Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Sériecalement Vôtre
Publicité
8 mai 2012

BANDES ANNONCES (08/05/2012)

 

Ma sélection (non exhaustive) de bandes annonces glanées par-ci, par-là…

 

Rookie Blue

Saison 3

(de retour le 24 Mai)


Mad Men

Saison 5, Episode 5*09, "Dark Shadows"

 

Game of Thrones

Episode 2*07, "A Man Without Honor"


Grey’s Anatomy

Episode 8*23, "Migration"

4 Sneak Peeks


Publicité
6 mai 2012

CRIMINAL MINDS, EPISODE 2*12, "PROFILER, PROFILED"

Ce que j'en ai pensé...


(diffusion en France le 30 Avril 2012)


Un excellent épisode de Criminal Minds (ou CM, ou Esprits Criminels) centré sur l'agent Derek Morgan. Bien que ce personnage ne soit pas mon préféré, dire que je n'ai pas apprécié cette histoire ne serait que mensonge. Ce chapitre nous en apprenait un peu plus sur cet homme plus connu pour son habitude à défoncer des portes lors d'interventions musclées et se jeter sur les suspects en fuite pour les plaquer au sol. Jusqu'à cet épisode, Morgan apparaissait en effet comme le « action man » dans toute sa splendeur : toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin et à botter les fesses des méchants esprits criminels, doublé d'un beau gosse. Le « Profiler, Profiled » a tordu le cou à cette tradition, en nous présentant un être humain qui, sous sa carapace de super héros, cache une profonde blessure, et pas n'importe laquelle. Il est vrai que présenté sous cet aspect, le sujet peut apparaître comme un cliché. Combien de fois a-t-on vu au cinéma et à la télévision des héros se surpassant pour les autres mais qui en réalité, le faisaient pour compenser, renier un manque, un traumatisme, un mal être intérieur ? Certes, on l'a déjà vu maintes et maintes fois. Mais il y avait quelque chose dans l'épisode de CM qui rendait ce sujet particulièrement intéressant et touchant.


D'abord, tout fan de CM qui se respecte ne pouvait ne pas être d'emblée exalté par ce volet, puisque l'un des héros se retrouvait mêlé à une situation sensible. En l'occurrence, l'agent Morgan était accusé du... meurtre d'un adolescent ! Pour ne rien lui faciliter, l'inspecteur chargé de l'affaire, Gordinski, n'était autre qu'un policier qui de toute évidence, avait une dent contre Derek, et ne souhaitait nullement lui accorder le bénéfice du doute. On se délecte devant les piques entre Gordinski et Morgan. Mélangez une accusation injuste et un ennemi borné, et vous obtenez un épisode qui ne peut que ravir les puristes de CM. S'en suit alors une course contre la montre de la part de l'équipe qui doit œuvrer pour innocenter Derek et plus difficile, faire comprendre à la police locale qu'elle se trompe. Tâche qui s'avère plus compliquée quand de un, le responsable de l'enquête est partial, et quand de deux, les indices mènent tout droit à Derek...


CM 1


Criminal Minds a réussi à nous faire partir d'une direction pour nous emmener dans une toute autre, à laquelle on ne s'y attend pas. On commence avec quelques moments de légèreté pour glisser dans la stupeur et les péripéties explosives. Conséquence : on en ressort estomaqué par le décalage entre le Derek dont on découvre le passé et le Derek d'aujourd'hui, celui qu'on connaît depuis le pilote. Pour un secret, celui de Derek en était un. On sent bien que Morgan veut à tout prix éviter de confier certaines tranches de sa vie à ses coéquipiers, et cette volonté est naturelle. Le métier qu'exerce l'équipe l'amène à presque vivre ensemble, et il est donc normal que chacun puisse pouvoir conserver une vie privée (heureusement, d'ailleurs). Morgan se braque, se met sur la défensive, refuse de parler, se dresse face à un Hotch imperturbable et insistant. Au départ, cette attitude paraît suspecte, enfin, ne l'aide pas à l'innocenter de ce qu'on l'accuse. D'ailleurs, même Hotch se pose des questions face à ce silence. Puis au fur et à mesure de la non coopération de Morgan (son refus de se dévoiler), on comprend que s'il a quelque chose qu'il ne veut pas partager, c'est que cela doit être grave. Quand on apprend qu'il a eu un casier judiciaire pendant son adolescence, on en reste surpris, mais on lui pardonne. Après tout, l'important, c'est qu'il ait changé pour devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui.


