Sériecalement Vôtre

22 févr. 15

[FAN FICTION] PERSON OF INTEREST, "PERIPLE INATTENDU"

 

POI 2

 

Bonjour,

Voici une fan fiction que j'ai écrite sur la série Person Of Interest.

Titre : Périple inattendu.

Sysnopsis : Une simple promenade en ville ne le reste jamais vraiment quand elle est troublée par l'homme en costume.

Liens :


21 févr. 15

PARIS

 

Paris

 

Essai réussi pour Arte. J’étais déjà tombée sous le charme d’Ainsi soient-ils, j’étais curieuse de découvrir Paris, et je n’ai pas été déçue. La série propose une plongée de courte durée dans le quotidien de plusieurs protagonistes évoluant dans la belle ville de Paris. La série chorale fonctionne sur le même principe que les films Babel et Collision, avec une galerie de personnages venus d’horizons socioéconomiques très divers qui s’entrechoqueront à un moment ou un autre. Ainsi voit-on défiler un voyou endetté rêvant d’évasion, un chanteur transexuel, des chauffeurs de bus, un procureur, un premier ministre aux portes du scandale, une ancienne droguée… La série a réussi à présenter ces personnages, à les rendre attachants (j’ai adoré le panache de Cathy Penmarch et la crise d'Yvon), à nous pousser à vouloir découvrir ce qui les relient/vont les relier les uns aux autres, grâce à une vitesse de croisière modérée et un croisement habile des histoires.

 

Contrairement à ce qu'évoque son titre, Paris n’est pas du tout le personnage principal. La série ne propose guère un voyage dans les lieux symboliques et pittoresques de la ville, ce n’est pas un étalage chauvin de la capitale. L’histoire aurait très bien pu prendre place à Lyon, Bordeaux ou n’importe quelle autre grande ville de France (ça aurait été tout aussi charmant). Paris n'est qu'une toile de fond, les lieux plus ou moins célèbres montrés servent l'histoire. C’est une série sur des personnages qui se trouvent à un carrefour de leur vie, qui aspirent à un nouveau bonheur, qui dissimulent des failles et des secrets. Il y a aussi de l’hypocrisie et de la faiblesse. Comme lorsque le premier ministre succombe à la tentation d’utiliser Cathy pour redorer son blason au lieu de lui avouer la mort de son fils militaire, et plus tard, se sépare sans vergogne de son bras droit pour ensuite le rappeler en pleine nuit quand il a à nouveau besoin de lui, ou elle pour être exacte. J’ai bien aimé la décision de cette collaboratrice qui décide alors de penser d’abord à elle et non plus de se dévouer corps et âme comme elle l’a fait depuis des années, pour ne recevoir qu'ingratitude. On a aussi à travers ce ministre et son ami procureur, de manière discrète, une image peu reluisante du pouvoir. Cet univers semble, dans les fictions, ne jamais trouver la grâce… à part dans Borgen (excellente série danoise). J’ai en outre trouvé bien construit le passage du pistolet entre les mains des personnages. Les cheminements des protagonistes sont ce que j’ai retenu de la série. Egalement une belle musique avec un morceau récurrent tout au long de la série, et un générique agréable et créatif pour introduire les épisodes.

 

Les deux points que je regrette résident dans le développement de certains héros et les séquences finales de la série. Pour le premier, Leïla et Mansour m'ont paru plus en retrait que les autres. Un arc sommaire sur Mansour et son ami blessé gisant devant sa porte aurait été bienvenue. En outre, Mansour quitte son appartement tel un homme en situation de danger extrême et somme sa femme de rester là où elle est et de l'attendre. Etrangement, le jeune homme reste dans Paris, on n'en sait pas plus, l'intrigue est mise en sourdine. Pour le deuxième point, les séquences de fin : je les aurais souhaitées un peu plus développées. Que l’on quitte Leïla sur une scène avec son mari et leur nouveau-né (ou alors qu'on ait au moins une courte conclusion par rapport aux éléments décrits plus hauts), que l’on ait une image de Cathy et Yvon (ensemble dans la douleur ou ayant atteint le point de non-retour). Le plan sur le procureur Lanvin et Alexia traversant, heureux d’être ensemble, les champs Elysées, bien que d’un romantisme cliché, était grisant et finalement, c'était la scène la plus adéquate pour conclure Paris.

Malgré ces légers détails, Paris s’ajoute à la liste des séries qui prouvent que la fiction française connaît un renouveau et sait se défendre.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

06 févr. 15

WEB-SERIE "VESTIAIRES LIBERES"

 

vestiaires

 

Amateurs de web-séries, voici, si vous ne la connaissez pas déjà, "Vestiaires libérés" : voir les épisodes

Il s'agit de la web-série de "Vestiaires", programme court autour du handicap que vous avez déjà pu voir sur France 2.

Réalisé par Maxime PotheratFeaturing Nicolas Martinez, Sébastien Lalanne, et l’équipe de “On habite au 65”.

 

Sériecalement vôtre,

VK

 

 

 

 

Posté par VK Serie à 21:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

19 déc. 14

PROFILAGE, SAISONS 4 & 5

 

profilage guerre

 

J’ai globalement préféré la saison 4 à la 5. Niveau enquêtes, j’ai trouvé certains épisodes de la saison 5 un peu confus, des éléments n’étaient pas clairs pour moi, des affaires m’ont moins captivée alors que chaque épisode de la 4 était excellent.

Je garde encore en mémoire :

- Le militaire sniper en série (tiens, une femme commandant des forces spéciales, ça existe ??).

- Le pétage de plomb du commandant Garrel. Un personnage secondaire bad boy autodestructeur qui m’a plu. Entre nous, je doute qu’il soit vraiment mort.

- Le tueur en série du cirque, et ses dents…

- L’épisode « cold case » : sérieux, même la scène finale avec la musique + la silhouette de la victime s’effaçant + les versions présentes et passées des protagonistes (et petite parenthèse pour dire que j’aimais beaucoup Cold Case). A regarder aussi pour le repas de famille chez les Courtennes, avec une mère qui ferait fuir Bree Van de Kamp^^.

- La fin de saison avec le retour de la mère de Chloé (et la confirmation de l’une de mes théories : saison 3).

- La chanteuse martyrisée par sa belle-mère.

- L’épisode sur fond d’après-guerre, très réussi niveau costumes. Dommage qu’on n’ait pas « vu » Vanessa Valence et Raphaël Ferret en 1945.

- La femme battue qui ne l’était pas vraiment : j’ai eu peur lors de la 1ère chute que ça allait se terminer là, mais Profilage nous a surpris. Un très bon épisode original sur un sujet grave.

- Le jeune homme schizophrène abusé par son propre frère pour payer son crime à sa place. TF1 l’avait projeté en avant-première dans sa « tour », dont vous pouvez lire le résumé.

- Rocher inscrit malgré lui en solitaire cherchant l’âme sœur.

- Les confrontations équipe / IGS pour le jeu de lumières + les fantasmes d’Hyppo en plein interrogatoire (« fais-moi l’amour comme une bête », « lieutenant Kancel, vous n’y pensez pas ?!? » m’ont bien fait exploser de rires).

- La naissance de la relation Chloé/Lilly.

Bref, j’avais adoré chacun des épisodes. Un sans-faute (ou suis-je aveuglée par ma passion ?).

