03 mai 15

BROADCHURCH, SAISON 2

 

Pour tout vous dire, je suis partagée par cette saison 2, à laquelle j’ai préféré la première. Pris individuellement, le second cru de Broadchurch n’est pas si mal : une enquête et en parallèle, un procès, suite logique d’une précédente affaire, avec un très beau travail de réalisation et de lumière. Pris dans la globalité de la série, les effets de surprise et de charme se sont estompés par rapport au premier millésime. On avait déjà vu une enquête auparavant, on avait déjà vu les mêmes rouages en termes de composition visuelle, on avait déjà eu le même cadre (Broadchurch, même si quelques nouveaux lieux sont apparus). Surtout, la deuxième saison m’a parue n’être qu’un prétexte pour développer l’affaire Sandbrook. Affaire dont l’origine se rapproche de celle de Dany Latimer : un malheureux accident, dû à une situation inopportune et une vive réaction. Il n’y a pas de préméditation (enfin si, pour le second meurtre Sandbrook), de plan machiavélique, ces drames se sont produits comme ça, sans que l’on s’y attende, et c’est réaliste.

 

Boradchurch 2

 

On peut souligner l’effort de la série à présenter la deuxième partie tu traitement judiciaire du meurtre du jeune Latimer, à savoir le procès. La relation/le duel entre les deux avocates était intéressant. Souvent, on s’attarde sur le déroulement de l’enquête, puis quand le coupable est démasqué, tout s’arrête. On ne voit pas le procès, ses conséquences sur la famille qui a la sensation de revivre le calvaire encore et encore. Ou alors, on voit un procès, mais ce dernier sert à découvrir que l’enquête n’a pas cerné le vrai coupable, et les protagonistes creusent pour révéler la vérité. Dans Broadchurch, la partie procès n’est pas mise en silence. J’avoue que c’est plutôt bien joué qu’il se soit conclu par l’innocence de Joe, bien que coupable, à cause du doute raisonnable instillé par son avocate parmi les jurés. On comprend la complexité du travail de l’accusation et la défense. On reste dans la dure réalité : parfois, justice n'est pas rendue.

A part cela, ce n’est pas l’intrigue qui puisse donner lieu à un large panel de possibilités… Que dire/faire de plus, si ce n’est apporter des éléments nouveaux qui vont tout remettre en question ? Il fallait donc associer le procès à une autre histoire, sinon la série ne durait pas plusieurs épisodes. C’est Sandbrook qui a fait office d’accompagnant, et qui m’a fait sentir qu’elle était la principale motivation de cette saison 2. Mais la une passée, et à mes yeux, suffisante et satisfaisante en elle-même, l’envoûtement effacé, je me suis moins captivée pour cette nouvelle enquête. Signe alarmant : j’ai même manqué un ou deux épisodes sans en ressentir de culpabilité, sans chercher à les rattraper alors que le replay existe !!

Néanmoins, je reconnais l’excellent jeu des acteurs : principaux et secondaires, anciens (i.e, présents en saison 1) et nouveaux. Les échanges Ellie/Alec, toujours aussi doux^^. Deux personnalités en totale contradiction qui forment un duo parfait. J’apprécie la place accordée aux femmes dans des rôles clés : les deux barristers, la juge (bien qu’elle ne soit pas un personnage majeur). On aurait pu tout attribuer à des acteurs masculins, ou avoir une majorité de ces rôles donnée à des hommes. N’allez pas croire que je suis une féministe radicale, loin de moi cette idée, mais disons que ça fait plaisir de voir cela quand, à côté, trois quart des personnages principaux de séries sont des hommes… Et même parfois, je pense par exemple à la franchise Law & Order, quand une femme est présente dans l’équipe des procureurs/avocats de la défense, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une stratégie pour prouver qu’on a bien respecté le quota minimum des rôles féminins…

 

Broadchurch 1

 

Maintenant qu’une saison 3 est confirmée, je ne peux que demeurer perplexe. De quoi va-t-on discuter ? Il me semble qu’on a fait le tour des questions.

L’affaire Latimer est terminée. On pourrait imaginer le meurtre de Joe et rebelote, plusieurs habitants de Broadchurch seraient suspectés chacun leur tour. On inventerait des coïncidences par lesquelles plusieurs d’entre eux auraient été plus ou moins proches géographiquement de Joe à un moment donné. Encore une fois, point de nouvelles surprises à l’horizon, et pourquoi ressasser cette histoire ? Même raisonnement si les suspects sont totalement étrangers à Broadchurch : ce serait le même schéma narratif.

Un nouveau meurtre à Broadchurch ? Euh… personnellement, non, on a déjà assez donné. Et ficelles narratives déjà éprouvées...

Un deuxième procès de Joe, suite à l’émergence d’éléments accablants ? Non merci. Un seul procès a été suffisant. « Trop de procès tuent le procès »… Un chemin de croix de Joe vers la repentence et un pardon de Beth ? Possible, mais est-ce le thème de base de Broadchurch ? Je n'en suis pas très convaincue... 

Un focus sur le duo formé par les deux avocates qui rouvrent l’affaire pour laquelle le fils de l’une d’elles est sous les verrous, avec l’appui d’Alex et Ellie ? Envisageable. Mais ne s’éloignerait-on pas alors de Broadchurch, et dans ce cas-là, l’écart entre le titre de la série et le contenu réel de la saison 3 ne me paraîtrait pas cohérent… A l’instar du Paris-Dakar qui se déroule en Amérique du Sud (mais ce n’est pas la faute des organisateurs), ou du jeu télévisé Pékin Express qui se déplace de continent en continent… Ce n’est qu’un détail, mais j’aime bien m’arrêter dessus^^.