Bon à ce moment, oui, le personnage principal qui, dans sa jeunesse, ressemblait plus à un diable qu'à un ange, c'est du déjà vu. Heureusement, Esprits Criminels ne s'en est pas arrêtée là. Le traitement de cette trame était bien maîtrisé. Les scènes dans la salle d'interrogatoire entre Hotch et Derek avaient l'air de véritables interrogatoires entre un agent fédéral et un criminel. Hotch voulait connaître la vérité, mais se heurtait à la réaction violente de Morgan qui ne se laissait pas faire aussi facilement et qui l'envoyait presque bouler. De l'autre côté, évidemment, le reste des fédéraux tentait tant bien que mal d'expliquer à Gordinski qu'il y avait sûrement une erreur... Mais les agents sont pris à revers par leur propre compétence, à savoir le profilage. La scène où Gordinski montre à Gideon le profil que celui-ci lui a envoyé lors d'une sollicitation est juste géniale. Le flic énumère point par point les éléments clés écrits par Gideon. Là, par un superbe effet spécial, on voit en arrière plan, sur fond blanc immaculé les deux hommes tout d'abord entourés par une multitude d'autres (représentant la population masculine de Chicago). Au fur et à mesure que le flic énonce les points, le nombre d'individus diminue : ils disparaissent dans un rapide balayage latéral, tandis que ceux qui restent sur l'écran sont rapprochés et le dernier homme n'est ni plus ni moins Derek. Alors là, bien entendu, les agents sortent le discours selon lequel il ne s'agit que d'une description qui doit servir d'aide et non de vérité absolue ou recette à appliquer à la lettre. Je dois dire qu'à cet instant précis, la BAU faisait preuve de mauvaise foi. Je m'explique. Jusqu'alors, on avait toujours vu les agents dresser des profils aux polices locales et bizarrement, une fois un suspect arrêté, l'unité n'avait pas vraiment l'air de vouloir remettre en doute le profil qu'elle avait délivré. Le suspect correspondant parfaitement à la description, il n'y avait pas de quoi revenir sur celle-ci et forcément, le suspect était impliqué d'une façon ou d'une autre dans la vague meurtrière terrorisant les environs. Dans l'épisode sur Derek, celui-ci colle pile poil à l'expertise de Gideon, mais subitement, alors non, il ne faut absolument pas tout prendre pour argent comptant mais au contraire, creuser d'autres pistes... En ce sens, on comprend l'exaspération de l'inspecteur face à ces agents qui renient presque leur propre art dans l'unique but de sauver Morgan. Exaspération qui s'accentue lorsque l'équipe pose des questions sur le directeur de la maison des jeunes, Carl Buford, comme si elle voulait orienter l'enquête vers lui. Exaspération qui monte de deux crans quand Morgan s'échappe de la salle d'interrogatoire (avouez qu'il est doué).


