28 mars 15

DOWNTON ABBEY, SAISONS 3 A 5

 

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Je me permets un one shot avec cet article couvrant les saisons 3 à 5 de Downton Abbey, les saisons étant courtes et relativement sans évènements explosifs. Ce n’est pas la seule justification, en fait, ayant vu la saison 3 il y a très longtemps et les deux suivantes, l’une à la suite de l’autre, dans un passé récent (sur TMC), j’ai décidé de traiter le tout en même temps, pour éviter les erreurs d’association intrigue/saison.

De façon générale, plus les saisons avancent et plus je trouve la série meilleure. On aurait pu craindre une lassitude au bout d’un certain temps. Car qu’est-ce que vraiment Downton Abbey ? Si on devait la décrire en une phrase maximum, la série nous montre ni plus ni moins des chroniques d’une famille de la haute société britannique et celles de ses domestiques. En somme : les journées réglées par l’étiquette, les évènements mondains s’enchaînant les uns après les autres, de même que les jours ordinaires mais (trop) chargés en besognes des servants qui se répètent avec peu d’opportunités d’évolution. Downton Abbey suit ce réglage, mais en réussissant à nous fasciner : qui ne s’est pas imaginé avoir ce train de vie ? ; et surtout, à faire évoluer ses personnages dans un monde qui change (la guerre, le refus de la hiérarchie de la société telle qu’elle est depuis des siècles…). La série donne l’impression, d’un point de vue macro, que « rien » ne passe. Il n’y a pas d’enquêtes, de scènes d’action, de complots. Malgré tout, on se rend compte après cinq saisons que le domaine de Downton en a vu défiler, des histoires ! Même si certaines m’ont ennuyée, je suis charmée par ce que la série propose. 

 

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Cependant, voici ma première doléance : j’ai l’impression que les domestiques sont encore trop réduits à leur simple statut, par rapport aux Grantham et Crawley. Qu’est-ce que j’entends par là ? Cela m’a frappée tardivement, mais quand vous regardez les intrigues autour des non domestiques, ceux-ci évoluent au-delà de Downton. Ils interagissent avec le monde : ils vont à Londres, sont invités par d’autres gens de leur classe, ont des histoires d’amour et d’amitié, ont des problèmes, etc. Les intrigues sur les domestiques, en dehors du cadre professionnel, sont plus limitées, restent à leur relation avec les Grantham, Crawley et autres lords. On les voit moins interagir avec le monde extérieur de façon indépendante et aussi, leurs histoires sont moins poussées. Par exemple, Mary va à Londres pour faire telle ou telle chose toute seule, si elle est accompagnée de sa femme de chambre, on ne voit pas/très peu ce que cette dernière fait. Si un domestique va à Londres, il y a toujours un fil qui le ramène vers sa condition/la famille qu’il sert ou alors ce voyage est ellipsé et on le revoit de retour à Downton. Ainsi, Thomas est parti à Londres pour suivre un traitement, j’aurais bien voulu avoir quelques scènes où on voit de quoi il retourne, avant d’apprendre à Downton le véritable but du voyage. Ou autre exemple : Spratt est allé au mariage de sa nièce (si ma mémoire est bonne), on ne l’a pas vu dans la sphère privée mais on l’a vu en ville parce qu’il a aperçu Mary et son amant sortir de l’hôtel. De temps en temps, il y a des histoires qui n’ont rien à voir avec Downton, mais c’est rare et assez vite expédié.

Je parle de façon générale, je me rappelle encore du triste destin de la servante ayant eu un enfant avec un officier dans les premières années, pour le coup, c’était assez indépendant du cadre de Downton/de la domesticité. Après, il y aussi une contrainte de temps et de personnages : il y a peu d’épisodes par saison, on ne peut pas faire évoluer tout le monde avec la même intensité, il faut trancher. Néanmoins, quelques rééquilibrages seraient les bienvenus…

 

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Je poursuis donc avec un paragraphe sur ces rééquilibrages et les points qui n’apportent plus d’intérêt. On pourrait en parler de temps en temps, mais selon moi, ils ont pris une importance inutile.

Commençons par Mary. Dans une précédente critique, j’avais dit que son "je t’aime, moi non plus" avec Matthieu et la succession d’obstacles sur leur relation, au détriment d’autres personnages qui auraient gagné à être davantage explorés, avaient fini par m’exaspérer. Aujourd’hui, je suis toujours sous le coup de l’exaspération. Mary est un personnage qui stagne. On dirait que son rôle se borne à être la fille ainée à marier à un riche héritier pour assurer la pérennité de Downton. Après la mort de Matthew, j’espérais la voir se révéler en femme d’affaires gérant avec brio le domaine. Défi d’autant plus intéressant qu’elle vit dans un monde dirigé par les hommes. Qu’est-ce qu’on a eu ? Certes, quelques moments avec son beau-frère pour parler gestion de patrimoine. Principalement, à peine Matthew disparu, voilà qu’on nous sort aussitôt deux prétendants !! Même si Mary répète qu’elle n’est pas prête et ne succombe pas pour un temps, le spectateur est toujours en face d’une situation déjà vue : quel parti va choisir Mary ? Comment va-t-elle traverser cette situation ?

D’autre part, Mary n’a pas mûri, contrairement à sa sœur Edith : elle reste la "pourrie gâtée", autocentrée sur elle-même et son domaine, sans compassion quand il s’agit d’Edith. A la confirmation de la mort de Gregson, bien qu’on n’avait plus d’espoir depuis longtemps, Mary envoie Edith bouler. Très sympathique de la part d’une sœur qui ayant perdu elle-même l’amour de sa vie, aurait dû être la première à soutenir Edith et à la comprendre…

 

Après Mary, parlons d’Anna et de John Bates. A l’instar de Mary et sa situation répétitive d’élégante jeune lady sur le marché de l’amour, les Bates entretiennent des liens étroits avec la justice, plus précisément la prison. Après son mari, Anna fait un séjour derrière les barreaux, et ce dernier, pour la sauver, s’accuse du meurtre dont son épouse est soupçonnée et se retrouve de nouveau recherché pour homicide. Pitié… La première fois s’était éternisée, et ça recommence… J’aurais préféré le développement suivant : suite à son viol, Anna porte plainte. Cela aurait été une très bonne occasion de montrer comment les affaires de viol étaient traitées à l’époque, les injustices envers les victimes et en filigrane, la difficile condition des femmes à l’époque (sans nécessairement s’enliser dans le pathos). Ou alors, en choisissant l’intrigue autour de la mort du violeur, qu’on y mette un terme : qu’Anna soit vite innocentée grâce à un témoignage, voire qu’elle ne soit pas du tout arrêtée car la police aurait classé l’affaire. Ceci aurait permis l’approfondissement d’autres personnages, restés en retrait. Au choix : madame Hughes visitant sa sœur handicappée (la révélation tombe comme un cheveu sur la soupe…), Thomas et son traitement, l’émancipation de Daisy, Baxter qui retombe sur celui pour lequel elle a volé, etc. Dans le même état d’esprit, on aurait pu enlever/raccourcir cette histoire de prétendants pour Mary et mettre en valeur le couple Rose/Atticus. En effet, leur romance avant le mariage fut rapide ! N’avait-on pas attendu trois ans avant de voir Mary et Matthew sceller leur union ?

 

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L’abandon de poste de madame O’Brien fut inattendu et réglé à la vitesse de la lumière… Ce n’est pas la première fois qu’un domestique quitte les Grantham. On a bien eu, au tout début de la série, la femme de ménage devenant secrétaire, puis le valet traumatisé par la première guerre mondiale, et après O’Brien, le valet surpris en situation scandaleuse et celui accepté dans un hôtel de prestige. Au moins, pour ces personnes, un contexte a été développé, et le départ suivait une logique. Avec O’Brien, on a compris que la mère de Rose l’appréciait. Toutefois, sa fuite sonnait comme une solution qu’on avait dû trouver pour se débarrasser du personnage en urgence, sans réflexion (conflit entre la production et l’actrice ?).