Bref, quelles seraient les autres hypothèses ? Une saison dédiée à une enquête menée par Miller en inspecteur principal ? Mais sur quoi ? Et encore à Broadchurch ? Et avec la même réalisation ? Déjà vu…

 

Sériecalement vôtre,

VK Série


11 juil. 14

REAL HUMANS, SAISON 2

 

Je ne vais pas mentir : quand bien même cette série est fascinante, originale, de très bonne qualité visuelle, j’ai préféré la saison 1 à la saison 2. Je ressors de cette dernière avec un étrange sentiment. Effet de lassitude ? Je ne pense pas car on en est qu’à la saison 2. Enthousiasme évaporé comme un ballon qui se dégonfle ? Non plus, car j’ai vraiment envie qu’il y ait une saison 3. Alors qu’est-ce qui m’est arrivée ? Je pencherai plutôt pour une sensation de surdose à certains moments au cours de cette saison. Le challenge avec cette série, et c’est d’ailleurs l’un des éléments qui fait son charme, est la vaste étendue des thèmes que l’on peut aborder. C’est à la fois une opportunité et une menace.

 

J’ai eu la sensation que l’on parlait de beaucoup de choses dans cette saison 2 alors que l’on s’en tenait à moins d’arcs narratifs dans la première où, finalement, il y avait plusieurs lignes mais elles convergeaient vers un même point : le code. Avant d’atteindre ce point, elles poursuivaient leur propre trajectoire sans qu’il y ait trop de déviations. La recherche du code est toujours d’actualité dans la saison 2, mais il s’accompagne d’un foisonnement de situations qui m’a déstabilisée par instants. Ceci est une impression, je n’ai pas cherché à la confirmer ou l’infirmer avec des preuves concrètes. Je peux avoir tort. C’est juste que c’est ce que j’ai ressenti à la fin du dernier épisode et que je ressens encore aujourd’hui, donc je me dis que ça doit bien vouloir signifier quelque chose…

 

real humans 2

 

Je ne remets pas en cause les questions de société soulevées par Real Humans, intelligentes. Les hubots sont une source incroyable pour poser de telles interrogations. On est allé plus loin dans cette seconde salve d’épisodes. On a mis en parallèle le désir de certains hommes à accéder à une sorte d’immortalité, à ressembler aux hubots et le désir de certains hubots à vivre comme des êtres humains. Florentine en est le parfait exemple. Figure de la peste dans la saison 1, elle n’en est devenue que plus attachante dans la 2 par son humanité, son souhait si simple de vivre heureuse avec une famille. Hélas, être un humain fait aussi mal. On s’en prend plein la tronche au moment où tout va pour le mieux, à cause d’une injustice, à cause aussi de l’hypocrisie d’autres humains, à cause d’un enchainement de circonstances dont on perd la logique.

De l’autre côté, des humains essaient de prolonger leur passage sur terre via une machine, comme Lennart et Jonas. Etre immortel est-il aussi bien que cela ? Peut-on vraiment retrouver toutes les facettes d’une personne dans une machine, aussi sophistiquée soit-elle ? N’est-ce pas une forme d’individualisme, de mégalomanie que penser que « moi » je peux transcender le temps et l’espace ? Et psychologiquement, quelles conséquences peuvent avoir ce procédé sur nos proches, toujours en vie ? Personnellement, j’aurais un peu du mal à converser avec le clone robotique d’un proche défunt, c’en serait même malsain : on pourrait se couper du monde, vivre dans une bulle et oublier que par essence, on vit et on meurt, c’est tout à fait dans l’ordre des choses.

 

real humans 3

 

La saison 2 pose également la question de la responsabilité de l’homme dans ses créations et la perte de l’humanité, du lien qui unit les êtres humains. Le groupe des jeunes Real Humans illustre parfaitement ce point. Au-delà de la présentation qui peut être caricaturale du groupe réactionnaire, radicale qui en est fait (les chemises colorées, les bretelles et les expéditions punitives), ce groupe de jeunes défend des idées pleine de sens. Les hommes ont créé les hubots à leur image (une autre preuve de mégalomanie ?) : c’est extraordinaire, ces robots vont pouvoir faire beaucoup de choses à la place des hommes. Cependant : quid de l’après ? Comment gérer cette cohabitation hubots/hommes ? Cohabitation qui va forcément faire naître des tensions, la haine des hommes face à ces machines qu’ils ont créé eux-mêmes. Les notions d’amour, d’amitié, de partage, d’entraide, d’altruisme tombent sous la menace et peuvent se perdre à la faveur de la technologie et de la recherche de la performance. On conçoit des hubots pour se délester des tâches ingrates (le ménage), faciliter et accélérer la production (dans les usines), mais ne finit-on pas par ne plus se soucier des hommes, par tuer la capacité des hommes à se surpasser/se construire dans l’effort ? Les hubots les remplacent dans les usines et également dans les bureaux. Comme Mimi dans le cabinet de Claes : elle accomplit des tâches que des heures de brainstorming entre collègues auraient nécessité. Alors oui, c’est génial, le problème est rapidement réglé, mais on prive ces collègues de ce labeur commun et d’une satisfaction intellectuelle (et personnelle) d’être venus ensemble à bout d’une difficulté. Il y a aussi la jalousie face à cette menace d’hubot performant qui devient un substitut de l’employé moins rapide, moins performant et plus cher !

