05 déc. 13

DADS (PILOTE 2013/2014)

Synopsis : Warner et Eli, développeurs de jeux vidéos, voient leur vie chamboulée lorsque leurs pères viennent s’installer chez eux…

 

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La comédie joue sur le registre de la relation père-fils, un thème propice aux situations conflictuelles et comiques, à la nostalgie et à la tendresse. D’ailleurs, le générique transmet cette ambiance de souvenir des moments précieux passés avec un père et de bons sentiments. Quand on regarde le pilote, on se dit (en tout cas, je me dis) qu’il aurait été franchement sympathique s’il n’était pas autant flanqué de connotations raciales et sexuelles. Une, à la limite, ça passe. Le problème de ce pilote, c’est qu’on en a trop (Hitler, l’écolière asiatique au rire idiot, les hispaniques domestiques…) et au bout d’un moment, ça devient carrément lourd et ça enlève le charme du thème père-enfant. Quant à nos zygomatiques, ils peuvent se reposer : s’il y avait des moments drôles, je n’ai pas ri, tout simplement parce que je ne voyais rien de drôle dans la situation (si ce n’est que certaines étaient grotesques). Ajouté à cela des rires en fond sonore qui nous martèlent toutes les deux minutes et qui accompagnent les moments supposés drôles, on finit par s’en lasser. Pour être honnête, ils m’ont irritée. Certes, c’est courant pour une comédie, mais si au moins c’était comique… En résumé : « blagues » sur les communautés + situations pas comiques du tout + fond sonore forçant le tout = un pilote qui manque le coche par rapport à son thème principal qui s’efface devant ces derniers éléments. Il y a un décalage entre le générique et le contenu : on s’attend à voir quelque chose et on en voit une autre. Si le coeur nous en dit, on peut accorder à Dads le bénéfice du doute, mais si ça continue sur la même lancée que le pilote, on s’en détournera…

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


19 nov. 13

CROSSING LINES, SAISON 1

Diff fr

 

La review du pilote est disponible ici.

La première saison de Crossing Lines fut agréable à regarder. Elle a été un mélange d’enquêtes policières à la fois réflexives et parsemées d’action, d’intrigues personnelles à moyen/long terme, et d’alchimie entre les personnages. De façon générale, Crossing Lines a correctement rempli son contrat. La remarque que j’aurais à lui faire concerne la place accordée au développement des intrigues personnelles pour certains des protagonistes, que j’ai trouvé imposante pour : 1) une première saison, 2) une saison assez courte. Dans un cop show, j’apprécie en savoir un peu sur les héros dans leur vie hors enquêtes : leur passé, leurs failles, leurs relations avec autrui, etc. Cependant, j’apprécie quand ces éléments sont dévoilés avec parcimonie au fur et à mesure des saisons, exception faite où on postule que les intrigues personnelles ont la même importance que les enquêtes, un peu à la manière de New York 911 (Third Watch). 

 

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Dans cette saison 1, on découvre pas mal de choses importantes sur certains des personnages et ce, alors que la série vient à peine de commencer. L’obsession de Carl pour Genovese, la recherche de Dimitrov pour Louis et Dorn, le penchant de Sebastian pour le jeu et la découverte de son fils biologique ont été un peu trop mises en avant pour une première saison à mes yeux. On en ressort un peu saturé : qu'y aura-t-il d'intéressant à découvrir par la suite ? D’ailleurs, on entrait avec lenteur dans le vif de l’enquête dans certains épisodes, à cause de ces considérations personnelles. Le cas du jour s’en trouvait moins riche alors qu’il aurait pu donner lieu à une bonne intrigue pleine de pistes, de suspects, de rebondissements. Même constat pour la dynamique de l'équipe : les membres travaillent ensemble, mais on peut aller plus loin dans leurs relations de travail et de proximité. J’aurais préféré que cette saison soit plus longue, pour contenir plusieurs épisodes indépendants, c’est-à-dire avec des investigations totalement exemptes de toute connexion, allusion à un trait de caractère d’un héros ou à une lutte personnelle. Ces épisodes auraient permis le développement des interactions professionnelles et aussi amicales entre les protagonistes, pour accentuer le travail en équipe. A ces épisodes se seraient mêlés les autres centrés sur les protagonistes. Pour citer un exemple : dans certains épisodes, Louis Daniel, le chef d’équipe, semblait à la fois là, mais pas vraiment là car tiraillé par l’affaire Dimitrov. Avec la durée courte de la saison, on a la sensation que Daniel n'est pas tout à fait dans l'équipe, pleinement opérationnel. Mis à part ce point, Crossing Lines est une série satisfaisante, qui suit à la fois l’équipe de la CPI et les criminels/victimes. Ce dernier élément est l’occasion d’en savoir plus sur les motivations des criminels, les réactions des victimes au lieu d’avoir une enquête où le point de vue des personnages non policiers est complètement réduit au silence. 

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

04 nov. 13

THE FOLLOWING, SAISON 1

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Vous pouvez d’abord lire ma review du pilote ici.

