16 sept. 12

THE MENTALIST, 4*03, “PRETTY RED BALLOON”

Les voyants n’ont pas la cote…

(diff fr)

 

mentalist

 

L’enquête de ce troisième épisode de la saison 4 de The Mentalist n’était pas la meilleure, mais elle se démarquait par son côté émotion. Patrick Jane était très touchant dans ce volet. Il n’en faisait pas qu’à sa tête sans ne jamais être inquiété ni sanctionné par ses écarts de conduite. Il était touchant dans sa tentative tenace à faire comprendre à la mère qu’il l’avait utilisée par le passé uniquement dans le but de lui prendre le plus d’argent, et qu’il n’était pas un voyant, mais un manipulateur sans scrupules. Il confessait son crime, revenait à la charge pour aider cette femme prête à croire n’importe quel charlatan parce qu’elle était tout simplement désespérée et vulnérable. L’histoire était plus intéressante à suivre avec cet aspect de confession et rédemption qui finalement, a permis à la mère d’ouvrir les yeux (enfin, je crois). Il est clair que ce n’est pas avec ce scénario que les voyants vont pouvoir se faire une publicité à leur honneur…  D’ailleurs, en général, les séries ne les épargnent pas… Sauf rares exceptions pour Dead Zone et Médium… Pour l’enquête en elle-même, la piste du tueur en série permettait de nourrir l’histoire avec des rebondissements, mais on pouvait se douter que ce n’était qu’une piste pour justement, faire diversion. Et je ne sais pourquoi, mais quand j’ai vu la tête du technicien, je me suis dite « celui-là, il a une tête de criminel… ». Finalement, j’avais eu un bon pressentiment. Oui, je sais que ce n’est pas très aimable de penser cela en voyant un visage, mais cela ne vous est-il jamais arrivé, en regardant un film ou une série, d’avoir cette pensée en voyant un acteur ? Il y a des acteurs qui ont la tête de l’emploi…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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CASTLE, 4*02, "HEROES AND VILLAINS"

Les super héros débarquent à New York…

(diff fr)

 

castle 1

 

Le second volet de la saison 4 de Castle est tout simplement un petit bijou, mêlant crimes sortant de l’ordinaire, univers encore moins ordinaires et humour. Je ne sais pas où Andrew Marlowe et son équipe de scénaristes vont chercher leurs idées, mais ils réalisent un travail d’inventivité formidable. Ils installent avec brio un univers décalé sans être ridicule, grotesque, autour d’un meurtre et l’humour qu’ils associent est tellement bien dosé. On entre dans cette ambiance sans être dépassé par le côté loufoque, lourdingue. Dans le cas qui nous intéresse, Castle et Beckett flirtaient avec le monde courageux des super héros, après avoir découvert un corps coupé en deux au sabre. Les phrases de Castle relatives au cadavre m’ont bien fait rire. « He’s the man he used to be » en est un exemple. Je ne suis pas une grande fan des super héros, mais je dois admettre que ce volet m’a bien amusée. Tout comme l’expression faciale de Gates à chaque rapport de Beckett, rendant l’enquête davantage… inédite. Gates montrait une facette inattendue mais bienvenue en ne poursuivant pas l’officier Hastings, voyant en elle un grand potentiel à ne pas gâcher. Et comme d’habitude, on passait de suspect en suspect (et on ne s’attendait pas à certains d’entre eux) avec chacun leur caractère spécial, et on s’amusait à suivre les réactions déconcertées des enquêteurs. D’ailleurs, on avait droit à un joli parallèle entre Beckett/Castle et Hastings/Whitaker, rendu délicieusement tendu avec le baiser entre Hastings et Whitaker.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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04 sept. 12

CASTLE, 4*01, “RISE"

The blue cop rises…

(diff fr)

 

Il est indéniable que ce season premiere démarrait sur les chapeaux de roue. Les premières scènes étaient, de par leur contenu et mise en scène, palpitantes et stressantes. Castle s’octroyait des séquences médicales dignes d’Urgences : les flashs sur l’ambulance, les brancardiers faisant la course avec le brancard, les médecins s’affairant autour de Kate, le sang giclant de partout, l’arrêt cardiaque… Pour tout fan de Castle, c’était le top de l’angoisse et du suspens, même si on se doutait bien que Kate allait survivre (sinon, qu’allait devenir Castle ??). Cependant, toujours dans cette séquence introductive, notez le couloir des urgences à la longueur absolument pas pratique. Je n’ai pas pu m’empêcher d’esquisser un sourire en voyant ce couloir presque sans fin. En effet, en supposant que Kate débarque aux urgences, l’agencement de ce service, tel qu’il est présenté dans la série, n’est pas du tout, mais alors pas du tout, pratique. Normalement, qui dit urgences, dit course contre la montre, et par conséquent, l’équipe médicale doit être en mesure de traiter le blessé dans les plus brefs délais dès son arrivée. Or ici, vous remarquerez que les ambulanciers doivent courir pendant des mètres et des mètres avant de rencontrer enfin un médecin. Et cela ne doit pas être facile de prodiguer les premiers soins (exemple : vérifier le pouls avec son stéthoscope) ou tenir une poche (pour l’intraveineuse) alors qu’on est en train de courir comme un dingue ! Bon, je pense que la longueur du couloir était voulue pour accentuer le côté dramatique de la situation…