Cette disparition du liant se voit dans l’histoire de la mère de David Eisher et son hubot aide à domicile, le compère de Bea et Roger de la saison 1 l’ayant déjà souligné. On finit par confier des personnes, des êtres chers à des robots : on ne s’en occupe plus, ils deviennent des charges auxquelles il faut trouver une solution. Je ne nie pas qu’il est difficile de s’occuper de parents âgés quand on doit soi-même nourrir ses propres enfants. Je m’intéresse à la désolidarisation qui en résulte. En poussant jusqu’à l’extrême, l’homme devient lui-même qu’une simple pièce qu’on peut remplacer par un robot et il ne serait pas étonnant que cette avancée technologique provoque un conflit.

Aussi, quid du recyclage des éléments des machines cassées ? En creusant plus loin, on arrive à la question de l’environnement.
Le progrès a du bon, c’est vrai, toutefois, il faut faire preuve de prudence.

 

real humans 2

 

A côté de tous ces sujets riches, il y a eu quelques longueurs et raccourcis (à l’origine de mon ressenti sur cette saison) :  la rébellion de Rick qui s’éternisait ; l’histoire de Mimi et son modèle humain coréen qui sortait de nulle part, histoire de jouer un petit rôle dans le procès de Florentine (j’aurais préféré qu’on prouve son humanité avec d’autres faits) ; le retour inattendu et inutile du type des services secrets que j’avais définitivement enterré depuis longtemps. Entre tout cela et les différentes histoires : le grand-père, Florentine et Douglas ; Mimi juriste ; les hubies ; le hub battle land ; Bea ; Jonas, son projet fou et sa mère ; les jeunes du Real Humans club ; le virus ; il y en avait peut-être un tout petit peu trop pour moi. Peut-être que la saison 1 avait un côté plus thriller et jetait les bases de la série, par conséquent, on devait se contenir dans le nombre de développements. Une fois l’univers installé, la saison 2 permettait de se lâcher, d’où un tourbillon d’évènements, dont plus de violence de la part des hubots en révolte (le passage de Gordon d’ange à extrémiste, quel choc !) et des humains (les jeunes Real Humans). Il faudrait canaliser tout cela dans la saison 3 : se focaliser davantage sur Bea et son groupe de robots libérés qui ne va sûrement pas plaire à Conny et la résolution de ce problème de virus (que je pensais voir avancé dès la saison 2, mais bon…). En tout cas, je ne peux pas enlever à cette seconde saison le fait qu’elle bougeait.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

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29 août 13

BANDE ANNONCE REAL HUMANS, SAISON 2

 

Voici une BA de la saison 2 De Real Humans qui démarrera en Suède le 1er décembre.

(BA en VO)

Les premières minutes de cette saison avaient été dévoilées lors du festival Série Séries en juillet 2013. Vous pouvez y lire mon retour sur celles-ci : festival Série Séries 2013. Vous pouvez également lire ma review de la saison 1.

 

Seriecalement vôtre,

VK

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19 juil. 13

SERIE SERIES 2013

 

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Séance "Real Humans"

Samedi 6 juillet, je me suis rendue au festival Série Séries à Fontainebleau. Le beau temps fut au rendez-vous, ce qui rendit cette journée agréable. Assister à l’étude de cas Real Humans dans le théâtre municipal la rendit encore plus.

Si vous ne connaissez pas cette série suédoise, je vous la conseille vivement car elle est excellente. Vous pouvez lire si vous en avez envie ma review. En une phrase, la série présente un monde où des robots, appelés hubots, sont utilisés par les hommes pour réaliser diverses besognes.

 

Stefan Baron, directeur des programmes fiction et sports de la chaîne SVT qui diffuse la série (à droite sur l'image) ; Henrik Widman, producteur (2ème à gauche en partant de la droite) ; et Marie Robertson, interprète de Bea (3ème à gauche en partant de la droite) ; participèrent à cette session. Les échanges furent d’abord précédés d’un extrait du début de la saison 2 (une version de travail), dont voici quelques éléments :

ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS

*Un virus informatique menace les hubots. L’un des hubots contaminés s’attaque à un humain dans le métro et Inger est témoin de la scène.

*Bea rencontre deux ouvriers... rencontre mortelle pour l'un d'entre eux.

*Vera est maintenant chez les Engman (et irrite Hans…).

FIN SPOILERS – FIN SPOILERS

 

La projection s’est prolongée avec une séance de questions-réponses.

*On a appris qu’un pilote de 8 minutes avait été réalisé pour convaincre la chaîne.

*Le budget avoisine les 750-850 mille euros par épisode, aussi bien pour la saison 1 que la saison 2. *La saison 2 ira vers plus de suspens. Il y aura un durcissement du conflit entre groupes favorables à la cohabitation humains/hubots et groupes défavorables à cette évolution. D’ailleurs, un parti politique fera son apparition au cours de cette saison.

*La saison 2 sera diffusée à partir du 1er décembre en Suède. La date officielle pour Arte n’a pu être dévoilée.

*Une saison 3 est d’ores et déjà prévue et devrait entrer en développement cet automne.

*Stefan Baron ne voit pas Real Humans comme une série de science-fiction en premier lieu, mais plutôt comme une série explorant notre société.