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Que penser de cette première saison ? A vrai dire, je suis partagée, mais j’ai envie de  donner une chance à cette série. Je dirai que la série est prometteuse et que la première saison relève du processus pas évident de mise en place de l’univers, avec ses éléments positifs et moins positifs. Le thème du tueur en série qui fonde un cercle d’admirateurs et cherche à se mesurer à l’agent du FBI qui l’avait arrêté est captivant. De façon très générale, je me suis attachée à plusieurs personnages des deux camps, j’ai été satisfaite par les différentes intrigues. Le jeu du chat et de la souris n’était pas mauvais, quoique les autorités paraissaient plus subir ce jeu que le maîtriser (et quand ça dure trop longtemps, c’en devient barbant). D’autres éléments m’ont un peu ennuyée car ils faisaient traîner les choses en longueur. Je pense au triangle amoureux Jacob-Emma-Paul (et aussi aux autres relations amoureuses) qui a commencé à m’agacer à un moment, de même que leur escapade dans la demeure semblait durer une éternité pour pas grand-chose. Les va-et-vient entre « nous avons localisé Joey » et « nous l’avons encore perdu » m’ont fait me demander avec perplexité si cela n’allait pas devenir le seul sujet de la saison 1. Le serial killer du siècle tournant en rond dans sa prison puis dans son bureau dans le repère de la secte m’ont fait douter de son intérêt en termes de développement du personnage. A plusieurs reprises, Joe Carroll (ou du moins, ses scènes) ne ressemblait pas  vraiment à ce que j’attendais d’un leader de culte : autoritaire, sûr de lui, actif dans la mise en place des différentes actions. On le voyait surtout narguer les agences fédérales, parler avec ses fidèles, maugréer face à son manque d’inspiration pour son nouveau roman. Souvent, j’avais plus l’impression que ses fidèles, principalement Roderick, maîtrisaient davantage la situation que lui. Alors certes, Caroll était en prison pendant un certain nombre d’années, mais même à sa sortie, j’avais un peu de mal à croire en son statut de leader suprême. Le jeu du chat et de la souris qui s’éternise (à cause d’autres éléments s’éternisant eux-mêmes) a estompé mon envie d’aller jusqu’au bout. L’association de tous ces éléments a plusieurs fois freiné mon intérêt pour cette série (je vous avoue avoir volontairement zappé plusieurs scènes tant je voulais avancer). Alors que le pilote était bon et alléchant, des épisodes suivants ont fait ralentir le rythme avant de l’accélérer à nouveau (peut-être à partir de l’évasion de Joe). Il y a eu des moments d’essoufflements par-ci, par-là. Personnellement, The Following devrait réduire le nombre d’épisodes par saison : en faire dix-douze (douze grand maximum) par saison. Ceci permettrait de condenser l’intrigue et la rendre plus intense, et éviter un approfondissement inutile de certains éléments.

 

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Parlons maintenant des protagonistes. Le « problème » de The Following est le suivant : il est dangereux de s’habituer/s’attacher à un personnage car la survie de celui-ci dans la série n’est jamais chose acquise. Qui restera-t-il à la fin ? (si ça se trouve, plus personne^^).  The Following nous a offert une hécatombe au cours de la saison, et a supprimé plusieurs personnages qui se démarquaient des autres, étaient plus attirants que Hardy et Carroll eux-mêmes, et auraient pu connaître un développement intéressant. L’agent Parker, Jacob et Roderick faisaient partie de ceux-là. Pourquoi ? Pour Parker : son passé en tant qu’ancienne membre d’une secte. La confrontation avec le culte de Carroll aurait pu la déboussoler à un moment. La mort de cet agent est l’une des plus horribles et tristes de cette première saison. Franchement, je n’avais pas envie qu’elle disparaisse. Je ne sais pas pourquoi, je lui trouvais du caractère, une présence. Pour Jacob : à mes yeux, son évolution est la plus captivante. Parce qu’on découvre qu’il a menti sur le fait d’avoir déjà tué. Parce qu’il garde une part d’humanité, de compassion lors du passage avec la fille que Paul a kidnappée. Parce qu’il franchit un cap en tuant Paul, s’engouffre dans le mal et par la même occasion, s’élève en homme fort du groupe d’adeptes, volontaire et déterminé. Parce que finalement, il finit par se remettre en question et à se détourner de cette adoration jusqu’au sacrifice ultime pour un homme.  Le personnage est passé par trois étapes : l’adepte un peu timide, pas très sûr de lui ; l’adepte trahi qui se transforme enfin en guerrier ; l’adepte qui met en doute les plans du maître. Pour Roderick, je dirai que sa rébellion contre Joe aurait pu déboucher sur la création d’un autre groupe. Le gars avait les capacités pour le faire, vu tout ce qu’il avait déjà mis en place pour Joe.

Maintenant, quid de Ryan Hardy ? Je l’avoue, son personnage ne m’a pas transportée plus que ça. L’homme a ses parts d’ombre et porte le poids des morts causés par ce nouveau combat contre Carroll. Sa relation avec l’ex-femme de Carroll n’était pas ce qu’il y avait de plus croustillant, mais bon, elle avait son rôle à jouer dans l’histoire. J’ai bien aimé sa vengeance suite au décès de Parker. Je me demande si cela ne va pas retomber sur lui un jour ou l’autre. Quant à l’ex de Joe, elle a peu à peu sorti ses griffes et entrepris des actions (par contre, pourquoi n’a-t-elle pas poignardé Joe dans les poumons ? cela aurait mis un terme à tout ça une bonne fois pour toutes, mais aussi aurait un peu tué la série^^). C’est une femme de caractère. Emma, jeune femme aux allures de fille innocente, s’avère être une manipulatrice et fanatique. Son personnage a de quoi donner des frissons.

 

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Enfin, je regrette qu’on n’en sache pas plus sur le processus de transformation des fidèles du statut de personnes lambda à celui d’adorateurs prêts à tuer. On a eu des flashbacks davantage centrés sur l’époque où ils avaient déjà embrassé l’idéologie. Quel était leur passé ? Comment ont-ils rencontré Joe Carroll ? Qu’est-ce qui les fascinait chez cet homme ? Comment se sont-ils métamorphosés ? J’aimerais bien voir quelques exemples pour les prochaines saisons. Et pour finir sur une note positive, je remercie The Following de ne pas avoir proposé des épisodes du style « le follower du jour ». Les followers étaient introduits quand il le fallait, certains étaient suivis plus que d’autres parce que c’était logique de procéder ainsi.

Conclusion : The Following mérite qu’on lui accorde le bénéfice du doute.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

30 mai 13

PERSON OF INTEREST, SAISON 1

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Ma critique de cette saison 1 ne prend pas en compte les deux derniers épisodes de ladite saison, dans la mesure où ils n’ont pas encore été diffusés en France (ils lanceront la saison 2 l’année prochaine). 