 

profilage rocher

 

Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que j’ai détesté certaines enquêtes de la saison 5. J’ai juste des interrogations :

- Dans l’épisode où Chloé revoit l’homme atteint d’asperger qui l’avait côtoyée dans l’hôpital psychiatrique en saison 3 : il me semble que cet homme avait beaucoup de mal avec les contacts physiques, regardez comment il salue son fils. Du coup, comment a-t-il pu avoir des relations physiques avec la mère ? C’est possible, mais disons qu’il y a un énorme écart entre serrer la main de son fils et concevoir un enfant (ou ai-je raté qu’il a été drogué ?)…

- Dans le volet où la tueuse tire sur les gens sur un coup de dé : vous allez me prendre pour une folle, mais je bloque toujours sur son frigo rempli d’œufs. Pourquoi y en avait-il autant ? Est-ce qu’elle s’est dit un truc du genre : « si ça tombe sur 6, j’achète tous les œufs du rayon » ? Son comportement était irrationnel dans le sens où toutes ses décisions dépendaient du dé, pour autant, je comprendrais plus qu’elle dévalise des magasins de vêtements qu’un rayon d’œufs…

- Il y a aussi eu le grand retour de Louise, mais bizarrement, je m’attendais à un come back plus explosif. Parce qu’à partir du moment où elle partait en cavale avec Adèle (enfin, plutôt Adèle entraînant Louise dans son road trip), son plan dépendait plus de la situation que de sa propre volonté. Elle ne pouvait pas vraiment maîtriser un minimum les évènements, contrairement à son plan de profiter de la détresse du prof de Chloé pour le pousser à commettre des meurtres et les mettre sur le dos de Chloé. Par conséquent, son plan en paraissait moins machiavélique et pensé, c’en était presque de l’improvisation. Et moi, j’imaginais plus de cette furie.

- Je regrette en outre le fait qu’on n’ait pas eu plus de scènes de retrouvailles entre Chloé et sa mère. Certes, on a compris le bonheur retrouvé avec la scène sur la plage au tout début de la saison (ça m’a rappelée la scène finale de l’épisode « A perfect Day » de Cold Case, pour les thèmes retrouvailles mère/fille et plage). Seulement voilà, la fausse mort de la mère de Chloé était un élément majeur. A part quelques apparitions, la maman ne faisait pas grand-chose. La vie reprenait son cours comme si de rien n’était, alors que c’était tout le contraire. Ce n’est pas rien de retrouver sa mère qu’on croyait morte après autant d’années et de secrets. J’aurais souhaité aussi une scène Chloé+sa mère+son père, parce que cette famille a été en partie détruite.

 

Profilage 7

 

- Adèle : le personnage sur lequel je reste mitigée. Elle m’avait fait bonne impression dans la saison 4 : rebelle, solitaire, asociale, directe et brillante. Son interrogatoire de la femme du préfet : « quel est votre revenu ? » « bon, on va dire, inférieur », m’avait fait trop rire. Des points communs avec Chloé, mais une réaction face au monde qui l’entoure différente. A bien des égards, Adèle est un reflet « sombre » de Chloé : plus agressive, moins pimpante vestimentairement parlant, repliée sur elle-même, sur la défensive alors que Chloé s’est ouverte. Encore souvent un peu gauche, mais elle fait des efforts.

Quid d’Adèle dans la saison 5 ? Toujours borderline et ne faisant confiance à personne. Mais pour moi, elle flottait, elle n’arrivait pas à trouver sa place dans la société, ce qui reste dans le prolongement de sa personnalité. En fait, contrairement à la fin de la saison 4 où elle apportait sa pierre à l’édifice (enquête + sauvetage de Chloé), ses actions ont été moins significatives dans la saison 5. Sauf dans une certaine mesure lors de sa virée avec Louise. Mais là encore, la pertinence et la violence de son initiative restent floues pour moi. Adèle avait l’air d’improviser totalement, obéissant uniquement à sa vision, puis déstabilisée par Louise, tandis que cette dernière me paraissait beaucoup plus posée. J’aurais voulu aussi que le mystère sur sa sœur jumelle soit résolu, ou qu’il y ait une piste qui l’envoie enquêter ailleurs. Je vous avoue qu’à un moment, j’ai cru que Louise était sa sœur, avant de me rappeler qu’il s’agissait d’une sœur jumelle… Quoi que Louise aurait très bien pu se transformer grâce à la chirurgie esthétique…

A côté de cela, ce qui m’a le plus décontenancée, c’est la relation Adèle/Rocher prenant la direction d’une relation entre amants d’une nuit. Je voyais davantage Rocher en figure paternelle, apportant à Adèle une parenthèse de stabilité, qu’en coup d’un soir. Je voulais qu’il résiste car Adèle n’avait pas forcément les idées claires. Enfin, Adèle étant Adèle, elle reste un personnage à part… Reviendra-t-elle après le départ de Saint-Laurent pour assurer la relève, cette fois-ci, plus assagie ?

 

Profilage 3

 

- Fred Kancel : Euh… Comment avez-vous osé ??? Je commençais à apprécier la part qu’elle prenait dans les intrigues feuilletonnantes. Bon, ok, presque toujours en lien avec Hyppolite, mais ça prenait de l’épaisseur. Alors qu’on aurait pu avoir un développement des séquelles physiques et psychologiques de son kidnapping, voilà qu’on y met un terme de façon radicale. Je voulais en savoir plus, sur son alcoolisme, sa mère (wow, madame Kancel n’a pas froid aux yeux !!)… Egalement la voir plus lors d’interrogatoires, en duo avec Rocher et/ou Saint-Laurent, sans casser le tandem Rocher/Saint Laurent. Voilà, juste un regret sur les possibilités d’histoires qu’aurait pu vivre ce personnage.

Sinon, j’aime bien la réaction face à Roze que les scénaristes nous ont montrée : humaine. Ma réaction à chaud fut de regretter que Fred, dans un élan de volonté féroce de survie et ce, malgré ses blessures, ne se soit pas redressée et jetée sur Roze pour se battre. Sursaut tout à fait crédible : en tant que flic, elle avait les moyens de réagir et se défendre face à un assaillant. Je regrettai de l’avoir vue en situation de supplication et non d’affirmation/de lutte. En y réfléchissant le lendemain, je me suis dite qu’en définitive, c’était pas si mal non plus. On avait eu une réaction d’un être humain désorienté, terrorisé dans un contexte d’extrême violence. Même en ayant reçu une formation pour faire face à des situations périlleuses, on n’en est pas pour autant immunisé. Cette réaction rendait Fred encore plus touchante, et la situation encore plus déchirante.