*SVT a diffusé Les Revenants (Canal plus) sur internet puis à la télévision. La série a été bien accueillie.

(Liste non exhaustive)

 

Je suis contente que la série aille vers une troisième saison car il y a tant de possibilités d’intrigues. D’ailleurs, les créateurs/producteurs avaient conçu Real Humans en y laissant une porte ouverte pour une vie au-delà de la première saison. Je n’ai pas vu le temps passer lors de cette séance. Et clou du spectacle, j’ai pris une photo avec Marie Robertson, alias Bea ! Yes, I really met a hubot^^ !

 

 

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Séance "According To Robert"

L’après-midi, j’ai découvert le pilote d’According To Robert, série hollandaise. Elle raconte l’histoire de Robert, cinquantenaire chassé hors de chez lui par sa femme, après avoir succombé à un acte de violence. Déboussolé, il va devoir reprendre sa vie en main…

 

Le pilote est rythmé, les dialogues fusent, on va à 100 à l’heure (ce qui est compréhensible car l’épisode ne dure que 25 minutes). On suit un (anti)héros qui voit sa vie chamboulée et doit apprendre à faire avec et avancer, tant bien que mal. Il rencontrera d’ailleurs un jeune garçon qui jouera un rôle majeur dans sa reconstruction (d’après ce que j’ai compris…) et aura droit à des séances chez une thérapeute. Les personnages semblent intéressants et avec chacun leur part de folie. Toutefois, le pilote est un peu trop loufoque à mon goût. De plus, le facteur déclencheur de la remise en question du héros ne (me) permet pas d’adhérer totalement à ce dernier. En effet, Robert gifle sa femme parce qu’il n’était pas content, le monsieur, et je n’aime pas trop ce genre de violence. Vous pourrez penser que j’en fais toute une histoire, que cette série n’est qu’une comédie et donc je prends les choses trop au sérieux, pourtant, ce genre d’attitude m’horripile. J’aurais préféré un autre « pétage » de plomb pour déclencher l’histoire, du style le type n’est pas content et se met à tout casser dans un supermarché du coin, sous les yeux éberlués des clients et caissiers. Je trouve ça plus drôle. J’ai cependant aimé la réalisation et ce choix de « faire revenir » Robert et sa thérapeute en tant que spectateurs et commentateurs dans les flashbacks montrant les « crises » de Robert. Globalement, cette série a l’air vraiment sympathique et promet de bons moments de rires et situations cocasses.

 

Après la projection, le réalisateur Joram Lürsen (à gauche sur la photo) est venu nous en dire plus sur la série.

*Peter Blok et Maria Goss, mariés à la ville comme dans la série (Peter joue Robert), ont créé la série et ont développé l’idée lors de vacances en Croatie. C’est Maria, aussi auteur de théâtre, qui a écrit les épisodes. Joram Lürsen a collaboré à l’écriture en y apportant ses avis, ses commentaires.

*La version finale d’According To Robert est très différente de la version originale. Ceci s’explique par des problèmes budgétaires.

*La première saison compte 8 épisodes de 25 minutes. Elle a bénéficié d’un budget d’environ 120 mille euros par épisode.

*Chaque épisode a nécessité 3,5 jours de tournage. A noter que toutes les scènes se déroulant dans le cabinet de la thérapeute ont été tournées en premier. Cette modalité de tournage a été facilitée par le faible nombre d’épisodes.

(Liste non exhaustive)

 

Après la séance According To Robert, le premier épisode de la saison 3 de Downton Abbey fit son apparition sur les écrans.

Bilan de la journée : elle est passée très vite, mais elle fut très agréable. Vous trouverez les photos de la journée dans la galerie photo. Un léger bémol tout de même : ce serait bien que le festival dure tout le week end également^^.

 

Et vous, y étiez-vous ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

Sériecalement vôtre,

VK

20 oct. 12

DOWNTON ABBEY, SAISON 2

(diff fr)

 

downton 2

 

Cette saison 2 fut une réussite à mes yeux et ne fit que me faire apprécier davantage cette fresque. Je l'ai trouvée plus intéressante en terme de contenu par rapport à la saison 1, qui devait jeter les bases. Il y avait donc plus d'intrigues touchant plus de personnages. Dans la saison 1 seule une petite partie des protagonistes avait réellement droit à des péripéties pertinentes : par exemple, Mary était bien plus mise en avant que ses deux cadettes qu'on ne retenait en fin de compte, que comme les soeurs de Mary ; ou les mésaventures de Bates à se faire une place dans la domesticité des Grantham. Certes, il y avait une pluralité de personnages, mais on en voyait beaucoup parce qu'ils étaient domestiques et donc, leur présence était principalement due à leurs tâches quotidiennes ou bien parce qu'ils étaient de l'aristocratie et donc on les voyait aux dîners et dans le salon. Ainsi, ils faisaient partie du décor et intervenaient finalement par petits bouts dans les histoires de certains autres.