 

Certains bonds dans le temps me paraissent inappropriés. Parfois on s’attarde sur des intrigues qui ne sont pas les plus excitantes (ex : Mary et ses amours). Puis tout à coup, on fait un saut en zappant des histoires qui auraient été intéressantes à voir (ex : la fin de la grossesse d’Edith). Nous sommes partis de 1912 et cinq saisons plus tard, nous sommes déjà dans le milieu des années 20 (il me semble). Les acteurs risquent de ne pas coller au rythme de vieillesse de leur personnage... (ok, il y a la magie du maquillage, mais cela ne fait pas tout).

D’autre part, certaines conclusions d’intrigues me paraissent encore politiquement correctes. Certains personnages s’en sortent dans la douceur malgré la gravité, pour l’époque, de leurs actions. Par exemple Rose et son chanteur de jazz noir qui ne vont pas au bout de leur relation, ou Edith qui peut compter sur la compassion de ses parents et sa tante. Peut-être est-ce compliqué d’un point de vue scénaristique de s’aventurer sur des questions scandaleuses pour l’époque considérée ? Moi, j’aimerai bien qu’on secoue de temps en temps le sac : que la vérité sur Edith soit révélée au grand jour et qu’elle affronte les médisances de la société conservatrice…

 

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Après cette proposition de points négatifs, voici les éléments qui ont rendu Downton Abbey plus forte :

Les drames qui ont bouleversé la série : la disparition, la même saison, de Sybil et Matthew. Deux jeunes protagonistes partis subitement dans la force de l’âge, alors qu’ils avaient tout pour être heureux. Ces sorties choquantes étaient ancrées dans la "réalité" : la mortalité des femmes lors de l’accouchement encore présente à l’époque et un "banal" accident de voiture s’annonçant à l’improviste.

L’arrivée de la jeune et audacieuse cousine Rose. Je l’aurais bien vue en femme moderne. Soit célibataire et vivant des aventures palpitantes (comme faire de l’aviation), soit en épouse qui travaille.

L’amitié entre Lady Violet et Isobel Crawley : une agréable surprise, une belle amitié, des discussions tintées de répliques savoureuses. Comme le dit l’adage, les contraires s’attirent. Malgré leurs divergences, ces deux femmes se respectent et tiennent à l’autre (même si elles refusent de l’admettre). Lady Violet était drôle et émouvante quand elle jouait les entremetteuses puis avait peur de finir toute seule une fois Isabelle mariée.

Le secret de Lady Violet : Absolutely outrageous !!^^ Qui l’eut cru ? Cela a l’avantage de casser son image. La comtesse douairière apparaît plus contemporaine, humaine, moins sévère.

Les histoires de cœur de Lady Violet et Isobel : plus exaltantes que celles de certains plus jeunes et proposant aux spectateurs une histoire d’amour du point de vue d’aînés (parce qu’à un moment, y en a marre des amourettes d’ados avec des pseudos obstacles…).

Le majordome de Lady Violet, Spratt : Curieux bonhomme, encore plus conservateur qu’un conservateur !

Les confrontations entre Robert et l’institutrice : explosives. Ceci-dit, l’institutrice, au-delà de ne pas avoir froid aux yeux, était bien culottée de provoquer des crises sous le toit de celui qui l’invitait…

 

Tom Branson et l’après Sybil, ou comment cohabiter avec la haute société anglaise sans oublier d’où on vient et qui on est. Ce personnage fut "torturé" par ses doutes, son sentiment de trahir ses principes. Je l’aurais bien vu reprendre la politique, poussé par l’institutrice, mais je reste satisfaite de ce qu’on lui a concocté. La femme de chambre lui tournant autour était une parfaite manipulatrice, cette histoire apportait un peu de piment. Au final, Tom a réussi à s’intégrer dans la famille Grantham et son univers, mais est resté humble. Il a su conjuguer ses deux mondes. Cracher sur cette nouvelle situation sociale et cette famille aurait été hypocrite. Il me manquera.

 

L’évolution d’Edith : Si on la compare à celle de sa sœur ainée, la progression d’Edith est de loin la plus attrayante et émouvante. C’est un des rares personnages qui a connu une nette transformation. Au départ peste et malheureuse en amour, Edith est toujours malchanceuse en amour, mais a grandi, s’est assagie. Les scénaristes ne l’ont pas ménagée, en lui faisant perdre les hommes de sa vie et en la mettant enceinte, hors mariage !! Je regrette de ne pas avoir vu une scène où Edith se sépare de sa fille à sa naissance, l’accent ayant été mis sur d’autres intrigues alors qu’il me semblait plus opportun de le réserver au moins pour ce type de scène clé. Heureusement, le déchirement et la souffrance d’Edith furent montrés lors de ses visites chez le fermier, pour voir la fille de son "amie". Ce stratagème ne pouvait pas du tout fonctionner à court terme. Il était impossible qu’Edith garde son sang-froid. De même, si sa fille avait été éloignée, Edith aurait eu un comportement, peut-être à moyen terme, qui aurait soulevé des questions. Quoi qu’il en soit, cette facette d’Edith était touchante, challenging.

 

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Madame Hughes et monsieur Carson : Sérieusement, la demande de mariage fut inattendue et un peu "bizarre". Bizarre dans le sens où je ne voyais pas du tout Carson initier ce genre de proposition, où je ne voyais pas du tout Hugues et Carson comme un couple, bien qu’on ait eu une scène sur la plage de ces derniers avançant dans l’eau main dans la main. Une amie me soufflait, devant ma perplexité, qu’il s’agissait plus d’un mariage de raison que d’amour, avis que je rejoins. On est plus fort ensemble. Carson et Hughes s’apprécient et se respectent beaucoup, ils n’ont pas forcément besoin d’être fous amoureux l’un de l’autre pour se marier. Il y a quand même de l’amour, mais sous une autre forme, plus nuancée. Cette union leur permettra de s’accompagner dans leurs vieux jours, de se soutenir en cas de difficultés, d’être tout simplement avec une personne dont ils se soucient.

 

La crise de couple Cora/Robert. Rien de révolutionnaire, mais un bon coup de fouet pour rappeler à Robert que rien n’est jamais acquis. Pour Cora, une petite aventure pour rendre sa vie monotone de comtesse moins morne, le temps de quelques épisodes. Surtout, on a la sensation que Cora ne fait pratiquement pas grand-chose, à part organiser des réceptions…

 

L’agression d’Anna. Contrairement à certains, cela ne m’a pas choquée. Non pas que le sort d’Anna me laisse totalement indifférente. J’avais lu, avant de regarder la scène en question, que celle-ci en avait bouleversé/dérangé beaucoup. J’imaginais alors que la scène avait été d’une violence inouïe. Mais rien de tel ne s’est produit. Le traitement à l’écran de l’agression fut soft (ou ça a été censuré pour la diffusion française ?). Elle est choquante dans le sens où elle se démarque du ton de la série, plutôt léger même si celle-ci traite d’évènements tragiques. On n’est pas non plus dans le film Lawless où les scènes violentes ne ménagent pas le spectateur… Cette agression reste réaliste : c’est une chose qui, hélas, peut frapper n’importe quelle femme.