 

Il y a des épisodes que j’ai vraiment appréciés : l’affaire avec l’allemande, que j’ai trouvée originale puisqu’on n’avait pas le schéma traditionnel cadavre + investigation ; le serial killer tuant les modèles de virilité (punaise, Rocher a failli y passer ! je me disais bien que le jeune était « bizarre », j’ai même envisagé qu’il était homosexuel et essayait de draguer Rocher) ; l’épisode avec le casino/l’asperger, sur le modèle du reportage TV. Pour ce dernier, rien d’extraordinaire, mais c’était plaisant de voir une autre façon de tourner l’épisode. Surtout, les répliques et pitreries d’Hyppolite, et la scène trop classe de la sortie de voiture ! Pour l’épisode Eyes Wide Shut, à la vue du château et du marquis de Saade, on pressentait déjà que ça allait tourner Eyes Wide Shut. Un peu trop ressemblant. Même si l’énigme des œufs m’a marquée, j’ai bien aimé le retournement de situation dès le début de l’épisode avec Julie Gayet : on s’attendait à une enquête sur la fusillade dans la fac (y avait-il un complice qui s’était échappé ?), finalement, on avait une affaire à 360°. Le premier volet de la saison 5 différait par son côté secte à l’intérieur même d’une famille. Et que dire du final, joyeux pendant deux secondes, puis stressant, triste, pervers et cruel, mais aussi léger grâce à la présence d’Esra.

 

Profilage 4

 

Sans entrer dans les détails, Profilage reste pour moi une série française de très bonne qualité, au niveau des enquêtes, de la réalisation, des intrigues feuilletonnantes qui concourent fortement à nous faire aimer les personnages. On sent qu’il y a quelque chose de différent. Bien sûr, on revoit dans Profilage des mécanismes qu’on a déjà vus dans d’autres films/séries. Toutefois, c’est bien exploité dans Profilage : ça se marie bien avec l’enquête du jour. Par ailleurs, on ne va pas cracher dans la soupe : ces procédés ne nous ont pas dérangé avant, pourquoi ça commencerait aujourd’hui, juste parce que c’est une série française ? Les histoires sont bonnes, non ?

 

On sent aussi que plus la série avance, plus elle devient sombre, même « gore » dans le sens où les assassins ont des motivations/problèmes psychiatriques très inquiétants/graves et où les modus operandi sont effroyables. Certains suivront, d’autres préfèreront revenir aux bases : des enquêtes coriaces, de la folie douce et du comique. Pour ma part, j’adhère jusqu’ici. Par moments, Profilage se rapproche beaucoup d’Esprits Criminels, autre série dont je suis fan. S’il devait y avoir un crossover US/France en matière de séries, un mélange Profilage/Esprits Criminels serait loin d’être absurde. Imaginez le topo : des meurtres en série aux US, à Washington DC, puis traversée de l’Atlantique parce qu’on retrouve des cas similaires à Paris. Pour satisfaire mon imagination et parce que j’adore ce personnage, Emily Prentiss arriverait de Londres pour retrouver le BAU + Chloé & co. à Paris car Londres est également touchée (un serial killer diplomate ?). Et hop, on se ferait 3 capitales en 3 épisodes ! Et bien sûr, Hyppolite rencontrerait son homologue Garcia, lol. Soit ça, soit un crossover Crossing Lines/Profilage, vu qu’on a souvent des affaires de meurtriers en série dans Crossing Lines et que ce serait plus facile pour cette série de tourner à Paris.

 

Plus sérieusement, Profilage s’obscurcit tout en gardant des moments de légèreté (heureusement !). La pente avait été amorcée en saison 4, elle s’accentue dans la 5. On avait vu Saint-Laurent se pendre et à cette époque, je me disais « wow, mais où est-ce qu’on va ?? c’est quoi, ce cliffhanger déprimant ? ». Quand je vois le dernier épisode de la saison 5, et qu’on sait qu’Odile Vuillemin partira à la fin de la 6, j’ai vraiment peur pour ce prochain cru. Je m’attends à tout : Hyppo en prison car jugé coupable de l’exécution de Roze, limite alcoolique/drogué avec des problèmes d’anger management, ayant des hallucinations sur Fred ; Rocher paraplégique (les ciseaux m’avaient l’air bien plantés entre deux vertèbres…), reniant son amitié avec Chloé (pour un temps au moins) ; Chloé folle, faisant une fusillade en pleine DPJ et abattue par le GIPN/GIGN…  

 

Profilage 2

 

A coup sûr, la vie des personnages qui restent et leur relations ne vont plus du tout être les mêmes dans la future saison. Pour Hyppolite, le changement de registre est prometteur, voire le cas le plus intéressant. Jusqu’ici abonné aux situations comiques, il (plutôt son interprète) va pouvoir exceller dans le dramatique, montrer toute sa douleur après la perte de Fred. Quelque chose s’est brisée en lui et il ne va certainement pas ressortir des vannes aussi tôt. Alors oui, ça va être un peu difficile de ne plus voir Hyppo dans son registre habituel, mais le personnage ne stagnera pas dans un seul thème. J’attends de voir une nouvelle facette de ce protagoniste. Déjà, quel regard de tueur quand il se retourne et voit Roze !

Pour continuer avec Hyppolite, et en même temps reparler de Fred, j’ai bien ri à sa réaction en apprenant qu’il était père (le mec qui met un siècle à capter et s’évanouit…), j’ai pesté quand il a annoncé son mariage avec Jess, une femme qu’il n’aime pas. Non mais, franchement, Hyppolite, tu nous as fait quoi, là ?! J’étais contente quand Fred et lui se sont mariés, et je suis restée sans voix au décès de Fred. J’ai pensé : « non, elle va juste s’évanouir à cause de la douleur et on la reverra à l’hôpital l’année prochaine ». Quand j’ai vu qu’elle avait les yeux grands ouverts, ça a été le choc. Et c’est là qu’on se rend compte que mine de rien, on s’est attaché à ce personnage. J’ai également trouvé que c’était atroce de les avoir maintenus mari et femme pendant cinq minutes. Ne pouvait-on pas les laisser heureux pour un épisode entier ?? Et the one million dollar question : c’est qui, ce « la » dont parlait Hyppo en disant « je vais la retrouver » ? Une enfant abandonnée ?

Encore une fois, triste que Fred ne soit plus là. Longtemps, Hyppolite et elle me faisaient penser au duo Ryan/Esposito de Castle (on en revient toujours aux comparaisons avec les US…) : un tandem en retrait par rapport à un autre fort, et qui se démarquait par la touche de légèreté qu’il apportait. Vers la saison 4, le couple Fred/Hyppolite commençait à gagner du terrain, et je voyais cette tendance s’accentuer dans la saison 6. Et vlan, je me retrouve l’herbe coupée sous le pied…

Pour Chloé, comme mentionné plus haut, je crains beaucoup pour elle. Connaîtra-t-elle le bonheur un jour ? Après la « mort »  de sa mère, son père interné, Louise, la disparition de Pérac, le secret du juge, sa fausse couche, sa relation dangereuse avec Garrel, sa tentative de suicide, j’espérais qu’elle trouverait enfin la paix avec le retour de sa mère et l’arrivée de Lilly. Et voilà qu’elle devient schizophrène et qu’elle poignarde Thomas !! Faudrait peut-être arrêter de la malmener, non ? J’en profite pour saluer le jeu impressionnant d’Odile Vuillemin. Excellente en : comique, délurée, effrayée, triste, psychotique, dans une excellente série.

 

Pour résumer : la série s’enfonce de plus en plus dans l’obscurité et n’épargne plus ses protagonistes, entre des enquêtes toujours intéressantes et une part de feuilletonnant qui s’affirme de plus en plus. Le final de la saison 5 marque un tournant dans la vie des personnages et de la DPJ. La bonne humeur, la complicité entre les héros et l’efficacité de l’équipe seront chamboulées pendant un certain temps, ce qui donnera un nouveau souffle dans la sixième saison.