 

Dans la saison 2, non seulement il y avait plus de matière offerte au spectateur, mais elle était plus approfondie et impliquait pleinement la majorité des personnages. Ainsi, Edith et Sybil s'émancipaient et existaient aux côtés de Mary, Bates et Anna (surtout Anna) prenaient plus d'ampleur. Pour ces deux derniers, la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. On veut les voir ensemble, mais il y a toujours une ombre qui vient gâcher le tableau. Et quand on les voit enfin heureux, on se dit que le destin est enfin juste et paf, on se prend un uppercut. L'ex-femme de Bates continue de lui causer des ennuis de l'au-delà. J'espère que Bates n'aura effectivement rien à voir avec la mort de Vera... D'autres personnages s'ajoutaient à ce nouveau tableau au fond de première guerre mondiale et ces personnages n'étaient pas forcément relégués au second rang. Je pense notamment à Esther qui, au départ, passait pour la prétentieuse et peste de service au sein des domestiques, avant d'entamer une route bien différente. On éprouvait sans réserve un brin d'antipathie au début, mais on finissait par avoir de la compassion pour ce personnage. Pleine de rêves, Esther finissait par un retour brutal à la réalité, à cause d'une incartade... Heureusement pour elle, Mrs. Hughes faisait preuve de générosité. On éprouvait un avis partagé pour O'Brien, personnage complexe. Dans la première saison, elle était logée à la même enseigne que le malin Thomas et les deux formaient le duo parfait des comploteurs, manipulateurs sans état d'âme. Puis la dame s'est assagie, surtout à cause de l'accident qu'elle avait provoqué et qui avait débouché sur la fausse couche de Lady Grantham. O'Brien est à double tranchant : capable de coups bas sans complexe et d'une loyauté sans faille à présent envers Lady Grantham. On ne peut pas vraiment se fixer sur elle avec certitude. Il y a toujours une zone d'ombre, ce qui n'est pas le cas pour son comparse Thomas. Loin d'avoir changé pendant le combat, le bonhomme est revenu du front aussi égoïste et sans principe qu'avant. J'avais espéré que l'horreur des tranchées l'aurait transformé en homme meilleur, mais non. On ne se refait pas... Thomas n'a pas vraiment connu une évolution positive et palpitante. Ce dernier point laissait un peu plus de place aux personnages qui, contrairement à lui, n'avaient pas pu être exploités dans la saison 1. Mais l'homme connaissait une intrigue que je qualifierai d'ironique et comique à la fin de la saison 2, à savoir s'être fait berner sur les produits du marché noir. D'habitude malin comme un singe, il s'était fait avoir en toute beauté, alors qu'il aurait pu faire preuve de prudence, vu toutes les machinations qu'il a déjà élaborées par le passé... Personnellement, j'ai souri devant sa mésaventure : ce n'est que le juste retour des choses, je pense. On n'échafaude jamais de plans machiavéliques sans en payer le prix un jour...

 

downton 1

 

Du côté des Crawley, les intrigues consacrées à Edith, Sybil, et Robert devenaient bien plus pertinentes que celles réservées à Mary. La relation de cette dernière avec Matthew commençait à tourner en rond. Certes, leur histoire est un point clé de la série. Cependant, jusqu'ici, il s'agit principalement d'un schéma du type : "nous nous aimons", "mais nous nous sommes séparés à cause de la stupidité de l'un d'entre nous", "chacun de nous a refait sa vie, mais nous éprouvons toujours des sentiments pour l'autre", "nous disons que nous aimons notre nouveeau fiancé/nouvelle fiancée, mais ce n'est que pour nous persuader d'un amour qui n'est absolument pas sincère", "la voie se libère par un drame, et nous sommes maudits", etc. Les évènements qui surviennent font de cette histoire une transposition des Feux de l'Amour dans l'Angleterre des années 1910... Mary et Matthew n'en sont pas plus avancés qu'ils ne l'étaient avant la guerre. Toutefois, il faut noter l'ascension en maturité de Mary, bien moins "fille pourrie gâtée de la haute société" que dans la saison 1. Dans la deuxième, elle prend des risques en révélant son secret à Richard, et montre de la générosité en offrant un cadeau à Anna et Bates pour célébrer leur union, et s'occupe de Matthew quand il rentre meurtri du front. De l'autre côté, Sybil se rebellait. Elle bousculait les moeurs et découvrait la notion de travail. Elle acceptait la demande du chauffeur, et amorçait ainsi la mixité sociale. Les deux tourtereaux sont mignons ensemble, mais je crains pour l'avenir de Bronson. Remonté contre l'Angleterre et rêvant d'une nouvelle donne politique, j'ai peur qu'il ne finisse par verser dans la radicalité et s'engager dans un groupe armé extrémiste, notamment avec la situation conflictuelle entre l'Angleterre et l'Irlande à cette époque...

 

Il y a des personnages qui sont d'une humanité incroyable. Je pense notamment à Robert qui manifeste une sincère préoccupation quant aux problèmes (et joies) de ses domestiques. Il ne profite pas de son statut de comte pour faire preuve de tyrannie envers autrui, et c'est ce caractère qui le rend adorable. Certes, son histoire avec la femme de chambre était surprenante bien qu'on sentait que quelque chose se profilait entre les deux. Mais au lieu de tout nier en bloc, il reconnaît sa mauvaise conduite. Il est noble, dans le sens des valeurs, et il offre également des touches d'humour, lorsqu'il se retrouve tout seul à table pour le déjeuner car toutes les femmes de la famille sont prises par des obligations, par exemple... L'autre personnage dans la même trempe est Violet. J'adore cette femme, souvent "old school" destabilisée par les nouvelles modes, technologies ; quelques fois drôle (malgré elle ?) quand elle complote pour écarter la mère de Matthew du domaine ou quand elle pimente de ses commentaires singuliers les discussions ; et généreuse lorsqu'elle se bat pour une cause (par exemple, le mariage de William dont la perte fut un choc car je l'appréciais). Il faut dire que la performance de Maggie Smith y est pour quelque chose, ses mimiques et attitudes sont juste géniales à voir.

