19 avr. 16

SERIES MANIA S7 : FOUR SEASONS IN HAVANA

 

Havana

 

"Cuba, dans les années 90 ("période spéciale"). Conde, lieutenant de police mélancolique et désabusé, enquête sur l’assassinat d’une jeune professeure de lycée, militante de la Jeunesse communiste. Une série fidèle au roman noir de Padura, pour goûter l’atmosphère du pays et lever le voile sur les contradictions de la société cubaine." (Résumé Séries Mania)

 

Les deux épisodes diffusés lors du festival sont tirés du livre Vents de Carême (1994), deuxième volet du cycle des Quatre Saisons de Leonardo Padura. Ces épisodes relèvent de l’enquête policière classique. Il y a un meurtre, les policiers alternent entre différentes pistes et finalement, le coupable et le mobile restent classiques. A côté de l’enquête, on suit le personnage principal, Conde, dans ses mésaventures existentielles. Rien qui révolutionne le genre, donc. Ce qui est le plus intéressant, pour un spectateur européen, c’est le cadre géographique dans lequel se déroule l’histoire, à savoir La Havane. La série nous propose un voyage authentique dans la ville et la société cubaine que l’on n’a pas l’habitude de voir en série ou film, que l’on ne connaît pas sauf si on s’y est déjà rendu pour les vacances. Autre argument : la série est une bonne occasion de se familiariser avec la littérature de Padura, d’ailleurs, l’auteur a contribué activement à l’écriture de la série. Une série agréable à suivre pour la découverte de nouveaux horizons et un personnage principal attachant.

 

Le saviez-vous ?

Jorge Perugorría, qui interprète Conde, est lui-même originaire de la Havane et un acteur connu dans son pays. Il a notamment joué dans le film Fraise et Chocolat (1993) qui fut nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger.

 

Si la série était diffusée en France ?

Ma première réaction fut de penser à France Ô, à cause de Cuba, destination lointaine et insulaire, avant de me rappeler subitement que France Ô célèbre l’Outre-Mer. Choix pas très logique de ma part, donc, mais si jamais une entorse était envisageable… Sinon, option plus probable : la SVOD. 

 

Retrouvez les autres articles sur Séries Mania ici.

 

Sériecalement vôtre,

 


12 juil. 12

CRIMINAL MINDS, SAISON 7

Ce que j’en ai pensé…

 