Quand je pense à Person of Interest (ou POI), je pense immédiatement à plusieurs termes positifs : captivant, brillant, intelligent, maitrisé, sans temps mort… Bref, cette série est géniale. Même si le concept de POI rappelle jusqu’à un certain degré Minority Report dans la mesure où la série et le film proposent une possibilité d’anticiper un crime (via une machine dans POI, via des humains dans Minority Report) et des protagonistes dont la mission est d’éviter ces crimes, et n’est peut-être pas aussi novatrice qu’on le pense par son point de départ, son traitement en reste éloigné du film et se distingue aisément et efficacement des autres séries. D’ailleurs, elle prouve que CBS ne fait pas que multiplier les cops shows traditionnels (un crime, des policiers, une enquête) mais sait proposer des séries différentes. En réalité, il demeure un soupçon de cop show dans Person of Interest puisque les deux justiciers de l’ombre, Finch et Reese, mènent à leur façon une enquête pour en savoir plus sur l’élu(e) du jour et cherchent les indices pour mieux le/la protéger du crime ou l’empêcher d’en commettre un s’il s’avère qu’il ou elle est le tueur. Ce soupçon cop show se retrouve en outre en les personnes des deux policiers, Fusco et Carter, qui résolvent eux-aussi des crimes toujours liés de près ou de loin aux affaires de Finch et Reese. Cette dimension policière est présente mais heureusement, elle fait office d’ambiance. Elle n’est pas le cœur du sujet, celui-ci étant la mission de Finch et Carter, mais il est évident que cet élément enquête ne pouvait pas être ignoré pour des raisons de cohérence : comment éviter un crime si on ne se montre pas un minimum curieux au sujet des gens potentiellement impliqués dedans ?

 

Ce qui fait la différence et le charme de Person of Interest, c’est cette atmosphère paranoïaque qui nous englobe. On en ressort avec cette sensation que n’importe qui peut nous épier, grâce aux nouvelles technologies et aussi grâce à notre tendance à utiliser ces nouvelles technologies et y publier des données plus ou moins personnelles. Le « souriez, vous êtes filmés » (voire plus) et la « théorie du complot »  trouvent toute leur puissance dans cette série et nous amènent à réfléchir sur ce qu'on peut laisser sur internet. Pour citer un personnage de Criminal Minds, « When it's on internet, it's forever ». N'importe qui peut nous épier, nous nuire. Je ne suis pas spécialement de nature parano, mais avec l’augmentation des vols d’identité et le harcèlement sur internet qui provoquent des ravages, ça me fait réfléchir… Pour vivre heureux, vivons cachés… On ne sait plus à qui faire confiance et cette méfiance s'exerce même vis-à-vis des forces de l'ordre, ce qui accroît ce sentiment d'insécurité. Cette atmosphère paranoïaque se poursuit en outre dans les personnages mêmes, puisqu’après tout, on ne connaît pas grand-chose d’eux. Leur histoire nous est dévoilée par petits bouts, au travers de flashbacks bien dosés. On n’est pas abreuvé de flashbacks à toutes les sauces dans tous les épisodes : ils arrivent quand ils doivent arriver. On en découvre davantage sur les personnages au cours de cette saison, mais bien évidemment et heureusement, le mystère reste entier. Surtout : comment Finch s’est retrouvé dans son état physique actuel ? Je soupçonne une corrélation avec ce qui est arrivé à son ami… peut-être Finch s’en est-il occupé de quelle que façon qui soit ? Et cette machine, qu'est-elle exactement ? Comment fonctionne-t-elle? Où est-elle cachée? Va-t-elle être détournée à de mauvaises fins ? Elle a beau être une machine, elle n'en demeure pas moins aussi mystérieuse et intriguante... Ce sentiment d’être observé n’importe quand, n’importe où se ressent aussi dans le montage, avec ces petits carrés ciblant des personnes et l’échelle utilisée lors des flashbacks qui nous montre le retour en arrière.

 

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A cette ambiance mystérieuse de théorie du complot s’ajoute des intrigues redoutablement efficaces et captivantes. On ne s’ennuie jamais, il y a toujours du rythme, il y a toujours des rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Ou alors, si on devine une possibilité, on reste surpris par la façon dont elle se concrétise : on n’a pas l’impression d’avoir à faire à un déjà-vu qu’on sent à des kilomètres car l’histoire nous embarque avec elle. John Reese, en plus d’avoir du charme, ne manque pas d’humour (comme la série d’ailleurs) avec ses répliques légères balancées en plein milieu d’une situation critique, et de style. Il arrive tranquille, l’air de rien, charmant dans son costume et vlan, voilà qu’il se bagarre avec des méchants et qu’il s’en sort sans presqu’aucune égratignure et le costume toujours impeccable. C’est aussi le genre de héros torturé, pas franchement souriant mais qui apparait comme le parfait gentleman, l’homme sur qui on peut compter, l’homme invincible, quoi. Parfois, cet aspect de héros solitaire se tirant toujours sans problème des situations les plus dangereuses pèse sur la crédibilité de la série. D'autres éléments également, comme le retour de l'ancienne coéquipière de Reese, qu'on croyait tous morte en Chine : elle a dû courir sacrément vite, Reese aussi, d'ailleurs, pour échapper au missile qui fonçait droit sur elle et Reese... Cependant, les excellents scénarii contrebalancent cette prise de liberté. Les divers éléments de fil rouge disséminés tout au long des épisodes promettent de futures intrigues excitantes avec des méchants (paradoxalement) fascinants. 

Pour conclure, Person of Interest est une très bonne série qui a su mêler espionnage, enquêtes, personnages et histoires complexes et palpitants. Elle a beaucoup de potentiel et j’espère qu’elle connaîtra le succès.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK Serie

24 déc. 12

NO LIMIT, SAISON 1

 