 

Downton Abbey continue à faire son bonhomme de chemin dans l’univers des séries, en dressant le déclin de l’aristocratie britannique face aux nouvelles modes, mœurs et tragédies humaines.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK


19 juin 14

GLEE, SAISON 4

 

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La saison 3 s’était terminée sur la remise de diplôme de fin d’études pour une majeure partie du glee club. La saison 4 avait donc le défi suivant : comment suivre plusieurs personnages principaux dans leur vie post lycée et en même temps, attacher le public à de nouveaux membres du glee club et aux anciens encore au lycée ? Sans encore entrer dans les détails, j’ai été satisfaite par la saison 4 sur ce sujet-là. J’ai trouvé qu’il y avait eu un bon équilibre entre les différentes catégories de protagonistes. Certains anciens ont été moins présents à l’écran, d’autres un peu plus après avoir été relayés au rang de rôles tertiaires pendant les trois premières années. Les scénaristes ne pouvaient pas tout gérer en même temps, il a fallu faire des choix et les assumer. Sur cela, ça ne m’a pas choquée, bien que je comprenne que les fans de Quinn ont pu/du être outrés…

 

Maintenant, passons en revue les troupes (celles qui m’ont marquée).

Les anciens du glee club :

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Rachel : Je n’ai jamais été une super fan de ce personnage. Son « je t’aime, moi non plus » avec Finn m’avait lassée à un certain moment. Son attitude égoïste m’avait agacée à plusieurs reprises, de même que son monopole des solos et chansons, alors que Glee compte de nombreuses belles voix. Mais ça, c’était la Rachel d’avant New York. Dans la saison 4, il n’y en n’avait pas uniquement que pour Rachel, ce que j’ai apprécié, et il y avait aussi un gain en maturité, ce qui était intéressant. On sentait beaucoup moins le côté égocentrique de Rachel. Ce qui ne veut pas dire qu’elle a perdu son ambition et ses petites manies de star, mais c’était moins puéril, violent et redondant qu’au lycée. Rachel s’est confrontée à la dureté (bienfaisante) de sa prof de danse, à l’environnement différent de New York. Elle a failli faire une connerie (jouer une scène en nu intégral) mais s’est ravisée grâce à Quinn, Santana et Kurt, est redescendue de son nuage lors du duel avec Kurt (justice !). Elle s’est accrochée à son rêve malgré les difficultés, et surtout, a changé sa garde robe !! Elle est devenue plus adulte.
J’aime son amitié avec Kurt, avec des hauts et des bas, mais en définitive, quoi qu’il arrive, ils se soutiennent. Ce que j’ai trouvé un peu loufoque par contre, c’est leur apparente facilité à trouver : 1/ un appartement à New York + 2/ un appartement très vaste + 3/ un appartement sachant qu’ils ne sont qu’étudiants, donc par définition, pas blindés de tune (même en admettant la caution des parents, quand même…) + 4/ un appartement en si peu de temps. En tout cas, on n’a pas l’impression qu’ils ont galéré.  Ca aurait été une piste à explorer, rien que pour le côté comique : imaginez les 2 en train de visiter avec un proprio pas très net un appart miteux et voir une souris faire un sprint en plein milieu du semblant de salon^^.

Du côté de McKinley, Blaine a succédé à Rachel. Plus flagrant dans la première moitié de la saison. Au bout d’un moment, j’en avais marre : on voyait Blaine par ci, Blaine par là, on entendait Blaine chanter presque toutes les chansons. Comme le « trop de Rachel tue Rachel », « trop de Blaine tue Blaine ». Je n’ai rien contre ce personnage ni contre la voix de Darren Criss (j’ai adoré ses reprises de Grease), c’est juste qu’à un moment, c’en était trop, on n’en profitait plus.

Tina : dans la saison 3, Rachel lui avait dit qu’elle aurait tout le loisir d’être sur le devant de la scène l’année d’après. Qu’en fut-il dans la saison 4 ? Raté. On a toujours une Tina dans l’ombre, j’entends au niveau des solos, même si elle a quelques coups d’éclat (Madonna et Gangnam Style). Au niveau des intrigues, il y a eu un effort par rapport aux trois précédentes saisons. J’ai apprécié celle autour de son crush pour Blaine. Inattendu et sympathique. De quoi de développer les amitiés entre membres du glee club qu’on n’avait pas forcément vus en interaction auparavant. J’ai rigolé en voyant son assistante. Dommage de ne pas avoir poussé ce délire plus loin : c’était l’occasion rêvée pour qu’un gagnant des nationales prenne la grosse tête pendant un certain temps.
L’évolution de Tina reste encore inégal. Elle flotte entre le « je veux être au premier plan » et « je prends des décisions qui au final, me desservent » (en gros, je me tire une balle dans le pied).  

 

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Sam + Brittany : je vais traiter ces deux personnages en même temps car ils sont clairement ceux dont j’ai le moins adhéré aux intrigues.
Commençons par Sam. Ok, il peut ne pas être très futé, être la version masculine de Brittany. Sauf qu’après les épreuves qu’il a traversées avec sa famille, j’aurais pensé qu’il serait devenu plus mûr, et même, le plus mature de tous les autres ados (on salue néanmoins ses éclairs de leadership). Dans la saison 4, il est juste le beau gosse qui fait rire les filles, qui se marie sur un coup de tête à cause d’une prédiction maya. Serait-ce un moyen de décompresser et d’oublier les difficultés qu’il a vécues ? Ceci me paraît bizarre et trop absurde pour que ce le soit… Qu’il soit drôle, oui, mais aussi loufoque que ça, je n’achète pas. Par contre, j'ai été sensible à sa détresse vis-à-vis de ses capacités (qu'il pensait uniquement corporelles).
Quant à Brittany, son évolution n’est absolument pas logique. Pendant quatre ans on nous la présente comme la parfaite idiote irrécupérable (n’oublions pas son zéro de moyenne l’an passé) et tout à coup, elle devient un génie et entre illico au MIT ?!??! Ce pseudo remake de Will Hunting est totalement incompréhensible, donc pour moi, zéro pointé pour Brittany, ça me dépasse.

Finn + Santana : deux jeunes au grand potentiel qui s’égarent. La vie réserve parfois de mauvaises surprises (et tristesse en voyant Cory Monteith dans cette saison sachant qu’il nous a quittés). Finn et Santana connaissent des échecs, empruntent des chemins qui s’avèrent ne pas leur correspondre, se remettent en question, s’avouent vaincus, mais finissent par se relever. Ce n’est pas facile de savoir ce que l’on veut vraiment faire à la sortie du lycée. Cela peut prendre quelques années (moi-même j’ai un peu erré). Les bifurcations qui n’aboutissent pas ne sont pas que des échecs, elles deviennent des expériences de vie qui nous façonnent. Bonne idée, qui plus est, très crédible, que de nous présenter des héros qui ne réussissent pas pour un temps. Tout le monde n’est pas comme Rachel, on ne brille pas toujours du premier coup (mais on le peut en s’acharnant comme Kurt) et parfois, ils faut du temps pour trouver sa propre voie.  

 

Les nouveaux membres du glee club :

 

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On notera des ressemblances entre quelques nouveaux et les anciens partis. Il y a eu comme une transposition des caractéristiques de Finn, Quinn et Noah sur Ryder, Kitty et Jake. Finn et Ryder : deux joueurs de football américain légèrement perdus et découverts un peu par hasard. Quinn et Kitty : deux pom pom girls pestes à souhait (quoique Kitty soit pire que Quinn et se rapproche plus de Santana sur ce point),  blondes et portées sur la religion (enfin, plus ou moins…). Noah et Jake : comme par hasard, deux frères qui ignoraient l’existence de l’autre et qui ont exactement la même appétence pour la gente féminine, même si Jake s’est assagi plus rapidement que son frangin (en tout cas, pour le moment). A noter que Jacob Artist a une très belle voix. Ces nouveaux personnages ne brillent pas par leur personnalité, contrairement à d’autres qui auraient été plus intéressants à développer. Je pense notamment à Unique, resté un peu en retrait. Comme on l’avait déjà vu en saison 3, ce retrait en saison 4 peut se justifier. C’est quand même dommage de s’être contenté de copies des champions des nationales. L’ajout de sang neuf aurait du s’accompagner d’une proposition différente.