Que dire de cette septième saison sinon qu’elle se situait en dessous des saisons précédentes ? J’en suis sortie mitigée, frustrée. Tout a commencé avec le season premiere qui m’a grandement laissée sur ma faim tant la conclusion proposée pour l’arc Doyle-Prentiss était inintéressante et insultante pour le personnage de Doyle qui connaissait une fin bien prématurée et n’ayant aucun sens. Une fin bien indigne pour le personnage tel qu’on l’avait présenté au cours de la saison 6 (le « méchant ultime »). Alors que j’espérais que les conséquences de cette intrigue seraient mieux exploitées, c’était sans compter sur ma naïveté. Car en effet, une fois Doyle disparu, la série devait passer à autre chose et tout oublier du passé. Aucune indication sur ce que Declan était devenu ne fut donnée. Et quand il fut le moment de traiter des conséquences psychologiques sur Prentiss, nous eûmes droit à une scène ridicule entre Prentiss et son psy, et en un épisode, tout semblait réglé. Prentiss racontait à sa psy qu’elle ne faisait plus de cauchemars, ne se rongeait plus les ongles. Sauf que j’aurais bien voulu voir un de ces fameux rêves, voir Prentiss plus secouée de temps à autres. Alors certes, on l’a vue jouant les conseillères parentales et courriers du cœur avec Hotch et Rossi, mais c’était moins intéressant que la voir réellement en doute, se réveillant en sueur la nuit (à cause de cauchemars), et regarder avec douleur face à un miroir le trèfle à quatre feuilles que Doyle lui avait gravé sur la poitrine (avec en prime des flashbacks relatifs au volet 6*18). La seule scène relativement intéressante concernant la fausse mort d’Emily fut l’explosion de Spencer Reid contre JJ. Une très belle scène où l’on réalisait à quel point Reid avait été affecté par la « mort » de sa coéquipière et amie. Le petit moment entre Prentiss et Hotch dans le jet avec la découverte du mensonge d’Emily à sa psy sur son nouveau petit ami était sympathique, oui, mais bon, elle est à retenir uniquement pour son côté humoristique, et non pour son intensité dramatique. Et que dire de Prentiss qui est restée bien pâle au cours de cette saison ? Je n’ai absolument pas reconnu la femme forte qu’elle a toujours été, ni l’agent défonçant les portes avec Derek Morgan. Cette année, Prentiss se contentait de rester en arrière, d’arriver arme au poing après la guerre. Elle s’était même fait voler la vedette par JJ, maintenant promue au rang de profiler (ce qui lui a permis de devenir plus intéressante entretemps), qui se transformait en action woman et accompagnait Derek presque partout. Cette inversion des rôles a fini par en devenir agaçant. Parfois, j’avais envie de crier « mais rendez-nous Prentiss et JJ, laisse-lui la place !! ». Non pas que je n’aime pas JJ, au contraire, son évolution tombait à pic car honnêtement, pendant six ans, elle n’a pas vraiment fait grand-chose en tant qu’agent de liaison. A part dire « Je m’occupe de la presse », « les parents de la victime sont là », JJ n’avait pas vraiment un rôle conséquent dans la série… Donc la saison 7 fut très intéressante pour son personnage, sauf que son évolution fut trop rapide en une année. « Trop de JJ tue JJ », en quelque sorte. Malheureusement, mon vœu ne fut pas exaucé. Sauf peut-être dans le season finale où Prentiss se démarquait par son héroïsme en sauvant Will enchaîné à une bombe et toute une gare par la même occasion. Le seul moment de Prentiss dont je ne me lasse pas de regarder.

 

Passons maintenant aux enquêtes en elles-mêmes. Ma foi, elles ne m’ont pas autant passionnée que celles des années précédentes. Loin de là. A part quelques exceptions, je les ai trouvées fades, manquant de cette intensité et de ce suspens qui m’avaient transportée par le passé. Il n’y avait même plus cet effet spécial qu’on voyait lorsque l’équipe délivrait le profil, quand le discours des agents était incrusté dans de courtes scènes illustratives. Cette année, je regardais les épisodes sans vraiment être plongée personnellement dans l’investigation. Parfois, il m’arrivait de voir un volet et de l’oublier quelques jours plus tard. Les seuls unsubs qui ont retenu mon attention furent l’handicapé mental de l’épisode 2, Dean Cain dans l’épisode à Atlantic City et Teri Polo en professeur amoureuse d’un élève. De plus, j’ai bien aimé l’histoire accompagnant ces unsubs. On les suivait dans leurs pérégrinations meurtrières et on voyageait avec eux, tandis que pour d’autres, j’avais l’impression de juste les voir quand ils commettaient des meurtres et la dimension psychologique faisait défaut. Dans les épisodes cités, il y avait un certain rythme, le sujet abordé était intéressant, et les interprétations très bonnes. J’ai adoré les monologues du déficient mental (désolée, je l’appelle comme cela car je n’ai plus le nom de l’acteur en tête) ; l’attitude hasardeuse et chaotique de Dean Cain ; et la psychologie de Teri Polo. En outre, j’ai apprécié l’atmosphère espionnage (camionnette de surveillance et infiltration de Reid dans la salle de jeu) ainsi que la mise en scène du volet avec Dean Cain. J’ai aimé le retournement de situation du volet avec Teri Polo, où l’on découvrait qu’elle ne faisait que reproduire avec son élève une histoire d’amour qu’elle avait eu avec un ancien élève. Côté émotion, je retiendrai l’épisode avec Angel. Du très bon Shemar Moore, et mention spéciale aussi à l’acteur incarnant Angel. Un épisode poignant par son thème : l’enlèvement et séquestration d’un enfant pendant des années, par sa violence émotionnelle : la peur d’Angel caché sous la table dans sa chambre d’hôpital et sa tentative de suicide. Quant au chapitre centré sur la cousine de Derek, je l’ai trouvé intéressant, mais sans plus. D’ailleurs, admirez comment la cousine rencontre par hasard la sœur de Derek et comment l’équipe la retrouve en une nuit (en même temps qu’elle met fin à un réseau d’esclavage moderne) alors que ça fait huit ans qu’elle a disparu… Un peu too much, à mon goût. En fait, la seule intrigue que j’ai suivie avec bonheur fut le season finale qui donnait une sacrée correction à tous les épisodes précédents. Du grand art qui me fit aimer à nouveau CM que je commençais à déserter de façon alarmante…