 

Il y aurait encore tant de choses à écrire sur cette seconde saison qui a été à la hauteur en termes de qualité. Elle a su mêler des péripéties plus ou moins complexes, émouvantes, drôles, avec la réalité historique dramatique (elle a su montrer le dévouement de tous à l'effort de guerre). Je n'aurai pas beaucoup de reproches à faire, si ce n'est que la série, de temps à autres, présente une intrigue et la conclue sèchement sans lui donner une fin satisfaisante. Ainsi ne sait-on pas ce qu'est devenu Lang, le valet souffrant de stress post traumatique. Il est dommage de ne pas avoir approfondi le sujet : on le voyait en proie à des cauchemars, mais une fois parti, on n'avait plus de nouvelles de lui. Le traitement de ce syndrôme à cette époque aurait été intéressant à étudier et montrer au spectateur. A part cet aspect, Downton Abbey ne fait que devenir enrichissante, et j'ai hâte de découvrir ce que la suite nous réserve.

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

 

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07 août 12

HAWAII FIVE-0, 2*23, "UA HALA"

La vengeance est un plat qui se mange par balles, explosion et noyade…

 

(diff fr)

 

hawaii finale

 

Le season final d’Hawaii Five-O fut explosif et du coup, palpitant à suivre. Situation critique, proches en danger, tueuse cinglée, le tout saupoudré d’un homme à l’esprit de vengeance, tout y était pour faire de cet épisode un excellent season finale. Dommage que Fryer périssait aussi brutalement et rapidement, je l’aimais bien, ce personnage. L’histoire démarrait sur la tristesse et le désir de trouver le responsable de la mort d’un flic, et donc toute l’équipe s’y mettait avec ténacité. Ténacité accrue avec la blessure de Max et la course poursuite au sein du poste de police agrémentée d’une belle explosion. La coupable de ces crimes était une parfaite psychopathe, sans pitié pour ses victimes. Donc une très bonne ennemie pour notre équipe du 5-0. La chasse à la criminelle était rondement menée et palpitante, avec échanges de tirs pour le plus grand bonheur des fans et des amateurs d’action. En conclusion, aucune déception sur cette partie. Elle était à l’image de l’atmosphère du show : très enlevée avec une montée puissante d’adrénaline avec un arrière-goût de vengeance et d’honneur.

 

La fin de l’épisode m’a toutefois moins envoûtée que le début. Je ne parle pas de la scène père/fille entre Danny et sa petite très attendrissante, ni de la confrontation renversante fils/mère entre Steve et sa mère morte aux yeux de tous depuis des années. Je parle en fait de la scène où on voit Chin libérer l’ancien flic ripoux et ancien partenaire de terrain de Fryer et où on découvre comme un cheveu sur la soupe le danger encouru par Kono et la femme de Chin. Le passage entre l’arrestation de la tueuse (enfin, sa mort, résultat d’une belle cascade comme on les aime de Steve) et la sortie du flic ripoux était trop abrupt. C’est comme s’il manquait une transition entre les deux, pour rendre le tout plus fluide. Comme par exemple, terminer l’épisode en présentant le kidnapping de Kono et la prise d’otage chez Chin par les hommes de main du ripou. Chin, alors encore au bureau pour terminer un rapport, recevait un appel d’un des méchants pour le prévenir de la situation et lui indiquer la marche à suivre pour sauver sa femme et sa cousine. Le pauvre, sa situation n’est pas facile… Ensuite, dans le season premiere de la saison 3, on continuait sur Chin libérant le flic, puis Kono jetée à la mer.

 

A part cette frustration, je n’attends plus que de découvrir la raison du mensonge sur la mort de la mère de McGarrett et surtout découvrir comment le fils va gérer cette révélation et sa relation avec sa mère. J’aurais bien envie qu’il soit en colère, qu’il en veuille terriblement à sa mère, parce que oui, il a quand même pleuré sa mort, donc la revoir en vie ne va pas être facile à accepter au début. Et j’aurais aussi envie que Danny gagne son combat contre son ex-femme (enfin, qu’ils trouvent un compromis) parce que pour être honnête, il est plutôt génial comme ex-mari et père. Il ne va quand même pas passer sa vie à déménager aux quatre coins du monde ! Comme j’aime son personnage, j’ai envie de continuer à le voir partager du temps avec sa fille. Et pour terminer, j’espère que Kono va pouvoir s’en sortir, parce que pour l’instant, c’est plutôt parti pour une noyade… Alors là s’exprime mon âme de fan qui aime voir ses héros préférés dans des situations critiques : je ne serai pas contre une hospitalisation de la jeune femme dans un état critique accompagnée d’une montée de testostérone vengeresse de la part des hommes du 5-0…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

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23 juil. 12

BANDES ANNONCES (23/07/2012)

Breaking Bad

Episode 5*03 “Hazard Pay”

 

Falling Skies

Episode 2*08 “Death March”

 

Leverage

Episode 5*03 “The First Contact Job”

 

Weeds

Episode 8*05 “Red in Tooth and Claw”

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20 juil. 12

CROSSOVER NCIS / Hawaii Five-O

Lire l’article dans la catégorie Hawaii Five-0 (vendredi 20 Juillet 2012).