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

19 oct. 14

CANALPLAY, PRESENTATION SERIE DIGITALE "H+"

Le 7 octobre, Canalplay organisait une présentation de son catalogue de séries digitales et la projection de l’une d’entre elles, H+, en présence de ses créateurs, John Cabrera et Cosimo de Tommaso. L’évènement s’est déroulé au Kitchen Studio à Boulogne Billancourt.

Canalplay s’est lancée dans les séries digitales dans une volonté d’accompagner les auteurs et de partager avec le public des histoires différentes. Plusieurs genres sont présents dans le corner canalplay : SF, fantastique, action, humour (via le label Studio Bagel), horreur.

 

digital series

 

Quelques mots sur H+ :

- Synopsis : Un virus décime la population mondiale, connectée en permanence à internet grâce à un dispositif implanté dans le corps. Ceux qui ont échappé à ce virus luttent désormais pour leur survie.

- La genèse de la série remonte à 2006. L’idée d’un monde où les gens seraient déconnectés est venue à John Cabrera alors qu’il conduisait dans un parking à Los Angeles et que la radio de sa voiture s’est éteinte. Il a ensuite appelé Cosimo de Tommaso pour développer cette idée.

- C’est après avoir appris qu’une agence à L.A cherchait les réalisateurs de demain que les créateurs ont commencé à rencontrer les studios, parmi lesquels Warner Bros, qui a été intéressé et a amené le producteur Bryan Singer (X-Men, Dr House) sur le projet.

- L’histoire suit une dizaine de personnages à différentes périodes et se déroule sur plusieurs lieux à travers le monde. Les créateurs souhaitaient ne pas se limiter à un point de vue uniquement américain.

- Le spectateur peut regarder les épisodes dans l’ordre qu’il souhaite.

- John Cabrera et Cosimo de Tommaso ont écrit tous les épisodes. Ils sont au nombre de 48, d’une durée de 5 minutes chacun. La série est toujours en cours de production.

- Pour John Cabrera, la concurrence accrue a favorisé la qualité des contenus proposés.

 

Mon avis :

Bien que n’ayant pas tout suivi ; partagée entre discussions avec les autres invités, visionnage et collation ; je trouve que la série ne manque pas de qualités. Déjà par son thème : être connecté partout, tout le temps, qui caractérise bien notre société actuelle. Que devient-on lorsqu’on perd cette connexion ? Ajouté à cela l’intrigue autour du virus, le panel de personnages et de lieux, il y a vraiment beaucoup de possibilités. En plus, le spectateur peut constituer sa propre "playlist", ce qui, pour le visionnage d'une série, est vraiment original. Ensuite, par la qualité de l’image : H+ est bien faite et égale une série qui passerait à la TV. Elle est juste plus courte. C’est une expérience à tenter.

 

Sériecalement vôtre,

VK



11 oct. 14

HOW TO GET AWAY WITH MURDER (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : La série suit un groupe d’étudiants en droit et leur professeur, qui se retrouveront impliqués dans une affaire criminelle.

 

how to get away1

 

Après Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal, Shonda Rhimes récidive avec How To Get Away With Murder. Assurément, c’était un pilote qui allait à coup sûr attirer l’attention et accroître les attentes. Et franchement, je ne suis pas déçue. Ce premier épisode est réussi. Il contient tous les ingrédients pour faire de HTGAWM le nouveau succès de Shonda Rhimes (si tout se passe bien par la suite). Elle n’est pas devenue la femme la plus puissante du petit écran pour rien.

 

On retrouve les thèmes habituels des séries signées Rhimes : liaisons dangereuses, secrets, concurrence entre étudiants ambitieux... Côté personnages, bien que les principaux sont la professeur et le groupe de cinq étudiants ayant obtenu le graal de faire un stage avec elle, deux se démarquent du lot. Evidemment, le premier est la professeur Keating, dynamique, assurée, au verbe aussi virevoltant que dans Scandal, autoritaire et avec des failles (à découvrir). Elle s’impose à l’écran, mais le gap entre elle et les autres personnages n’est pas abyssal, ce que j’apprécie. On ne ressent pas trop le fait qu’il y ait un héros qui écrase tous les autres qui finissent par n’être que de simples faire valoir, protagonistes de décor subissant les évènements, n’ayant pas d’objectifs et de conflits captivants.

Le deuxième est le jeune Wes, sympathique, à l’air naïf, et surtout témoin d’évènements perturbants. Les nostalgiques des films Harry Potter reconnaîtront en lui Dean Thomas. Pour ma part, quand je l’ai vu, sa tête me disait quelqu’un, je ne savais pas qui mais j’étais sûre de l’avoir déjà vu quelque part. Et puis merci imdb grâce auquel j’ai percuté que l’acteur avait joué dans Harry Potter. Les deux autres jeunes hommes qui font partie des stagiaires de Keating apparaissent plus calculateurs et prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Les connaisseurs identifieront l’un d’entre eux comme étant le gardien John Bennett d’Orange Is The New Black (OITNB), qui ici, incarne un personnage imbu de lui-même.

 

how to get away2

 

Un fil rouge vient pimenter l’histoire et sert à maintenir en haleine le téléspectateur pour qu’il revienne semaine après semaine. Un fil rouge sur fond de meurtre que le petit groupe d’étudiants, sauf l’ancien John Bennett, essaie de dissimuler au mieux. Des flashforwards sur leurs actions et leur peur viennent instiller le suspens. Comment et pourquoi le mari de Keating a été tué ? L’a-t-il été par les étudiants volontairement ou était-ce une confrontation qui a mal tourné, en d’autres termes, un accident ? Vont-ils tenir leur pacte ?

Je verrai bien le mari avoir eu une liaison avec l’associée de Keating (parce qu’à un moment, la fille le regarde bizarrement) et être plus ou moins lié à la disparition de l’étudiante dans le pilote (car c’était son professeur, il me semble, en tout cas, il la connaissait). Au vu de la réaction de Michaela, je penche moins pour un meurtre prémédité. Et je verrai bien l’étudiant absent des flashs (l’acteur de OITNB), cafter au sujet de ce secret ou faire du chantage au groupe après avoir fouiné pour découvrir ce qu’ils cachaient.

L’autre question intéressante est : Keating a-t-elle manigancé le meurtre de son mari en utilisant les étudiants (et ceux-ci se retrouvent dans la difficile situation de la couvrir) ? Car elle-même n’est pas totalement clean vis-à-vis de son époux. Au vu de ce dont elle est capable, j’émets de sérieux doutes sur son explication d’avoir succombé à la tentation à cause de la pression que son projet de fonder une famille a entraînée. Est-elle à l’origine d’un stratagème reposant sur ses trois règles ? Discréditer les témoins, proposer un autre coupable et enterrer les preuves. Sa liaison avec le flic est-elle un moyen d’avoir un pied dans la police et donc, la future enquête sur la disparition et meurtre de son mari ? Avec toutes ces questions, How To Get Away With Murder a de quoi devenir addictive.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie

04 oct. 14

GOTHAM (PILOTE 2014)

Avec SPOILERS

 

Synopsis : Nouveau venu dans la police de Gotham, James Gordon doit enquêter, avec son coéquipier Harvey Bullock, sur le meurtre des parents de Bruce Wayne, le futur Batman.