Je remercie les scénaristes de Glee de ne pas avoir fait trop de vagues sur le triangle amoureux Jake-Marley-Ryder. Je ne doute pas qu’il y aura sûrement des rebondissements dans la saison 5, mais ce qui a été fait dans la 4 était suffisant.

Traiter des problèmes d’anorexie de Marley était intéressant au début, ensuite, ça a été complètement gâché. La fille s’évanouit en plein milieu de la prestation des communales, mais bizarrement, personne ne semble s’en inquiéter davantage. Un des chanteurs révèle au glee club que Marley a sauté les repas le jour même, mais personne ne demande à Marley la raison de cette action. Santana accuse Kitty, mais personne ne répond à Santana « pourquoi tu accuses Kitty ? c’est quoi, cette histoire d’anorexie ? ». Je me serai posée des questions. Même après les communales, aucune réaction d’inquiétude : personne ne se soucie de savoir comment Marley se porte, pas même Ryder qui a été le témoin oculaire de sa séance de dégobillage forcé, pas même Santana qui a chopé les substances que Kitty avait données à Marley. Or je m’attendais à ce que Santana soit la première à essayer de trouver le fin mot de cette embrouille. Elle peut se comporter comme la pire des pestes, d’un autre côté, ça cache son souci pour les autres. Je m’attendais à ce qu’on passe un sacré savon à Kitty. Rien de tout cela ne s’est produit. L’histoire s’est terminée en pétard mouillé pour qu’on passe vite à autre chose.

 

Et les adultes dans tout ça ?

Ce fut le syndrome One Tree Hill (Les frères Scott) où une fois le lycée terminé, les adultes ont été évincés (à part le maléfique Dan). Les professeurs officient toujours à McKinley, mais leur présence en devient presqu’anecdotique. Will absent pendant plusieurs épisodes, Emma qui s’enfuit le jour du mariage, un mariage capoté à cause d’un autre problème dont ont fait des tonnes alors qu’il n’est pas aussi dramatique que cela, Sue en baisse de régime d’attaques corrosives (et pourquoi n'a-t-on pas abordé son nouveau rôle de mère, elle qui est habituée aux coups bas et à une ambition arrogante ?), ça se regardait, sans plus. Heureusement que le coach Washington est revenu, même si elle n'est juste qu'une Sue bis.

On a essayé d’ajouter une touche tragique et d’aborder par cela le problème épineux des armes à feu chez l’Oncle Sam. L’intention était bonne, le résultat, mauvais. Peut-être parce que Glee est une série, à la base, légère et non un drama ? Cette histoire de coups de feu qui ne dure que 10 minutes pour qu’on découvre qu’en plus, il ne s’agit que d’un tir accidentel, c’était moyen. Encore une histoire qui aurait pu être forte mais s’est finalement dégonflée.

 

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Pour finir, j’ai l’impression que les reprises se multiplient dans Glee pour se multiplier, elles appuient de moins en moins les intrigues. On chante histoire de montrer que Glee est un show musical. Je préfère moins de chansons, cependant mieux réparties en fonction des développements.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

 

03 mars 13

THE MENTALIST, 4*23 "RED ROVER" & 4*24 "THE CRIMSON HAT"

Encore une victoire pour John le Rouge…

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Décidément, John le Rouge est vraiment trop fort, et il l’a prouvé une fois de plus dans ce season finale. Au départ, dans le 4*23, j’étais estomaquée du comportement de Jane, avec son plan pour faire avouer son crime au meurtrier, puis ses insultes à Wainwright. J’avais eu du mal à en croire mes yeux et oreilles. Jane avait l’habitude de flirter dangereusement avec les limites de la loi, mais là, j’étais ahurie qu’il aille aussi loin. Finalement, ce n’était qu’un plan pour faire sortir John le Rouge de sa tanière. Bien pensé. Le 4*24 nous plongeait dans une ambiance inhabituelle, mystérieuse avec cette adepte de John le Rouge. Il faut dire que le cadavre au visage déformé tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, mais bon, pourquoi pas ? Le stratagème était intéressant et avait des chances de fonctionner… si John le Rouge n’avait pas été aussi malin. Franchement, j’avais vraiment cru que John se trouvait à l’arrière de la limousine. Mais la voix et la silhouette de Wainwright, assez reconnaissables, étaient intrigantes. Je me disais : « non, ça ne peut pas être lui ?! ». Et bien non, ce n’était qu’une marionnette innocente utilisée et sacrifiée par John. Dommage que Wainwright soit mort, je le trouvais sympathique, comme boss.

 

En définitive, on retourne à la case départ : on ne sait toujours pas qui est John le Rouge, mais on se doutait qu’on n’allait pas le découvrir avant un bon bout de temps. Néanmoins, on connaît une de ses disciples. La relation entre cette jeune femme et John est assez bizarre. Elle me fait penser à une relation du type gourou de secte et fidèle. En tout cas, je verrais bien John le Rouge en gourou. Si on fait attention, au cours des saisons, Patrick et le CBI ont rencontré quelques disciples de John le Rouge, et un certain nombre était dans les forces de l’ordre. John le Rouge semble avoir ses entrées dans ce secteur… En fait-il partie ou occupe-t-il une place influente ? En général, ces personnes, si ma mémoire ne me fait pas défaut, étaient plutôt bien ancrées dans la société, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de marginaux, sans-abri. Elles avaient une profession, un toit, elles ne semblaient pas être dans le besoin. Donc soit elles étaient des agents auxquels John le Rouge avait donné une mission tandis que les autres disciples vivaient reclus avec lui quelque part, soit la communauté de John le Rouge obéit à une organisation particulière. Oui, après mon idée folle selon laquelle un agent du CBI était John le Rouge (d’où ma parenthèse sur John le Rouge et les forces de l’ordre plus haut), voici celle où John le Rouge est à la tête d’une secte… Quoi qu’il en soit, c’est assez surprenant et inquiétant de voir que des personnes en apparence saines d’esprit puissent suivre un tel individu. Est-ce un choix libre ou sont-elles menacées d’une quelconque façon ? Et si c’était un choix libre, quelles en sont les raisons ?? Pour cette dernière hypothèse, je suis de nature à vouloir comprendre les raisons. Non pas que j’éprouve de la sympathie pour des criminels, mais je trouve intéressant d’apporter un éclairage sur leur personnalité, d’autant plus avec cette histoire autour de John le Rouge. Je ne veux pas qu’on me dise « le type tue parce qu’il tue » tout simplement.

