28 mars 15

DOWNTON ABBEY, SAISONS 3 A 5

 

downton 2

 

Je me permets un one shot avec cet article couvrant les saisons 3 à 5 de Downton Abbey, les saisons étant courtes et relativement sans évènements explosifs. Ce n’est pas la seule justification, en fait, ayant vu la saison 3 il y a très longtemps et les deux suivantes, l’une à la suite de l’autre, dans un passé récent (sur TMC), j’ai décidé de traiter le tout en même temps, pour éviter les erreurs d’association intrigue/saison.

De façon générale, plus les saisons avancent et plus je trouve la série meilleure. On aurait pu craindre une lassitude au bout d’un certain temps. Car qu’est-ce que vraiment Downton Abbey ? Si on devait la décrire en une phrase maximum, la série nous montre ni plus ni moins des chroniques d’une famille de la haute société britannique et celles de ses domestiques. En somme : les journées réglées par l’étiquette, les évènements mondains s’enchaînant les uns après les autres, de même que les jours ordinaires mais (trop) chargés en besognes des servants qui se répètent avec peu d’opportunités d’évolution. Downton Abbey suit ce réglage, mais en réussissant à nous fasciner : qui ne s’est pas imaginé avoir ce train de vie ? ; et surtout, à faire évoluer ses personnages dans un monde qui change (la guerre, le refus de la hiérarchie de la société telle qu’elle est depuis des siècles…). La série donne l’impression, d’un point de vue macro, que « rien » ne passe. Il n’y a pas d’enquêtes, de scènes d’action, de complots. Malgré tout, on se rend compte après cinq saisons que le domaine de Downton en a vu défiler, des histoires ! Même si certaines m’ont ennuyée, je suis charmée par ce que la série propose. 

 

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Cependant, voici ma première doléance : j’ai l’impression que les domestiques sont encore trop réduits à leur simple statut, par rapport aux Grantham et Crawley. Qu’est-ce que j’entends par là ? Cela m’a frappée tardivement, mais quand vous regardez les intrigues autour des non domestiques, ceux-ci évoluent au-delà de Downton. Ils interagissent avec le monde : ils vont à Londres, sont invités par d’autres gens de leur classe, ont des histoires d’amour et d’amitié, ont des problèmes, etc. Les intrigues sur les domestiques, en dehors du cadre professionnel, sont plus limitées, restent à leur relation avec les Grantham, Crawley et autres lords. On les voit moins interagir avec le monde extérieur de façon indépendante et aussi, leurs histoires sont moins poussées. Par exemple, Mary va à Londres pour faire telle ou telle chose toute seule, si elle est accompagnée de sa femme de chambre, on ne voit pas/très peu ce que cette dernière fait. Si un domestique va à Londres, il y a toujours un fil qui le ramène vers sa condition/la famille qu’il sert ou alors ce voyage est ellipsé et on le revoit de retour à Downton. Ainsi, Thomas est parti à Londres pour suivre un traitement, j’aurais bien voulu avoir quelques scènes où on voit de quoi il retourne, avant d’apprendre à Downton le véritable but du voyage. Ou autre exemple : Spratt est allé au mariage de sa nièce (si ma mémoire est bonne), on ne l’a pas vu dans la sphère privée mais on l’a vu en ville parce qu’il a aperçu Mary et son amant sortir de l’hôtel. De temps en temps, il y a des histoires qui n’ont rien à voir avec Downton, mais c’est rare et assez vite expédié.

Je parle de façon générale, je me rappelle encore du triste destin de la servante ayant eu un enfant avec un officier dans les premières années, pour le coup, c’était assez indépendant du cadre de Downton/de la domesticité. Après, il y aussi une contrainte de temps et de personnages : il y a peu d’épisodes par saison, on ne peut pas faire évoluer tout le monde avec la même intensité, il faut trancher. Néanmoins, quelques rééquilibrages seraient les bienvenus…

 

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Je poursuis donc avec un paragraphe sur ces rééquilibrages et les points qui n’apportent plus d’intérêt. On pourrait en parler de temps en temps, mais selon moi, ils ont pris une importance inutile.

Commençons par Mary. Dans une précédente critique, j’avais dit que son "je t’aime, moi non plus" avec Matthieu et la succession d’obstacles sur leur relation, au détriment d’autres personnages qui auraient gagné à être davantage explorés, avaient fini par m’exaspérer. Aujourd’hui, je suis toujours sous le coup de l’exaspération. Mary est un personnage qui stagne. On dirait que son rôle se borne à être la fille ainée à marier à un riche héritier pour assurer la pérennité de Downton. Après la mort de Matthew, j’espérais la voir se révéler en femme d’affaires gérant avec brio le domaine. Défi d’autant plus intéressant qu’elle vit dans un monde dirigé par les hommes. Qu’est-ce qu’on a eu ? Certes, quelques moments avec son beau-frère pour parler gestion de patrimoine. Principalement, à peine Matthew disparu, voilà qu’on nous sort aussitôt deux prétendants !! Même si Mary répète qu’elle n’est pas prête et ne succombe pas pour un temps, le spectateur est toujours en face d’une situation déjà vue : quel parti va choisir Mary ? Comment va-t-elle traverser cette situation ?

D’autre part, Mary n’a pas mûri, contrairement à sa sœur Edith : elle reste la "pourrie gâtée", autocentrée sur elle-même et son domaine, sans compassion quand il s’agit d’Edith. A la confirmation de la mort de Gregson, bien qu’on n’avait plus d’espoir depuis longtemps, Mary envoie Edith bouler. Très sympathique de la part d’une sœur qui ayant perdu elle-même l’amour de sa vie, aurait dû être la première à soutenir Edith et à la comprendre…

 

Après Mary, parlons d’Anna et de John Bates. A l’instar de Mary et sa situation répétitive d’élégante jeune lady sur le marché de l’amour, les Bates entretiennent des liens étroits avec la justice, plus précisément la prison. Après son mari, Anna fait un séjour derrière les barreaux, et ce dernier, pour la sauver, s’accuse du meurtre dont son épouse est soupçonnée et se retrouve de nouveau recherché pour homicide. Pitié… La première fois s’était éternisée, et ça recommence… J’aurais préféré le développement suivant : suite à son viol, Anna porte plainte. Cela aurait été une très bonne occasion de montrer comment les affaires de viol étaient traitées à l’époque, les injustices envers les victimes et en filigrane, la difficile condition des femmes à l’époque (sans nécessairement s’enliser dans le pathos). Ou alors, en choisissant l’intrigue autour de la mort du violeur, qu’on y mette un terme : qu’Anna soit vite innocentée grâce à un témoignage, voire qu’elle ne soit pas du tout arrêtée car la police aurait classé l’affaire. Ceci aurait permis l’approfondissement d’autres personnages, restés en retrait. Au choix : madame Hughes visitant sa sœur handicappée (la révélation tombe comme un cheveu sur la soupe…), Thomas et son traitement, l’émancipation de Daisy, Baxter qui retombe sur celui pour lequel elle a volé, etc. Dans le même état d’esprit, on aurait pu enlever/raccourcir cette histoire de prétendants pour Mary et mettre en valeur le couple Rose/Atticus. En effet, leur romance avant le mariage fut rapide ! N’avait-on pas attendu trois ans avant de voir Mary et Matthew sceller leur union ?

 

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L’abandon de poste de madame O’Brien fut inattendu et réglé à la vitesse de la lumière… Ce n’est pas la première fois qu’un domestique quitte les Grantham. On a bien eu, au tout début de la série, la femme de ménage devenant secrétaire, puis le valet traumatisé par la première guerre mondiale, et après O’Brien, le valet surpris en situation scandaleuse et celui accepté dans un hôtel de prestige. Au moins, pour ces personnes, un contexte a été développé, et le départ suivait une logique. Avec O’Brien, on a compris que la mère de Rose l’appréciait. Toutefois, sa fuite sonnait comme une solution qu’on avait dû trouver pour se débarrasser du personnage en urgence, sans réflexion (conflit entre la production et l’actrice ?).