 

image 1

 

Et n’oublions pas le combat de JJ avec l’unsub tuant ses victimes pour les « soulager » que j’ai trouvé ridicule, incensé. Non pas que je n’aime pas voir JJ se battre (au contraire, j’ai adoré sa bagarre avec Izzy dans le season finale), mais en l’occurrence, son geste avec cet unsub était complètement inconscient et dangereux. Parce que oui, non seulement JJ se jette sur lui, mais en plus elle le fait alors qu’il a légèrement une arme pointée sur un adolescent, au lieu d’attendre sagement les renforts ! Et si JJ avait raté son coup, le jeune homme aurait pu y passer. Donc à ce moment, je me suis plus dit « mais qu’est-ce que nous fais là, JJ ??!?! Ça va pas la tête !!! » au lieu de « Vas-y JJ, défonce tout, t’es la meilleure !! ». Au moins, avec Izzy, la lutte paraissait plus naturelle et logique car il s’agissait, pour JJ, de sauver Henry. Et surtout, JJ frappait une Izzy armée alors qu’Henry était loin derrière. Ce fut quand même sympathique de voir JJ évoluer, mais parfois, c’était exagéré et on finissait par s’en lasser. Quant à Hotch, et bien, la seule chose que je soulignerai sur ce personnage est sa nouvelle histoire d’amour avec Beth. Personnellement, je suis totalement indifférente à cette relation. Je n’ai rien contre le fait de voir Hotch sortir avec quelqu’un. Sauf qu’ici, je ne comprends pas pourquoi ce serait à lui de vivre une relation. Je veux dire, ce n’est pas vraiment lui le plus pressé. A l’inverse, j’aurais souhaité que ce soit Derek Morgan, célibataire depuis des lustres et censé être, de surcroît, le beau gosse ; voire même Spencer Reid ; ou Emily Prentiss (pour connaître un peu de bonheur après son expérience) ! Et d’ailleurs, qu’en est-il des migraines de Reid ? Il est dommage en effet qu’on soit resté sans réponse sur ce mystère. A croire que Reid a été mis aux oubliettes…

 

En fait, certaines intrigues personnelles ont été traitées dans la longueur, comme celle de Hotch avec Beth, tandis que d’autres ont trouvé une conclusion ultra rapide, et là, je pense à la triste histoire de Rossi et sa première femme. Cette intrigue grave était présentée et terminée en trois/quatre scènes étalées sur deux épisodes (consécutifs, il me semble), alors que la gravité et le sujet de cette histoire aurait pu être développés un peu plus, ou alors, que la conclusion arrive deux ou trois épisodes après le commencement. Il y avait donc un déséquilibre entre les scènes de vie privée des personnages. Hormis ces quelques points, j’ai quand même apprécié les moments de complicité entre les membres de cette équipe : le cours de cuisine chez Rossi ; la cérémonie de mariage de JJ et Will organisée en un temps record par l’expert des divorces, à savoir Rossi lui-même (je pense qu’il n’aurait aucun problème pour se reconvertir) ; la convention de science fiction avec Garcia et Reid ; sans oublier cette scène cultissime de Derek sortant de la douche de Penelope !

