11 oct. 14

HOW TO GET AWAY WITH MURDER (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : La série suit un groupe d’étudiants en droit et leur professeur, qui se retrouveront impliqués dans une affaire criminelle.

 

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Après Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal, Shonda Rhimes récidive avec How To Get Away With Murder. Assurément, c’était un pilote qui allait à coup sûr attirer l’attention et accroître les attentes. Et franchement, je ne suis pas déçue. Ce premier épisode est réussi. Il contient tous les ingrédients pour faire de HTGAWM le nouveau succès de Shonda Rhimes (si tout se passe bien par la suite). Elle n’est pas devenue la femme la plus puissante du petit écran pour rien.

 

On retrouve les thèmes habituels des séries signées Rhimes : liaisons dangereuses, secrets, concurrence entre étudiants ambitieux... Côté personnages, bien que les principaux sont la professeur et le groupe de cinq étudiants ayant obtenu le graal de faire un stage avec elle, deux se démarquent du lot. Evidemment, le premier est la professeur Keating, dynamique, assurée, au verbe aussi virevoltant que dans Scandal, autoritaire et avec des failles (à découvrir). Elle s’impose à l’écran, mais le gap entre elle et les autres personnages n’est pas abyssal, ce que j’apprécie. On ne ressent pas trop le fait qu’il y ait un héros qui écrase tous les autres qui finissent par n’être que de simples faire valoir, protagonistes de décor subissant les évènements, n’ayant pas d’objectifs et de conflits captivants.

Le deuxième est le jeune Wes, sympathique, à l’air naïf, et surtout témoin d’évènements perturbants. Les nostalgiques des films Harry Potter reconnaîtront en lui Dean Thomas. Pour ma part, quand je l’ai vu, sa tête me disait quelqu’un, je ne savais pas qui mais j’étais sûre de l’avoir déjà vu quelque part. Et puis merci imdb grâce auquel j’ai percuté que l’acteur avait joué dans Harry Potter. Les deux autres jeunes hommes qui font partie des stagiaires de Keating apparaissent plus calculateurs et prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Les connaisseurs identifieront l’un d’entre eux comme étant le gardien John Bennett d’Orange Is The New Black (OITNB), qui ici, incarne un personnage imbu de lui-même.

 

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Un fil rouge vient pimenter l’histoire et sert à maintenir en haleine le téléspectateur pour qu’il revienne semaine après semaine. Un fil rouge sur fond de meurtre que le petit groupe d’étudiants, sauf l’ancien John Bennett, essaie de dissimuler au mieux. Des flashforwards sur leurs actions et leur peur viennent instiller le suspens. Comment et pourquoi le mari de Keating a été tué ? L’a-t-il été par les étudiants volontairement ou était-ce une confrontation qui a mal tourné, en d’autres termes, un accident ? Vont-ils tenir leur pacte ?

Je verrai bien le mari avoir eu une liaison avec l’associée de Keating (parce qu’à un moment, la fille le regarde bizarrement) et être plus ou moins lié à la disparition de l’étudiante dans le pilote (car c’était son professeur, il me semble, en tout cas, il la connaissait). Au vu de la réaction de Michaela, je penche moins pour un meurtre prémédité. Et je verrai bien l’étudiant absent des flashs (l’acteur de OITNB), cafter au sujet de ce secret ou faire du chantage au groupe après avoir fouiné pour découvrir ce qu’ils cachaient.

L’autre question intéressante est : Keating a-t-elle manigancé le meurtre de son mari en utilisant les étudiants (et ceux-ci se retrouvent dans la difficile situation de la couvrir) ? Car elle-même n’est pas totalement clean vis-à-vis de son époux. Au vu de ce dont elle est capable, j’émets de sérieux doutes sur son explication d’avoir succombé à la tentation à cause de la pression que son projet de fonder une famille a entraînée. Est-elle à l’origine d’un stratagème reposant sur ses trois règles ? Discréditer les témoins, proposer un autre coupable et enterrer les preuves. Sa liaison avec le flic est-elle un moyen d’avoir un pied dans la police et donc, la future enquête sur la disparition et meurtre de son mari ? Avec toutes ces questions, How To Get Away With Murder a de quoi devenir addictive.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie