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Je dois avouer que jusqu’à une époque récente (on va dire l’année dernière), je n’avais pas vraiment éprouvé la même envie de suivre des séries françaises que celle que j’avais à suivre les séries américaines. Je suis sûre que plusieurs personnes se reconnaîtront dans mon cas. En effet, je ne ressentais pas le même engouement à me fidéliser à une série française que celui à me fidéliser à une série américaine. Y avait-il des raisons rationnelles à cette fermeture vis-à-vis des séries hexagonales ? Je n’en sais rien. A vrai dire, les séries US me touchaient plus par leurs intrigues (contenu et cadence), leurs personnages. Ceci-dit, j’ai tout de même regardé des séries françaises, de temps à autres. Plutôt de façon épisodique. J’avais suivi et apprécié Cellule Identité, Le secret du Zodiaque, Supectes…. Mais voilà, ça s’arrêtait là… Jusqu’au jour où j’eu ce déclic qui me poussa à élargir mon horizon télévisuel et donc, à reconsidérer ma relation avec les séries françaises. Pour résumer, ce réveil fut provoqué par ma découverte de Profilage, et se poursuivit avec Section de Recherches. Arriva ensuite Ainsi soient-ils, puis No Limit. J’avais décidé de me montrer curieuse sur les nouveautés françaises, et je ne dérogeai pas à ma bonne résolution avec No Limit. Je dois tout de même préciser que j’ai eu des difficultés à regarder les deux derniers épisodes : en effet, je les avais enregistrés, mais l’enregistrement a commencé, pour une raison que j’ignore, à partir en vrille en faisant des bonds : en pleine scène, un saut me projetait deux scènes plus loin, vous voyez le désagrément… En conséquence, je n’ai pas vraiment pu en profiter…

 

Que dire de No Limit ? Avant tout, rappelons que No Limit suit le chemin de Vincent, acceptant de réaliser des missions pour les services secrets français en échange d’un traitement expérimental, après avoir appris qu’il avait une tumeur. Et bien, ma foi, cette série fait passer un bon moment. C’est une série divertissante, amusante. Mouvementée et non dénuée d’humour. Les personnages sont sympathiques, drôles avec chacun son caractère bien trempé. Mention spéciale à Juliette, la sœur de Vincent, pour ses piques tantôt cinglantes, tantôt sarcastiques, tantôt humoristiques, mais toujours jouissives (surtout quand son collègue est dans les parages). Même si l’intrigue de base tourne autour de Vincent, les personnages qui l’entourent arrivent à exister sans trop de difficultés. Je fais référence notamment à sa sœur, son ex-femme et sa fille. Elles ne sont pas reléguées à une présence anecdotique, elles participent activement dans les scènes qu’elles partagent avec Vincent. Elles ont évidemment moins de scènes que Vincent, mais elles ne sont pas non plus juste la sœur, l’ex et la fille qui apparaissent juste par-ci, par-là pour faire leur quota minimum de scènes et remplir la case « il y a des personnages féminins dans la série ». Toutefois, je pense que c’est plus évident pour la sœur de Vincent. Je trouve qu’avoir fait d’elle une flic qui se retrouve constamment liée à ses missions est une bonne idée. Même si ce stratagème est simpliste, car Juliette doit quand même avoir d’autres enquêtes qui ne tournent pas autour de Vincent (or la série donne l’impression que ce n’est pas le cas), il est nécessaire sinon Juliette ne serait qu’un personnage beaucoup trop effacé… En ce qui concerne la collègue et voisine de Vincent, je la trouve moins intéressante. Elle ne m’apparaît pas vraiment comme un véritable agent, à l’égal de Vincent. Apparemment, c’était une call girl recrutée par le chef de la cellule secrète (si j’ai bien compris). J’aurais préféré qu’elle soit elle aussi issue du milieu militaire, par exemple, au lieu d’être seulement l’atout femme fatale. J’aurais préféré que Vincent et elle forment un véritable duo et enquêtent ensemble sur le terrain, au lieu de voir Vincent être le seul à crapahuter à droite et à gauche chez les criminels. L’avantage d’avoir un coéquipier sur le terrain est qu’en en cas de pépin, on peut compter sur un renfort (l’union fait la force…).

 

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Quant aux épisodes, ils ont tous été bien dosés en action, moments d’humour, instants familiaux, missions et enquêtes policières. La mise en scène pour les passages où Vincent est en mission est bien pensée et maîtrisée : les plans s’enchaînent et donnent du rythme à la séquence, et nous donnent l’impression de regarder un bon film d’espionnage. De même la division de l’écran en plusieurs cadres lors des conversations téléphoniques participe à donner du punch et maintenir ce cadre de film d’espionnage. La musique est bien présente et colle avec succès à l’ambiance de la séquence concernée. La réalisation et la musique rendent les épisodes agréables à découvrir, adhérer et suivre. En outre, la construction des intrigues sur deux épisodes est intéressante. Elle est un est bon compromis entre faire un épisode sur un film d’1h50 qui pourrait décourager certains et un épisode de 50 minutes trop court pour une intrigue trop dense, mélangeant les enquêtes de Vincent, celles de Juliette, et les interactions de Vincent avec sa fille et son ex. Dosage qui déboucherait sur des scènes hors enquêtes de Vincent anecdotiques et inutiles (et/ou des intrigues de missions peu approfondies). Par ailleurs, ce système de double épisode permet des cliffhangers, ce qui n’est pas pour déplaire, à condition d’être pertinents, d’accentuer le suspens.

 