 

Certains bonds dans le temps me paraissent inappropriés. Parfois on s’attarde sur des intrigues qui ne sont pas les plus excitantes (ex : Mary et ses amours). Puis tout à coup, on fait un saut en zappant des histoires qui auraient été intéressantes à voir (ex : la fin de la grossesse d’Edith). Nous sommes partis de 1912 et cinq saisons plus tard, nous sommes déjà dans le milieu des années 20 (il me semble). Les acteurs risquent de ne pas coller au rythme de vieillesse de leur personnage... (ok, il y a la magie du maquillage, mais cela ne fait pas tout).

D’autre part, certaines conclusions d’intrigues me paraissent encore politiquement correctes. Certains personnages s’en sortent dans la douceur malgré la gravité, pour l’époque, de leurs actions. Par exemple Rose et son chanteur de jazz noir qui ne vont pas au bout de leur relation, ou Edith qui peut compter sur la compassion de ses parents et sa tante. Peut-être est-ce compliqué d’un point de vue scénaristique de s’aventurer sur des questions scandaleuses pour l’époque considérée ? Moi, j’aimerai bien qu’on secoue de temps en temps le sac : que la vérité sur Edith soit révélée au grand jour et qu’elle affronte les médisances de la société conservatrice…

 

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Après cette proposition de points négatifs, voici les éléments qui ont rendu Downton Abbey plus forte :

Les drames qui ont bouleversé la série : la disparition, la même saison, de Sybil et Matthew. Deux jeunes protagonistes partis subitement dans la force de l’âge, alors qu’ils avaient tout pour être heureux. Ces sorties choquantes étaient ancrées dans la "réalité" : la mortalité des femmes lors de l’accouchement encore présente à l’époque et un "banal" accident de voiture s’annonçant à l’improviste.

L’arrivée de la jeune et audacieuse cousine Rose. Je l’aurais bien vue en femme moderne. Soit célibataire et vivant des aventures palpitantes (comme faire de l’aviation), soit en épouse qui travaille.

L’amitié entre Lady Violet et Isobel Crawley : une agréable surprise, une belle amitié, des discussions tintées de répliques savoureuses. Comme le dit l’adage, les contraires s’attirent. Malgré leurs divergences, ces deux femmes se respectent et tiennent à l’autre (même si elles refusent de l’admettre). Lady Violet était drôle et émouvante quand elle jouait les entremetteuses puis avait peur de finir toute seule une fois Isabelle mariée.

Le secret de Lady Violet : Absolutely outrageous !!^^ Qui l’eut cru ? Cela a l’avantage de casser son image. La comtesse douairière apparaît plus contemporaine, humaine, moins sévère.

Les histoires de cœur de Lady Violet et Isobel : plus exaltantes que celles de certains plus jeunes et proposant aux spectateurs une histoire d’amour du point de vue d’aînés (parce qu’à un moment, y en a marre des amourettes d’ados avec des pseudos obstacles…).

Le majordome de Lady Violet, Spratt : Curieux bonhomme, encore plus conservateur qu’un conservateur !

Les confrontations entre Robert et l’institutrice : explosives. Ceci-dit, l’institutrice, au-delà de ne pas avoir froid aux yeux, était bien culottée de provoquer des crises sous le toit de celui qui l’invitait…

 

Tom Branson et l’après Sybil, ou comment cohabiter avec la haute société anglaise sans oublier d’où on vient et qui on est. Ce personnage fut "torturé" par ses doutes, son sentiment de trahir ses principes. Je l’aurais bien vu reprendre la politique, poussé par l’institutrice, mais je reste satisfaite de ce qu’on lui a concocté. La femme de chambre lui tournant autour était une parfaite manipulatrice, cette histoire apportait un peu de piment. Au final, Tom a réussi à s’intégrer dans la famille Grantham et son univers, mais est resté humble. Il a su conjuguer ses deux mondes. Cracher sur cette nouvelle situation sociale et cette famille aurait été hypocrite. Il me manquera.

 

L’évolution d’Edith : Si on la compare à celle de sa sœur ainée, la progression d’Edith est de loin la plus attrayante et émouvante. C’est un des rares personnages qui a connu une nette transformation. Au départ peste et malheureuse en amour, Edith est toujours malchanceuse en amour, mais a grandi, s’est assagie. Les scénaristes ne l’ont pas ménagée, en lui faisant perdre les hommes de sa vie et en la mettant enceinte, hors mariage !! Je regrette de ne pas avoir vu une scène où Edith se sépare de sa fille à sa naissance, l’accent ayant été mis sur d’autres intrigues alors qu’il me semblait plus opportun de le réserver au moins pour ce type de scène clé. Heureusement, le déchirement et la souffrance d’Edith furent montrés lors de ses visites chez le fermier, pour voir la fille de son "amie". Ce stratagème ne pouvait pas du tout fonctionner à court terme. Il était impossible qu’Edith garde son sang-froid. De même, si sa fille avait été éloignée, Edith aurait eu un comportement, peut-être à moyen terme, qui aurait soulevé des questions. Quoi qu’il en soit, cette facette d’Edith était touchante, challenging.

 

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Madame Hughes et monsieur Carson : Sérieusement, la demande de mariage fut inattendue et un peu "bizarre". Bizarre dans le sens où je ne voyais pas du tout Carson initier ce genre de proposition, où je ne voyais pas du tout Hugues et Carson comme un couple, bien qu’on ait eu une scène sur la plage de ces derniers avançant dans l’eau main dans la main. Une amie me soufflait, devant ma perplexité, qu’il s’agissait plus d’un mariage de raison que d’amour, avis que je rejoins. On est plus fort ensemble. Carson et Hughes s’apprécient et se respectent beaucoup, ils n’ont pas forcément besoin d’être fous amoureux l’un de l’autre pour se marier. Il y a quand même de l’amour, mais sous une autre forme, plus nuancée. Cette union leur permettra de s’accompagner dans leurs vieux jours, de se soutenir en cas de difficultés, d’être tout simplement avec une personne dont ils se soucient.

 

La crise de couple Cora/Robert. Rien de révolutionnaire, mais un bon coup de fouet pour rappeler à Robert que rien n’est jamais acquis. Pour Cora, une petite aventure pour rendre sa vie monotone de comtesse moins morne, le temps de quelques épisodes. Surtout, on a la sensation que Cora ne fait pratiquement pas grand-chose, à part organiser des réceptions…

 

L’agression d’Anna. Contrairement à certains, cela ne m’a pas choquée. Non pas que le sort d’Anna me laisse totalement indifférente. J’avais lu, avant de regarder la scène en question, que celle-ci en avait bouleversé/dérangé beaucoup. J’imaginais alors que la scène avait été d’une violence inouïe. Mais rien de tel ne s’est produit. Le traitement à l’écran de l’agression fut soft (ou ça a été censuré pour la diffusion française ?). Elle est choquante dans le sens où elle se démarque du ton de la série, plutôt léger même si celle-ci traite d’évènements tragiques. On n’est pas non plus dans le film Lawless où les scènes violentes ne ménagent pas le spectateur… Cette agression reste réaliste : c’est une chose qui, hélas, peut frapper n’importe quelle femme.