 

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Sinon, à part cette réflexion sur l’abominable John le Rouge, j’avais quelques détails à pointer du doigt. Notamment celui concernant la rapidité de l’équipe à placer le faux cadavre de Rigsby et à cacher le vrai Rigsby (surtout, la morgue n’aurait-elle pas décelé la disparition d’un cadavre, ruinant ainsi les efforts de Jane et du CBI ?). Ou celui concernant Jane faisant une surprise à  Lisbon dans l’église : comment savait-il qu’elle viendrait dans cette église à cet instant précis, sachant qu’il a passé les derniers mois à Las Vegas ? En fin de compte, encore un épisode sur John le Rouge, et encore une victoire à son compteur.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

17 janv. 13

THE MENTALIST, 4*17, "CHEAP BURGUNDY"

Le CBI n’est vraiment rien sans Patrick Jane…

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Il était temps que je me remette à poster des commentaires sur The Mentalist… Alors cet épisode m’a plus choquée qu’autre chose, parce qu’il était la parfaite illustration que le CBI n’était rien sans Patrick Jane. Je pense avoir dit (ici et/ou ailleurs) que mon souci avec la série était qu’elle semblait donner trop d’importance aux compétences de Jane à démasquer les coupables, au détriment des policiers. Et bien dans cet épisode, c’en était encore plus flagrant, voire scandaleux pour moi. Peut-être que ce jeu de faire mettre le CBI au second plan est pleinement assumé, mais bon, moi, ça me gêne. Parce qu’en l’occurrence, le CBI était complètement paumé sans Patrick qui résout l’affaire en même pas trois minutes avec une réplique de Shakespeare. Même pas capable de faire craquer un suspect. Pire, le CBI s’abaissait à utiliser des stratagèmes ridicules… Je fais référence à Rigsby et sa tentative d’hypnose qui se retourne malheureusement contre lui et le fait passer pour un véritable crétin. C’en était désolant, je me sentais embarrassée pour ce personnage. Je veux bien que les policiers soient un peu tournés en dérision, mais s’il vous plaît, un minimum de respect. Ce sont des flics, tout de même ! Ils sont censés être assez intelligents pour résoudre une affaire par eux-mêmes. Avec ce volet, ce n’est pas vraiment pour tout de suite… Il y avait quand même un point positif : c’était un plaisir de voir oncle Keith (enfin, Craig Sheffer) ! (je l’avoue : j’aime One Tree Hill).

 

Quant à Jane et sa collaboration avec Darcy, finalement, c’était pour apprendre que l’agent du FBI le soupçonnait d’être un disciple de John le Rouge. Hypothèse intéressante, mais dans ce cas, Patrick Jane serait un véritable psychopathe, prêt à laisser tuer sa femme et son enfant ! Faut le faire, quoi... En soi, ce n’est pas impossible, mais ce serait, de la part des scénaristes, faire preuve d’un sacré culot ! Ils nous auraient présenté un Jane détruit par la perte de sa famille, aidant la police et en même temps, traquant John le Rouge, pour finalement nous surprendre en nous expliquant que Jane était un disciple de John le Rouge (et pourquoi pas John le Rouge lui-même ?) et que sa coopération avec le CBI n’était qu’un jeu pervers… L’idée est tentante, mais j’ai un peu du mal à y adhérer. Ou alors, si Jane avait des tendances meurtrières, il était en effet John le Rouge, mais à un moment, un concurrent se serait mis en tête de lui voler la vedette. Patrick l’aurait insulté et le deuxième John le Rouge se serait vengé. Ensuite, Patrick aurait décidé d’aider la police pour se venger de son concurrent… Mon imagination est débordante…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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24 nov. 12

CASTLE, 4*09, "KILL SHOT"

Quand les démons resurgissent…

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Le lieutenant Beckett affrontait ses démons resurgis d’un passé dont elle croyait avoir tourné la page. Cet épisode de Castle offrait une enquête bien ficelée et redoutable, sur fond de serial killer (et j’adore ce sujet), et surtout une enquête qui faisait un subtil et efficace écho au sniper qui avait failli tuer Kate. On y voyait une Kate encore en proie à un choc post-traumatique, et les passages où elle scrutait nerveusement le haut des buildings, où elle se cachait brutalement au retentissement de la sirène et où elle se croyait épiée chez elle en étaient des parfaits témoignages. On y suivait une Kate fragilisée (mais pas faible), qui en tant que flic, tentait de passer outre son expérience personnelle pour se donner à fond dans cette investigation et prouver qu’elle était toujours à la hauteur (bien qu’elle n’ait plus vraiment rien à prouver). Evidemment, les choses n’allaient pas dans le sens voulu. Elle avait beau se convaincre que tout allait bien, mais rien n’allait car il fallait d’abord qu’elle affronte ses peurs, qu’elle fasse la paix avec elle-même pour mieux avancer. Finalement, Kate craquait, mais ce n’était que l’électrochoc tant attendu et inévitable pour mieux rebondir par la suite, et c’est ce qui fut le cas. Kate pouvait bien sûr compter sur Castle, Esposito et Ryan. Le petit aparté entre Kate et Javier était touchant. On a rarement eu des passages émotion entre ces deux personnages, et les voir ensemble dans cet épisode dont l’affaire faisait remonter à la surface des blessures pour les deux personnages était touchant. Pour une fois, on n’avait pas forcément un Castle volant à la rescousse de Beckett en lui remontant le moral, mais un Castle tout en finesse qui s’inquiétait pour Beckett mais au moment opportun laissait Esposito lui parler, car ce dernier était la personne la mieux placée pour aborder ce sujet avec elle. Après le coup de blues, Beckett revenait à la charge pour affronter droit dans les yeux le tueur, et pour rebondir sur l’expérience partagée avec Esposito, celui-ci sauvait Beckett in extremis. Pour conclure, ce fut un excellent épisode, avec moins d’humour que d’habitude, mais l’humour ne se prêtait pas aux thèmes de cet épisode.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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03 nov. 12

MURDOCH MYSTERIES, SAISON 4

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Il y a des séries dont on ne parle pas beaucoup et qui restent dans l'ombre des séries plus médiatisées, alors qu'elles n'ont rien à envier à ces séries mondialement connues. Tel est le cas de Murdoch Msyteries, que je dénommerai aussi par son titre francisé, à savoir Les Enquêtes de Murdoch. A moins que je ne sois complètement à côté de la plaque, Murdoch Mysteries n'est pas vraiment la série dont on lit souvent le nom sur les sites internet consacrés aux fictions. C'est bien dommage, car cette série est excellente. Elle est parfaite pour les amateurs d'enquêtes policières et amateurs d'Histoire. Par Histoire, j'entends l'appétence à plonger dans des œuvres (visuelles et/ou littéraires) dont l'action se déroule dans une époque passée. Pour notre cas, les amateurs de la société de la fin du XIXème siècle seront ravis. En effet, Murdoch Mysteries nous entraîne dans les péripéties de William Murdoch, inspecteur de la marée chaussée du Toronto de cette époque précisée quelques lignes au-dessus. Murdoch est un inspecteur qui se démarque par son intelligence et sa curiosité scientifique. Et si vous aimez Les Experts, vous trouverez votre compte dans Les Enquêtes de Murdoch. Même si vous souffrez d'une allergie sévère aux Experts, cela ne vous empêchera pas d'apprécier Murdoch.

 

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Pourquoi ? Les intrigues, dans Murdoch, sont travaillées, brillantes. Il est conseillé de se concentrer pour être certain d'en comprendre le déroulement et la chute. Pour mener à bien ses affaires, William s'appuie sur ses intuitions mais cherche toujours à les confirmer ou infirmer par des preuves, et recourt aisément à la science pour étayer ses propos. L'utilisation de la science faite dans Murdoch est très intéressante. Il faut se rappeler que Murdoch Mysteries se déroule à une époque où les découvertes scientifiques et médicales commençaient à émerger et se propager. On a ainsi un Murdoch se la jouant Gil Grissom mais avec bien moins de technologies. Grissom a accès aux ordinateurs et microscopes ultra puissants ainsi qu'autres outils à nous dérouter fortement de l'envie de commettre le moindre méfait. Murdoch doit se débrouiller avec les ancêtres des outils utilisés par Grissom. Même si parfois Murdoch ne dispose pas d'outils, il en invente ou fait des variantes à partir d'autres instruments déjà existants. Ces trouvailles sont toujours expliquées de façon simple sans faire passer les spectateurs pour des abrutis. Murdoch s’émerveille devant les inventions techniques. Il fait des hypothèses, les appuie avec des preuves scientifiques, et ne résout jamais l'affaire en un claquement de doigts. Il y a donc un réel jeu de pistes et retournements de situations qui rendent les épisodes palpitants et surtout, agréables à regarder. Il y a également des faits et personnages historiques qui interviennent. Ainsi voit-on l’inspecteur côtoyer Tesla, parmi d’autres. Murdoch est le précurseur de Grissom, avec ce côté Sherlock Holmes plein d’intuitions fines.