On pourra reprocher des éléments à cette série, comme par exemple ces situations où Vincent, tout seul face à des dizaines d’ennemis, s’en sort les doigts dans le nez. Ou encore cette scène du pilote pas du tout crédible dans laquelle Vincent se cache… sous le véhicule du propriétaire de la maison dans laquelle il doit s’introduire ! Scène pas du tout crédible car la voiture sous laquelle Vincent se cache est garée devant la demeure qui elle-même se trouve dans une prairie, et donc, personne n’a pensé qu’une fois le propriétaire parti dans sa voiture, Vincent serait « légèrement » en pleine lumière et donc visible par les hommes de main du maître des lieux ?? Bon, on va pardonner. Aucune série n’est parfaite, et si on est indulgent, No Limit se regarde avec plaisir. Toutefois, parce qu’il ne faut pas exagérer non plus et tout pardonner, à mes yeux, la série repose sur une idée de base incohérente, voire tirée par les cheveux. C’est la grosse faiblesse du la série. En effet, la série est construite sur l’histoire de Vincent qui, après avoir découvert qu’il souffre d’une tumeur, accepte de travailler pour les services secrets français en échange d’un traitement expérimental. Ainsi le voit-on se la jouer James Bond dans chaque épisode, infiltrer des repères de criminels, se battre, échanger des coups de feu, etc. Mon problème pourrait se résumer à la question suivante : comment peut-on attendre d’une personne ayant une tumeur au cerveau (dans un stade avancé de surcroît) qu’elle réalise avec efficacité et succès des enquêtes périlleuses ???? Attention, loin de moi de prétendre que les personnes malades sont des personnes incapables. Dans mon raisonnement, quand une personne est malade, elle n’est pas vraiment en forme pour accomplir certaines tâches. Par exemple, essayez de faire un problème de mathématiques (du style calcul d’intégrales, résolutions d’équations à trois inconnues) quand vous avez 39 de fièvre et que vous éternuez toutes les cinq minutes… Bonjour les erreurs de calculs… Pour une personne avec une maladie plus grave, déjà que pour assurer un travail plus traditionnel (aller au bureau et non aller en mission d’espionnage), cela ne doit pas être évident, alors imaginez courir, escalader les murs, tirer dans tous les sens ! D’ailleurs, on voit bien les effets de la tumeur de Vincent lors de ses missions, lorsqu’elles le font souffrir et le mettent en danger. Par conséquent, le postulat de base est illogique et je ne peux m’empêcher d’insister dessus, je trouve ça trop bizarre... Autre point : dès le départ, Vincent a l’air d’être condamné. Donc est-ce que finalement la série va nous sortir du chapeau un traitement miracle pour permettre à Vincent de survivre plusieurs années, afin aussi de permettre à la série de connaître la joie d’enchaîner les saisons ? Parce que si Vincent est effectivement destiné à connaître la fin malheureuse à laquelle il est voué dès le début de la série, je ne vois pas comment la série pourrait durer sur le long terme. Car oui, en dehors de ce point négatif, la série est quand même bien faite et agréable à regarder. Elle a du potentiel pour s’enrichir. Dernier élément qui m’intrigue, et en réalité, me fait enrager : pourquoi avoir baptisé cette série française No Limit ? Est-ce plus attractif que « Sans Limite » ?? Pour les ventes à l’international, peut-être, mais sincèrement, pourquoi sacrifier notre si belle langue ? Sans Limite sonne pourtant bien, je trouve… Tels sont mes griefs envers cette série, mais je le répète, elle se regarde avec plaisir, donc allez-y !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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23 sept. 12

DOWNTON ABBEY, SAISON 1

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Downton abbey

 

J’ai enfin découvert Downton Abbey, série dont j’avais eu de bons échos, et je n’ai pas été déçue. Downton Abbey est une excellente série, intelligente et sublime par la reconstitution de la Grande-Bretagne du début du XXème siècle.  La première saison ne compte pas beaucoup d’épisodes, c’est vrai, mais en définitive, c’est mieux ainsi. On va à l’essentiel au lieu de se perdre et s’ennuyer dans des intrigues ridicules à interminables rebondissements. Au début, je m’égarais un peu dans cette multiplicité de personnages, surtout pour retenir leurs noms. Finalement, une fois qu’on est habitué, tout va bien. Downton Abbey nous entraîne dans le monde hiérarchisé et codifié de la société anglaise, entre les nobles et les domestiques. Si ces deux mondes s’opposent et ont, à première vue, rien en commun (déjà par leur statut et leurs prérogatives), on se rend bien vite compte que  les apparences sont trompeuses. En réalité, on retrouve les mêmes conflits dans chacun de ces univers : l’envie, la jalousie, les trahisons et autre coups bas… Mais aussi la bonté, l’espoir et le respect… Les sentiments et réactions humains sont communs à tous, quel que soit le rang. Il y a une galerie de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres, qui s’apprécient, s’aiment, se détestent, se font la guerre et ont des interactions avec l’autre classe sociale. Cependant, certains se démarquent un peu plus que d’autres. Comme la hautaine et gâtée Mary qui n’éprouve guère de considération pour Edith ; le malin et fourbe Thomas avec sa complice malveillante O’Brien ; le dévoué et minutieux Carson ; ou la comtesse douairière pleine de caractère. Au départ, la série s’ouvre avec le problème de l’héritier, mais en fin de compte, ce n’est pas le sujet principal, mais un sujet utilisé pour amorcer la série. La question de l’héritage est rangée au second plan car on s’intéresse davantage aux histoires qui pimentent la vie des ces protagonistes. J’ai apprécié la reconstitution de l’époque : les costumes et les coutumes, dont certaines nous paraissent tellement ridicules aujourd’hui qu’on en rigolerait alors qu’elles étaient scandaleuses autrefois (comme l’histoire du diplomate turc). J’ai apprécié le fait que pendant cette saison, on n’ait pas eu droit à un florilège d’amours impossibles, contrariés et redondants. La saison pose les bases pour de futures évolutions, les intrigues sont simples (pas rocambolesques) mais intéressantes et efficaces. Je suis tout simplement tombée sous le charme (et à l’heure où je poste cet article, je me régale devant la seconde saison) ! Pour les personnes qui ne l’ont pas encore découverte, je vous conseille vivement Downton Abbey dès ce soir sur TMC…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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08 août 12

SMASH, 1*06 -1*12, "Chemistry" - "Publicity"

Le show n'est pas fait, rien ne va plus...

 

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Le show Marilyn continue décidément à faire des siennes, et la vie en dehors du show des protagonistes n'est pas non plus de tout repos. Entre une avant première pas franchement formidable sous une chaleur étouffante, une version ultra moderne et pop avec une mise en scène respirant le mystique, une star de cinéma sans aucune expérience de Broadway mais pleine d’idées plus ou moins appropriées pour un spectacle musical, y a-t-il encore une chance pour Bombshell qui a l’air d’être plutôt mal parti ? Les investisseurs ne semblent pas très motivés à apporter leurs fonds, rendant la tâche d'Eileen davantage ardue. Toutefois, la productrice est loin de se laisser abattre aussi facilement, et même, profite de son nouveau statut de célibataire fraîchement divorcée pour se lâcher. Ainsi la voit-on emménager dans un appartement sans se soucier de l'absence de meubles, traîner dans un bar, défoncer la porte donnant accès au système de climatisation dans l'immeuble des répétitions, s'associer avec un nouveau producteur en la personne d'une rockstar déjantée, et renvoyer ses investisseurs initiaux avec théâtralité. Sans oublier son nouvel amant un peu baroudeur au passé saupoudré de combines en tout genre ! Eileen abandonne son ancien univers de la société bourgeoise, guindée, abonnée aux galas mondains, pour une vie plus aventurière avec un soupçon de folie. Le personnage d'Eileen est celui pour lequel j'ai le plus d'affection, parce que cette femme est à la fois une femme d'affaires, une femme qui revit, et ses scènes donnent lieu à d'agréables moments comiques.