 

Downton Abbey continue à faire son bonhomme de chemin dans l’univers des séries, en dressant le déclin de l’aristocratie britannique face aux nouvelles modes, mœurs et tragédies humaines.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK


11 sept. 14

PERSON OF INTEREST, SAISON 3

Diff US, AVEC SPOILERS

Quel chemin parcouru depuis la saison 1 ! La série a su habilement explorer la mythologie relative à la Machine, Decima et le passé des personnages sans tirer un trait sur les épisodes « POI de la semaine ». Sur ce dernier point : oui, il y a eu de temps en temps des moments moins palpitants que les autres de la saison 3 et des précédentes, cependant, j’ai envie de garder à l’esprit qu’avec une vingtaine d’épisodes à faire par année, il n’est pas facile de toujours être parfait. Alors soyons indulgents et réalistes, d’autant plus que ces épisodes « moins » sont contrebalancés par les autres « plus », la mythologie et la tournure qu’a prise POI.

 

Au cours des saisons, les intrigues hors POI du jour se sont nettement enrichies tout en gardant une cohérence remarquable entre les dizaines et dizaines d’évènements et de personnages. La série a mué au fil du temps. D’une saison 1 davantage centrée sur les cas POI avec des étincelles de mythologie, la série est passée à une saison 2 où cette mythologie a pris de l’importance, avant de s’imposer encore plus dans la saison 3 et d’amener les héros dans une autre direction pour la saison 4. De sauveteurs œuvrant dans l’ombre dans une relative tranquillité, les héros de Person Of Interest sont désormais eux-mêmes traqués par Decima. On a clôt le chapitre HR assez tragiquement pour se consacrer à d’autres menaces : Decima et Vigilance.

 

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Je dois avouer qu’au départ, je trouvais l’intrigue Vigilance ennuyeuse. On avait toujours le même refrain : un groupe radical de la protection de la vie privée qui ne fait que débarquer, tirer dans le tas et s’évanouir dans la nature, à un moment, ça a fini par devenir redondant et franchement pas captivant. J’attendais un peu plus d’insight sur ce groupe. Attente très bien servie lors des flashbacks sur Collier, à la fois touchants et révélateurs des dérives de la surveillance, de l’obsession de la protection des intérêts nationaux, de l’interprétation des données. Sans adhérer aux méthodes, on avait de la compréhension pour les motivations de cet homme et le groupe. L’épisode d’introduction de Vigilance, celui où le POI dirige une société de collecte et revente de données privées était intelligent et inquiétant. En effet, on voyait les abus de ce système (surtout quand des gens peu scrupuleux le contrôlent) et on ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui se fait aujourd’hui (publicités ciblées, vente de données…).

Décima, quant à elle, s’est érigée comme le nouveau méchant de l’histoire. Une fois de plus, on retrouve les thèmes sur les ratés de la surveillance, le pouvoir que confère un tel système à celui qui en est à sa tête. L’organisation a désormais Finch, Reese, Shaw et Root dans le collimateur, et s’est débarrassée de Vigilance, ce qui est un peu dommage car après les flashbacks sur Collier, j’avais envie de revoir ce mouvement qui aurait pu devenir un allié ambigu de Finch & Co. Il ne reste plus qu’à découvrir ce qui va advenir dans la quatrième saison.

C’était une excellente idée de relancer la dynamique avec l’introduction de Samaritan, la Machine n°2. On a désormais deux systèmes utilisés par deux camps aux motivations opposées.

 

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Maintenant, quid des épisodes en eux-mêmes ? Certains m’ont particulièrement marquée (liste dans le désordre) :

Je répète : ATTENTION SPOILERS

1/ L’épisode 2, avec le directeur de l’entreprise collectant les données personnelles :

Comme écrit plus haut, cet épisode a adressé avec justesse et réalisme des problématiques relatives à certains usages d’aujourd’hui. Si on peut taxer les défenseurs de la protection de la vie privée de gens qui ont peur de l’évolution, ont forcément quelque chose à cacher, cet épisode montre qu’il y aura tôt ou tard un couac aux lourdes conséquences si on fait n’importe quoi. D’ailleurs, quand on pense au nombre de sites (officiels : banques, entreprises…) et organismes à qui on a communiqué des données privées, on peut aussi s’interroger sur le problème des usurpations d’identité… Les grandes interrogations est : que collecter ? comment utiliser et sécuriser ce qui a été collecté ?

2/ Les épisodes 9 et 10 :

Vous pouvez lire les review que j’ai faites : épisode 9, épisode 10. En quelques mots : tristes, choquants, et magnifique jeu de Jim Caviezel (il lui faudrait un Emmy rien que pour son jeu facial).

 

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3/ L’épisode 16 :

On découvre qu’il y a eu un John Reese n°1 ! Quel cachotier, ce Finch. Un John Reese n°1 qui a conduit Harold sur la route du John Reese n°2 et toujours en service à ce jour. Sauf que le premier, Dillinger, était différent du second. Devant les secrets de Finch, Dillinger a préféré déguerpir en se servant au passage. Attitude qu’on peut nous-mêmes comprendre, vu le caractère opaque de Finch. L’aventure a, pour le second, réveillé une parcelle d’humanité et de justice. John Reese n’a plus été qu’un simple tueur : son geste (laisser fuir Daniel Casey) a fait tilt dans l’esprit de Finch. Plus tard, Reese, le tueur brisé, trouvera une véritable seconde chance auprès de Finch. En outre, John était plus disposé à travailler avec un associé très secret.

A noter que j’apprécie particulièrement le personnage de Kara Stanton, revue dans les flashbacks. Je la préfère même à Shaw. Stanton est la version féminine de Reese, en plus endurcie dans l’exécution des ordres sans broncher d’un poil. Je lui trouve un quelque chose qui me fait avoir plus d’affinité pour ce personnage que pour certains autres féminins. Dommage qu’elle soit décédée car j’avais bien aimé le fil rouge qui lui avait été concocté. Pour revenir à l’épisode : un bon mélange d’humour, de rencontres mouvementées et de théories du complot.

 

4/ L’épisode 5 :

Une histoire très sympathique entre Shaw et la jeune POI. On découvrait, en même temps que Shaw elle-même, une nouvelle facette de ce personnage dont on ignorait l’existence. Shaw était challengée par ce POI. Shaw s’est démenée avec une ferveur et une fibre maternelle (pour Shaw, on va dire ce qui se rapproche de ce qu'on appelle fibre maternelle)  inhabituelles : ce n’était pas qu’une simple POI à sauver en déployant toutes ses compétences.

5/ L’épisode 21 :

Beaucoup d’émotion et de tristesse dans cet épisode où Finch se sacrifie pour Grace et où les deux se croisent sur le pont sans que Grace puisse comprendre qu’elle vient de « revoir » l’homme qu’elle aime. Cette fois-ci, par sa requête à Reese et Shaw, Finch est prêt à franchir par amour un cap qu’il a toujours refusé de faire : attaquer physiquement une personne.

 

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6/ Les épisodes 22 + 23 :

L’étau se resserre sur Finch, Reese, Shaw et Root, et également sur les dirigeants du projet de la Machine. Quant à Collier, au cours de son parcours, il s’est extrémisé. Dommage que Vigilance ait été anéantie dans la fin de la saison 3. A mettre sur le compte de la nécessité de faire un peu le ménage pour insuffler une nouvelle dynamique et développer tout son potentiel dans la saison 4. Cependant, je ne serai pas contre un retour ponctuel de Vigilance : en flashbacks par exemple, ou plus tard. Peut-être que cette page Vigilance n’est pas totalement tournée ? Les flashbacks sur Collier et la raison pour laquelle il a rejoint ce groupe étaient très intéressants et donnaient de la profondeur au personnage et au mouvement.