 

Une fois les scènes critiques passées, arrivait le repos du guerrier, les doutes, les frustrations et le retour du flic blessé sur le champ d’honneur. Castle était attendrissant avec son bouquet fleurs et sa mine déconfite en comprenant que Beckett ne se souvenait de rien. La scène sur la balançoire avait de quoi ravir les fans assidus du couple Beckett/Castle, je n’en doute pas. Voir Castle dire à Beckett qu’elle devait songer à ralentir le rythme dans sa croisade était touchant. Castle avait tout déclenché et après avoir failli perdre la détective, il souhaitait qu’elle prenne un peu de recul, qu’elle ne fonce pas tête baissée dans une lutte longue et difficile. On entrait également dans l’ère du changement, avec l’arrivée de Gates, femme de caractère ; l’arrêt de l’enquête sur le tireur de Beckett ; la réintégration de Castle dans la brigade. On avait droit à de bonnes touches d’humour, entre Castle se refaisant une beauté avant d’entrer dans la chambre de Kate, les rendez-vous secrets entre Esposito, Ryan et Beckett au poste de police pour fuir « l’abominable » Gates, le « chef ou capitaine » de Gates…

 

Par contre, honnêtement, l’investigation sur la fille morte dans la chambre ne m’a pas parue d’un grand intérêt pour ce season premiere. On tournait la page du sniper de l’enterrement trop vite pour une investigation du train train quotidien. Ceci ne regarde que moi, mais j’aurais préféré que cette enquête secondaire serve de fil conducteur pour le deuxième épisode de la saison, qu’elle soit réservée à d’autres fins que celle de combler le season premiere. Je pense qu’elle aurait pu donner de bonnes scènes d’humour et une intrigue retors à souhait. Comme Castle compte depuis quelques années une vingtaine d’épisodes par saison, j’aurais souhaité qu’on prenne le temps dans ce premier épisode de la saison 4. Par exemple, qu’on poursuive la chasse au sniper pour arriver finalement à un cul de sac au lieu de faire un saut de trois mois en moins de quinze minutes. Cela aurait été une bonne occasion de mettre en avant le duo Esposito/Ryan dans leur volonté farouche de coincer le coupable, aidés bien sûr de Castle. Cela aurait été une bonne occasion d’approfondir l’arrivée de Gates en nouvelle chef, au lieu de l’introduire avec une scène du style « oui, au fait, il y a Gates qui est la nouvelle chef et le temps Montgomery est désormais révolu ». On aurait pu la voir arriver dans les locaux, avoir une discussion avec Esposito et Ryan pour leur faire comprendre son point de vue sur l’enquête, renvoyer Castle, etc. Entretemps, on aurait pu avoir quelques scènes où Castle veillait sur Beckett à l’hôpital alors qu’elle était encore inconsciente, encore dans un état préoccupant, puis elle se serait réveillée vers la fin pour apprendre de la bouche de Ryan, Esposito et Castle que l’enquête n’avait rien donné. C’est un peu flou, mais je suis certaine qu’il y avait pas mal de choses à faire sans y inclure tout de suite une affaire traditionnelle, étant donné que Castle a quand même le temps de bien développer ses fils conducteurs, grâce au nombre d’épisodes dont elle dispose. Mais peut-être était-ce aussi un choix de ne pas s’appesantir sur ce sniper car on se doute bien que le meurtre de la mère de Beckett est une longue histoire qui n’est pas prête de se conclure aussi vite… Donc on aurait aussi pu s’ennuyer de voir les protagonistes enquêter pour ne rien trouver, à moins d’y mettre plus de psychologie dans ce season premiere que de moments de réflexion policière… Mais bon, on a quand même pu accentuer le mystère avec la banque et l’incendie certainement pas accidentel… A noter que j’ai bien aimé voir Beckett paniquée face au suspect braquant une arme sur elle et voir sa séance chez le psy. Il y a du pour et du contre dans ces deux visions, mais quoi qu’il en soit, j’ai tout de même bien apprécié ce volet. C’est juste la seconde enquête qui m’a parue inintéressante car trop vite expédiée. Je n’en ressors pas non plus déçue, dépitée. C’était une très bonne rentrée.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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31 août 12

THE MENTALIST, 4*01, "Scarlet Ribbons"

Un coupable innocent…

 

(diff fr)                                         

 

mentalist

 