 

gotham 1

 

Je ne suis pas une adepte des comics et de l’univers de Batman. De ce dernier, je ne connais que les 1er et 3ème films avec Christian Bale, et le nom de quelques personnages. Je ne fais donc pas vraiment partie de la cible visée par la série, ni n’attendais avec impatience et grandes attentes cette série. En outre, un prequel, encore un ! Pourtant, ayant été séduite par les films mentionnés plus haut, le pilote de Gotham a suscité ma curiosité. Peut-être parce que ce n’était, d’après le synopsis, pas un prequel centré sur Batman, mais sur un autre personnage, James Gordon. Alors je me suis dite : « why not ? ».

 

J’ai regardé le pilote et voici ce que j’en ai pensé : l’épisode est bon ; le cast colle aux personnages ; le travail sur l’aspect visuel fait ressortir l’obscurité qui englobe Gotham et cette atmosphère de corruption, violence et guerres entre organisations criminelles.

Les acteurs choisis se fondent efficacement dans les personnages. Benjamin McKenzie en James Gordon droit, discret mais qui n’en pense pas moins ; contrairement à son collègue Harvey Bullock joué par Donal Logue, flic plutôt grande gueule, désinvolte, acceptant sans crise de conscience de jouer le jeu avec les chefs criminels. Mention spéciale à Robin Lord Taylor qui interprète le Pingouin, totalement fou, sociopathe et manipulateur.

L’histoire du pilote, sans être d’une originalité folle, se suit sans irritation et remplit son rôle de pose des fondations. Il introduit les différents protagonistes principaux (et par la même occasion, les futurs vilains), aussi bien ceux qui viennent de l’univers Batman que ceux créés pour la série. Au vu du contenu, je soupçonne la série de se diriger vers le schéma suivant : une enquête de la semaine (typique du procedural) avec, en fond, un développement pas à pas de la mythologie : la relation James/Bruce, le cheminement des méchants du stade de personne « normale » à criminel notoire de Gotham city.

 

gotham 2

 

J’aurai juste une remarque à faire, sur le meurtre des parents de Bruce, dont je trouve les circonstances totalement loufoques, scénaristiquement parlant. En effet :

1/ Les Wayne sont une famille très fortunée

2/ qui se baladent sur leur 31 avec, pour madame, des bijoux de grande valeur,

3/ seuls,

4/ en pleine nuit,

5/ dans une ruelle sombre, vide et qui a l’air plutôt mal famée,

alors qu’ils auraient très bien pu prendre un taxi ou appeler leur majordome pour venir les chercher. Ou bien même si c’était pour faire genre qu’ils ne refusent pas de se mêler aux personnes moins fortunées qu’eux : prendre les transports en commun comme les gens normaux le font. Et bien là, rien du tout, ils choisissent le chemin le plus risqué, normal, quoi… C’est un peu comme la jeune femme dans des films/séries qui va faire son jogging en solo sans prévenir personne dans les bois la nuit, puis qui se fait kidnapper par un pervers qui rôdait dans le coin, trucider et dont on retrouve le corps dans les fougères… Evidemment, sans ce meurtre, Batman n’existerait pas. Voilà juste mon petit commentaire sur ce détail qui me fait sourire, mais que j'ai accepté.

 

Au niveau de la mythologie, il y a beaucoup à faire et l’évolution des personnages autres que Bruce Wayne lui-même sera alléchante à suivre. Car Gotham ne semble pas être centrée sur Bruce Wayne, mais sur ce qui l’entoure et qui sera directement et indirectement lié à lui des années plus tard. Bien sûr, on le reverra, mais on verra d’abord l'inspecteur Gordon. Un flic intègre qui se retrouve au milieu d’une ville pourrie. On aura peut-être droit au thème classique du policier honnête qui essaie de lutter contre sa hiérarchie corrompue. Sauf qu’à l’inverse d’autres fictions où le bon flic gagne, il serait plus cohérent ici, par rapport à la noirceur qui se dégage de Gotham, que Gordon ne puisse rien changer. Il finirait par s’avouer vaincu  pour cet objectif : quand on est seul, on ne peut pas déplacer des montagnes. Néanmoins, il rebondirait en choisissant de rester dans la police pour rendre justice aux victimes du mieux qu’il peut, au milieu de ces autorités compromises.

 

gotham 3

 

Je ne sais pas ce que les habitués de Batman ont ressenti devant ce pilote, en tout cas, la non initiée que je suis a apprécié. Peut-être que Gotham n’apporterait rien de surprenant aux fans de Batman étant donné qu’ils connaissent déjà bien l’univers et que l’avant-Batman a sûrement dû être traité sur d’autres formats. Il attirerait plus l’attention de ceux qui ne maîtrisent pas le sujet et qui profiteront de la série pour s’y familiariser. Quoi qu’il puisse étonner les afficionados par des développements qui s’éloignent un peu mais sans contredire l’univers Batman, en s’appuyant sur les personnages inventés. Connaisseurs de Batman, partagez vos impressions ;-).

 

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK Serie

11 sept. 14

PERSON OF INTEREST, SAISON 3

Diff US, AVEC SPOILERS

Quel chemin parcouru depuis la saison 1 ! La série a su habilement explorer la mythologie relative à la Machine, Decima et le passé des personnages sans tirer un trait sur les épisodes « POI de la semaine ». Sur ce dernier point : oui, il y a eu de temps en temps des moments moins palpitants que les autres de la saison 3 et des précédentes, cependant, j’ai envie de garder à l’esprit qu’avec une vingtaine d’épisodes à faire par année, il n’est pas facile de toujours être parfait. Alors soyons indulgents et réalistes, d’autant plus que ces épisodes « moins » sont contrebalancés par les autres « plus », la mythologie et la tournure qu’a prise POI.

 

Au cours des saisons, les intrigues hors POI du jour se sont nettement enrichies tout en gardant une cohérence remarquable entre les dizaines et dizaines d’évènements et de personnages. La série a mué au fil du temps. D’une saison 1 davantage centrée sur les cas POI avec des étincelles de mythologie, la série est passée à une saison 2 où cette mythologie a pris de l’importance, avant de s’imposer encore plus dans la saison 3 et d’amener les héros dans une autre direction pour la saison 4. De sauveteurs œuvrant dans l’ombre dans une relative tranquillité, les héros de Person Of Interest sont désormais eux-mêmes traqués par Decima. On a clôt le chapitre HR assez tragiquement pour se consacrer à d’autres menaces : Decima et Vigilance.

 

poi4

 

Je dois avouer qu’au départ, je trouvais l’intrigue Vigilance ennuyeuse. On avait toujours le même refrain : un groupe radical de la protection de la vie privée qui ne fait que débarquer, tirer dans le tas et s’évanouir dans la nature, à un moment, ça a fini par devenir redondant et franchement pas captivant. J’attendais un peu plus d’insight sur ce groupe. Attente très bien servie lors des flashbacks sur Collier, à la fois touchants et révélateurs des dérives de la surveillance, de l’obsession de la protection des intérêts nationaux, de l’interprétation des données. Sans adhérer aux méthodes, on avait de la compréhension pour les motivations de cet homme et le groupe. L’épisode d’introduction de Vigilance, celui où le POI dirige une société de collecte et revente de données privées était intelligent et inquiétant. En effet, on voyait les abus de ce système (surtout quand des gens peu scrupuleux le contrôlent) et on ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui se fait aujourd’hui (publicités ciblées, vente de données…).

