08 mai 12

BANDES ANNONCES (08/05/2012)

 

Ma sélection (non exhaustive) de bandes annonces glanées par-ci, par-là…

 

Rookie Blue

Saison 3

(de retour le 24 Mai)


Mad Men

Saison 5, Episode 5*09, "Dark Shadows"

 

Game of Thrones

Episode 2*07, "A Man Without Honor"


Grey’s Anatomy

Episode 8*23, "Migration"

4 Sneak Peeks


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06 mai 12

CRIMINAL MINDS, EPISODE 2*12, "PROFILER, PROFILED"

Ce que j'en ai pensé...


(diffusion en France le 30 Avril 2012)


Un excellent épisode de Criminal Minds (ou CM, ou Esprits Criminels) centré sur l'agent Derek Morgan. Bien que ce personnage ne soit pas mon préféré, dire que je n'ai pas apprécié cette histoire ne serait que mensonge. Ce chapitre nous en apprenait un peu plus sur cet homme plus connu pour son habitude à défoncer des portes lors d'interventions musclées et se jeter sur les suspects en fuite pour les plaquer au sol. Jusqu'à cet épisode, Morgan apparaissait en effet comme le « action man » dans toute sa splendeur : toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin et à botter les fesses des méchants esprits criminels, doublé d'un beau gosse. Le « Profiler, Profiled » a tordu le cou à cette tradition, en nous présentant un être humain qui, sous sa carapace de super héros, cache une profonde blessure, et pas n'importe laquelle. Il est vrai que présenté sous cet aspect, le sujet peut apparaître comme un cliché. Combien de fois a-t-on vu au cinéma et à la télévision des héros se surpassant pour les autres mais qui en réalité, le faisaient pour compenser, renier un manque, un traumatisme, un mal être intérieur ? Certes, on l'a déjà vu maintes et maintes fois. Mais il y avait quelque chose dans l'épisode de CM qui rendait ce sujet particulièrement intéressant et touchant.


D'abord, tout fan de CM qui se respecte ne pouvait ne pas être d'emblée exalté par ce volet, puisque l'un des héros se retrouvait mêlé à une situation sensible. En l'occurrence, l'agent Morgan était accusé du... meurtre d'un adolescent ! Pour ne rien lui faciliter, l'inspecteur chargé de l'affaire, Gordinski, n'était autre qu'un policier qui de toute évidence, avait une dent contre Derek, et ne souhaitait nullement lui accorder le bénéfice du doute. On se délecte devant les piques entre Gordinski et Morgan. Mélangez une accusation injuste et un ennemi borné, et vous obtenez un épisode qui ne peut que ravir les puristes de CM. S'en suit alors une course contre la montre de la part de l'équipe qui doit œuvrer pour innocenter Derek et plus difficile, faire comprendre à la police locale qu'elle se trompe. Tâche qui s'avère plus compliquée quand de un, le responsable de l'enquête est partial, et quand de deux, les indices mènent tout droit à Derek...


CM 1


Criminal Minds a réussi à nous faire partir d'une direction pour nous emmener dans une toute autre, à laquelle on ne s'y attend pas. On commence avec quelques moments de légèreté pour glisser dans la stupeur et les péripéties explosives. Conséquence : on en ressort estomaqué par le décalage entre le Derek dont on découvre le passé et le Derek d'aujourd'hui, celui qu'on connaît depuis le pilote. Pour un secret, celui de Derek en était un. On sent bien que Morgan veut à tout prix éviter de confier certaines tranches de sa vie à ses coéquipiers, et cette volonté est naturelle. Le métier qu'exerce l'équipe l'amène à presque vivre ensemble, et il est donc normal que chacun puisse pouvoir conserver une vie privée (heureusement, d'ailleurs). Morgan se braque, se met sur la défensive, refuse de parler, se dresse face à un Hotch imperturbable et insistant. Au départ, cette attitude paraît suspecte, enfin, ne l'aide pas à l'innocenter de ce qu'on l'accuse. D'ailleurs, même Hotch se pose des questions face à ce silence. Puis au fur et à mesure de la non coopération de Morgan (son refus de se dévoiler), on comprend que s'il a quelque chose qu'il ne veut pas partager, c'est que cela doit être grave. Quand on apprend qu'il a eu un casier judiciaire pendant son adolescence, on en reste surpris, mais on lui pardonne. Après tout, l'important, c'est qu'il ait changé pour devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui.