28 sept. 13

BROOKLYN NINE-NINE (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Le quotidien d’une bande d’inspecteurs new-yorkais légèrement loufoques…

 

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Bien que je ne sois pas très sensible au genre comédie, le pitch de Brooklyn Nine Nine ne m’avait pas laissée indifférente, au vu de son thème. J’ai pris l’habitude de percevoir les comédies comme des fictions tournant en général autour de thématiques à peu près semblables : familles déjantées, dysfonctionnelles ; ou amis ; ou personnes totalement loufoques qui se côtoient. Brooklyn Nine Nine proposait une virée dans un commissariat se caractérisant par la présence d’inspecteurs déjantés. Autrement dit, il s’agissait d’un cop show version comédie. Appréciant les cop shows et intriguée de voir comment on pouvait rendre comique un sujet qui d’habitude, ne l’est pas, je me suis laissée tenter par l’expérience.

 

Verdict de ce premier épisode : pas mal du tout ! J’ai été agréablement surprise. Andy Samberg excelle dans son rôle de flic immature bien que doué pour résoudre les enquêtes. Ses comparses tiennent bien la route (néanmoins, le personnage de Samberg est un poil au-dessus). Le nouveau capitaine, sous ses airs de grand sérieux, cache lui aussi son côté déjanté. La combinaison de tout ce petit monde promet de ne pas s’ennuyer. L’humour est bien incrusté dans les enquêtes criminelles. Pour le coup, celles-ci sont résolues à la vitesse de la lumière, ce qui pourrait ne pas paraître crédible, mais finalement, on s’en remet vite. Après tout, il s’agit d’une comédie de 22 minutes, donc l’intrigue ne peut pas rester centrée uniquement sur le déroulement de l’enquête, mais plus sur le « à côté ». D’ailleurs, on n’est pas vraiment là pour exiger une résolution d’affaire criminelle détaillée. En définitive, l’essai comédie policière est réussi.  Toutefois, attention à ne pas trop verser dans le ridicule (en montrant des policiers complètement incompétents dans l’arrestation de criminels, qui se font ridiculiser en permanence par tous les témoins, par exemple…).

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

 

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25 sept. 13

HANNIBAL (2012/2013 SEASON PILOT)

Synopsis : The show explores the relationship between Hannibal Lecter and Will Graham, a FBI profiler.

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This pilot stands out by the quality of the direction and the introduction of the two fascinating personalities of Lecter and Graham. These elements are even more interesting than the story about the serial killings itself. The first scene is quite fascinating, and quickly and efficiently makes the viewer jump in the atmosphere of the show: dark, violent, bloody, and unreal. This atmosphere keeps on surrounding the viewer during the rest of the episode, through the rewinds, the scenes where Graham “relives” the modus operandi. You feel like you’re trapped in a nightmare, trying to run away. However, you always face a dead-end, no matter what you do. Graham and Lecter contribute to this atmosphere, by their loneliness, smartness and complexity. Graham appears to be the guy who acts weird and therefore, attracts people’s attention; whereas Lecter is the guy above all doubts, the handsome, educated and enigmatic gentleman people respect. Mads Mikkelsen was a good choice and plays doctor Lecter perfectly. Graham’s empathy ability is certainly a useful advantage, but can also turn into a curse that can damage him. Hugh Dancy’s acting totally brings to life the different characteristics of his character.

The pilot is very satisfying and opens the door to interesting episodes. That’s great a network like NBC greenlit this project.

 

Sériecalement vôtre,

VK

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20 sept. 13

HANNIBAL (PILOTE 2012/2013)

 

hannibal

Synopsis : L’exploration de la relation entre Hannibal Lecter et Will Graham…

 