Samaritan semble nettement plus dangereux que la création de Finch, davantage à cause de la personne qui contrôle ce nouveau système, à savoir Greer. Comme Dillinger et Stanton peuvent constituer à bien des égards un parallèle/antagonisme avec John, Greer est le reflet maléfique de Finch. Pour la première comparaison : à l’inverse de John, Kara n’a jamais flanché par compassion quand il s’agissait d’exécuter un ordre et a choisi la vengeance quand le gouvernement l’a trahi. Reese a fait preuve d’humanité et a choisi la rédemption, l’aide aux personnes en danger. Il a choisi d’avancer sans oublier l’homme qu’il a été. On peut parler aussi de reconversion professionnelle puisque Reese réutilise ses compétences non plus pour tuer mais éviter les drames.  A l’inverse de John, le premier homme en costume préférait ses intérêts personnels. Greer, quant à lui, est l’homme puissant, distingué, cultivé comme Harold, mais voit en la technologie une arme de pouvoir. Harold est conscient de ce point et a choisi d’agir pour éviter que cette technologie ne soit utilisée à des fins destructrices. Greer est lui aussi mystérieux : d’où vient-il ? quel est son parcours ? 

 

7/ L’épisode 11 :

On s’aperçoit qu’Harold Finch, avant d’être Harod Finch, a été un adolescent comme les autres ! On aurait pu s’attendre au portrait traditionnel du jeune garçon maigrichon, les cheveux gominés, énormes lunettes hideuses, dans son monde et souffre-douleur de ses camarades. Et bien non, surprise ! Harold avait des potes, faisaient les 400 coups, n’était pas du tout renfermé. Sa relation avec son père et ce qui lui arrive sont très touchants. D’une certaine façon, Harold était déjà seul dès sa plus tendre enfance, avec un père atteint d’Alzheimer. Vraiment bien joué de la part des scénaristes de nous avoir pris à contrepied.

 

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Après les épisodes, quelques remarques sur les personnages :

Je m’attarderai sur deux protagonistes en particulier : Lionel Fusco et Root.

Le développement des intrigues autour de la Machine a un inconvénient majeur : elle censure le rôle de Lionel Fusco, maintenant cantonné aux apparitions ponctuelles pour donner un coup de pouce à Reese. Ces apparitions sont toujours les bienvenues, cependant, j’ai plus l’impression que Fusco a été rétrogradé au rôle de guest qui apporte la touche comique du jour. On avait déjà le même problème avec Carter (quand elle n’avait pas ses propres combats à mener) et si elle n’avait pas été éliminée en même temps que HR, je me demande comment son évolution aurait pu s’intégrer au reste des intrigues. Bien que triste, son départ était cohérent, au vu de la place de Fusco aujourd’hui. C’est un personnage désormais très secondaire, en ce sens qu’il n’est pas personnellement impacté par la Machine comme le sont les autres personnages. Il n’a pas été trahi par le gouvernement lui-même à l’origine du projet de la Machine. Il n’est pas un fanatique de la technologie. Il a juste un lien indirect (à travers les autres protagonistes). Ce lien peut tout à fait rester indirect, mais comme je me suis habituée à ce personnage, pourquoi ne pas l’inclure plus souvent en tant que support important ? Par exemple, pour aider Finch et le reste de la bande dans leur fuite face à Decima. Ou alors l’impliquer un peu plus dans la mythologie.

Au contraire de Lionel, Root a fait son chemin dans la série et est devenue une alliée de Finch. Ce personnage reste néanmoins ambigu : son parcours n’est pas forcément clair. Dit autrement : j’ai du mal à la cerner, mais je suis sûre d’au moins une chose : elle veut protéger la création de Finch. Sinon, j’ai un peu de mal à adhérer au fait que la Machine lui parle, mais bon, passons… Autre point à considérer : les scénaristes ont-ils prévu quelque chose de plus ambitieux pour Root et son groupe ? Si oui, comment cela va-t-il impacter le reste des héros ? Ce groupe va-t-il épauler Finch, Reese et Shaw dans leurs missions POI dans un avenir proche ? Ou va-t-il se dévouer au combat contre le gouvernement ?

 

En trois années, Person Of Interest a réussi à entraîner le spectateur dans un univers complexe et passionnant, et à ouvrir de nouvelles portes pour la saison 4, qu’il nous tarde de savourer. Si vous ne connaissez pas encore, il n'est pas trop tard : TF1 rediffuse en ce moment la série le dimanche après-midi.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

08 févr. 14

PERSON OF INTEREST, EP. 3*10

L'heure de la vengeance a sonné...

(diff US, avec SPOILERS)

 

POI 2

 

Après les chocs subis au cours du neuvième épisode, on aurait pu s’attendre à une redescente d’adrénaline, à un calme après la tempête. Il n’en est rien du tout. L’épisode 10 de cette saison 3 abordait le thème de la vengeance, du ressenti et du changement face à un évènement traumatisant.

 

L’introduction, toute en musique et images, résumait bien la situation et la croisade de John. A noter que j’aurais préféré voir davantage l’enterrement de Carter, par exemple, voir le pli du drapeau et sa remise à son fils, et voir aussi la police/la ville saluer ce qu’elle a fait. On a un peu l’impression que Carter est enterrée à la va-vite et que finalement, elle a beau avoir joué un rôle essentiel dans la chute de HR, tout le monde s’en fiche. Je n’exige pas non plus une cérémonie en grande pompe à sa gloire avec pose d’une statue à son effigie ! Une mention de son rôle dans la presse aurait été satisfaisante (ou alors je ne l’ai pas vue…).

 

La chose la plus importante dont j’aimerai parler est le jeu de Jim Caviezel. J’avais déjà remarqué qu’il était excellent, mais là, dans cet épisode, il l’a une nouvelle fois magnifiquement prouvé. Cet homme a une telle façon de faire passer la détresse, le désir consumant de vengeance jusqu’au point de renier tous ses principes, la douleur de son personnage rien qu’à travers son visage. Les paroles n’étaient pas nécessaires, seuls le look (une barbe de trois jours), le regard (de chien battu), l’attitude (et je me lance dans ma vendetta sans foi ni loi) de John suffisaient. Caviezel était juste hallucinant.



Le quatuor Finch-Root-Shaw-Fusco était intéressant à voir à l’oeuvre, et surtout le trio Root-Sahw-Fusco dégommant tout sur son passage. Un moment digne des plus grands films de bastons à foison où les héros casse-cou s’en donnent à coeur joie. Sur un forum dédié à Person Of Interest, un membre avait nommé ce trio « Le repenti, la brute et la psychopathe ». Finch, plus dans la négociation, disait les mots justes pour toucher John et le convaincre d’arrêter son massacre.

 

POI

 

Peut-être que le décès de Carter est lié à la multiplication des personnages et des divers intrigues sur le moyen/long terme, je n’en sais rien. Toujours est-il qu’à part voir Root et sa relation bizarre avec la Machine, et surtout Root tourner en rond dans une cage, et un Fusco presqu’invisible depuis un certain temps, à un moment, il fallait faire quelque chose. Pour Carter : clore le chapitre HR. Pour l’invisibilité de Fusco, c’était une bonne idée que ce soit lui qui arrête Simmons. Reese aurait très bien pu le faire, mais après toutes ses blessures, tous ses combats, il fallait qu’il s’arrête. Le pauvre, il ne peut pas porter toute la misère du monde sur ses épaules. Et qui d’autre que Fusco pour mettre la main sur ce flic ? C’est d’ailleurs une très bonne façon de boucler la boucle et de donner un rôle important à Fusco dans ce combat contre HR.