 

En dehors de cet aspect police procedural, les personnages sont attachants. Outre son intelligence et son sens de déduction hors pair, Murdoch est un homme de valeurs, noble, parfois un peu trop (j'y reviendrai un peu plus tard) et ne manquant pas de charme. Il est entouré d'un supérieur assez sympathique et drôle, qui finalement, n'a pas vraiment l'attitude d'un supérieur. Il est le patron, mais franchement, c'est plus par le titre que par le comportement. Cet homme, Brackenreid, n'est pas non plus un fanfaron qui gère son poste de police n'importe comment. Il sait se montrer autoritaire, mais en général, ses démonstrations nous font plus sourire que peur. Ce n'est pas le chef tyrannique, juste un chef différent. Chef qui se trouve bien malgré lui embrigader par un groupe de fervents défenseurs de la construction du métro à Toronto dans la course politique. On suivait le candide Brackenreid se faire mener à la baguette par ce lobby. Le chef n’était plus maître de ses faits et gestes. On souriait devant son innocence, et on le respectait quand il tournait le dos à ce groupe pour ne pas déroger à ses principes quand ces hommes lui demandaient de le faire. A côté de Murdoch évolue également l'officier Crabtree qui pour sa part, remplit à merveille le quota de légèreté de la série. Il est le policier sympathique et tranche radicalement avec les stéréotypes du policier froid, violent, parfois pas très malin. Crabtree est drôle mais ne le fait jamais exprès, il est gentil, et il pimente les épisodes de commentaires pertinents mais qui parfois, font sourire les autres protagonistes alors qu’elles ont une réelle valeur. On voit qu'il a beaucoup de potentiel. Notamment lorsqu’il suggère d’appeler le silencieux d’un pistolet silencieux. En fait, derrière cette image d'officier comique se cache un excellent inspecteur qui doit juste émerger.

 

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La seule femme de l'équipage est le docteur Julia Ogden. Il est dommage que la présence féminine soit si faible dans Les Enquêtes de Murdoch, mais étant donné la condition de la femme aux XIXème et XXème siècles, il aurait été étrange et ridicule de placer davantage de femmes dans ce monde des forces de l'ordre. D’autre part, il n'y aurait pas eu assez de matière sur laquelle travailler pour un personnage féminin relégué au rang d'épouse ou secrétaire. Julia est une femme qui a réussit à s’imposer professionnellement dans une société gouvernée par les hommes qui la respectent et l’estiment. William Murdoch lui parle d’égal à égal, ne méprise jamais ses observations. Il se dégage une véritable alchimie scientifique et professionnelle entre les deux. En outre, les amateurs de ship ne peuvent qu’être ravis car la relation entre William et Julia va au-delà du professionnel. Ils sont faits pour être ensemble, mais n’y arrivent pas, parce qu’il y a toujours un obstacle. La succession de ces obstacles ne fait que nous mettre dans l’angoisse et le dépit après une montée d’espoir. On veut les voir ensemble mais on sait qu’on est parti pour attendre. Et en cette saison 4, les choses se compliquent davantage. Julia s’est envolée de Toronto pour Buffalo, mais en est revenue plusieurs mois plus tard. Entretemps, elle a appelé William à élucider un meurtre à Buffalo. Sachant que William avait acheté une bague de fiançailles à la fin de la saison 3 mais était arrivé trop tard pour retenir Julia de son départ vers Buffalo, on s’attendait à des retrouvailles heureuses. Malheureusement, peine perdue car Julia avait accepté la demande d’un confrère à Buffalo. J’avais envie de pousser un cri de désespoir en voyant William triste face à cette situation. J’avais envie de pousser un cri de désespoir suivi d’un hurlement interrogatif « pourquoi ?!??!!? » quand William laissait Julia dire « oui » à son mariage avec son fiancé, au lieu de venir dans l’église et reprendre Julia. Plein de noblesse, il ne voulait pas se mettre en travers du chemin de Julia et la laisser être heureuse avec Darcy. Sauf qu’on sait trop bien qu’il en est toujours amoureux. Maintenant, il est certain qu’il va être difficile pour ces deux amoureux de se retrouver unis. Bien sûr, aujourd’hui, il suffirait d’un divorce et tout serait réglé. Mais comme Julia et William vivent dans une époque où le divorce est presqu’impossible (ou si oui, très mal considéré dans les mœurs de l’époque), les choses sont loin d’être aussi simples…

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore cette série, je les exhorte vivement à la regarder. Elle mêle intrigues policières et scientifiques ficelées avec excellence, personnages attachants, ainsi qu’une histoire d’amour contrariée, et un contexte historique bien retranscrit. Retrouvez-vous Murdoch le dimanche soir sur France 3 (pour la saison 5) !

 

Sériecalement vôtre,

VK

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27 oct. 12

CASTLE, 4*07, "COPS & ROBBERS"

Castle, otage de choc…

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Que dire de cet épisode si ce n’est que c’était un très bon épisode ? Le volet faisait d’une pierre deux coups, ce qui fut une bonne idée. Au lieu de rester bloqué sur la simple prise d’otages, l’épisode bouclait cette histoire pour laisser la place à une autre situation aussi urgente et dangereuse. C’était plus intéressant à voir que simplement assister à la résolution de la prise d’otages au bout d’une quarantaine de minutes. Le braquage de banque en lui-même était palpitant à suivre. En général, j’aime quand les séries abordent ce thème : l’ambiance anxiogène, effrayante, l’attitude et la dangerosité des braqueurs, et la réaction des protagonistes, surtout ceux qui sont de l’autre côté et qui sont des forces de l’ordre et qui se retrouvent à négocier avec les preneurs d’otages. Il y a toujours de la tension, de l’angoisse dans ces intrigues. Alors quand l’un des héros de la série se trouve à son tour otage, c’est le pied (pour tout fan qui se respecte) ! En fait, cela rend la situation encore plus stressante, même si on sait qu’en général, le héros otage va survivre. L’intérêt, dans ce cas, est de voir comment ses compagnons d’armes restés dans un périmètre sécurisé à l’extérieur  réagissent à cette idée que la prise d’otages peut tourner court et déboucher sur une issue dramatique. Castle a bien rempli son contrat d’angoisse, d’émotion, et de duel entre une Kate déterminée et terrifiée à l’idée de perdre Castle et un faux docteur particulièrement calme dans la banque, tandis qu’Alexis voit son monde sur le point de s’écrouler.

 

Néanmoins, puisqu’il faut critiquer, les actions de Rick devenaient un peu too much. L’écrivain prenait des risques et s’en sortait avec une facilité déconcertante. Qui ferait du morse avec le bracelet de sa mère et griffonnerait sur un papier un indice alors que les preneurs d’otages sont légèrement à dix centimètres ? Je veux dire, il ne s’agit pas de gestes simples et discrets. Pourtant, Castle le faisait les doigts dans le nez. Soit les braqueurs étaient franchement nuls, soit Castle était trop fort pour eux. A chacun son avis, mais je pense que sur ce coup là, c’était un peu tiré par les cheveux (d’autant plus que Castle était d’un calme en le faisant). En outre, les otages avaient l’air de ne pas être privés de liberté de parole : Castle discutait, les autres répondaient, mais c’était limite discussion au coin du feu, ambiance scout. Pas très autoritaires, ces braqueurs. Autre point : la menace de Beckett au braqueur. Dans un premier temps, on soutenait Kate et on admirait sa férocité. On esquissait aussi un léger sourire avec la remarque du chef des opérations (sur la façon peu conventionnelle de Kate à négocier). Mais en réalité, on se disait que Beckett avait pris un énorme risque et que si le chef des braqueurs n’avait pas eu le sang froid qu’il avait eu, il aurait pu s’énerver et tuer des otages, dont Castle. Par conséquent, Kate a eu une chance énorme. Je ne sais pas (et je ne pense pas) qu’un négociateur puisse se permettre un tel risque dans la vraie vie. Alors oui, je sais, Castle est une série télévisée, et les séries télévisées sont un moyen de s’évader, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus.