Le pilote de Hannibal est une réussite de par sa mise en scène et l’introduction des deux personnalités troublantes que sont Lecter et Graham. L’aspect meurtres en série n’est pas négligé, mais il est dépassé par les deux éléments ci-dessus qui sont les plus captivants. La première scène fascine et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Une ambiance violente, sanglante, cauchemardesque, irréelle. On est immédiatement happé par la noirceur qui se dégage. Cette ambiance se prolonge efficacement tout au long de l’épisode. Les flashs, les rewind, les « mises en situation » de Graham nous donnent l’impression d’y être, de courir apeuré en cherchant une issue de secours qui finit toujours en cul de sac. Graham et Lecter contribuent à cette atmosphère par leur solitude, leur intelligence, leur complexité. Pour Lecter, on peut ajouter son élégance froide. L’adjectif froide n’est, ici, pas péjoratif. Mads Mikkelsen est parfait pour le rôle de Lecter. Distingué, soigné, stoïque, il dégage une aura qui le rend énigmatique. Graham, quant à lui, est tout aussi mystérieux, mais je le qualifierai plutôt d’atypique. Atypique dans sa façon d’analyser, dans son comportement. C’est le type de personnage qui va agir de façon bizarre selon le point de vue des autres et attirer les regards interrogateurs, tandis que Lecter va plutôt être au-dessus de tout soupçon, être respecté. On a l’impression que le don d’empathie de Will est parfois plus une malédiction qu’un don, et que cette caractéristique peut le faire basculer tout à coup dans la folie. Son interprète, Hugh Dancy, a vraiment la gueule de ce genre de personnage.

Hannibal est un très bon pilote, sombre et violent. Beau pari pour un network.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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09 nov. 12

NASHVILLE (PILOTE 2012/2013)

Synopsis : Bienvenue à Nashville, temple de la musique country où cohabitent stars et jeunes premiers…

 

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Nashville est une série qui avait piqué ma curiosité dès le printemps dernier, riche en informations sur les nouvelles séries en préparation pour la saison 2012/2013. Nashville avait gagné mon attention rien que par son titre même. Il faut savoir que j’aime beaucoup la musique country. Oui, je n’ai pas peur de le revendiquer, j’aime la country, ce genre musical que certaines personnes trouvent ringard, que certaines réduisent à l’image d’Epinal du cow-boy mâchouillant nonchalamment une paille pendant qu’il regarde, du haut de son cheval, la contrée sans frontière qui se dresse devant lui de façon majestueuse. Cette passion pour la country fut le fruit d’une rencontre télévisuelle, car c’est en regardant, il y a quelques années, un épisode de la saison 4 de Cold Case que je découvris ce genre. Depuis, les mélodies country traînent sur mon disque dur et mes CDs. Tout connaisseur du genre, sans être forcément un expert, sait que Nashville est le temple de la country. Ainsi, rien qu’en voyant qu’une série s’appellerait Nashville, je me disais qu’il était probable que cette série tourne autour de la country. Peut-être que le genre musical n’allait pas être au centre de l’intrigue, mais il y avait tout de même de fortes chances que la série en parle, sinon cela aurait été équivalent à parler de Paris sans parler de la Tour Eiffel… En lisant, dans les news, le thème général de la future série, il devenait clair que la musique n’allait pas être reléguée au second plan. Par conséquent, j’étais déjà conquise. Il ne restait plus qu’à voir de mes propres yeux ce que cela donnerait à l’écran.

 

Il faut dire que j’avais néanmoins eu quelques appréhensions en voyant les premières bandes-annonces. J’avais, en effet, peur que la série ne soit qu’une sorte de soap opéra avec son lot d’amours rocambolesques, trahisons et autres ingrédients traditionnels d’un soap. Finalement, qu’en est-il ? Ma foi, j’ai trouvé ce pilote agréable. Ce n’est pas la série révolutionnaire, mais elle paraît plaisante à suivre. Elle aborde l’opposition expérience et longévité contre jeunesse en pleine ascension ; musique industrialisée pour la masse et le profit contre musique simple jouée dans les bars pour le bonheur des fans. La série aborde également les rouages des élections et ses conséquences sur la vie privée, professionnelle, et les conflits familiaux. Les thèmes ne sont pas tellement innovants, notamment pour l’intrigue sur les élections. Toutefois, certains thèmes ont l’air prometteur. Parlons notamment de l’intrigue principale, à savoir l’affrontement Rayna/Juliette. La première, chanteuse reconnue et égérie depuis une vingtaine d’années d’un label, se retrouve « invitée » à partager l’affiche, pour sa prochaine tournée, avec la nouvelle étoile montante dénommée Juliette, au look sexy et qui fait un peu penser aux chanteurs pour adolescents. A travers cette situation incroyable et ridicule (pour Rayna) s’insinue une réflexion sur l’indépendance de l’art. Nasvhille nous plonge dans l’industrie du disque, et donc, des rouages de la machine pas forcément idylliques. Finalement, l’art et l’artiste sont presque réduits à un produit de consommation. L’objectif premier n’est plus tant d’accompagner un artiste avec son univers propre, de l’aider à s’épanouir, mais de faire du cash. Il faut agir en fonction du budget et des retours financiers. On le voit nettement avec l’idée du nouveau CEO du label. Sa première idée est de coller Rayna à Juliette parce que les albums et tournées de Rayna connaissent une baisse en termes de chiffre d’affaire alors que Juliette casse la baraque. Le CEO pense à cette stratégie et semble indifférent au succès que le label a connu pendant vingt ans grâce à Rayna et sa fidélité au label. Les artistes doivent être bankable. Ils sont les fers de lance un jour, puis sont rapidement remplacés par les nouveaux qui seront eux aussi remplacés par les prochains nouveaux… Les artistes sont susceptibles de perdre de leur authenticité et d’être emportés par cette spirale du cash, strass et paillettes.