Pourquoi ?
Parce que Fusco est un ancien ripou, mais il s’est détourné de cette activité. Il a choisi (avec l’ « aide » de Reese) de rentrer dans le droit chemin. Donc au flic reconverti de boucler le flic qui a choisi de persévérer dans l’illégalité et par la même occasion, la police lave son linge sale en famille. Parce que Fusco est resté au second plan bien trop souvent (et puis Root et Shaw ont eu leur dose de bagarre !), donc voilà une très bonne occasion de le remettre dans la lumière. Parce que n’oublions pas que Simmons s’en est pris à son fils, donc à Fusco de se venger d’une certaine façon.
Enfin, c’est une bonne chose que Fusco n’ait pas tué Simmons. Non pas que Lionel n’en soit pas capable, mais cela montre une évolution de son personnage par rapport au flashback dans lequel il était prêt à se montrer sans pitié. Il est devenu un autre flic, un meilleur flic.

 

Et pour terminer sur une remarque plus légère : on s’étonne de voir Fusco, main plâtrée, mettre KO Simmons alors que quelques épisodes auparavant, Reese, ancien militaire et agent de la CIA s’il vous plaît !, avait eu bien du mal à se battre contre Simmons…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
VK

15 janv. 14

PERSON OF INTEREST, EP. 3*09

Le combat ultime...

(diff US, AVEC SPOILERS)

 

Cet épisode et aussi le suivant (3*10) marquent un tournant dans la série : ils sont à la fois la fin et le début d’un chapitre. La fin de HR, la fin de Carter. Le début d’une nouvelle New York enfin débarrassée de ces policiers corrompus qui n’étaient que le haut de l’iceberg et d’une redistribution des rôles et dynamiques entre personnages… La conclusion du chapitre HR arrivait à bon point. Entre HR, Root, Elias et sa bande, et le nouveau groupe fanatique de la protection des données, et toutes les autres intrigues à long terme, cela commençait à faire un peu trop. On risquait de se perdre et de s’ennuyer dans diverses intrigues s’éternisant et perdant de leur force. On voyait HR depuis le début de la série et après plus de deux ans, il fallait y mettre un terme pour se recentrer sur les autres histoires.

 

POI 1

 

Entrons plus en détail dans le 3*09. Honnêtement, il s’agissait d’un épisode assez classique selon les codes de Person Of Interest. En effet, si l’on regarde bien, on avait le schéma général suivant : Reese et Carter doivent garder l’oeuil sur quelqu’un et le groupe est poursuivi par une troupe d’hommes souhaitant les éliminer. En plus détaillé : la personne sur laquelle il faut veiller n’est autre que le boss du HR et les chasseurs ne sont autre que les hommes du HR. Au lieu d’avoir Reese essayant de cacher dans les immeubles de Big Apple et sauver la vie d’un POI face à une horde d’hommes le menaçant, on a Reese, avec Carter, essayant de rester en vie pour amener la tête du HR au FBI. Mais, dans l’ensemble, on a bien le contexte traqués-traqueurs-jeu de cache-cache à travers New York. Bien sûr, pour ne pas déroger à la règle, Reese se balade avec aisance dans les couloirs d’un bâtiment et met KO tous les assaillants (ou alors ceux-ci sont vraiment nuls). Bref, cette partie était correcte. Après tout, pourquoi pas ? Trop de fantaisie (batailles mettant à feu et à sang la ville) aurait sans doute été too much.


Le baiser Reese/Carter était inattendu, voire même choquant. Pas dégoutant, mais étrange, incongru. Pourquoi je dis ça ? Parce que j’ai toujours vu Reese et Carter dans une relation de profond respect mutuel. Ils se ressemblent par leur caractère tête brulée (à des niveaux différents ou le terme déterminé serait plus approprié), leur solitude, leurs blessures de guerre. L’allusion à ces blessures dans la morgue était la bienvenue, histoire de détendre l’atmosphère, si on peut se détendre dans une telle situation. Par contre, le baiser faisait trop « c’est bientôt la fin alors tant pis, je tente ma chance avec ce baiser », un peu comme dans ces films/séries où les deux héros sont grave dans le pétrin et perdent leur temps à s’embrasser au lieu de s’activer à trouver une solution. Cela manquait de sérieux.

 

POI 2

 

La partie avec Fusco était oppressante. J’ai vraiment cru que son fils avait été tué. Heureusement Shaw est arrivée à temps pour le sauver. Je dois dire que le type qui gardait Fusco n’était pas très malin : à sa place, je me serai posée des questions en entendant Fusco remercier mon complice qui vient d’assassiner son enfant. Mais bon, non, aucune réaction…

 

Et bien sûr, comment parler de cet épisode sans s’attarder sur la disparition de Carter ? Elle fut soudaine, pile au moment où on ne s’y attendait pas, au moment où on se disait « c’est fini, elle a gagné, elle reprend son grade de lieutenant ». Certains pourraient préférer une mort survenue au cours d’un échange de tirs avec HR dans la morgue, une disparition sur le champ d’honneur, en pleine action, en plein accomplissement de son devoir de flic. J’ai pensé à cela aussi, mais en définitive, l’option retenue avait de quoi être brutale. Cette soudaineté et la présence de Reese (et Finch, mais surtout Reese) accentuaient le côté tragique de la chose.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

01 sept. 13

PROFILAGE, SAISON 3

 

Alors que la saison 4 arrive à grands pas, je vous propose un moment nostalgie avec cette review de la saison 3. J’avais écrit un retour sur cette saison 3 l’année dernière, mais je l’ai perdue… Qu’importe, je me relance avec plaisir dans cet exercice, même sans mémoire exhaustive de cette saison.

Après la mort de Pérac, je craignais ne pas m’habituer à Rocher. Fort heureusement, les auteurs ont très bien introduit ce nouveau personnage et la  dynamique Chloé/Rocher, grâce à l’élaboration d’une personnalité et d’une dynamique différentes par rapport à ce qui existait sous l’ère Pérac. Sous ses airs de flic de terrain, expérimenté, dur et efficace, Rocher est pragmatique et ne néglige pas la criminologie dans une enquête. Il étonne par ce contraste et évite l’installation d’un déjà-vu, i.e. un personnage comme Pérac réfractaire à l’arrivée de Chloé. Il y a donc un renouveau. La relation entre Chloé et Rocher est attachante, les deux se respectant et se souciant de l’autre sans effusion de sentiments.

 

Concernant la qualité des enquêtes, je n’ai rien de particulier à dire, si ce n’est qu’elles continuent à être menées d’une main de maître.  En tant que fan de séries policières, je suis très satisfaite de celles que je vois dans Profilage, et elles n’ont rien à envier à Castle, Les Enquêtes de Murdoch, Mentalist, Esprits Criminels, etc. Il y a des rebondissements, de la réflexion (on ne s’appuie pas uniquement sur les analyses scientifiques d’indices), de l’humour, des images illustratives du ressenti des criminels (éventuellement d’autres personnages). La qualité est toujours au rendez-vous.  Les histoires hors-enquêtes continuent à être développées : la recherche de l’assassin de la femme de Rocher, la relation de Chloé avec le juge. D’ailleurs, cette dernière fut extrêmement rapide. Je ne m’attendais pas du tout à ce que Chloé succombe au juge aussi rapidement (à la fin de l’épisode où elle le rencontre pour la première fois). Ceci contraste avec sa réserve, sa difficulté à se montrer sociale. Ou alors ceci est le signe d’une évolution de Chloé : elle s’ouvre, montre ses sentiments, n’a plus peur. Malheureusement pour elle, les choses sont loin d’être simples… Alors que je ne m’attendais pas à cette relation, je m’attendais encore moins à ce que Chloé tombe enceinte et encore moins à ce qu’elle perde son enfant. Ce dernier point fut la surprise totale. J’étais vraiment persuadée qu’elle allait écrire une nouvelle page de sa vie, à savoir être mère, et à nous faire profiter de scènes comiques inoubliables avec son bébé. Son attitude face à l’arrivée du bébé dans l’épisode sur le journaliste retenu par les farcs était déjà prometteuse : voire Chloé s’écarter du bébé comme s’il était un produit radioactif était hilarant.