Je n’ai pas manqué de suivre l’introduction de la saison 4 de Mentalist sur la première chaîne. Oui, je sais très bien que la cinquième commencera bientôt aux Etats-Unis, mais je n’ai malheureusement pas le temps de me caler à la diffusion originale, et donc, je suis obligée de faire un choix… Alors je me permets de prendre mon temps ! Bon, on retrouvait Patrick Jane dans toute sa splendeur et surtout, dans le pétrin, derrière les barreaux après avoir abattu devant des centaines de témoins un homme. Ce qui m’a franchement gênée dans cet épisode, c’est la rapidité et la facilité avec lesquelles Jane se sort de cette situation et retrouve sa liberté. Ce n’est pas tant le fait qu’il soit mis en difficulté, qu’il doive prouver son innocence et qu’il puisse compter sur la ferveur de ses coéquipiers du CBI, mais c’est la façon ridicule dont toute cette histoire est réglée. L’épisode nous sortait une intrigue trop tordue pour être crédible, surtout vers la fin. Pourquoi ? Tout d’abord, Jane tue un homme à bout portant dans un endroit public, devant une foule de témoins. Ok, là, ça passe, on s’angoisse, on se dit que c’est la fin, bien qu’on sache que c’est impossible, sinon à quoi rimerait la série si Jane passait le reste de ses jours en prison ? Après, Jane affirmait que Carter possédait une arme. Logiquement, il y avait légitime défense, piste tout à fait crédible. Ensuite, on découvrait les secrets biens noirs de la famille Carter, ce qui était intéressant. Et à la fin, le jury déclare Jane non coupable, mais bizarrement, on n’a plus aucune trace du pistolet de Carter, qui est pourtant la preuve essentielle de la légitime défense… C’est ce point qui m’a déroutée.

 

En effet, lors de sa plaidoirie, Jane confessait avoir tué Carter parce qu’il était John le Rouge, qu’il avait massacré sa famille, etc. Il jouait sur la carte de la sensibilité, de l’empathie, et dans un sens, confessait au grand public sa culpabilité. Soit. Seulement, étrangement, alors que tout plaide en sa défaveur (les témoins, son aveu), les jurés le déclarent non coupable ??? Le truc est gros comme le nez au milieu de la figure, il est impossible de passer à côté, mais le jury arrive à déclarer Jane non coupable ??? Alors là, pour le coup, il va falloir qu’on m’explique ! Vive la justice… En fait, j’aurais trouvé plus logique que l’épisode montre davantage l’investigation de Rigsby et Cho (avec Van Pelt, ils étaient assez peu exploités) et propose une scène dans laquelle ils trouvent le fameux pistolet qu’ils rapportent à la dernière minute au tribunal. De cette façon, Jane aurait prouvé sa légitime défense avec cette preuve matérielle et j’aurais adhéré à sa libération car elle m’aurait parue logique. Or, à moins que j’aie piqué un somme en plein milieu du volet, je n’ai pas vu un tel épilogue. Vous me direz peut-être que je n’ai rien compris, que Jane a en fait hypnotisé le jury, ce qui explique sa libération, mais j’ai du mal à avaler cela. En l’absence de l’arme de Carter, l’épisode livre plus le message suivant : ce n’est pas grave d’abattre un homme, du moment que lui-même était un monstre. En d’autres termes, vous pouvez vous faire justice vous-même, on ne vous en tiendra pas rigueur. Que Jane reprenne le cours d’une vie normale n’est pas en soi dérangeant, c’est le fait qu’il la reprenne sans qu’il y ait de conséquences. Le juge lui aurait imposé une mise à l’épreuve, des travaux d’intérêt général, cela m’aurait parue plus juste et crédible. Ce n’est pas parce qu’on est un héros tourmenté qu’on peut tout faire… (A moins que j’aie eu un trou noir et que Jane ait écopé d’une peine légère ?). L’autre point qui passe mal réside en la conversation autour d’un thé entre Patrick et la femme de Carter. Certes, à la fin, on saisit la folie de cette femme. Elle n’a aucun signe de colère (genre une gifle, ou des cris avant de se calmer et tolérer la présence de Jane). C’est limite si c’est une discussion amicale… Même si cette femme est une psychopathe, j’ai une fois de plus du mal à me faire à l’idée qu’une femme qui vient de perdre son mari accepte aussi facilement d’échanger sous son toit avec le meurtrier de son mari. Peut-être qu’elle jouait la comédie, mais honnêtement, c’était trop facile pour être vrai…

 

Toutefois, ne croyez pas que je veuille détruire Mentalist à tout prix, car j’ai quand même apprécié quelque chose. Alors que dans plusieurs séries, lorsqu’un protagoniste est blessé dans un épisode, on le retrouve en pleine forme dès l’épisode suivant sans aucune séquelle de sa blessure (et puis on n’en parle plus jamais), Mentalist a été une exception. Je parle évidemment de blessures peu dramatiques, non pas comme celle de Martin dans Without a Trace (qui avait reçu plusieurs projectiles dans le corps), mais d’épaule ou de jambe touchée par une balle… Montrer Lisbon avec son attelle était bien pensé. On était dans la continuité, on ne la retrouvait pas tout feu tout flamme tout de suite, mais on la voyait encore un peu meurtrie, privée de son bras pour le temps d’un épisode.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement Vôtre,

VK

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