Exit les sarcasmes entre Derek et Gordinski qui ne peuvent pas se supporter, l'interrogatoire d'un Hotch impassible, le profil, le passé de délinquant de Derek et sa fuite, le CM s'engage sur un autre chemin. Derek retrouve en pleine nuit un jeune garçon qu'il a rencontré dans la maison des jeunes de Chicago. Suis-je la seule à penser qu'il n'est pas très sain pour un jeune adolescent de traîner dans la rue en plein milieu de la nuit ?? Cette question aussitôt posée et aussitôt oubliée, nous arrivons à la première scène que j'ai trouvée magnifique. Non pas que les autres étaient sans relief, mais celle-ci faisait partie des plus importantes pour l'intrigue et Derek. Pour l'instant, le seul secret qu'on connaissait sur l'homme était son passé de voyou. Et là, on en découvre un autre, bien plus sombre et terrible. Sur ce coup, Shemar Moore, l'interprète de Morgan, était excellent. Une interprétation toute en finesse. L'homme aborde le jeune (qui voulait lui parler) et commence la discussion comme si c'était une simple discussion entre potes, autour de lancers de ballon de football américain. Un moment de partage léger, mais qui glisse peu à peu à la confession et à la noirceur. Aucun mot brut n'est prononcé, tout est dans la suggestion, et cela rendait la scène forte à mes yeux. Morgan entre dans le sujet en faisant référence aux excursions avec Carl Buford. Une figure qui impose l'admiration et le respect dans le quartier, parce qu'il vient en aide aux jeunes en difficulté pour leur permettre de devenir des hommes droits. Derek l'avait connu lui aussi, et le mentor lui avait appris à jouer au foot. C'est comme cela que Derek avait pu s'en sortir. Ce mentor devenait comme un second père, voire le seul père pour certains de ces jeunes. Un père, un modèle en qui on peut avoir confiance, à qui on peut se confier et qui répond présent. La relation se renforce et pour renforcer cette relation, le mentor emmène de temps en temps ses protégés dans sa cabane. Et là, on comprend tout. Des adolescents paumés qui trouvent refuge dans la maison des jeunes, qui sont pris sous l'aile de Carl, qui partagent des moments de complicité avec lui dans sa cabane, comme un père le fait avec son fils. Derek parle de la cabane, puis dit au jeune qu'au départ, il avait sûrement du ne pas comprendre ce qui se passait, et puis qu'il s'est tu parce que la maison des jeunes, c'était tout ce qu'il avait. Et là, Derek regarde le jeune droit dans les yeux et lui dit que ce que le mentor lui a fait, et bien, Derek Morgan, l'ancien voyou devenu un exemple lui aussi, l'a subi. Mais lui s'est tu, parce qu'il avait peur de tout perdre. Il se trouvait exactement dans le même dilemme que le jeune : parler et perdre toute chance de connaître un meilleur avenir (car qui le croirait ?), et ne rien dire pour s'en sortir. Mais le jeune ne doit pas avoir peur ni se taire, mais au contraire, parler. Les termes abus, viol ne sont, certes, jamais prononcés, mais on en ressort avec le même sentiment de choc, révolte, dégoût envers ce mentor qui a profité de l'aura qu'il dégageait et de la confiance de ses protégés pour leur volet leur innocence. Au cours de la discussion, Morgan réalise l'identité du véritable assassin qu'on recherche depuis le début de l'épisode. Et qui n'est autre que... ce mentor, Carl Buford, tant apprécié de la communauté. Et là, c'est le moment de vérité, le moment de l'affrontement entre Derek et ce monstre qui a brisé une partie de lui et d'autres jeunes.


CM 2


Derek Morgan va enfin regarder Buford droit dans les yeux. Il est temps de mettre derrière les barreaux cet imposteur, ce traître, et la scène de confrontation entre les deux est magnifique. Il aura fallu que Derek soit accusé d'un assassinat pour qu'il se réveille et ose à son tour, parler. Je pense qu'il n'aurait jamais franchi cette étape et serait ainsi toujours resté (enfin, pour encore une longue période) dans le silence s'il n'y avait pas eu ce quiproquo. Derek a compris qu'il n'était pas trop tard pour se libérer de ce fardeau, même s'il y avait prescription. Il choisit de combattre ce démon pour protéger les jeunes et surtout, pour se défaire de cet incommensurable poids. Shemar Moore était dans l'émotion et la fureur, face à cet individu malsain qui ne voulait rien lâcher et ne voyait pas le mal de ses actes. On sentait la vulnérabilité de Morgan, sa souffrance enterrée dans son être mais toujours présente, mais aussi sa volonté et motivation sans borne à poursuivre des types comme Carl, chose qu'il n'a pas pu faire avec Carl. On voyait le masque du « action man » tomber. Et le fait que CM propose un duel entre Derek et Buford sans la présence des autres était judicieux. Ce choix ne faisait que renforcer l'intensité de la scène et de l'histoire. CM aurait pu nous servir une intrigue où finalement, c'était l'équipe qui découvrait le secret et arrêtait Buford. Par exemple, Derek aurait pu craquer et se dévoiler à son équipe qui aurait ensuite trouvé le moyen de stopper Buford. C'était bien pensé de proposer un face à face entre la victime et son bourreau. On rentrait en quelque sorte dans l'intimité de Derek, on affrontait avec lui l'agresseur, on ressentait le flot d'émotions qui traversait Derek. Heureusement, Buford a fini par se faire arrêter par le même policier qui voyait Derek comme seul coupable. Le moment où le représentant de la loi passe devant Morgan est touchant. Gordinski a réalisé l'horreur qu'a traversée Derek et son erreur. Il reste abasourdi, dégoûté par la vérité, et surtout par le fait que ce soit celui que tout le monde voyait en bienfaiteur qui soit le vrai meurtrier. Gordinski ne s'excuse pas verbalement, parce qu'il ne sait pas quoi dire. Que dire face à cet état de fait ? Il ne dit rien, mais son regard suffit amplement, et peut-être que cette absence de parole accentue son sentiment de gêne. Peut-être même que le fait que les scènes Derek/le jeune et Derek/Buford se déroulent pendant la nuit font écho à la noirceur de l'intrigue ? En une ligne, un brillant, obscur et émouvant épisode contrebalancé par quelques pointes d'humour qui restera dans les annales de Criminal Minds.