 

profilage

 

J’émettrai juste une réserve sur la machination de l’avocate se rapprochant de Rocher pour atteindre Lamarck. Il m’a semblé qu’elle s’était compliquée la vie en montant son coup. En effet, elle avait commencé par intimider Rocher concernant le meurtre de sa femme, ce qui avait profondément agacé le commandant. Par conséquent, il n’était pas certain que celui-ci entame une relation avec elle et donc, qu’elle puisse être en mesure d’approcher Lamarck. Même si parfois des personnages qui se détestent au début finissent par entamer une liaison, cette tactique relevait du pile ou face. Néanmoins, un deuxième visionnage serait bienvenu : j’ai peut-être raté des éléments. D’autre part, l’accident de Chloé et Rocher dans le double épisode final paraissait bien fade. Je m’explique : le complice de l’avocate percute la voiture de Rocher et Chloé par l’arrière et cette dernière finit sa course dans un petit fossé. Frustrée, j’imaginais une course poursuite sur la route (avec collisions latérales entre les voitures), avant que le véhicule de Rocher et Chloé sorte de la route, fasse quelques tonneaux et s’écrase lourdement sur le sol. Par contre, j’ai bien aimé cette façon de mener l’enquête à travers l’inconscient de Chloé, et la scène où Rocher fait mine de connaître le prénom de la légiste (grand moment de solitude^^). Mis à part le détail sur l’accident, le double épisode final était excellent. 

 

Enfin, c’est dommage de ne pas savoir exactement ce qu’est devenue cette fameuse Louise : est-elle en prison (ou dans un centre psychiatrique) ? Je suppose que oui, mais on n’en a jamais vraiment eu la confirmation. C’est un détail qui me turlupine… car un léger flou peut ouvrir la porte à des idées… Et que signifie cet appel qu’a reçu Chloé en fin de saison ? Est-ce que sa mère est bel et bien en vie, ou est-ce une machination d’une personne malfaisante ? Si c’est bien sa mère qui était au téléphone, quelle sombre histoire se cache derrière son prétendu assassinat par le père de Chloé ? Lamarck jouait-il un rôle dans tout ceci ? Etait-ce un complot pour mettre hors jeu le père de Chloé ? Etait-ce une tactique pour protéger la mère de Chloé de quelque chose ou quelqu’un (une sorte de protection de témoin)? On attend avec impatience la saison 4 !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK


12 juil. 13

HAWAII FIVE-0, SAISON 3

(diff fr)

Hawaii 5-0 reste régulière dans le niveau des enquêtes traitées au cours des saisons. Globalement, les enquêtes sont bonnes et ont toutes leur lot d’action, de chamailleries entre les personnages (pour être plus précis, entre Steve et Danny). On note cependant une montée des intrigues personnelles et des fils rouges. De la mort du père de Steve, on est passé à Wo Fat (et ses évasions incessantes) et le retour d’entre les morts de Doris, la mère de Steve, retour accompagné de ses zones d’ombres. Entretemps, on s’est attaché à la relation entre Danny et sa fille ; on a assisté au retour en grâce de Chin aux yeux de la police et à son histoire d’amour à la fin tragique ; et Kono s’est entichée d’un fils de yakuza souhaitant revenir dans la légalité. Finalement, Hawaii 5-0 n’est pas tombée dans l’écueil de se focaliser uniquement sur Steve et ses rebondissements familiaux, et c’est ce que j’apprécie.

 

hwaii 2

 

Au vu de ce qui s’est passé dans le final de la saison 3, je verrais bien un début de saison 4 divisé en deux lieux d’action : d’un côté Kono et Adam ne connaissant malheureusement pas de répit dans leur cachette, et d’un autre côté, Hawaii avec la recherche des yakuzas et les enquêtes traditionnelles. Quand je dis début de saison, je pense plus aux dix premiers épisodes (environ). N’y consacrer qu’un épisode en deux parties serait bien trop court et non crédible pour la tâche à réaliser. Par ailleurs, montrer davantage Kono en action et en difficulté serait bienvenu (on la voit trop souvent au bureau). Ensuite, toute l’équipe serait à nouveau réunie pour de nouvelles aventures et à ce moment, il serait bien de varier de temps en temps les duos… En ce qui concerne la scène finale de la troisième saison entre Steve et Wo Fat, loin d’impressionner, elle en devient un déjà vu pour cette série. Je m’explique : comment se fait-il que les méchants arrivent toujours à pénétrer les lieux placés sous sécurité maximale ?? Et que va-t-il advenir de Wo Fat ? Va-t-il encore s’échapper ou être enlevé (même s’il a été dit qu’on était venu pour le tuer) ? Encore un énième face à face qui va apporter une autre question sans réponse ? On a vu tant de fois ce genre de scène catastrophe qu’elle en a perdu sa saveur.

 

Pour terminer, je citerai les épisodes qui m’ont marquée. Je compte parmi eux la virée dans la forêt avec le groupe scout (ou un groupe de ce genre) de la fille de Danny (même pas tranquille dans la forêt !) ; le tueur aux prothèses de bras : même si cette histoire de vengeance n’était pas en elle-même innovante, c’est cette caractéristique du tueur qui m’a plu, ainsi que l’importance accordée à ses scènes où peut le suivre dans sa démarche. Les pérégrinations de Steve et Rollins en Corée du Nord pour retrouver le corps de l’ami de Steve m’ont touchée, et le type qui kidnappe une gamine et l’emprisonne pour recevoir 500 dollars d’allocations m’a juste horrifiée (comment peut-on faire une chose pareille ?!?!). La mise en scène de l’épisode avec la journaliste amenait un agréable changement. Quant au passage express (mais non moins original) de Chin en prison accompagné d’une émeute des prisonniers, le dénouement de l’épisode était tiré par les cheveux. Etrange que le 5-0, à lui seul (soit trois personnes) arrive à pénétrer dans la prison, se frayer un passage parmi la horde de prisonniers en ébullition, récupérer Chin et repartir avec autant d’aisance et aussi rapidement, pendant que des troupes de policiers à l’extérieur ont l’air d’être complètement dépassées par cette situation ? Quant au final, je ne m’attendais pas à voir un épisode non centré entièrement sur Kono, mais c’était aussi un traitement différent. Enfin, la mère de McGarrett est un sacré personnage et je suis à 100% pour plus de scènes où la mère et le fils se la jouent agents secrets en mission.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

03 mai 13

GLEE, SAISON 3

(diff fr) 

Je le dis sans rougir de honte : j’aime Glee. Ce qui me plaît dans cette série, c’est qu’elle donne la pêche, au travers de ses chansons et chorégraphies, et ses personnages délirants (mention spéciale à Sue Sylvester dont je savoure chaque réplique cinglante et dont elle seule a le secret). Les intrigues ne déplacent pas les montagnes, cependant, certaines ou certains aspects de ces intrigues sont percutants. J’ai un faible pour la relation entre Kurt et son père. Je la trouve touchante. Pour en rester à cette saison 3 : le grand point fort de cette saison a été, pour moi (en tout cas, c’est l’impression qu’elle m’a donnée), le partage des interprétations. Il y a eu quelque chose de choral. Je trouvais dommage… non, je commençais à en avoir marre de ne voir et n’entendre que Rachel et Finn s’égosiller à pleins poumons à longueur d’épisodes, d’autant plus que le personnage de Rachel m’agace.