 

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CROSSOVER HAWAII FIVE-0, 2*21 “Pa Make Loa” / NCIS : LOS ANGELES, 3*21 “Touch of Death”

A la recherche des fioles perdues…

 

(diffusion fr)

 

crossover 1

 

Ce crossover fut excellent. Notamment au niveau de l’intrigue qui proposait une succession de pistes, rebondissements, courses-poursuites, fusillades et moments d’humour, le tout articulé autour d’une situation extrêmement sensible et urgente, accentuée par une menace virologique à échelle planétaire. Ce crossover ne manquait pas de qualité. Il y avait un bon équilibre entre les protagonistes qui ne se marchaient pas l’un sur l’autre, ce qui était agréable. Certes, Danny, Chin, Callen et Sam étaient plus visibles en termes de présence car ils participaient aux deux épisodes constituant le crossover, mais leurs collègues n’en étaient pas moins aussi actifs dans leur épisode respectif (sauf peut-être Kono que j’ai trouvée plus fade que d’habitude). Le suspens sur les fioles de variole était bien entretenu, entre les croyances des héros à avoir enfin mis la main sur ces dangereuses doses suivies de déceptions et craintes en découvrant que les capsules ne refermaient en aucun cas ce virus. Vraiment, il y avait du rythme et l’intrigue de faiblissait pas. J’ai vraiment apprécié ce crossover entre ces deux séries qui, malgré leur univers différent, ont réussi avec brio à s’associer sans s’exclure. Au départ, j’avais quelques doutes. En effet, je voyais mal comment une enquête à Hawaii pouvait impliquer des agents fédéraux du NCIS de Los Angeles, sachant surtout que le NCIS est plutôt orienté vers les crimes commis dans la marine américaine et la lutte contre les menaces terroristes, alors que le 5-0 s’occupe de résoudre des affaires criminelles touchant les civils (sauf exception). Ces deux séries divergeaient non seulement par leur localisation géographique, mais aussi par la nature de leurs missions, même si elles pouvaient être rattachées aux cop shows. Malgré ces différences, l’intrigue proposée fut intéressante et logique pour l’association des deux univers. Donc je suis sortie satisfaite de ces deux chapitres.

 

crossover 2

 

La deuxième partie, quant à elle, fut davantage marquée par l’humour. Je n’arrête pas de le répéter, mais j’adore les moments de légèreté dans NCIS LA. Par contre, dans ce cas, bien que je me sois délectée de ces pauses, j’ai trouvé qu’elles étaient beaucoup trop nombreuses. J’avais l’impression qu’il fallait qu’il y ait un peu d’humour toutes les deux scènes. Certes, il en faut pour détendre l’atmosphère, mais étant donné le caractère particulièrement redoutable de l’affaire en question, ce trop plein de vannes finissait par nuire un peu à la qualité de l’intrigue et creuser un trop grand décalage incongru entre la dangerosité de la situation et ces vannes. Heureusement que le second volet ne durait que 42 minutes, car s’il avait continué avec ce rythme effréné de blagues lancées à foison, j’aurais fini par être lassée. Malgré tout, j’ai bien rigolé à l’imitation de Kensi et sa queue de cheval par Deeks (inoubliable et tellement bien fait par Deeks) et le combat à qui lancera la meilleure pique entre Deeks et Danny (d’ailleurs, ces deux flics formeraient un super duo). Je pense que seuls ces deux moments auraient du être gardés pour l’épisode, les autres étant moins drôles et trop nombreux (certains ne faisaient qu’alourdir l’épisode, en fin de compte). A la limite, ces deux instants pouvaient être accompagnés par une ou maximum deux autres touches d’humour. Au-delà, c’en était trop. Hormis ce détail, ce crossover fut une réussite.

 

Pour finir :

Mes + : L’idée du crossover entre les deux séries/ L’intrigue et ses rebondissements

Mes - : Un humour un peu trop répétitif dans la seconde partie (épisode NCIS)

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

12 juil. 12

HAWAII FIVE-O, EPISODES 2*19 “Kalele” & 2*20 “Ha’alele”

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion fr)

 

Deux très bons épisodes centrés sur deux personnages, Steve (par l'intermédiaire de sa sœur Mary) et Max. Ceci-dit, celui sur Max était plus intéressant en termes de découvertes sur le passé d'un protagoniste car c'était bien la première fois qu'on le voyait véritablement en personnage principal et non plus en pseudo personnage crédité au générique mais qui, en définitive, n'apparaissait que dans très peu de scènes et épisodes.

 

Hawaii kalele

 