 

A part ces éléments, l’après braquage était tout aussi palpitant et tendu. En fin de compte, l’épileptique s’avérait être un beau salaud, et il faut reconnaître que la série a bien maîtrisé l’affaire. J’ai paniqué en voyant le méchant chez son ex-femme. J’ai cru que la bande des protagonistes arriverait en retard, mais heureusement, l’histoire s’est bien terminée. D’un autre côté, même si l’histoire s’était mal finie, cela aurait pu donner une suite, et donc un autre épisode sans forcément être la suite directe du 4*07… Et enfin, la famille Castle est réunie et l’épisode se conclut avec un belle touche d’humour. De la tension, du ship, des retrouvailles, des vannes, du Castle, quoi.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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12 oct. 12

THE MENTALIST, 4*07, "BLINKING RED LIGHT"

Duel de maîtres…

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Je vais commencer cet article en disant quelques mots sur l'épisode 4*06 dans lequel nous rencontrions le fère de Teresa Lisbon. J'aurais pu consacrer un article indépendant sur cet épisode, mais étant donné que j'avais peu de choses à dire, je ne voyais pas l'intérêt de rédiger un billet de cinq lignes. Donc rencontrer la famille Lisbon était fort sympatique, entre concurrence, chamailleries et réprimande. L'épisode s'intéressait un peu plus sur le personnage de Lisbon et donc en était agréable.

 

Maintenant, venons donc à l'épisode en question, celui sur le tueur en série. Il donnait lieu à une sorte de duel de maîtres, entre un tueur en série vraiment intelligent (mais complètement dérangé) et un mentalist perspicace. Une fois de plus, la dimension psychologique était mise en avant et on avait droit à nouveau à une pause dans le sens où ce chapitre ne se caractérisait pas par une suite de pistes et retournements en tout genre. Le sujet des tueurs en série était (et à mes yeux, l'est toujours) intéressant. J'aime bien toutes les histoires traitant de ce sujet : le mobile est plus complexe et certains serial killers sont, il faut malheureusement le reconnaître, brillants... Dans l'épisode, on devinait tout de suite qu'il s'agirait de meurtres en série, rien que par la posture du corps et le rituel du meurtre (les coquillages et le fil de fer). Ensuite, peut-être parce que je regarde trop Criminal Minds, il était évident que l'homme du site internet dédié à l'affaire était le coupable. Au départ, on apprenait que Panzer suivait l'enquête et apportait son soutien aux familles. Soit. Et puis rapidement, on se rendait compte qu'il y avait quelque chose de louche. A commencer par le fait que Panzer ne connaissait pas trop la première victime. On se demandait pourquoi un soudain intérêt anormalement fort ? En regardant bien, Panzer était le suspect idéal : un homme solitaire obsédé par cette enquête (ses recherches, le site internet), qui s'impliquait plus que de raison, même plus que les familles des victimes elles-mêmes. Et on sait que certains tueurs en série aiment suivre et participer activement à l'enquête pour justement narguer la police (« j'étais à côté tout ce temps et vous n'avez rien saisi ») et être au courant de l'avancée et réagir en conséquence (notamment si la police se rapproche trop). Ce suivi de l'affaire leur procure du plaisir (ils revivent le meurtre et continuent d'assouvir leur pulsion de domination). Et enfin, l'indice qui ne permettait plus de doute : la musique.

 

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Tout l'intérêt du volet était de savoir comment ce monstre allait être arrêté. Malheureusement, le CBI échouait. Mais c'était sans compter sur la ruse de Jane à amener Panzer à insulter John le Rouge et à en payer le prix (comme lui-même avait vécu la même expérience). Cette méthode peut-être contestable car en définitive, Jane s'est fait justice... La mort du coupable apparaît comme une vengeance personnelle. L’avantage scénaristique, par contre, réside dans le rappel de John le Rouge. Ce dernier est comme un fantôme qui hante la Californie et les protagonistes. Toutefois, le problème de ce genre d'intrigue mystère s'étalant tout au long de la série est qu'à un moment donné, on risque de se perdre dans tous les éléments relatifs à cette affaire. On se rappelle aisément de Craig O'Laughlin, l'acte de Patrick dans le final de la saison 3, mais plus on avance dans les années et moins on se rappelle des évènements plus anciens. Heureusement, pour l'instant, John le Rouge revient via des meurtres et non pas par un scénario de conspiration, du style il tue mais en réalité, derrière ses meurtres se cache un complot aux multiples ramifications. En regardant l'épisode, j'ai même eu un fantasme scénaristique pendant une minute : et si John le Rouge était, ou avait pour complice, un membre de l'équipe de Jane, comme Lisbon, par exemple ? Ce serait tellement inattendu et choquant de se rendre compte que l'ennemi est bien plus proche qu'on ne le pense (d'autant plus que certains complices connus de John étaient des représentants de la loi...). De plus, quel est le meilleur moyen de rester au plus près de l'actualité judiciaire ? Etre un membre des forces de l’ordre ! Cela donnerait également un duel final terriblement intense et déchirant (faisant naître un puissant sentiment de trahison, remise en question, perte de la foi...)... Enfin, comme je l'ai mentionné plus haut, ce n'était qu'un fantasme, il est fort peu probable que cela se concrétise (mais rien n'empêche de rêver, non ?) ...

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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07 oct. 12

CASTLE, 4*04, "KICK THE BALLISTICS"

La vérité sort toujours du canon d’un pistolet…

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Ce quatrième épisode avait la bonne idée de reparler du « triple killer », dont on n’avait pas eu de nouvelles depuis un certain temps. Au lieu de proposer un épisode conventionnel dans lequel Castle et compagnie retrouvaient et arrêtaient une bonne fois pour toutes Jerry Tyson, la série eut l’originalité de faire revenir le tueur diabolique sans vraiment le faire revenir. On s’attendait à le revoir en personne, mais en fin de compte, il honorait l’histoire de sa présence de façon indirecte, permettant ainsi à la série de faire durer le suspens en attendant la confrontation finale. L’intrigue offerte ne perdait aucunement de son intérêt, car elle octroyait une part belle à l’émotion et les remises en question de la part des protagonistes sur fond de « triple killer ». Ryan s’en trouvait très affecté, il se posait des questions sur son sacerdoce en tant que flic, se sentait coupable de s’être fait subtiliser son arme qui avait ensuite été utilisé pour ôter la vie d’une jeune femme, s’énervait contre le flic sous couverture, mettait tout en œuvre pour ne pas commettre la même erreur aux conséquences injustes et fatales que ce flic. On le découvrait en colère contre lui-même, révolté aussi. Le volet était clairement destiné à mettre Kevin Ryan en valeur, et cela faisait du bien, car ce n’est pas si souvent qu’on le voit sur le devant de la scène, d’autant plus que Seamus Dever offrait une belle interprétation. Donc on avait un Kevin Ryan atteint personnellement par une affaire bien ficelée, avec son lot de rebondissements entrecoupés par de touchantes scènes sur les états d’âme de Ryan. L’histoire d’amour entre un professeur et son élève ainsi que l’histoire du jeune homme écrasé par les traditions criminelles de sa famille n’étaient peut-être pas des recettes inédites, mais elles apportaient satisfaction dans le déroulement de l’intrigue car elles étaient bien amenées à la suite d’autres pistes. Ce quarante deux minutes a fait monter la tension, le suspens, mais il faut du temps parfois pour coincer un criminel, et par conséquent, on règle chaque problème en son temps. Ryan a retrouvé son arme de service dérobée par Tyson et qui ne servira plus pour commettre d’autres crimes. Maintenant, l’équipe doit faire preuve de patience et leur patience sera un jour récompensée par l’arrestation définitive du « triple killer » (je l’espère).