 

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Juliette, quant à elle, apparaît comme une vraie peste, arriviste et sans état d’âme. Cependant, derrière cette facette se cache une jeune femme meurtrie par le destin de sa mère toxicomane qui profite de la notoriété de sa fille et ne l’appelle apparemment que pour lui demander de l’argent. Rayna doit faire face à une dure réalité, à savoir qu’on la relègue dans un tiroir en prétendant officiellement vouloir le meilleur pour sa carrière. Elle doit soutenir un mari candidat aux élections, mais ce dernier n’est que le pantin dont le père de Rayna tire les ficelles. Je n’adhère pas trop à cette histoire d’élection, dans la mesure où on en retrouve d’autres du même genre dans d’autres séries. Je pense à The Good Wife, où même s’il ne s’agit pas du même poste en jeu dans l’élection, on retrouve cette ambiance élection, candidats qui s’affrontent avec l’aide de leurs collaborateurs et les retombées sur leur vie familiale. Il serait astucieux d’introduire quelque chose de nouveau, autres que scandales sexuels ou financiers. Evidemment, ces scandales ont marqué plusieurs hommes politiques et donc, ont fait partie, je dirai, du folklore. Il sera difficile de les bannir de Nashville, mais on pourrait les faire coexister avec d’autres intrigues plus singulières. Peut-être pourrait-on assister à une défaite pour une fois (parce que souvent, les protagonistes gagnent) ?

 

A côté de ces différentes histoires qui ne demandent qu’à être développées pour qu’on puisse se faire une opinion plus éclairée, on retrouve la musique country, bien évidemment. Je rejoins certains commentaires qui apprécient que la musique soit utilisée de manière avisée. En effet, la musique sert le scénario et non l’inverse. On entend les chansons parce que les personnages sont en concert ou répètent, ou enregistrent. Nashville ne perd pas son temps à proposer toutes les chansons dans leur intégralité, parce qu’elles sont des outils pour faire avancer l’histoire. Les musiques m’ont plue, et coup de cœur pour « Back Home » et « If I Didn’t Know Better », que j’ai trouvées moins « pop-isées » que les autres. Car oui, ces dernières années, certaines chansons country ont davantage le ton pop ou rock. Bien entendu, je ne suis pas une réfractaire à l’évolution des rythmes musicaux, couleurs musicales. La country est un genre qui évolue et qui ne peut pas ne pas évoluer. Ceci-dit, parfois, la frontière est de loin dépassée qu’on en ressort surpris. Dans l’ensemble, j’ai bien accroché aux mélodies qui mettent parfaitement le spectateur dans l’ambiance country. A noter que le duo Scarlett et Gunnar est prometteur. J’aimerai bien suivre l’ascension de ces deux, à condition qu’ils chantent en duo. De un, ils s’accordent plutôt bien au niveau de la voix (quand Gunnar a commencé à aller dans les aigus, la chanson prenait des allures de mystique) ; et de deux, il est rare qu’un duo s’impose. La série peut compter sur le genre country et sur les lieux représentatifs de cet univers. Ce décor géographique est une force car voir tout le temps des grandes villes comme Los Angeles, New York, soit sur la côte ouest, soit sur la côte est commençait à devenir fatiguant. Avec Nashville, on change d’environnement, environnement peu exploité par les séries. Et pour finir, ma foi, les maisons des protagonistes me font pâlir d’envie…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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30 oct. 12