Sur le 2*19, en vérité, la sœur de Steve n'était qu'un prétexte pour démarrer l'intrigue. C'était sympathique de la revoir encore une fois dans le pétrin (la miss catastrophe, en gros) puis secourue par son chevalier servant de frère. Bien qu'en réalité son rôle s'avérait secondaire voire presqu'inutile, sauf lors de belles scènes familiales avec Steve, l'enquête en elle-même était très satisfaisante. Palpitante, avec des rebondissements et marquée par le retour de deux personnages familiers. A commencer par le flic des affaires internes (Fryer), puis celle du policier (Kaleo) qui avait tué l'ancien collègue de Danny. Fryer m'impressionne toujours par son côté « méchant flic » au sang chaud toujours prêt à bondir et sans aucune pitié verbale pour les criminels. Il a beau avoir un caractère discutable par certains moments, cela contribue à lui donner de l’épaisseur et à le rendre intéressant. Il est un second rôle qui existe, s'affirme et on se souvient de lui, ce qui n’est pas plus mal. On s’y attache même. Il n'est pas là uniquement pour faire de la simple figuration, puisqu’il est toujours actif dans l’enquête. Ensuite, on revoyait le flic ripoux, toujours ripoux et qui aggravait même son cas. Ce que j'aime bien dans Hawaii, c'est que cette série nous fait revenir de temps à autres des personnages qu'on a vus lors d'une précédente enquête. Peut-être est-ce du au fait que le tournage à Hawaii ne permet pas un turnover d’acteurs illimité, mais c'est intéressant et agréable de voir les héros composer à nouveau avec des criminels qu’ils ont coffrés et de vielles connaissances. Il ne s'agit pas simplement de boucler une investigation en arrêtant un méchant qu'on ne reverra plus jamais. Il arrive de temps en temps qu'on doive le recroiser lors d'une nouvelle affaire, parce que ce méchant détient des clés, et j’apprécie cet aspect de la série.

 

L'affaire était vraiment sans temps mort : on passait d'un kidnapping à une course contre la montre, on assistait à un vol de diamants remettant tout en question, on bifurquait sur la piste d'un ancien flic ripoux en même temps qu'on suspectait un retraité sorti de prison. Enfin, on découvrait une histoire de diamants de sang et on comprenait la supercherie (le kidnapping n'était qu'une mascarade). Vraiment, cet épisode était enlevé. Après, peut-être ai-je trop regardé la télévision ou peut-être suis-je de nature trop méfiante, mais je ne faisais pas tellement confiance au vieux papi (le retraité cité plus haut). Quand on entendait la présentation que le flic des affaires internes faisait, on ne pouvait que rester sur ses gardes. Finalement, mes doutes étaient bien fondés. A la longue, on va finir par se méfier de toutes les personnes du troisième âge... Et j'espère qu'on pourra le revoir un de ces jours...

 

Enfin, que serait Hawaii 5-0 sans son habituelle touche d'humour ? J'ai adoré les cachotteries de l'équipe pour l'anniversaire de Steve, et surtout la forme du gâteau. Une grenade, ça a le mérite de sortir de l'ordinaire ! Toujours des moments de complicité entre les membres de cette équipe, et leur association aux enquêtes rythmées ne peut que me réjouir !

 

hawaii max

 

J'ai beaucoup aimé l’épisode 2*20 « Ha’alele », plus sombre, mais plus touchant dans la mesure où il renvoyait au passé de Max qui, je trouve, est un personnage encore bien timide. Certes, il se démarque des autres par son attitude souvent déconcertante, mais il reste toujours en retrait, et ce, malgré le fait qu'il figure au générique. Cet épisode lui rendait ainsi, d'une certaine façon, justice. On y apprenait de bien tristes choses sur sa vie, sa mère, tout en suivant une enquête sur des meurtres en série bien menée. Ajoutez à cela un homme condamné à tort pour apporter une seconde touche d’émotion, et l'épisode était réussi.

 

L'enquête n'était pas ponctuée par une multitude de retournements de situation et honnêtement, tant mieux, pour cette fois-ci. Elle était surtout centrée sur les conséquences émotionnelles de l’affaire sur Max et l'homme innocent auquel Max apportait son soutien. Le mobile du tueur en série était intéressant, et contrairement à Esprits Criminels, les héros, inspecteurs de police, se sont débrouillés comme des chefs, sans l'aide de profilers, et sans l'aide de leur chef Steve parti à la recherche de Joe. C'est là qu'on se rend compte, avec dérision, que le concept d'Esprits Criminels devient caduque... C'est vrai, j'exagère un peu. Les profilers ont leur légitimité dans la vie réelle, mais dans la vie télévisuelle, apparemment, les policiers « ordinaires » s'avèrent aussi compétents. Hawaii nous a aussi bien bluffés, en nous offrant des plans sur l'homme en retrait dans l'église, entendant la conversation entre le directeur (je vais l'appeler comme ça car je ne me souviens plus très bien de sa profession). Là, on se demandait pourquoi on avait droit à ces images et on soupçonnait aisément cet individu (dont je ne me rappelle plus le statut). Et à la fin, non, en fait, le coupable était le directeur ! Et très bonne scène de tension, danger, pour Max, bien qu'on imaginait aisément qu'il allait s'en sortir. J'avoue cependant que Max s'est libéré très facilement et rapidement de ses cordes, voire un peu trop, et donc le coup du méchant qui s'en va voir ce qui se passe parce qu'il entendu un bruit et qui revient et se fait tuer par Max était un peu too much. Mais bon, en quarante deux minutes, on est souvent amené à recourir à des raccourcis, faute de temps, et donc on ne va pas en tenir rigueur. Dans sa globalité, et par rapport à la saison deux (du moins, jusqu'à cet épisode) cet épisode reste une page marquante. Par son sujet, son traitement et ses répercussions dans la vie personnelle de Max. Un volet plus subtil qui laissait une part belle à l’émotion et le sentiment d’injustice (pour le condamné à tort).

 

Pour finir:

Mes + : Le 2*19 : L’affaire du gâteau/ L’intrigue. Le 2*20 : Un volet centré sur Max/ L’intrigue

Mes - : Quelques raccourcis (le tueur dérangé par un bruit et Max qui se libère de ses liens pendant l’absence du tueur)

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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