle a toujours raison. Et j’aime cette balance. Ce n’est pas comme Mentalist.

Avant d’aller plus loin, je m’excuse d’avance auprès des fans de cette série. Je ne déteste pas Mentalist, au contraire, j’en regarde les épisodes. C’est juste que j’ai un problème avec le héros, ce qui est un peu gênant, en fin de compte, pour adorer la série. Dans cette série, j’ai l’impression que le Mentalist comprend tout, trouve tout et joue avec les limites (sans en aviser parfois ses collègues) pour arriver à ses fins, en l’occurrence, coincer le coupable. Sauf qu’il est entouré de policiers, d’inspecteurs. Par conséquent, très souvent, j’ai l’impression que ces représentants de la loi sont idiots. Je veux dire, ils sont flics, leur boulot est d’arrêter des criminels. Or, avec le Mentalist, j’ai surtout la sensation que ces policiers sont mis au second plan, à la limite ils suivent aveuglément le Mentalist qui apparaît comme le seul à repérer des indices que personne ne voit. Finalement, celui-ci pourrait résoudre l’affaire sans leur aide. D’ailleurs, dans la première saison, j’avais trouvé Van Pelt invisible et je me demandais parfois à quoi elle servait… De plus, il arrive de temps à autre que le Mentalist se joue de la loi, mais on lui pardonne tout, cf. l’épisode où il refuse de payer une contravention et plus tard, est pris en otage dans la mairie et ne paie finalement pas l’amende. Et je déteste quand on pardonne tout aux héros quand ils franchissent la limite. Or dans cet épisode pris en exemple, Patrick Jane râle, fuit carrément le policier. J’avais même pitié pour ce flic tourné en ridicule. Ma réaction est peut-être exagérée, mais je suis comme ça.

Revenons à présent à notre discussion sur Profilage. Comme je le disais plus haut, j’apprécie le duo Chloé/Matthieu, d’autant plus qu’ils sont en totale contradiction, d’un point de vue comportemental et vestimentaire. Mais surtout parce qu’aucun n’empiète sur l’autre et on a droit à une véritable collaboration. D’un point de vue technique, j’avais trouvé que Profilage était différent. Il y avait du mouvement dans l’image, les dialogues, pas de temps mort. On avait parfois des plans inclinés (désolée je ne connais rien en technique cinématographique donc il faudra vous contenter d’un langage profane). Le pilote était vraiment bien fait, et j’ai accroché super vite.

 

C’est ainsi que dès le lendemain, j’ai enfilé les épisodes suivants. En général, je prends le temps de découvrir une nouvelle trouvaille. Mais là, j’avais vraiment envie d’avancer dans Profilage sans attendre. Je visionnais les épisodes un par un sans jamais éprouver d’ennui, sans jamais me sentir forcée et saturée. Je me suis surprise à essayer de deviner le coupable, ou tout du moins, voir les personnages qui pouvaient avoir quelque chose à cacher. Je fus très fière (ouh la prétentieuse) quand je me suis dite que l’associée du marchand d’art (épisode « Paradis perdu ») était louche (sa citation de la Bible m’avait marquée…). Une série avec des enquêtes travaillées où on n’a pas le temps de s’ennuyer. On avance sur une piste et puis on entre sur une toute autre, en même temps que les témoins et suspects défilent. On a également de bonnes scènes illustratives accompagnant les explications de Chloé sur l’état d’esprit de la victime ou du tueur, et j’aime cet aspect. Cela donne plus de « vie » au discours de Chloé. Et bien entendu, que serait aimer Profilage sans se délecter des confrontations entre Pérac et la décalée Saint-Laurent ? Des moments d’humour pas lourds du tout, mais bien amenés et dosés dans les différents volets (et non pas une suite de gags grotesques). Une série avec des personnages sympathiques et attachants.

Je parle tout le temps de Chloé/Matthieu, mais j’adore la complicité Fred/Hyppolite, ils sont tellement bien, ces deux-là, et la relation Lamarck/Chloé est touchante. Une série avec des situations cocasses, comme la chute de l’armure de chevalier où Pérac ne prend même plus la peine de se retourner tant il sait que Chloé en est à l’origine et que celle-ci s’excuse avec une voix de petite fille. Ou la scène dans l’école où Chloé fait un discours inquiétant sur la construction psychologique d’un enfant de sept ans (je n’ai plus l’âge exact en tête, mais c’était dans les alentours) à partir d’un dessin tout à fait innocent en disant qu’il faut d’urgence intervenir sur ce petit parce qu’il est toujours dans une représentation du monde dans laquelle sa mère occupe une place prépondérante à ses côtés alors que son père en est totalement exclu. Tout cela devant un Matthieu complètement médusé qui ne voit absolument pas où est le mal dans ce simple dessin. Il y avait aussi cette scène avec le commandant remplaçant Matthieu qui avait grandement perturbé Chloé en lui répétant « Je suis d’accord ». Puis celle-ci lui répondait « Comment ça vous êtes d’accord ????? » comme s’il venait de dire quelque chose de choquant. Il y en a tant d’autres, bien évidemment…

 