Décima, quant à elle, s’est érigée comme le nouveau méchant de l’histoire. Une fois de plus, on retrouve les thèmes sur les ratés de la surveillance, le pouvoir que confère un tel système à celui qui en est à sa tête. L’organisation a désormais Finch, Reese, Shaw et Root dans le collimateur, et s’est débarrassée de Vigilance, ce qui est un peu dommage car après les flashbacks sur Collier, j’avais envie de revoir ce mouvement qui aurait pu devenir un allié ambigu de Finch & Co. Il ne reste plus qu’à découvrir ce qui va advenir dans la quatrième saison.

C’était une excellente idée de relancer la dynamique avec l’introduction de Samaritan, la Machine n°2. On a désormais deux systèmes utilisés par deux camps aux motivations opposées.

 

poi2

 

Maintenant, quid des épisodes en eux-mêmes ? Certains m’ont particulièrement marquée (liste dans le désordre) :

Je répète : ATTENTION SPOILERS

1/ L’épisode 2, avec le directeur de l’entreprise collectant les données personnelles :

Comme écrit plus haut, cet épisode a adressé avec justesse et réalisme des problématiques relatives à certains usages d’aujourd’hui. Si on peut taxer les défenseurs de la protection de la vie privée de gens qui ont peur de l’évolution, ont forcément quelque chose à cacher, cet épisode montre qu’il y aura tôt ou tard un couac aux lourdes conséquences si on fait n’importe quoi. D’ailleurs, quand on pense au nombre de sites (officiels : banques, entreprises…) et organismes à qui on a communiqué des données privées, on peut aussi s’interroger sur le problème des usurpations d’identité… Les grandes interrogations est : que collecter ? comment utiliser et sécuriser ce qui a été collecté ?

2/ Les épisodes 9 et 10 :

Vous pouvez lire les review que j’ai faites : épisode 9, épisode 10. En quelques mots : tristes, choquants, et magnifique jeu de Jim Caviezel (il lui faudrait un Emmy rien que pour son jeu facial).

 

poi1

 

3/ L’épisode 16 :

On découvre qu’il y a eu un John Reese n°1 ! Quel cachotier, ce Finch. Un John Reese n°1 qui a conduit Harold sur la route du John Reese n°2 et toujours en service à ce jour. Sauf que le premier, Dillinger, était différent du second. Devant les secrets de Finch, Dillinger a préféré déguerpir en se servant au passage. Attitude qu’on peut nous-mêmes comprendre, vu le caractère opaque de Finch. L’aventure a, pour le second, réveillé une parcelle d’humanité et de justice. John Reese n’a plus été qu’un simple tueur : son geste (laisser fuir Daniel Casey) a fait tilt dans l’esprit de Finch. Plus tard, Reese, le tueur brisé, trouvera une véritable seconde chance auprès de Finch. En outre, John était plus disposé à travailler avec un associé très secret.

A noter que j’apprécie particulièrement le personnage de Kara Stanton, revue dans les flashbacks. Je la préfère même à Shaw. Stanton est la version féminine de Reese, en plus endurcie dans l’exécution des ordres sans broncher d’un poil. Je lui trouve un quelque chose qui me fait avoir plus d’affinité pour ce personnage que pour certains autres féminins. Dommage qu’elle soit décédée car j’avais bien aimé le fil rouge qui lui avait été concocté. Pour revenir à l’épisode : un bon mélange d’humour, de rencontres mouvementées et de théories du complot.

 

4/ L’épisode 5 :

Une histoire très sympathique entre Shaw et la jeune POI. On découvrait, en même temps que Shaw elle-même, une nouvelle facette de ce personnage dont on ignorait l’existence. Shaw était challengée par ce POI. Shaw s’est démenée avec une ferveur et une fibre maternelle (pour Shaw, on va dire ce qui se rapproche de ce qu'on appelle fibre maternelle)  inhabituelles : ce n’était pas qu’une simple POI à sauver en déployant toutes ses compétences.

5/ L’épisode 21 :

Beaucoup d’émotion et de tristesse dans cet épisode où Finch se sacrifie pour Grace et où les deux se croisent sur le pont sans que Grace puisse comprendre qu’elle vient de « revoir » l’homme qu’elle aime. Cette fois-ci, par sa requête à Reese et Shaw, Finch est prêt à franchir par amour un cap qu’il a toujours refusé de faire : attaquer physiquement une personne.

 

poi5

 

6/ Les épisodes 22 + 23 :

L’étau se resserre sur Finch, Reese, Shaw et Root, et également sur les dirigeants du projet de la Machine. Quant à Collier, au cours de son parcours, il s’est extrémisé. Dommage que Vigilance ait été anéantie dans la fin de la saison 3. A mettre sur le compte de la nécessité de faire un peu le ménage pour insuffler une nouvelle dynamique et développer tout son potentiel dans la saison 4. Cependant, je ne serai pas contre un retour ponctuel de Vigilance : en flashbacks par exemple, ou plus tard. Peut-être que cette page Vigilance n’est pas totalement tournée ? Les flashbacks sur Collier et la raison pour laquelle il a rejoint ce groupe étaient très intéressants et donnaient de la profondeur au personnage et au mouvement.

Samaritan semble nettement plus dangereux que la création de Finch, davantage à cause de la personne qui contrôle ce nouveau système, à savoir Greer. Comme Dillinger et Stanton peuvent constituer à bien des égards un parallèle/antagonisme avec John, Greer est le reflet maléfique de Finch. Pour la première comparaison : à l’inverse de John, Kara n’a jamais flanché par compassion quand il s’agissait d’exécuter un ordre et a choisi la vengeance quand le gouvernement l’a trahi. Reese a fait preuve d’humanité et a choisi la rédemption, l’aide aux personnes en danger. Il a choisi d’avancer sans oublier l’homme qu’il a été. On peut parler aussi de reconversion professionnelle puisque Reese réutilise ses compétences non plus pour tuer mais éviter les drames.  A l’inverse de John, le premier homme en costume préférait ses intérêts personnels. Greer, quant à lui, est l’homme puissant, distingué, cultivé comme Harold, mais voit en la technologie une arme de pouvoir. Harold est conscient de ce point et a choisi d’agir pour éviter que cette technologie ne soit utilisée à des fins destructrices. Greer est lui aussi mystérieux : d’où vient-il ? quel est son parcours ? 

 

7/ L’épisode 11 :

On s’aperçoit qu’Harold Finch, avant d’être Harod Finch, a été un adolescent comme les autres ! On aurait pu s’attendre au portrait traditionnel du jeune garçon maigrichon, les cheveux gominés, énormes lunettes hideuses, dans son monde et souffre-douleur de ses camarades. Et bien non, surprise ! Harold avait des potes, faisaient les 400 coups, n’était pas du tout renfermé. Sa relation avec son père et ce qui lui arrive sont très touchants. D’une certaine façon, Harold était déjà seul dès sa plus tendre enfance, avec un père atteint d’Alzheimer. Vraiment bien joué de la part des scénaristes de nous avoir pris à contrepied.