 

En définitive, cette saison fut moyenne. J’espère sincèrement que la prochaine redémarrera sur une bonne note car sinon, je crains fort que ce soit le début de la fin d’Esprits Criminels…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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01 juil. 12

COLD CASE, EPISODE 7*22, "SHATTERED"

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion fr)

 

 cold case


C’est sur cet épisode que la très belle série Cold Case a tiré sa révérence. Une magnifique série qui a, à mes yeux, marqué le petit écran en jouant avec brio et subtilité sur le thème de l’émotion, la nostalgie, le remords, les regrets et les actes manqués, mais aussi les souvenirs heureux. Cold Case n’était pas qu’un simple cop show de plus. Elle était un cop show avec une identité propre et qu’on ne pouvait aucunement comparer avec un autre, tout simplement parce qu’elle était unique en son genre. Une identité forgée par l’utilisation de flashbacks (à la mise en scène soignée et digne d’une œuvre d’art pour beaucoup) et de chansons de légende (mais aussi de chansons moins connues mais toutes aussi poignantes) dont les paroles collaient si bien au sujet abordé dans les épisodes qu’elles donnaient l’impression d’avoir été écrites pour ces épisodes. Cold Case a fait partie de mon top 5 des séries favorites, et restera dans ce classement, je n’en doute pas. Il y avait une saveur bien particulière dans cette série qui ressemblait plus à un poème qu’à une simple enquête policière. A côté des flashbacks et des musiques, on note également le casting impeccable, notamment en ce qui concerne les versions présentes et passées des différents protagonistes. Certains acteurs étaient d’une ressemblance à s’y méprendre, et ceci ne faisait que rendre les interrogatoires, confessions, ou simples discussions plus fortes. Les scènes dans le passé nous transportaient aux côtés de la victime, et on se surprenait à la prendre en affection (voire quelque fois à la détester), à ressentir ses émotions. On avait parfois l’impression de vivre dans l’époque, et on en ressortait parfois écœuré, scandalisé par la bêtise humaine. Une série d’une beauté incroyable et inoubliable.

 

cold case shattered 2

Qu’en est-il par contre de son dernier épisode ? Ce n’était pas l’un des meilleurs, ce n’était pas ce que j’appellerai un « épisode coup de poing » (i.e., dénonçant des faits historiques injustes, horribles, tels l’épisode « Strange Fruit » sur la pendaison d’un jeune noir dans les années 60), mais c’était un épisode tendre, empreint de fraternité et aussi d’injustice. On y suivait une Lilly recherchant sa sœur Christina encore une fois mêlée à des affaires louches et dangereuses. Malgré sa relation conflictuelle avec sa sœur, on voyait bien que Lilly tenait beaucoup à elle. Preuve qu’il ne faut pas toucher à la famille de Lilly, cette scène brutale de Lilly en train de fracasser le visage du méchant avec son arme et un regard de fureur meurtrière. C’était violent, mais tellement génial à voir.

 

Autre point intéressant dans l’histoire, la relation entre Scotty et Lilly. Scotty arrive sans hésitation pour apporter son aide à Lilly. Et quand bien même elle risque de flirter dangereusement avec la limite, il accepte de l’accompagner sans rien demander. Ces deux coéquipiers sont plus que des coéquipiers : ils sont comme une véritable famille. Et cette image de famille est d’autant plus frappante lors de la scène finale, où l’on voit Scotty, Lilly, Christina et le bébé dans la voiture, sur la route vers Philadelphie. Scotty regarde dans le rétroviseur pour vérifier si tout va bien à l’arrière où sont installées les Rush. De plus, ils parcourent une route longeant la mer. Cette image dressait vraiment le tableau d’une jolie petite famille s’en allant paisiblement en vacances, d’une famille s’étant retrouvée et maintenant promise à de meilleurs jours ensoleillés. Lilly et Scotty entretiennent une très belle relation parsemée de beaux moments de complicité, d’émotion, mais également de clashs. Un clash que l’on a pu voir lors de l’aveu de Scotty sur sa conversation avec Christina. Lilly lui en veut, peut-être se montre-t-elle injuste en ne pensant qu’à elle, et lui, il lui répond que lui aussi a des problèmes familiaux à gérer. Et là, Lilly se rend compte qu’elle a eu une réaction un peu exagérée vis-à-vis de Scotty. Un beau moment d’émotion, tout comme les courts flashs des sœurs Rush sur la plage. Des moments très courts, joyeux, qui sont à 360° de la situation périlleuse d’aujourd’hui mais qui rappellent qu’il fut un temps où les Rush étaient heureuses.