Quant à Chloé, j’adore ce personnage. Un ovni. Odile Vuillemin est juste parfaite dans ce rôle. Chloé a ce brin de folie, mais la folie dans le bon sens. Elle est un mélange de Brenda Leigh Johnson (The Closer : Enquêtes Prioritaires) pour son côté décalé, capable de provoquer des regards mi-interrogateurs, mi-amusés autour d’elle, et pour le sac devenu accessoire incontournable comme l’est un pistolet pour un policier ; avec une partie de Penelope Garcia (Esprits Criminels) pour ses tenues toujours aussi vives les unes que les autres. Elle a aussi cette attitude un peu « autiste » comme peut l’avoir Spencer Reid (Esprits Criminels, le retour) lorsqu’elle s’engage dans ses hypothèses et explications dont elle seule a le secret et dont elle seule peut comprendre la signification. Sans oublier le même goût que Patrick Jane (Mentalist) pour le thé (on les voit de temps en temps avec une tasse pour Jane/un mug pour Saint- Laurent contenant le sachet de thé). Hyppolite contribue lui aussi à l’humour de la série (notamment lors de ses répliques avec Fred) et j’aime bien son style. En fait, j’ai adhéré à tous les personnages. Chacun se distingue des autres et participe à sa façon à l’humour présent dans la série.

 

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Maintenant, qu’en est-il de la critique « Profilage, c’est l’Esprits Criminels français ? ». Pour mettre les choses au clair, Profilage N’EST PAS l’Esprits Criminels français. Ou alors il faudra qu’on m’explique, ou alors on n’a pas regardé la même chose… En fait, Profilage n’a strictement rien à voir avec Esprits Criminels (ou CM pour Criminal Minds en anglais). La seule comparaison que l’on puisse faire réside dans l’aspect psychologique abordé dans ces deux shows. Mais c’est tout, la comparaison s’arête là. Les deux séries ont des univers très différents. CM traite de tueurs en série, Profilage non (bien que ce sujet soit présenté de temps à autre dans un volet, mais ce n’en est pas le thème principal). CM met en avant une équipe de profilers du FBI, Profilage, quant à elle, joue sur le duo flic/psycho criminologue et seule Chloé s’y connaît en psychologie criminelle. Dans Esprits Criminels, les héros enquêtent dans des villes différentes, ce qui n’est pas le cas dans Profilage. En regardant de plus près, ces deux séries ont chacune leur identité et il n’est pas possible de faire l’amalgame entre les deux.

 

J’aurais sans doute encore pas mal de choses à écrire, mais je vais me contenter de cet article, pour ne pas vous ennuyer. En résumé, Profilage m’a très agréablement surprise et elle en est même devenue une de mes séries préférées, avec Criminal Minds… J’étais quand même un peu dégoûtée en apprenant que Pérac allait connaître un sort funeste, et j’avais surtout peur de ne plus aimer Profilage dont la saison 3, avec un nouveau commandant, allait bientôt être diffusée (à l’époque où j’avais commencé la série). Finalement, cela n’a pas été le cas, mais j’en reparlerai dans un autre article consacré à la saison 3. En tout cas, Profilage a su tenir en haleine saison après saison avec des enquêtes et des fils rouges intéressants. Louise était super flippante… Et que dire de cette scène finale intrigante à souhait vue dans le dernier épisode de la troisième saison, qui m’a perturbée ? Parce qu’en tant que nouvelle fan, mon cerveau est parti en ébullition quand j’ai entendu ce qu’on a entendu dans cette scène finale. Et me voilà donc à faire des hypothèses plus ou moins farfelues en attendant la saison 4, comme tout fan s’en retrouve à en faire sur sa série fétiche… La mère de Chloé est-elle réellement en vie, ou n’est-ce qu’une imposture ? Si elle est en vie, pourquoi a-t-elle fait croire à sa propre mort ? S’agissait-il d’un moyen de protection pour échapper à un criminel dangereux dont elle aurait été témoin d’un méfait ? Et pourquoi, si la mère est vivante, le père est-il dans un hôpital psychiatrique ? Cela fait-il partie d’une stratégie ? (si le père est accusé du meurtre, du coup, l’ennemi ne peut l’utiliser lui et la fille pour faire pression sur la mère, mais en même temps, c’est un plan risqué). Ou est-ce un plan diabolique entre deux amants destiné à dégager l’élément gênant ? Mais alors, pourquoi faire croire à Chloé que sa mère est morte ?? Non, je vois mal Lamarck jouer les méchants… J’ai hâte de retrouver Profilage l’année prochaine (il va falloir être très patient) pour connaître le fin mot de toute cette histoire…

 

Vous l’aurez compris, j’adore Profilage et ne regrette absolument pas d’avoir accepté de visionner son pilote (j’en remercie au passage mon supérieur pour m’avoir soufflée le nom de cette série)… Et le destin fait bien les choses, puisque maintenant, je regarde la série qui a pris la place de Profilage le jeudi soir, à savoir Section de Recherches, que j’aime bien…

 

Et vous, comment avez-vous découvert Profilage ?

 

Sériecalement Vôtre,

VK

 

Pour se faire plaisir, une petite vidéo trouvée sur You Tube…

Posté par VK Serie à 12:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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