 

Là, je me permets un petit aparté sur ce couple (avec d’autres points). Vu les antécédents de Rachel, j’ai du mal à adhérer à ses sautes de compassion pour les soucis de ses camarades et franchement, comment Finn peut tomber amoureux d’une fille aussi difficile alors que lui est vraiment un type bien ? Enfin, ces deux personnages me donnent quand même de bons fous rires, mais ne sont pas les seuls dont il faut se soucier. Il y a une véritable richesse de personnages dans Glee, et je souhaiterais que certains ne fassent pas seulement office de faire-valoir en ayant, ô, bonheur, le privilège d’une intrigue anecdotique le temps d’un nombre restreint d’épisodes. Je pense notamment à Tina. En effet, elle a changé de look, et le pire, c’est que moi-même je n’y ai pas fait attention ! J’étais à 100% avec elle lors de son coup de gueule. Quand bien même c’est la dernière année de Rachel et que Tina fera partie des vétérans du glee club la prochaine année, qui peut lui assurer qu’elle aura droit à plus de solos ? Qui peut lui assurer qu’il n’y aura pas de nouveaux tellement doués qu’ils ne pourront ne pas avoir de solos eux-aussi ? J’étais un peu déçue que Tina « rentre dans le droit chemin » à la fin de son coup de gueule. J’aurais voulu que Rachel fasse un geste, même modeste, mais si fort symboliquement, et pas ce simple duo dans une salle sans spectateurs, ridicule à vrai dire puisqu’on en revient au point de départ : ok, Tina chante mais personne n’est là pour l’entendre et apprécier son talent et son duo avec Rachel.

 

glee

 

J’en reviens maintenant aux interprétations pendant cette saison. J’ai trouvé que chacun avait droit à ses moments (enfin, certains un peu moins que d’autres, mais je parle d’un point de vue général), et c’en était très plaisant. Coup de foudre pour la prestation des New Directions pour les communales, parfaite illustration de mon propos. Chacun contribuait vocalement aux chansons, le collectif en ressortait davantage, les chorégraphies étaient dynamiques, pétillantes. Même Mike a chanté ! Le choc ! Je ne comprends pas pourquoi sa voix a été censurée pendant les deux premières saisons : certes, il n’a peut-être pas l’étoffe d’un monstre des vocalises, mais tout de même, sa voix est bien, et les communales ainsi que son duo avec Tina pour la Saint Valentin l’ont prouvé. Ce meilleur partage a permis d’apprécier de plus en plus les autres talents et de mieux apprécier les voix de Rachel et Finn : chanter moins diminue l’effet de saturation et par conséquent, on devient plus disposé à écouter. J’ai découvert Damian McGinty, que je verrais bien en crooner, à la Michael Bublé dont il a interprété Home. J’ai savouré la voix de Chris Colfer, unique. Dommage que son personnage n’ait pas été admis à la NYADA, contrairement à Rachel. Si lui aussi avait fait un solo lors des nationales, je suis certaine qu’il aurait été pris. Je suis même un peu  étonnée que les New Directions aient remporté les nationales. Bien sûr, c’est formidable pour eux, mais j’ai eu l’impression que les Vocal Adrenaline étaient à un niveau au-dessus. La chorégraphie était plus spectaculaire, plus technique, d’ailleurs, on le voyait rien qu’aux visages du glee club pendant le numéro de leurs concurrents. Pour les New Directions, le tableau était peut-être un peu plus « fou », on avait l’impression que ça partait dans tous les sens sans vraiment de cohérence (cette remarque concerne plus la dernière chanson). Cependant, le tableau était plus vintage, ambiance années folles, que celui des Vocal Adrenaline.

 

Sinon, pour les moins de cette saison : je citerai la tentative de suicide de Dave Karofsky. Ce fut un sujet grave mais traité trop rapidement. J’aurais préféré voir un peu plus de scènes où Karofsky subissait les moqueries cruelles de ses camarades avant de passer à l’acte, le tout sur un ou deux épisodes. En effet, ici, on a dû avoir une ou deux séquences de ce genre. Je ne suis pas du genre à souhaiter faire durer un plaisir morbide, mais quand on traite un sujet aussi grave, il faut le faire bien, même si la série est plutôt dans le positif, l’énergie ; ou alors il ne faut pas du tout en parler. Ici, j’avais l’impression que la décision de Dave arrivait trop subitement. L’après tentative ne fut pas très développé non plus : il aurait été bien de montrer une ou deux fois Kurt en train de demander des nouvelles de Dave. Oui, Kurt assurait son soutien à Dave dans la chambre d’hôpital, mais voir concrètement ce soutien aurait été bienvenu (une visite de Kurt chez Dave ou Kurt défendant Dave devant ses parents qui le voient comme un monstre, par exemple). Autre moins de cette saison : le ramollissement de Sue. Je ne sais pas ce qu’elle va devenir dans la saison 4 mais sa transformation en Sue gentille lui a quelque peu retiré de son ampleur de furie légendaire. Elle gardait encore des répliques d’anthologie, cependant, il manquait ce quelque chose qui m’avait fait aimer la méchante Sue. Cette évolution peut s’avérer intéressante, j’espère néanmoins qu’elle ne se retournera pas contre elle en définitive, en la rétrogradant en personnage faisant partie du décor car Glee y perdrait un élément non négligeable.

Je pourrais aborder plein d’autres éléments de cette saison 3, mais je vais en rester là car j’ai dit ce qui m’avait le plus marquée.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

11 avr. 13

HAWAII FIVE-O, 3*01, "LO A MAKUAHINE"

Une de perdue, deux de retrouvées, et un en cavale…

(diff fr)

Hawaii

 

L’épisode reprenait là où le final de la saison 2 s’était arrêté. C’était un bon épisode qui mêlait toutes les émotions : joie, peur, tristesse, étonnement, incompréhension. Kono était sauvée, mais à vrai dire, on s’en doutait un peu. Au passage, j’étais étonnée de revoir Adam, je pensais qu’il était en prison… J’étais aussi étonnée que la femme de Chin connaisse cette triste fin. Je pensais vraiment (et j’avais envie) qu’elle survivrait. Je n’étais pas particulièrement fan de ce personnage, mais voir Chin heureux en ménage me plaisait. Apparemment, les scénaristes ne partageaient pas le même avis. Ce drame pourra jouer sur la personnalité de Chin (en bien ou en mal).  De son côté, Steve retrouvait sa mère. Mon instinct ne m’avait pas trompée : la fausse mort de la mère de Steve et donc sa simulation de l’explosion de sa voiture faisait partie de mes hypothèses. Maintenant, on sait qui est Shelburne, et j’apprécie qu’Hawaii Five-O nous l’ait dévoilé lors de cet épisode (ou plus exactement, lors du dernier épisode de la saison 2). Le mystère s’est étalé sur une durée raisonnable au lieu de revenir à la charge de temps à autres et de s’éterniser au fil des années. Cet aspect est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage car finalement, nous avons une réponse claire et non pas évasive. On boucle une boucle et ça, ça fait du bien. Par contre, c’est aussi un inconvénient dans la mesure où maintenant qu’on connaît la vérité, et bien, il n’y a plus la question à un million de dollars qui était l’un des éléments de base de la série. Heureusement, les scénaristes avaient tout prévu et nous ont amené un deuxième mystère : pourquoi maman Steve n’a pas tué Wo Fat (ou blessé pour le désarmer) ? Après tout, elle avait bien tué son père, non ? Et là, je joue la fille qui casse tout : en fait, elle est la mère de Wo Fat… ou alors, elle a eu un enfant avec le père de Wo Fat, donc forcément, il y a un lien spécial entre elle et Wo Fat… oui, mon esprit peut me jouer des tours parfois... Finalement, on a un second mystère qui pourrait bien durer deux-trois saisons, donc c’était bien joué.