 

En ce qui concerne Derek, on retient ses fantasmes matérialisés par la transformation de Karen en Marilyn. Que le metteur en scène rigoureux, parfois au caractère de tyran se mette à avoir des hallucinations de la sorte, c’est mythique. J'ai bien aimé la chanson « Our day will come », très ballade et chanson d'amour. Maintenant, reste à savoir si ces visions perturbantes ont pour origine un attrait pour Karen ou une fascination pour Marilyn Monroe. Je ne sais pas ce que je préfèrerais le plus. Peut-être que ce serait bien que Derek ait eu une révélation artistique concernant Karen, et non pas qu’il ait commencé à fantasmer sur elle pour d’autres raisons… Le metteur en scène connaît également ses moments de gloire comique avec l'arrivée de l'actrice Rebecca Duvall qui a le don de mettre la patience de tout le monde à rude épreuve. Il était jouissif de voir Derek s'impatienter, se retenir d'exploser face à la star de cinéma puis finalement mettre les points sur les i.

 

De même, Tom offre lui aussi de bons moments d'humour à réfréner ses envies de meurtre sur la personne de Rebecca. Le court passage du ciseau était hilarant. Ce personnage commence à devenir (enfin) intéressant, après avoir été lisse depuis le début, et ce, grâce à son histoire avec le danseur noir (dont j'ai oublié le nom, mes excuses). Le côté vie privée de Tom commence à prendre forme. En effet, jusque là, je trouvais que Tom existait principalement parce que les autres personnages existaient. Il évoluait autour des autres. Il intervenait parce qu'Ivy avait un coup de blues et donc avait besoin du réconfort d'un ami, parce que Julia lui confiait ses secrets et parce qu'elle était sa collaboratrice, ou parce qu'il y avait une réunion de travail (dans le bureau d'Eileen et la salle de répétition). Certes, il y a sa relation avec l'avocat, mais bon, soit les scènes étaient d'une rapidité, soit elles étaient peu intéressantes (à la limite des scènes décoratives pour combler l'épisode), soit Tom devait interrompre son rendez-vous galant avec l'avocat pour secourir un autre personnage. J'espère que Tom prendra davantage de place dans l'histoire au lieu de faire office de faire valoir. Je voudrais bien le voir avoir une panne d’inspiration pour une chanson, puis trouver une idée et réfléchir aux paroles et à la musique, le voir pleinement dans le processus de composition.

 

L'intrigue secondaire la moins emballante à mes yeux reste la liaison entre Julia et Michael. Je l'ai trouvée cliché dans la série. Un peu comme la relation entre Ivy et Derek, mais en fait, pour cette dernière, ça passe, parce qu'il n'y a pas infidélité et la série ne fait pas que s'appesantir dessus. J'aurais tellement préféré que Julia résiste, en pensant à sa famille, au lieu de céder à cette tentation destructrice par la suite. Après, j'avais envie de lui dire « bah t'avais qu'à pas franchir le seuil et toute cette histoire, c'est de ta faute ». Finalement, cette liaison a été un mal nécessaire puisque les conséquences de cette histoire m'ont touchée. La réaction de Franck était puissante (je suis bluffée par Brian d'Arcy James). L'effondrement de Leo est poignant et traité avec subtilité. Tout ceci est bien plus intéressant que les scènes de plaisir charnel dans la salle de répétition entre Julia et Michael. D'ailleurs, c'est dommage que Michael se soit envolé à cause de cela. Il est plutôt charmant et a une belle voix. Une voix puissante, chaude, mais capable de sensibilité. En fait, il a ce côté crooner... Et entre nous, il était bien plus convaincant qu'Ivy lors de la première représentation devant les investisseurs. Surtout, le personnage aurait pu bénéficier d'une intrigue moins convenue, être plus exploité, car il y avait des possibilités. Par exemple, je ne sais pas, moi, il aurait pu commencer à adorer le projet, croire en lui, mais en même temps, connaître des difficultés financières et donc être coincé entre son désir de poursuivre l'aventure et ses problèmes d'argent...

 

Les deux aspirantes stars, quant à elles, connaissent toutes les deux des hauts et des bas. Ivy perd d’abord sa voix, puis pète un plomb sur « Paradis terrestre ». Karen caresse une chance incroyable de connaître la gloire en solo, mais encore idéaliste innocente, elle reste fidèle à Bombshell. Je me demande ce que cela donnerait, de voir Karen s’endurcir et perdre un peu son côté artiste avec des principes au fur et à mesure que le spectacle embrasse le succès… Un fossé se creuse entre Karen et Dev en même tems que Karen connaît son quart d'heure de gloire en doublure de Rebecca qui en fait son « amie ». Oui, je doute que ce rapprochement soit sincère... La dépression d'Ivy la rendait fragile, moins peste à vouloir battre la concurrence par tous les moyens. Cela la changeait de l'Ivy superstar mégalomane de l'épisode avec les premières répétitions avec Karen dans l'ensemble. Quant à Karen, je la sens mal, sa relation avec Dev. Le bonhomme se rapproche dangereusement de sa collègue. Après la vision du couple très soudé où c'est même Dev qui pousse Karen à persévérer pour Marilyn, maintenant, le couple se désagrège à petits feux.