 

Kevin Ryan n’était pas le seul à se poser des questions. Même Castle s’y mettait en se rendant compte qu’en réalité, il était loin d’être un policier, quand bien même il côtoyait quotidiennement cette profession. Le voir faire preuve de maturité et se plonger avec tant de motivation pour étudier les contacts de Tyson en prison étaient touchant à voir. Mais qu’on se rassure, Beckett, Ryan et Esposito ont fini par déteindre sur lui… Pour terminer, il faut souligner l’intelligence de la série à faire référence à des évènements survenus par le passé. Je parle ici de la blessure de Beckett. Souvent, quand un héros est blessé dans une série, il se remet de sa blessure très vite, et dès l’épisode suivant, il retourne tranquillement au travail comme si de rien n’était et on oublie aussitôt cette blessure et puis tout baigne. J’ai du coup apprécié que Castle reparle, même furtivement, de la blessure de Beckett, car même si cela fait des semaines que la jeune femme s’était rétablie, elle ne va évidemment pas ranger aussi facilement cette expérience éprouvante dans un coin perdu de son esprit. Et donc, il était intéressant de la voir grimacer à cause de cette blessure. Bien entendu, il ne faut pas non plus en faire une allusion dans tous les épisodes pendant toute la saison, mais il ne faut pas non plus l’effacer au bout d’un épisode.

 

Finalement, alors qu’on s’attendait à ce que l’épisode prenne une certaine tournure, elle en a prit une inattendue aussi intéressante et qui ne fait que nous faire trépigner d’impatience de revoir un ennemi redoutable…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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22 sept. 12

THE MENTALIST, 4*04, "RING AROUND THE ROSIE"

Le nouveau chef débarque…

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Cet épisode était marqué par l’arrivée du nouveau patron du CBI, en la personne de Luther Wainwright. Un directeur ayant la particularité de sortir de l’habituelle et attendue image du chef aux cheveux grisonnant approchant (ou nageant dans) la cinquantaine, rigide, autoritaire. Dans notre cas, Wainwright ressemblait bien plus à une jeune recrue débutant sa carrière qu’à un chef expérimenté. Il s’agissait davantage d’un jeune premier dynamique, un peu à la Mark Zuckerberg (avec un costume ceci dit, et allez savoir pourquoi je mentionne Zuckerberg…). En plus de diriger le bureau, le boss participe activement à l’enquête, et semble accepter avec plus de facilité que pourrait le faire d’autres directeurs la personnalité et les méthodes du mentalist. Dans cet épisode, il semblerait qu’il y ait une relation de véritable coopération entre Patrick et Luther. Les deux hommes discutent comme des collègues se situant sur le même pied d’égalité, c’est-à-dire qu’à certains moments, on en oublierait presque que Luther est le patron. Il y a un échange, une forme de complicité. En effet, auparavant, les actions de Jane avaient le don d’énerver ses supérieurs, même si finalement elles s’avéraient payantes. Ici, Wainwright semble réceptif. Je ne pense pas qu’il acceptera tout et n’importe quoi (il a tout de même des responsabilités), mais il paraît chercher à comprendre les raisons de la méthode et à en lui donner le bénéfice du doute dans une certaine limite. En outre, le nouveau boss du CBI a l’air plus humain, il souhaite apporter un soutien plutôt qu’utiliser une méthode punitive. En définitive, c’est un patron différent. Ceci est évidemment la première impression que j’ai eue en visionnant ce volet. Peut-être que Luther n’est pas ce qu’il prétend être… ?

 

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Le directeur du CBI ne fut pas le seul personnage attachant dans cette intrigue. L’histoire avec l’ancien joueur de saxophone a dévoilé une autre facette de Teresa Lisbon. Moins en contradiction et exaspération face aux tours de Patrick Jane. Plus dans l’empathie, la compassion et la nostalgie avec le joueur de saxophone. On la sentait plus impliquée, d’un point de vue émotionnel, dans l’enquête ; on la voyait adoucie. En ce qui concerne l’autre intrigue, elle revêtait un aspect plus psychologique. Il n’y avait pas le schéma traditionnel meurtre-enquête-rebondissements-arrestation du coupable. On accordait l’importance à la dimension psychologique d’un homme qui n’était en fait qu’une bombe à retardement. Un fan inquiétant d’armes à feu qui, dans un sens, permettait de toucher (discrètement ?) la problématique de la détention de ces armes aux Etats-Unis. L’épisode ne s’insurgeait certes pas contre la possession d’armes à feu en disant explicitement « c’est mal » (ou à l’inverse « c’est parfaitement acceptable »), mais n’empêchait pas les spectateurs de se poser des questions sur ce sujet (sans forcément plonger dans un débat philosophique). Personnellement, j’ai pensé à ce thème au cours de l’épisode, et c’est pourquoi j’en parle dans cet article. Ici, on voyait bien la dangerosité de l’homme et donc, du mélange explosif armes/instabilité psychologique. Cependant, je pense vraiment que le problème n’est pas tant l’objet, mais la personne qui le possède. Evidemment, pour les personnes qui ne vivent pas aux Etats-Unis, cette notion du droit à porter des armes peut apparaitre étrange, choquante, aberrante, sans aucun sens. Mais cette question est d’ordre culturel. Peut-être qu’il a été nécessaire, à une époque, de posséder une arme aux Etats-Unis, et par conséquent, ce droit s’est ancré dans les mœurs et est devenu tout à fait naturel et légitime aujourd’hui. Bien sûr, les raisons du port d’arme ont sûrement évolué, mais ce fait est resté une tradition forte. Maintenant, l’enjeu est de savoir pourquoi on veut posséder une arme et l’usage qu’on va en faire. S’il ne s’agit que de passer du temps dans un stand de tir, s’adonner à la chasse, cela ne devrait pas poser de problème majeur. Il y a d’ailleurs le tir au pistolet aux Jeux Olympiques. Ce n’est pas le même calibre, mais je veux illustrer par cela que cette activité existe et est reconnue. Par contre, si c’est pour s’engager dans des activités criminelles, il va de soi que c’est un problème. Comme je le disais plus haut, tout dépend de la personne et surtout des valeurs qu’on lui a inculquées, de son environnement aussi, mais je conçois qu’il faut restreindre la nature des armes disponibles à la vente et exclure, par exemple, les MP5, AR 15 ….

 

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L’intrigue strictement policière couplée à l’espionnage du mordu des armes à feu et l’arrivée du directeur  donnait une saveur particulière à ce volet. D’autant plus que Patrick Jane n’occupait pas le devant de la scène avec insolence. Il coexistait avec Lisbon et le directeur qui du coup, peut prétendre à un développement intéressant de son personnage. Il ne s’agit pas simplement de mettre un nouveau directeur pour en mettre un nouveau. En conclusion : ce chapitre offrait un bon équilibre entre les personnages, une intrigue divisée en deux sous parties traitées avec simplicité, originalité pour casser la routine. Il est nécessaire de proposer des épisodes différents de temps en temps afin de faire une pause et amener la diversité dans une série reposant sur des bases codifiées, tel un procedural.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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