Conclusion :

Mes + : L'intrigue et son traitement/ L'interprétation de Shemar Moore/ La scène de la fusée avec Reid, JJ, Garcia, Prentiss et Hotch

Mes - : Certains membres de l'équipe un peu en retrait, mais en définitive, chose nécessaire sinon l'intensité de l'intrigue en aurait été desservie


Sériecalement Vôtre,

VK

3 mai 2012

COLD CASE, EPISODE 7*14, "METAMORPHOSIS"

Ce que j'en ai pensé...


Episode diffusé en France le lundi le 30 Avril 2012

 


Cette fois-ci, Lilly Rush s'octroyait une petite plongée dans le monde fermé du cirque pour enquêter sur la mort, survenue dans les années 70, d'une étoile montante du chapiteau, Mia. Celle-ci avait été déclarée morte à la suite d'une chute alors qu'elle s'apprêtait à effectuer son numéro, Métamorphose, perchée à plusieurs mètres du sol et retenue par des draps de soie.


L'enquête était intéressante et agréable à suivre. Cold Case s'invitait dans un univers peu exploité à la télévision et qui émerveille les petits de 7 à 77 ans. L'épisode du 30 Avril présentait des personnages atypiques: une lanceuse de couteaux faisant du charme à Nick, un patron de cirque de taille modeste et son acolyte à la carrure bien plus imposante, jouant la comédie à la perfection. D'ailleurs, j'ai été surprise par l'identité de l'assassin. Globalement, j'ai apprécié l'investigation.


cold case 2


Maintenant, passons au hors enquête. Alors que l'affaire m'avait plue, l'intrigue sur Lilly Rush et Moe Kitchener (en photo ci-dessus) m'a, à l'inverse, rendue moins enthousiaste. Elle a été traitée d'une façon bien trop rapide et frustrante. Rappelons tout d'abord la relation entre Lilly et Moe avant de nous étaler sur l'épisode du lundi soir. Dans le final en deux parties de la saison 6, Lilly et ses coéquipiers avaient du se pencher sur la mort d'une cadette de l'école militaire de Pennsylvanie. Cette jeune femme, Kate Butler, avait été la première fille à intégrer cette école militaire. Evidemment, son passage dans l'académie s'était accompagné de jalousie de la part de ses camarades masculins, d'autant plus qu'elle faisait partie des meilleurs cadets. Moe, quant à lui, était un des responsables de cette école. Lilly découvrait ensuite la vérité: un camarade de Kate, dans un accès de colère mêlé à la jalousie l'avait assommée, en provoquant son décès par la même occasion. Il avait ensuite avoué son geste à l'officier Moe qui, pour ne pas ternir la réputation de l'institution, avait caché le corps de la victime et l'arme du crime dans une cantine avant d'enterrer le tout dans un cimetière, se rendant ainsi complice. Au cours de l'enquête, Moe avait suivi la voiture de Lilly et l'avait poussée dans le fleuve. Heureusement pour Lilly, elle avait survécu à cet accident.