 

Enfin, la palme d’or du comique revient sans conteste à Uma Thurman qui donne un nouveau souffle en y interprétant la star Duvall. Smash nous offre la parfaite caricature de la star diva, et Uma Thurman se prête au jeu avec brio. Explosion de rires de ma part quand Rebecca susurre « Let me be your star », à fond dans son interprétation, devant un public un tiers amusé, un tiers scandalisé, un tiers gêné. Comme pour ne rien arranger, non seulement la dame ne sait pas chanter, mais en plus, elle s’impose comme le nouveau membre de l’équipe d’écriture, avec toutes ses idées (pas forcément idéales pour un show musical), et utilise l’équipe technique comme ses domestiques, sans parler de ses divers avis sur tout et rien. Et bien sûr, comme elle est une star, on ne peut pas lui dire les quatre vérités en pleine figure. Avec cette arrivée, on obtient un régal de comédie. Une diva, des coups en traitre, des contretemps techniques et humains, des amours et désamours… Décidément, le show business, ton univers impitoyable…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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02 août 12

BOARDWALK EMPIRE, SAISON 1

L’art d’être un gangster…

 

(diff fr)

 

empire

 

Il y a longtemps que j’ai visionné la première saison. Enfin, j’ai manqué un ou deux épisodes, mais je pense qu’ils ne vont pas me faire changer drastiquement d’avis sur cette saison 1. Mon intérêt pour cette série s’est éveillé après avoir reçu un petit livret illustré d’images de cette saison. Je ne sais pourquoi, j’ai de suite été attirée par cette ambiance années 20, prohibition, gangsters. Et donc je n’ai pas manqué l’occasion de découvrir cette série lorsqu’elle fut diffusée par Paris Première… Et j’en suis tombée sous le charme.

 

En fait, à la base, j’aime bien tout ce qui traite d’époques passées. Donc évidemment, l’univers proposé par Boardwalk Empire  avait une bonne chance de m’intéresser. Maintenant, restait à accrocher à l’histoire et aux personnages, ce qui ne fut pas difficile du tout. D’une part, la reconstitution des années 20 est une réussite. Visuellement, que ce soit les costumes, les décors et les accessoires, cette série est un régal, un bijou. On a l’impression d’être soi-même plongé au cœur de cette Amérique de la prohibition, l’insouciance. On s’y croirait vraiment. D’autre part, il existe une pluralité des personnages et chacun d’entre eux est intéressant. Certes, Nucky et Jimmy Darmody, entre autres, sont un peu plus présents que les autres, mais je trouve que tous les personnages ont une histoire, une évolution, une identité propre. En fin de compte, chaque protagoniste a sa place, il existe un bon équilibre entre tous. Evidemment, Nucky est plus mis en avant, mais ce que j’aime dans Boardwalk Empire, c’est que même si elle tourne autour des aventures de Nucky, celui-ci n’évince pas les autres. Chacun a un rôle à jouer dans l’histoire. Comme par exemple Margaret, qui est un personnage féminin fort et doit composer avec son attrait pour la personnalité de Nucky et ses activités peu recommandables. En fait, tous les personnages sont impliqués dans des histoires qui se recoupent, évoluent ensemble ou séparément. On s’attache à chacun d’entre eux, que ce soit Nucky, Jimmy, Margaret ou Rothstein, Charles, même Van Halden, l’agent fédéral bien mystérieux qui arrive à vous faire plus peur que les gangsters eux-mêmes ! En passant, chapeau à l’acteur qui l’incarne car il arrive, rien que par son expression faciale, à semer le doute, à glacer le sang.

 

Et bien que les gangsters commettent des crimes, ils agissent avec une certaine classe, des codes et on se surprend à s’attacher à eux, parce que finalement, les épisodes nous montrent une facette de leur personnalité qui est remplie d’un peu d’humanité. Comme par exemple Nucky, qui est un véritable escroc se prenant pour le roi d’Atlantic City mais dont le caractère n’est pas aussi noir qu’on le pense. En effet, l’homme a perdu sa femme après la mort de leur bébé et en garde une profonde blessure car il ne s’était pas montré à la hauteur. On ne les déteste pas forcément parce qu’ils agissent en dehors de la loi, mais on suit leurs affaires, leurs manipulations, leurs arrangements autour d’un bon repas et leur amours avec intérêt. Les personnages sont complexes, ce sont des anti héros attirants, les histoires bien menées et palpitantes, sans oublier le générique à la musique entraînante et aux images bien évocatrices du thème, de l’époque de la série. En fait, il y a, dans Boardwalk Empire une magie qui opère et vous interpelle (alors qu’elle traite principalement de hors la loi…). Cette série a en fait, du charme, et est excellente…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

Et voici le générique !

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LONGMIRE, 1*03, "A damn shame"

On achève bien les chevaux…

 

(diff us)

 

Ce volet était plus intéressant que le précédent (centré sur la jeune fille mennonite tuée par son frère). Déjà, par le début alternant entre l’incendie dans l’écurie et le rituel indien auquel assistait Longmire. Ensuite, on suivait avec intérêt la découverte du cadavre, les secrets de la famille, le rebondissement suivi de la vérité sur l’identité de la victime en réalité toujours en vie. L’avantage avec Longmire est que la série arrive à garder l’attention du spectateur avec une intrigue policière se focalisant sur peu de pistes. C’est-à-dire que l’on part dans une direction, et globalement, on reste dans le sillage de cette direction, ou lorsqu’on diverge, on ne s’éparpille pas dans des trajectoires abracadabrantesques. Dans un sens, Longmire rappelle un peu The Closer où on part sur une piste, on fait au maximum deux détours pour se repositionner sur une piste finale. Ce choix de ne pas multiplier les rebondissements est plaisant, en fin de compte. Je dirais même qu’on ne se rend pas compte du temps qui passe alors qu’on n’est pas en face d’un show dopé à l’action !

 

longmire

 

En définitive, le thème de l’épisode était bien amené et traité, et cette fois-ci, Longmire offrait une situation de crise. Comme quoi, la campagne n’est pas forcément un coin paisible… Néanmoins, on sentait facilement que l’agent n’en était pas vraiment un. Ce détail mis à côté et pardonné, on restait sceptique sur le déroulement de la prise d’otages, et plus précisément, sur la petite escapade de Longmire dans la cave et sa discussion avec Ray qui, soyons honnêtes, n’était pas du tout crédible. Cette situation restait envisageable jusqu’au moment où Ray se mettait à parler d’une voix forte avec Walt alors que le faux marshal se trouvait légèrement au-dessus avec la femme et le fils. Si les deux hommes s’étaient contentés de chuchoter dans la cave, là, on conservait une certaine crédibilité. Les deux hommes seraient restés discrets pour élaborer un plan d’action, c’était logique. Or Ray se mettait à un moment à crier et par conséquent, ses cris auraient du être perçus par le preneur d’otages, ce qui fut le cas plus tard après que Longmire soit revenu auprès de ses adjoints. Voilà ainsi le gros point faible de l’épisode. Le point émotion, quant à lui, fut sans aucun doute le cheval blessé, et notamment la scène finale où Walt l’accompagne dans son agonie sur la très belle chanson Hallelujah. J’avais trop pitié pour cette pauvre bête, victime innocente sacrifiée sans état d’âme par Ray lui-même (était-il réellement obligé de brûler ces animaux qui n’avaient rien demandé ?). Les êtres humains sont parfois bien cruels…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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17 juil. 12