 

cold case shattered 1

 

En parallèle, on assistait à la dernière investigation de Cold Case. Une affaire pas vraiment exceptionnelle, mais tout de même « sympathique » à suivre. Mais à la différence des autres, celle-ci était différente dans la mesure où finalement, on n’insistait pas beaucoup sur la victime, mais plus sur Doherty et son fils. En effet, d’habitude, on découvre le passé de la victime qui occupe en ce sens une place prépondérante dans les flashbacks. Or ce n’était plus le cas ici. L’enquête était davantage centrée sur la manipulation de Doherty vis-à-vis du rapport pour protéger son fils, et donc de cet abus de pouvoir par un représentant de la loi. Devait-on le mépriser pour cet acte ? Oui et non. Oui parce qu’il avait délibérément corrompu une investigation et par cette action, laissé un crime impuni alors que sa mission était de protéger et servir. Non parce qu’il l’avait fait pour sauver son fils. Quel parent ne tenterait pas l’impossible pour secourir son enfant ? Dans un côté plus léger, j’ai adoré le plan imaginé et mis en scène par Will, Nick et Kat pour prendre le revolver de Doherty. La musique qui accompagnait cette scène collait parfaitement. J’ai adoré aussi voir Jeffries énervé empoigner le flic dans les toilettes. Cet homme est impressionnant, physiquement et émotionnellement parlant.

 

En revanche, ce que je trouve dommage, pour se Series Finale, c’est de ne pas avoir vu toute l’équipe travailler ensemble sur l’enquête. On avait un peu l’impression de voir une équipe scindée en deux, avec chaque policier de son côté. On perdait, en un sens, ce côté famille dans son ensemble. J’entends par là toute l’équipe car évidemment, ce côté sautait aux yeux pour le duo Lilly et Scotty. Et même pour le reste qui préfère se souder pour creuser une piste malgré les risques professionnels, parce que ce qui l’intéresse, c’est la vérité. Ainsi, l’épisode perdait un tout petit peu de son charme dans la mesure où toute l’équipe n’était pas réunie. J’aurai bien vu une scène rassemblant tous les membres autour d’un verre dans le bar des policiers, sans pour autant renoncer aux deux recherches. Cela aurait été une très belle image pour clore la série. Alors me direz-vous, à l’époque, on ne pouvait pas deviner à l’avance que la série serait annulée. Mais pour celles et ceux qui ont suivi l’affaire, étant donné que le show avait été menacé d’extinction à la fin de la saison 6 pour être finalement sauvé au détriment de FBI : portés disparus, l’équipe de la série aurait pu, par prudence, prévoir qu’une annulation n’était plus qu’une question de temps pour Cold Case, et donc offrir une belle scène de réunion pour la fin de la septième saison, qui s’est avérée être la dernière. En outre, le choix des acteurs pour jouer l’ami du fils de Doherty m’a semblé peu crédible. En effet, la version « âgée » était représentée par un acteur Afro-américain, alors que la version « jeune » me paraissait ne rien avoir d’Afro-américain. Du coup, voir les deux versions m’a un peu surprise.


Quoi qu’il en soit, je ne regrette absolument pas d’avoir visionné cette conclusion. Cold Case gardera toujours une place dans mon cœur de sériephile. Maintenant, la boucle est bouclée, Cold Case est elle-même devenue un Cold Case, mais un Cold Case qu’on n’oubliera pas sur une étagère poussiéreuse. Et pour les déjà nostalgiques, voici le très bon dossier réalisé par le site AlloCiné sur Cold Case :

http://www.allocine.fr/article/dossiers/series/dossier-18591505/

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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28 mai 12

COLD CASE, EPISODE 7*17, "FLASHOVER"

Ce que j’en ai pensé…

 

 

(diffusion française)



"Flashover" fait partie des épisodes marquants de la saison 7 de Cold Case à mes yeux. Tout simplement parce qu’il était centré sur le personnage de Nick Vera. D’habitude, Nick représentait le bon coéquipier, le flic apportant sa touche d’humour par-ci, par-là. Le mec sympa, drôle, le flic de la vieille école sachant se montrer grinçant et capable d’envoyer bouler les méchants et les suspects avec des répliques cinglantes, voire parfois à la limite de l’insulte.