 

Tant qu’on parle de Wo Fat, celui-ci a encore réussi à s’échapper. J’avoue que ces évasions incessantes commencent légèrement à m’agacer, quand bien même elles seraient nécessaires pour faire avancer les mystères qui jalonnent la série. Le coup du prisonnier qui s’échappe en revêtant l’uniforme d’un gardien, je veux bien, même si c’est un peu gros (admirez comment on arrive à s’échapper aussi facilement d’une prison et cette modalité d’évasion revient assez souvent dans les séries et les films). Le coup de l’avion qui s’écrase en pleine forêt, oui, si on veut, mais ça commence à peser. L’hélicoptère suréquipé arrivant de nulle part, accrochant une ventouse sur le fourgon de transfert et qui le lâche en pleine mer, suivi d’une équipe de plongeurs équipés venant libérer Wo Fat, là, pour le coup, c’est un peu trop osé et tiré par les cheveux. Ce n’est pas parce qu’on est sur une île paradisiaque qu’il faut tout le temps en mettre plein la vue. Là, c’était too much. Néanmoins, ça avait l’avantage d’être différent, je le reconnais, car j’aurais aussi critiqué si Wo Fat avait été libéré lors d’un carambolage planifié ou d’un banal accident (du style un animal surgit de nulle part sur la route). Donc je vais plutôt retenir que les évasions de Wo Fat, si elles se multiplient encore, risquent de lasser.

 

Enfin, je suis contente qu’un nouveau personnage féminin partage l’affiche avec l’équipe. C’est toujours bien d’avoir des personnages féminins, d’autant plus que dans Hawai Five-O, ces femmes déménagent ! Donc point très positif pour la série, à condition qu’elles ne finissent pas par faire des apparitions purement anecdotiques.

  

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK 

07 sept. 12

NCIS : LOS ANGELES, 3*23 & 3*24, "SANS VOIR"

French touch…

(diff fr)

 

NCIS 2

 

Dans la veine des procedural dramas qui offrent aux spectateurs de diaboliques mais si appétissants face-à-face entre les protagonistes représentants de la loi et criminels les plus dangereux, NCIS a confirmé la tendance. On a eu droit à un duel délicieux entre le caméléon et Callen dans la deuxième partie. Et que les américains l’admettent : ils adorent la France. Dans le cas de NCIS LA, pour nos épisodes en question, les français n’occupent pas les meilleurs rôles, mais quand on voit les références à notre pays et culture dans d’autres séries, il n’y a pas photo. Les américains auront beau nous critiquer pour divers sujets, avec parfois des critiques vraiment dures, ils seront toujours inexorablement attirés par la « french touch », avec souvent une vision surréaliste, comme nous présenter un Paris qui semble ne pas avoir changé depuis le XIXème siècle….

 

Dans la première partie, le duel était indirect, mais l’amorce de la rencontre finale était complexe. Pour ma part, j’ai un peu décroché à un moment sur les différents liens entre les indices et évènements, mais j’ai retenu l’essentiel : la mort de Renko, celle de Hunter et l’arrestation du caméléon. Ceci-dit, il était intéressant de présenter une affaire complètement déconnectée (à première vue) du caméléon. En fait, on procède toujours de la même façon lorsqu’il s’agit de duels entre forces du bien et forces du mal : on a d’abord une intrigue traditionnelle et puis on progresse vers la terrible vérité. Dans ce season finale, pour le coup, il y avait un décalage particulièrement grand entre l’enquête et le caméléon (c’est peut-être pour cela que je me suis perdue à un moment). Néanmoins, le duel en lui-même était satisfaisant, et c’est l’assassin qui gagnait sur tous les tableaux ! Ça fait mal, pour le NCIS…

 

Et bien sûr, comment parler de ce season finale sans mentionner l’acte de Callen ? Honnêtement, je ne m’y attendais pas. Je pensais sincèrement qu’il allait se rétracter. Mais il a tiré ! Ce geste complique les choses. Je me demande comment les scénaristes ont l’intention de ramener Callen au NCIS. Certes, le caméléon était un ennemi redoutable qui avait commis des crimes affreux, mais cela donne-t-il le droit de rendre justice par soi-même ? Je comprends la motivation de Callen qui se sentait effroyablement impuissant et révolté. Malheureusement, un représentant de la loi ne peut pas se transformer en meurtrier, quel que soit le criminel qu’il a en face de lui. J’espère que les scénaristes écriront une histoire qui tienne la route, et qu’ils ne vont pas se contenter d’une solution de facilité qui rendrait le retour de Callen peu crédible et choquant. Pas une histoire du style « non mais le caméléon était un gros méchant, donc on peut pardonner à Callen son geste, puisque les atrocités commises par le caméléon peuvent compenser cet assassinat… ». Parce que ce serait trop dommage de faire croire cela aux téléspectateurs (avant tout, aux fans) qu’on prendrait alors pour des idiots. Je pense que les fans apprécient de voir leurs héros en difficulté, à condition qu’elle trouve une résolution logique, réfléchie et qui prenne forme sur un nombre raisonnable d’épisodes. En somme, qu’on ne revoit pas Callen de retour au NCIS comme un cheveu sur la soupe et blanc comme neige dès le season premiere pour ne plus faire allusion à cet évènement pendant le reste de la saison prochaine. Mais qu’on suive Callen et les conséquences juridiques et psychologiques (sur lui et son équipe, ainsi qu’Hetty) sur deux ou trois (voire quatre) épisodes et qu’on le retrouve au NCIS après (pendant son absence sur le terrain, les enquêtes continueraient).

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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08 août 12

NCIS : LOS ANGELES, 3*20, "Patriot Acts"

L’art de la coopération entre agences…

 

(diff fr)

 

ncis

 

NCIS laissa tomber la sempiternelle ficelle du complot terroriste mijoté par une cellule extrémiste du Moyen Orient pour proposer une intrigue moins rocambolesque de menace terroriste à grande envergure évitée d’extrême justesse. Certes, on commençait selon le schéma habituel de la bombe retrouvée suivie des hypothèses conventionnelles sur les complices extrémistes. Cependant, à travers une petite guerre enfantine, ridicule mais amusante, entre le NCIS et le FBI, l’épisode débouchait sur une histoire plus intéressante et profonde concernant une injustice et le combat d’une jeune femme à prouver l’erreur du FBI, malheureusement manipulée par un soi-disant ami. Finalement, le vrai terroriste n’était autre qu’un américain, et cette conclusion était d’autant meilleure qu’il ne s’agissait pas d’un homme épris de vengeance, ou se rebellant contre le gouvernement, ou voulant prouver l’inefficacité de la sécurité sur le territoire américain en cas d’agression terroriste, par exemple. Il s’agissait tout simplement d’un jeune homme psychopathe sur les bords. Un mobile plus simple, mais à vrai dire, on n’avait pas besoin d’en savoir plus dans cet épisode, parce que le plus important était l’innocence du jeune lycéen accusé à tort et celle du marine royalement présenté par le FBI comme un terroriste. Il était aussi agréable de revoir Nate, comme il était drôle de voir le FBI mettre des bâtons dans les roues du NCIS à coups de formulaires administratifs à remplir pour avoir l’autorisation de faire telle ou telle chose alors que ces deux agences sont censées travailler pour le même objectif. Parfois, en regardant les séries, on a la nette impression que les différentes agences fédérales cherchent plus à se faire concurrence pour gagner la course de celle qui remportera le plus de victoires, au lieu de nouer une vraie relation de collaboration et éviter le retard dans les recherches et transmissions d’informations susceptibles de ralentir considérablement une investigation et d’engendrer une issue dramatique. Selon la série et l’agence mise en valeur, quand elle se retrouve confrontée à une autre agence, cette autre agence est toujours présentée avec la caricature de l’institution bureaucratique (où règne le protocole administratif) se prenant pour la reine. Quant à l’agence dont sont issus les protagonistes du show, et bien, elle est toujours celle qui fait passer l’intérêt général avant le sien, qui ne cherche qu’à vouloir la vérité et qui a finalement raison sur le mobile complètement ignoré par l’autre agence…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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