LONGMIRE, EPISODE 1*02, "THE DARK ROAD"

(diffusion us)

 

Longmire 2

 

Le voyage se poursuit avec Longmire sur les terres rurales du Wyoming. « Dark Road » fut, sans être exceptionnel, mais sans être médiocre non plus, un épisode agréable à regarder. L’enquête était bien, mais sans plus ni sans moins. Cette foi-ci, Longmire nous entraînait dans l’univers traditionnel et peu ouvert au monde extérieur d’une communauté Amish, et plus exactement, Mennonite. Ne me demandez pas en quoi ces deux groupes religieux diffèrent l’un de l’autre car je n’en sais pas plus que vous. Ici, l’important n’est pas de connaître les rapprochements et les divergences de ces deux communautés. Dans ma critique du pilote, j’avais mentionné que Longmire se regardait comme un voyage dépaysant dans l’Amérique profonde (à ne pas prendre dans le mauvais sens), baignant dans les prairies et routes à l’infini. Et bien le cadre n’a toujours pas changé. On découvre un cadavre dans un champ, on s’aventure sur une longue route pour atteindre la maison de la famille Mennonite dont est issue la victime, une jeune femme. On peut dire que Longmire est un cop show rural qui prend son temps. On est à des kilomètres des scènes s’enchaînant avec vigueur, des changements de plans à en donner le tournis et des dialogues soutenus et rapides que l’on trouve dans des intrigues policières telles que Les Experts ou Castle. Non, ici, les protagonistes parlent avec un rythme modéré, prennent le temps de se rendre d’un point A à un point B du comté. En fait, on a l’impression de se reposer et on remercie même Longmire de nous permettre de suivre une enquête policière sans être obligé de maintenir ses neurones en ébullition pendant quarante deux minutes. On regarde Longmire avec cette sensation de pause, de repos, de possibilité de se faire sa propre réflexion en même temps que l’histoire se déroule devant nos yeux.

 

Même si j’ai apprécié l’investigation du jour, je n’ai pu qu’en ressortir déçue par la conclusion proposée. En vérité, à la base, l’intrigue, par son sujet, n’avait rien d’extraordinaire. Une jeune fille tentant d’échapper à la tradition rigoureuse de son clan qui plus est, un clan de Mennonites, et qui finit par prendre une voie jugée indécente par son clan et se fait surprendre par un membre de sa famille, ça s’est déjà vu dans d’autres films et séries. Le coup du frère qui découvre la vérité sur sa sœur et qui la tue par accident était vraiment inintéressant. J’aurai préféré que la mort de la victime soit expliquée par un autre mobile plus complexe car cette mort accidentelle m’a laissée sur ma faim, alors que sans être transportée par l’affaire, je l’avais regardée avec un certain intérêt. Par conséquent, déception à cause du mobile du meurtre. Déception aussi à cause de la trop grande présence de Walt Longmire tout au long de l’épisode, qui se rend tout seul à l’endroit de la rencontre secrète en plein milieu de la nuit, sans renfort. Heureusement qu’il ne s’agissait que de la mère de la victime, mais s’il avait s’agit d’un groupe d’hommes mal intentionnés, je me demande comment Walt aurait pu se dépêtrer de cette situation sensible. Alors oui, on a vu Branch et Vic dans le bar questionner des témoins, puis Branch accompagnant Walt pour procéder à une arrestation, toujours est-il que je trouve ces deux adjoints du shérif bien pâles en termes de présence à l’écran. Ils sont là, travaillent dans le bureau, mais finalement, on ne les voit pas assez et ils ne font pas grand-chose (enfin, surtout Branch, car Vic a un peu plus de chance que lui).

 

Longmire 1

 

Par contre, j’ai préféré de loin les moments légers offerts par les actrices du show, à savoir les interprètes de Vic et Cady (respectivement l’adjointe et la fille de Walt). La danse de Vic était vraiment drôle, surtout la tête de Branch face à l’audace de la jeune policière. Les répliques de Cady à Henry étaient tordantes. Le coup du « mon petit ami est un peu plus âgé… Il a plus de cent ans que moi, en fait c’est un vampire que tu devrais rencontrer la nuit » etc., m’ont littéralement sciée en deux. D’ailleurs, j’ai trouvé Walt plus chaleureux que dans le pilote, grâce à la seconde intrigue sur le mystère autour du nouveau petit ami de sa fille. Il avait l’air d’un papa poule, se souciant toujours de sa fille alors qu’elle-même est une adulte. La découverte de l’identité du petit ami en question était géniale et j’espère qu’elle donnera lieu à de savoureuses scènes entre le petit ami et le père, d’autant plus qu’ils sont en concurrence d’un point de vue politique… Confrontations, choix de camp, doutes, sentiment de trahison… Je pense que les affaires vont pouvoir bien démarrer et s’avérer prometteuses. Pour finir, comment parler de « Dark Road » sans mentionner ces courts flashbacks sur les cicatrices de Longmire et la chose qu’il veut à tout prix ne pas révéler à Cady ? Très mystérieux et inquiétant… Longmire aurait-il transgressé la loi, même pour une noble cause ? Qu’y a-t-il de si grave qu’il ne puisse partager avec sa propre fille? (il n’aurait quand même pas tué sa femme ??!?!!) Ainsi s’installe un fil conducteur dont on n’est pas prêt d’avoir la réponse de sitôt…

 

Pour finir :

Mes + : Les moments légers offerts par Vic et Cady/ La relation entre Cady et Walt

Mes - : Un mobile du meurtre décevant

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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