Ici, l’épisode cassait avec cette image habituelle de Vera en le montrant sous un registre plus grave et émouvant. L’inspecteur apparaissait mal en point physiquement mais surtout psychologiquement. Vera devait faire face à ses démons et les conséquences funestes d’une attitude qu’il avait eue autrefois. On n’avait jamais eu l’occasion d’avoir un véritable Nick centric. On savait juste quelques détails sur son passé, sa vie privée, mais ils avaient été saupoudrés de façon modérée au cours des saisons. Nick faisait partie des personnages principaux, mais je le trouvais moins exploité que Lilly ou Scotty, par exemple. Cet épisode lui rendit donc honneur. Un épisode dur, cruel, mais touchant. Nick avait compris qu’il avait commis une erreur et qu’à cause de lui, un homme innocent avait injustement succombé. Sentiment de culpabilité exacerbé quand on sait que Nick avait renvoyé le frère de l’innocent sur les roses alors que celui-ci était venu le voir pour lui apporter de nouveaux éléments concernant l’enquête. On avait droit à un flashback dans lequel on voyait Nick dans sa grandeur de flic qui refuse de se remettre en question et qui s’en fout littéralement des autres (du moins, des criminels qu’il a coffrés). Un Nick assez dur, tout de même, dans ce flashback.


codl case flashover 2


A présent, Nick se remettait en question. Il était en proie au doute, à un sentiment d’échec : échec vis-à-vis de l’affaire en question, et échec vis-à-vis de sa vie familiale, quand il revoit son ex-femme et apprend qu’elle est devenue mère. On avait mal pour lui lors de cette scène, parce que Vera réalisait qu’il avait raté quelque chose dans sa vie. Vera montrait sa sensibilité, en confiant à Lilly son rêve de fonder une famille et que ce vœu avait occulté son jugement et l’avait fait condamner Billingsley dès le début de l’enquête, sans chercher à voir plus loin. En ce sens, la scène dans la voiture avec Lilly était très douce. On était pris d’affection pour cet homme qui reconnaissait son erreur, chose qu’il n’est jamais facile de faire.

 

Malgré cette baisse de régime, Nick pouvait compter sur ses coéquipiers. Lilly, Scotty, Will et Kat, mais également Stillman, répondaient présent pour épauler leur camarade, quitte à jouer dangereusement avec certaines limites. C’était touchant de voir cet esprit d’équipe, de famille prendre forme et s’imposer. Chacun s’inquiétait pour l’autre, et je dois dire que j’ai quand même eu une grosse frayeur au message vocal de Nick puis à l’annonce du suicide d’un homme, suicide qui était arrivé à quelques pâtés de maisons de celle de Nick ! On a assisté à une belle complicité unissant cette équipe. Jeremy Ratchford a été très convaincant en homme perdu, au bout du rouleau, se rendant compte de ses actes manqués et faux pas. Au lieu d’oublier, il creuse, affronte la famille qu’il a fait souffrir. Il reconnaît ses limites, en rendant sa plaque et son arme à Stillman. Seulement, il n’est pas seul : l’image de Will le suivant, signe que Nick n’est pas livré à lui-même, sous l’œil inquiet du chef reste une belle image de profonde amitié, tout comme la scène où l’équipe range l’appartement de Nick.

 

Pour finir :

Mes + : Un épisode centré sur Nick/ La complicité enter les inspecteurs/ Le jeu de Jeremy Ratchford

Mes - : Moins de musique par rapport à d’autres épisodes

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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