LAST RESORT (PILOTE 2012/2013)

 

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Synopsis : Après avoir désobéi à un ordre, l’équipage d’un sous-marin américain découvre qu’il est devenu l’ennemi public numéro un et se voit contraint de se réfugier sur une île abritant une base d’études de l’OTAN…

 

Last Resort s’est avérée être une bonne surprise. Le pilote proposait une intrigue réellement originale dont l’installation connaissait peu de temps mort pendant 42 minutes. Un nombre raisonnable de scènes d’introduction offrait un aperçu des différentes personnalités et relations plus ou moins conflictuelles des protagonistes, puis on entrait rapidement et efficacement dans le vif du sujet. Suspens, action, conflits internes, atmosphère de complots et mystères, et menace d’une guerre mondiale donnaient du souffle dans ce premier volet. L’introduction des différentes intrigues n’était ni exagérée ni insuffisante. On ne sortait pas de l’épisode en se disant « on en apprend beaucoup trop pour un épisode d’inauguration » ou en se disant « cet épisode était bien fade, presque sans aucun élément pour nous donner l’envie de revenir ». Il y a vraiment de quoi exploiter au niveau des personnages, de leur situation vis-à-vis de l’Etat Major (et en général, de Washington) et des occupants de l’île (la cohabitation promet d’être plus ou moins harmonieuse), de l’énigme qui entoure le commando apparemment à l’origine de l’excommunication de l’équipage et des probables complots au sein du pouvoir.

 

J’ai quand même souri en voyant la façon dont les marins prennent possession de l’île et en font dorénavant leur propriété. En somme, ils débarquent, neutralisent la base de l’OTAN et le capitaine annonce la couleur : « cette île est la mienne à présent ». Pas gênés, les marins… Mais bon, comme il s’agit d’un cas de force majeure, on veut bien les comprendre. Par contre, la raison qui les a poussé à se replier sur cette île est pour le moins troublante et inquiétante. C’est assez déstabilisant de constater que les instances supérieures n’hésitent pas à les détruire avec un missile juste parce qu’ils ont eu la malchance de vouloir obtenir la confirmation d’un ordre aux conséquences graves. Ils sont littéralement sacrifiés, ils ne sont qu’une variable d’ajustement, et on manipule la communication pour accuser des innocents. Ça fait froid dans le dos…

 

J’ai été contente de ce pilote, d’autant plus que j’adore tout ce qui touche à l’univers militaire. Et oui, dans une vie parallèle, si j’avais été plus sportive et grande, je me serai bien vue rejoindre l’armée. Allez savoir d’où me vient cette attirance pour les forces armées, moi-même je n’en sais rien. Par contre, je sais que j’ai adoré JAG, Stargate SG-1, Band of Brothers, Pacific et que j’aime bien Army Wives… Ainsi, Last Resort avait des chances de retenir mon attention, et son pilote a rempli sa mission avec succès. Bien qu’il y ait des chances pour que l’univers militaire n’occupe plus le premier rôle (étant donné la situation inédite de ces marins), cela ne devrait pas non plus détourner les amateurs du genre de la série qui possède un réel potentiel. Néanmoins, même si les marins sont les personae non gratta de l’armée, il n’est pas sûr qu’ils abandonnent aussi aisément ce cadre hiérarchique. Je souhaite à cette série de percer.

 

Sériecalement vôtre,

VK

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23 oct. 12

CHICAGO FIRE (PILOTE 2012/2013)

 

Chicago Fire

 

Synopsis : Le quotidien des pompiers d’une caserne de Chicago, entre les interventions risquées et les problèmes privés qui est rapidement bouleversé lorsque l’un d’entre eux périt en mission…

 