 

poi6

 

Après les épisodes, quelques remarques sur les personnages :

Je m’attarderai sur deux protagonistes en particulier : Lionel Fusco et Root.

Le développement des intrigues autour de la Machine a un inconvénient majeur : elle censure le rôle de Lionel Fusco, maintenant cantonné aux apparitions ponctuelles pour donner un coup de pouce à Reese. Ces apparitions sont toujours les bienvenues, cependant, j’ai plus l’impression que Fusco a été rétrogradé au rôle de guest qui apporte la touche comique du jour. On avait déjà le même problème avec Carter (quand elle n’avait pas ses propres combats à mener) et si elle n’avait pas été éliminée en même temps que HR, je me demande comment son évolution aurait pu s’intégrer au reste des intrigues. Bien que triste, son départ était cohérent, au vu de la place de Fusco aujourd’hui. C’est un personnage désormais très secondaire, en ce sens qu’il n’est pas personnellement impacté par la Machine comme le sont les autres personnages. Il n’a pas été trahi par le gouvernement lui-même à l’origine du projet de la Machine. Il n’est pas un fanatique de la technologie. Il a juste un lien indirect (à travers les autres protagonistes). Ce lien peut tout à fait rester indirect, mais comme je me suis habituée à ce personnage, pourquoi ne pas l’inclure plus souvent en tant que support important ? Par exemple, pour aider Finch et le reste de la bande dans leur fuite face à Decima. Ou alors l’impliquer un peu plus dans la mythologie.

Au contraire de Lionel, Root a fait son chemin dans la série et est devenue une alliée de Finch. Ce personnage reste néanmoins ambigu : son parcours n’est pas forcément clair. Dit autrement : j’ai du mal à la cerner, mais je suis sûre d’au moins une chose : elle veut protéger la création de Finch. Sinon, j’ai un peu de mal à adhérer au fait que la Machine lui parle, mais bon, passons… Autre point à considérer : les scénaristes ont-ils prévu quelque chose de plus ambitieux pour Root et son groupe ? Si oui, comment cela va-t-il impacter le reste des héros ? Ce groupe va-t-il épauler Finch, Reese et Shaw dans leurs missions POI dans un avenir proche ? Ou va-t-il se dévouer au combat contre le gouvernement ?

 

En trois années, Person Of Interest a réussi à entraîner le spectateur dans un univers complexe et passionnant, et à ouvrir de nouvelles portes pour la saison 4, qu’il nous tarde de savourer. Si vous ne connaissez pas encore, il n'est pas trop tard : TF1 rediffuse en ce moment la série le dimanche après-midi.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

23 août 14

THE KILLING, SAISON 3

(Danemark)

 

The klling 1

Promesse faite à moi-même : la prochaine fois qu’Arte (ou toute autre chaîne française) diffusera une série nordique, je la regarderai dès la première saison. A l’instar de Borgen, j’ai plongé dans et adhéré à The Killing lors de sa troisième et dernière (pas de chance) saison. En réalité, rater les deux premières ne s’est pas avéré si handicapant, on comprenait sans trop de difficulté les enjeux/le contexte de la série. Il est vrai cependant que c’est une partie de l’expérience que j’ai manquée.

 

The Killing, plus exactement des épisodes que j’ai vus, est passionnante. Elle a ce charme, ce quelque chose qui fait qu’on est subjugué, qu’on a envie de connaître la suite à la fin de chaque volet de l’intrigue (j'ai eu le même sentiment avec la suédoise Real Humans). Le spectateur est baladé sans ennui d’une piste à l’autre tout au long de l’histoire. Une intrigue maîtrisée, qui alterne entre points de vue de divers protagonistes d’horizons différents : policiers, politiciens, cadres exécutifs ; mais finalement ceux-ci sont reliés les uns aux autres. Aussi bien par l’enquête que des intérêts communs. Une intrigue où chaque cliffhanger ne passe pas pour un subterfuge parachuté là dans le seul but d’ajouter un nouvel épisode, mais donne une autre tournure à l’enquête. Et un cliffhanger parfaitement accompagné d’une bande son rock.

Je n’aurai qu’un seul point de discorde : l’aisance du meurtrier à mener la police par le bout du nez et à s’échapper alors qu’elle l’a déjà encerclé. Sérieusement, blessé sur le quai et avec Sarah et Borch à un mètre de lui, il réussit à s’évaporer sous leur nez ? Sarah et Borch, vous avez été nuls sur ce coup.

 

Ce qui frappe dans The Killing, c’est sa noirceur et la vision pessimiste du pouvoir qu’elle brosse. Les puissants s’en sortent toujours et aussi bien qu’eux que d’autres préfèrent s’écraser quand il s’agit de protéger une situation confortable.

the killing 3

Kristian Kamper est sincèrement affecté par l’affaire et le silence dupouvoir judiciaire qui a entouré certains éléments. Toutefois, quand la vérité éclate, il choisit finalement de ne rien dire et fêter sa victoire aux élections à cause du lien entre le financement de son ancienne campagne et l’une des entreprises les plus puissantes du Danemark. Même au détriment de la vérité sur le « suicide » de son fils. Seule son aide de camp semble vouloir réagir. De même, Robert Zeuthen, le patron de cette entreprise, cède aux remarques d’un des membres du top management. On sent qu’il n’y aura aucune suite à ce scandale. Pour Zeuthen, on comprend qu’il préfère d’abord s’occuper de sa famille après l’épreuve qu’elle vient de vivre. Les services spéciaux, le frère de Kamper et le ministre de Kamper ont eux aussi préféré le silence, en se cachant derrière l’excuse de la protection d’intérêts supérieurs. C’est d’ailleurs cette absence d’action qui a conforté un sadique dans ses abus meurtriers sur des mineurs qu’il était censé aider…

 

Les seuls à tenter d’inverser cette tendance sont le tueur (hé, mais ce n’est pas le père des hubots de Real Humans ?) et Sarah Lund. Malheureusement de façon radicale, mais quand on regarde le tableau dressé dans The Killing, on se demande s’il y avait vraiment une autre solution… La fin de la série est choquante. Non seulement elle est choquante par la scène où Lund exécute l’assistant de Zeuthen, mais aussi par les autres scènes où on comprend que le changement ne passera pas par les autres personnages. Franchement, je ne m’attendais pas du tout à l’acte de Lund, surtout qu’elle venait d’être grand-mère ! Quel contrecoup et frustration ! Sentiments exacerbés par l’absence d’une suite… Sarah Lund est un protagoniste maudit, solitaire, qui semble ne pouvoir jamais trouver la quiétude.  (sinon, j’adore son pull bleu^^ ! vraiment, c'est impeccable pour l'hiver)

 

The Killing aborde, de façon très intéressante et captivante la politique, la corruption, les liens économie-politique, sur fond de kidnapping et meurtres dont le déroulement est excellent. Le portrait qui en est dressé est aussi réaliste : il est difficile de penser que tout est soit blanc, soit noir. Peut-on quand même garder espoir ?