La saison 7 s'intéressait donc aux conséquences de cette tentative de meurtre sur Rush. Le début voyait une Lilly révoltée quand le juge fit relâcher Moe contre caution, malgré les preuves flagrantes. La justice n'avait nullement été rendue à Lilly qui développa rapidement une obsession malsaine pour Kitchener. Par malsaine, comprenez qu'au fur et à mesure que les épisodes se suivaient, les scénaristes nous montraient une Lilly épiant les moindres faits et gestes de Moe. Elle manigançait pour l'empêcher d'avoir un prêt ou quelque chose de cet ordre, puis elle l'observait en train de boire dans un bar et appelait la police pour signaler une future conduite en état d'ivresse, puisque Moe, en effet, s'apprêtait à prendre sa voiture alors qu'il n'était pas vraiment en état. De courts extraits sur une Lilly cherchant presqu'à provoquer Moe, à saisir le moindre écart de conduite pour lui nuire avaient été distillés au début de la saison 7, sur plusieurs épisodes. Oui, Lilly voulait détruire Moe, parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi il était en liberté après tout ce qu'il avait fait. Il n'était pas question de lui rendre la vie facile. Une Lilly trahie par la justice qu'elle rendait tous les jours aux victimes, institution qui, aujourd'hui, la laissait tomber. Une Lilly obsédée par Moe et qui, à force de le suivre, s'engageait sur un terrain dangereux. Moe avait entretemps porté plainte contre elle, mais elle continuait ce jeu qui pouvait lui coûter sa carrière, et apparemment, c’était le cadet de ses soucis face à cette injustice.


Pendant plusieurs épisodes, on avait pu suivre les tourments de Lilly, tourments qui prirent fin dans l'épisode 13, sur le jeune taggueur. La scène finale offrait une vision effrayante: Moe, assis dans sa voiture, la tête ensanglantée sur le volant, mort. Il avait été tout simplement abattu. Et là, on était angoissé. Lilly était-elle passée à cet acte irréversible qui la conduirait en prison ? On se doutait bien que non, sinon la série n’aurait plus eu de sens. Mais il était toujours intéressant de voir comment Lilly allait vivre et se sortir de cette grave situation. C'est alors que la vérité éclatait dans l'épisode du 30 Avril. Une affaire traitée à la va-vite, pas assez exploitée comme l'avait été ce jeu du chat et de la souris entre Lilly et Moe depuis le premier épisode de la saison 7. Alors que ce duel s'était étalé sur plusieurs épisodes, pour insister sur l'état d'esprit de Lilly et la satisfaction de Moe à la pousser dans ses retranchements (à noter l’impeccable interprétation de Daniel Baldwin en Moe : les regards, les sourires provocateurs, tout y est), sa conclusion n'avait droit qu'à 3-4 scènes dans le volet « Metamorphosis ». Autrement dit, on en ressortait avec un profond sentiment d'inachevé.