Ce pilote était franchement moyen. Il ne valait, pour l’instant, que pour ses scènes mettant en avant les pompiers en pleine action, bravant au péril de leur vie les flammes pour secourir des civils prisonniers d’un piège de feu et voués à une mort certaine.  De ce côté-là, le pilote était satisfaisant, non seulement pour les cascades et la mise en scène. Il décrivait bien le caractère extrêmement dangereux de cette profession. Pour le reste, c’est-à-dire les personnages en eux-mêmes et leur vie privée, ce n’était pas vraiment palpitant. Je dirais même qu’il ne se passait pas grand-chose. Tout démarrait avec la mort d’un des pompiers lors d’une intervention qui naturellement, débouchait sur de fortes répercussions émotionnelles sur les autres pompiers, car il ne faut pas oublier que ces pompiers forment une véritable famille. Le problème, enfin, ce qui m’a gênée, dans ce pilote, est qu’une fois cette tragédie, on saute un mois pour continuer l’histoire. Certains pompiers ne s’en sont pas encore remis et se tiennent rigueur pour ce drame. Malheureusement, à part cela, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, sinon des interventions. Il aurait été peut-être plus intéressant de ne pas introduire ce saut temporel et centrer l’épisode sur les conséquences directes de ce triste évènement. En effet, avec le saut, on découvrait que l’un des pompiers se droguait, que l’autre avait l’air d’accepter la situation mais voyait sa relation avec sa petite amie ralentir tandis qu’il devait composer avec le premier qui lui en voulait pour le drame. On faisait connaissance avec un pompier débutant encore plein d’innocence et d’idéal. Logiquement, on s’attend à le voir découvrir la dure réalité de la vie, connaître des désillusions, ce qui est chose déjà vue dans les séries. J’aurais préféré suivre le choc et la tristesse des pompiers tout de suite après la tragédie, puis l’enterrement, avoir une réaction violente de la veuve, et ensuite, découvrir comment l’un des pompiers en arrive à devenir dépendant aux antidouleurs. Chicago Fire m’a en outre rappelée Third Watch (New York 911 en français). Contrairement à Chicago Fire, NY911 était bien plus rythmée. Peut-être était-ce du au fait que la série était centrée sur plusieurs corps de métiers : policiers, ambulanciers et pompiers. Sauf que dans NY911, les pompiers étaient plus discrets que les deux autres métiers. Chicago Fire leur rend donc hommage au milieu de toute cette invasion télévisuelle de policiers, avocats, et médecins (professions toutes aussi nobles mais surreprésentées par rapport à d’autres), et je félicite cette initiative. Reste néanmoins à proposer des intrigues plus attrayantes pour les protagonistes, car les scènes d’action ne pourront pas soutenir à elles seules la série.

 

Sériecalement vôtre,

VK

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17 juin 12

LONGMIRE, EPISODE 1*01 PILOT

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion us)


longmire

 

J’ai découvert récemment le pilote de Longmire, nouvelle série américaine, et ce pilote m’a plue. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai été transportée, que Longmire révolutionne le monde des séries, mais ce premier épisode était intéressant et m’a en quelque sorte proposée un agréable voyage. Alors, de quoi cette série parle-t-elle ? Tout simplement de Walt Longmire, shérif d’un comté du Wyoming, faisant régner la loi dans une contrée qui, si à première vue, a tout l’air d’un coin de paradis, est en réalité loin d’être épargnée par la violence. Le shérif est aidé dans sa tâche par l’adjointe Victoria et doit composer avec un autre adjoint, Branch, qui souhaite prendre sa place en tant que nouveau shérif.

 

L’enquête était correcte, sans forcément se démarquer par l’intensité du suspens. On passait d’un cadavre retrouvé dans la forêt à un secret de famille, avant d’atterrir sur une histoire de prostitution. Les retournements de situation étaient bons, pas mauvais. Cependant, l’enquête en elle-même n’est pas ce qui m’a le plus séduite. Ce que j’ai apprécié, dans cette série, c’est l’environnement, le cadre dans lequel évoluent le héros et ses comparses. Je vous disais plus haut que Longmire nous emportait dans un voyage. Et bien si vous êtes amateurs de paysages s’étendant à perte de vue ; si vous balader dans une petite commune du genre de celles où tout le monde se connaît, côtoyer des fermiers en stetson et possédant des fusils de chasse à foison ne vous répugne pas (ce qui est mon cas) ; alors Longmire est faite pour vous. En effet, la série nous plonge au cœur de l’Amérique profonde. Walt officie dans son comté avec seulement trois adjoints, dans un bureau de taille modeste. Ne comptez pas sur la présence d’équipements tactiques de pointe, comme par exemple des MP5 ou instruments d’analyse d’indices dignes d’un NCIS ou des Experts, car vous serez déçus en voyant Longmire : Walt et ses collègues fonctionnent à l’ancienne. D’ailleurs, il me semble ne pas avoir vu d’ordinateurs dans le bureau du shérif, et même Walt est allergique à la technologie : il n’a pas de téléphone portable ! Longmire nous fait découvrir la campagne, le mode de vie des petites villes perdues au fin fond de l’Amérique carburant à la musique country et ne jurant que par le Deuxième Amendement (i.e, le droit de porter des armes). Longmire présente également les conflits qui peuvent s’installer entre population locale et indiens, ainsi que la concurrence naissante entre Walt et Branch pour la course au poste de shérif.