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,

VK

11 juil. 14

REAL HUMANS, SAISON 2

 

Je ne vais pas mentir : quand bien même cette série est fascinante, originale, de très bonne qualité visuelle, j’ai préféré la saison 1 à la saison 2. Je ressors de cette dernière avec un étrange sentiment. Effet de lassitude ? Je ne pense pas car on en est qu’à la saison 2. Enthousiasme évaporé comme un ballon qui se dégonfle ? Non plus, car j’ai vraiment envie qu’il y ait une saison 3. Alors qu’est-ce qui m’est arrivée ? Je pencherai plutôt pour une sensation de surdose à certains moments au cours de cette saison. Le challenge avec cette série, et c’est d’ailleurs l’un des éléments qui fait son charme, est la vaste étendue des thèmes que l’on peut aborder. C’est à la fois une opportunité et une menace.

 

J’ai eu la sensation que l’on parlait de beaucoup de choses dans cette saison 2 alors que l’on s’en tenait à moins d’arcs narratifs dans la première où, finalement, il y avait plusieurs lignes mais elles convergeaient vers un même point : le code. Avant d’atteindre ce point, elles poursuivaient leur propre trajectoire sans qu’il y ait trop de déviations. La recherche du code est toujours d’actualité dans la saison 2, mais il s’accompagne d’un foisonnement de situations qui m’a déstabilisée par instants. Ceci est une impression, je n’ai pas cherché à la confirmer ou l’infirmer avec des preuves concrètes. Je peux avoir tort. C’est juste que c’est ce que j’ai ressenti à la fin du dernier épisode et que je ressens encore aujourd’hui, donc je me dis que ça doit bien vouloir signifier quelque chose…

 

real humans 2

 

Je ne remets pas en cause les questions de société soulevées par Real Humans, intelligentes. Les hubots sont une source incroyable pour poser de telles interrogations. On est allé plus loin dans cette seconde salve d’épisodes. On a mis en parallèle le désir de certains hommes à accéder à une sorte d’immortalité, à ressembler aux hubots et le désir de certains hubots à vivre comme des êtres humains. Florentine en est le parfait exemple. Figure de la peste dans la saison 1, elle n’en est devenue que plus attachante dans la 2 par son humanité, son souhait si simple de vivre heureuse avec une famille. Hélas, être un humain fait aussi mal. On s’en prend plein la tronche au moment où tout va pour le mieux, à cause d’une injustice, à cause aussi de l’hypocrisie d’autres humains, à cause d’un enchainement de circonstances dont on perd la logique.

De l’autre côté, des humains essaient de prolonger leur passage sur terre via une machine, comme Lennart et Jonas. Etre immortel est-il aussi bien que cela ? Peut-on vraiment retrouver toutes les facettes d’une personne dans une machine, aussi sophistiquée soit-elle ? N’est-ce pas une forme d’individualisme, de mégalomanie que penser que « moi » je peux transcender le temps et l’espace ? Et psychologiquement, quelles conséquences peuvent avoir ce procédé sur nos proches, toujours en vie ? Personnellement, j’aurais un peu du mal à converser avec le clone robotique d’un proche défunt, c’en serait même malsain : on pourrait se couper du monde, vivre dans une bulle et oublier que par essence, on vit et on meurt, c’est tout à fait dans l’ordre des choses.

 

real humans 3

 

La saison 2 pose également la question de la responsabilité de l’homme dans ses créations et la perte de l’humanité, du lien qui unit les êtres humains. Le groupe des jeunes Real Humans illustre parfaitement ce point. Au-delà de la présentation qui peut être caricaturale du groupe réactionnaire, radicale qui en est fait (les chemises colorées, les bretelles et les expéditions punitives), ce groupe de jeunes défend des idées pleine de sens. Les hommes ont créé les hubots à leur image (une autre preuve de mégalomanie ?) : c’est extraordinaire, ces robots vont pouvoir faire beaucoup de choses à la place des hommes. Cependant : quid de l’après ? Comment gérer cette cohabitation hubots/hommes ? Cohabitation qui va forcément faire naître des tensions, la haine des hommes face à ces machines qu’ils ont créé eux-mêmes. Les notions d’amour, d’amitié, de partage, d’entraide, d’altruisme tombent sous la menace et peuvent se perdre à la faveur de la technologie et de la recherche de la performance. On conçoit des hubots pour se délester des tâches ingrates (le ménage), faciliter et accélérer la production (dans les usines), mais ne finit-on pas par ne plus se soucier des hommes, par tuer la capacité des hommes à se surpasser/se construire dans l’effort ? Les hubots les remplacent dans les usines et également dans les bureaux. Comme Mimi dans le cabinet de Claes : elle accomplit des tâches que des heures de brainstorming entre collègues auraient nécessité. Alors oui, c’est génial, le problème est rapidement réglé, mais on prive ces collègues de ce labeur commun et d’une satisfaction intellectuelle (et personnelle) d’être venus ensemble à bout d’une difficulté. Il y a aussi la jalousie face à cette menace d’hubot performant qui devient un substitut de l’employé moins rapide, moins performant et plus cher !

Cette disparition du liant se voit dans l’histoire de la mère de David Eisher et son hubot aide à domicile, le compère de Bea et Roger de la saison 1 l’ayant déjà souligné. On finit par confier des personnes, des êtres chers à des robots : on ne s’en occupe plus, ils deviennent des charges auxquelles il faut trouver une solution. Je ne nie pas qu’il est difficile de s’occuper de parents âgés quand on doit soi-même nourrir ses propres enfants. Je m’intéresse à la désolidarisation qui en résulte. En poussant jusqu’à l’extrême, l’homme devient lui-même qu’une simple pièce qu’on peut remplacer par un robot et il ne serait pas étonnant que cette avancée technologique provoque un conflit.

Aussi, quid du recyclage des éléments des machines cassées ? En creusant plus loin, on arrive à la question de l’environnement.
Le progrès a du bon, c’est vrai, toutefois, il faut faire preuve de prudence.

 

real humans 2

 

A côté de tous ces sujets riches, il y a eu quelques longueurs et raccourcis (à l’origine de mon ressenti sur cette saison) :  la rébellion de Rick qui s’éternisait ; l’histoire de Mimi et son modèle humain coréen qui sortait de nulle part, histoire de jouer un petit rôle dans le procès de Florentine (j’aurais préféré qu’on prouve son humanité avec d’autres faits) ; le retour inattendu et inutile du type des services secrets que j’avais définitivement enterré depuis longtemps. Entre tout cela et les différentes histoires : le grand-père, Florentine et Douglas ; Mimi juriste ; les hubies ; le hub battle land ; Bea ; Jonas, son projet fou et sa mère ; les jeunes du Real Humans club ; le virus ; il y en avait peut-être un tout petit peu trop pour moi. Peut-être que la saison 1 avait un côté plus thriller et jetait les bases de la série, par conséquent, on devait se contenir dans le nombre de développements. Une fois l’univers installé, la saison 2 permettait de se lâcher, d’où un tourbillon d’évènements, dont plus de violence de la part des hubots en révolte (le passage de Gordon d’ange à extrémiste, quel choc !) et des humains (les jeunes Real Humans). Il faudrait canaliser tout cela dans la saison 3 : se focaliser davantage sur Bea et son groupe de robots libérés qui ne va sûrement pas plaire à Conny et la résolution de ce problème de virus (que je pensais voir avancé dès la saison 2, mais bon…). En tout cas, je ne peux pas enlever à cette seconde saison le fait qu’elle bougeait.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

Posté par VK Serie à 22:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,



Fin »