On avait l'impression que Cold Case avait fini par s'ennuyer de cette histoire et s'était dépêchée d'y trouver une fin pour s'en débarrasser et passer à autre chose. J'aurais nettement souhaité que cette affaire se conclue en au moins deux épisodes au lieu d'un, afin de rester dans la continuité de la durée de l'installation de cette intrigue. Or ici, on voit un Moe mort, une Lilly choquée par la nouvelle, un interrogatoire de Lilly par les inspecteurs chargés de l'enquête et finalement, l'aveu du père de Kate qui se trouve être le véritable assassin. Alors me direz-vous, au lieu de critiquer sans cesse, qu'est-ce qu'on aurait pu faire? Une question bien naturelle, je vous l'accorde. Avant de commencer ma réponse, faisons une parenthèse sur la loyauté de Scotty Valens envers Lilly. Le jeune inspecteur n'hésite pas une seule seconde à lui offrir un alibi (il était « passé » chez elle pour lui remettre un dossier), sans même lui poser de questions. Bien sûr, l'alibi est caduque, dans la mesure où il ne peut prouver la présence de Lilly chez elle au moment du meurtre. C'est la situation délicate où Lilly était seule à son domicile, mais personne, à part ses chats, ne peut le confirmer. Or les chats ne sont malheureusement pas doués de la faculté de parler... Donc comment aurait-on pu faire durer cette conclusion sur deux épisodes ? On aurait pu terminer le volet du 30 Avril sur un Stillman et les inspecteurs chargés de lever le voile sur la mort de Moe annoncer à Lilly qu'elle était suspendue, parce qu'ils avaient découvert que celle-ci avait menti sur son alibi (cf. la visite de Scotty chez elle). Ainsi, non seulement ce faux témoignage aggravait la situation de Lilly et la rendait encore plus suspecte, mais également mettait Scotty en danger pour sa participation à ce mensonge. Dans l'épisode d'après, Lilly aurait été cuisinée par les affaires internes, ainsi que Scotty (il aurait même pu être accusé de complicité). La presse aurait eu vent de l'affaire, puis publié un article, du genre « un inspecteur de police impliqué dans le meurtre d'un officier de l'armée ». Le père de Kate, Hank, aurait lu l'article et c'est à la suite de cette lecture qu'il se serait livré et aurait révélé la vérité. A la fin, Lilly et Scotty auraient été blanchis avec, cependant, un avertissement. Oui, ce serait injuste qu'ils s'en sortent sans rien alors qu'ils ont commis une grave erreur. Je n'aime pas quand on pardonne tout et n'importe quoi aux héros : il faut savoir assumer les conséquences de ses actes. On ne peut pas tout se permettre, même pour la bonne cause. Cela aurait pu tenir sur quelques scènes partagées entre deux épisodes se juxtaposant, tandis que le reste de l’équipe se penchait sur une ancienne affaire. Ou alors, deuxième proposition : on aurait pu, à la suite du quatorzième volet, consacrer le suivant sur la résolution du meurtre, en reprenant les codes de Cold Case, et développer l’histoire. Par flashbacks, Lilly et Hank Butler auraient été suspectés, mais les enquêteurs auraient découvert qu’une autre personne avait elle aussi des comptes à régler avec Moe, et aurait pris des mesures draconiennes pour mettre fin à ce différent. L’espionnage de Lilly n’aurait été qu’une pure coïncidence. Les enquêteurs auraient pu rester sur leur position (Lilly est la coupable), et ce seraient les collègues de la jeune femme qui auraient étudié les autres pistes en solo pour découvrir le fin mot de l’histoire, avec un arc narratif habituel de la série. Ce n'est pas tant la nature de la conclusion que je remets en question, mais plutôt son dosage dans les épisodes. Quand vous regardez, par exemple, six épisodes dans lesquels on vous présente une intrigue secondaire centrée sur un personnage, et que la fin de l'histoire ne dure qu'un épisode, vous en ressortez forcément un peu déçu, parce que vous auriez préféré une fin moins rapide, moins abrupte. C'est en tout cas mon opinion. Evidemment, il ne s'agit pas non plus de faire traîner les choses sur vingt chapitres, mais de rester logique dans la durée de l'introduction, l'élément déclencheur, les péripéties et la fin.

 

cold case 3


Mis à part cette affaire Moe, j'ai apprécié la relation entre Scotty et Lilly. Scotty lui apporte son soutien indéfectible alors qu'il serait parfaitement en droit de se poser des questions sur l'implication de Lilly dans le meurtre. Mais il est difficile d'imaginer la personne avec laquelle vous faites équipe depuis tant d'années pour rendre justice aux victimes oubliées devenir tout d'un coup un meurtrier. Scotty est présent pour Lilly alors que lui-même doit faire face à un drame ayant touché sa mère. Et Lilly, elle, accepte d'aider Scotty le jour où il aura besoin d'elle. La scène dans laquelle ils se confient l’un à l’autre autour d’une bière est d’une force et d’une tendresse qui prouvent leur profonde et sincère amitié. De même qu’ils se soucient l’un de l’autre, ils n’en oublient pas leurs coéquipiers et sont là pour eux, comme Scotty qui est venu chercher Nick dans un bar alors que ce dernier était dans un piteux état.

 

 

Conclusion :

Mes + : Un Cold Case dans l'univers du cirque/ La relation entre Lilly et Scotty/ Scotty buvant sa bière avec son blouson et son sweat à capuche
Mes - : Un meurtre de Moe trop vite élucidé

 


Sériecalement Vôtre,
VK

<< < 1 2
Sériecalement Vôtre
Publicité
Publicité
Derniers commentaires

   

Publicité