 

En fait, Branch symbolise le jeune homme ambitieux aspirant au pouvoir, tandis que Walt représente l’aîné expérimenté, ne se souciant guère des magouilles politiques car l’important pour lui est de rendre la justice. Toutefois, Walt va devoir défendre sa position face à Branch qui ne lui facilite pas le quotidien par son manque de motivation dans les enquêtes, son partage tardif d’informations pour l’investigation, afin de faire passer le message à Walt. On voit toute cette contradiction dans la dernière scène, notamment, quand Walt plante, avec un marteau, sa petite pancarte de campagne artisanale sur le bord de la route en face de celle de Branch, aux allures de véritable campagne de promotion, vingt fois plus grande avec son portrait dessus. En fait, Longmire a ce côté western : Walt est le shérif ; son ami, Henry, le patron du saloon du coin (en fait, c’est le bar de nos jours) ; on a une communauté d’indiens méfiante des autorités locales blanches ; et on a même la rue principale qui traverse la petite commune et qui est bordée, entre autres, par le saloon !

 

Même si globalement, j’ai apprécié Longmire, je trouve, en tout cas pour le pilote, que Longmire est un peu trop centrée sur Walt. C’était prévisible, en voyant le nom de la série, me direz-vous. Certes, Walt semble être un personnage au lourd passé, mais voilà, il est un peu trop présent et par conséquent, les autres sont cantonnés dans un rôle (trop) secondaire. En outre, Walt est, dans un sens, un flic bourru ayant traversé des épreuves mais doté d’un grand cœur, dévoué à défendre la veuve et l’orphelin. Ce genre de héros n’est pas inconnu du petit écran, et je regrette que Walt ne soit pas plus original… et charismatique, car honnêtement, il ressemble plus à un loup solitaire plongé dans ses certitudes et habitudes, et Vic ainsi que Branch en arrivent même à attirer plus de sympathie que Walt lui-même ! Franchement, je suis restée indifférente à Walt. Il est tellement peu original dans l’histoire de son personnage et raide, sans expression. J’espère que les autres personnages (les adjoints et le gérant du bar) prendront plus d’ampleur au fil des épisodes. Walt reste le héros, mais je préfère quand il y a un bon partage entre les différents protagonistes, pour permettre davantage de diversité, d’interactions. D’ailleurs, Longmire aurait peut-être du s’appeler autrement, par exemple elle aurait pu prendre le nom du comté fictif dans lequel se déroule l’histoire, Absaroka County, et faire ainsi comme One Tree Hill : au départ, le sujet traite de la relation conflictuelle entre les frères Scott, mais en définitive, la série dépasse ce thème et chaque personnage gravitant autour des Scott bénéficient d’intrigues souvent plus intéressantes (du coup cela aurait été moins ridicule si la série s’était nommée Les frères Scott alors qu’en réalité, ils font partie d’une plus grand ensemble). Pour Longmire, cela aurait permis d’ouvrir les possibilités d’intrigues, parce qu’il paraît évident que Walt va accaparer l’attention des scénaristes (j’espère cependant que ce ne sera pas trop accentué et qu’il y aura de la place pour les autres). Enfin, je dis ça, mais étant donné que la série trouve son origine de romans, il est naturel qu’elle suive plus ou moins la même évolution de sa source… Donc affaire à suivre…

 

Pour finir :

Mes + : Le cadre dans lequel se déroule Longmire/ La bande son/ L’essayage du pantalon par les suspects dans la grange

Mes - : Un Walt qui occupe trop le devant de la scène et pas très charismatique

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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