Bon à ce moment, oui, le personnage principal qui, dans sa jeunesse, ressemblait plus à un diable qu'à un ange, c'est du déjà vu. Heureusement, Esprits Criminels ne s'en est pas arrêtée là. Le traitement de cette trame était bien maîtrisé. Les scènes dans la salle d'interrogatoire entre Hotch et Derek avaient l'air de véritables interrogatoires entre un agent fédéral et un criminel. Hotch voulait connaître la vérité, mais se heurtait à la réaction violente de Morgan qui ne se laissait pas faire aussi facilement et qui l'envoyait presque bouler. De l'autre côté, évidemment, le reste des fédéraux tentait tant bien que mal d'expliquer à Gordinski qu'il y avait sûrement une erreur... Mais les agents sont pris à revers par leur propre compétence, à savoir le profilage. La scène où Gordinski montre à Gideon le profil que celui-ci lui a envoyé lors d'une sollicitation est juste géniale. Le flic énumère point par point les éléments clés écrits par Gideon. Là, par un superbe effet spécial, on voit en arrière plan, sur fond blanc immaculé les deux hommes tout d'abord entourés par une multitude d'autres (représentant la population masculine de Chicago). Au fur et à mesure que le flic énonce les points, le nombre d'individus diminue : ils disparaissent dans un rapide balayage latéral, tandis que ceux qui restent sur l'écran sont rapprochés et le dernier homme n'est ni plus ni moins Derek. Alors là, bien entendu, les agents sortent le discours selon lequel il ne s'agit que d'une description qui doit servir d'aide et non de vérité absolue ou recette à appliquer à la lettre. Je dois dire qu'à cet instant précis, la BAU faisait preuve de mauvaise foi. Je m'explique. Jusqu'alors, on avait toujours vu les agents dresser des profils aux polices locales et bizarrement, une fois un suspect arrêté, l'unité n'avait pas vraiment l'air de vouloir remettre en doute le profil qu'elle avait délivré. Le suspect correspondant parfaitement à la description, il n'y avait pas de quoi revenir sur celle-ci et forcément, le suspect était impliqué d'une façon ou d'une autre dans la vague meurtrière terrorisant les environs. Dans l'épisode sur Derek, celui-ci colle pile poil à l'expertise de Gideon, mais subitement, alors non, il ne faut absolument pas tout prendre pour argent comptant mais au contraire, creuser d'autres pistes... En ce sens, on comprend l'exaspération de l'inspecteur face à ces agents qui renient presque leur propre art dans l'unique but de sauver Morgan. Exaspération qui s'accentue lorsque l'équipe pose des questions sur le directeur de la maison des jeunes, Carl Buford, comme si elle voulait orienter l'enquête vers lui. Exaspération qui monte de deux crans quand Morgan s'échappe de la salle d'interrogatoire (avouez qu'il est doué).


Exit les sarcasmes entre Derek et Gordinski qui ne peuvent pas se supporter, l'interrogatoire d'un Hotch impassible, le profil, le passé de délinquant de Derek et sa fuite, le CM s'engage sur un autre chemin. Derek retrouve en pleine nuit un jeune garçon qu'il a rencontré dans la maison des jeunes de Chicago. Suis-je la seule à penser qu'il n'est pas très sain pour un jeune adolescent de traîner dans la rue en plein milieu de la nuit ?? Cette question aussitôt posée et aussitôt oubliée, nous arrivons à la première scène que j'ai trouvée magnifique. Non pas que les autres étaient sans relief, mais celle-ci faisait partie des plus importantes pour l'intrigue et Derek. Pour l'instant, le seul secret qu'on connaissait sur l'homme était son passé de voyou. Et là, on en découvre un autre, bien plus sombre et terrible. Sur ce coup, Shemar Moore, l'interprète de Morgan, était excellent. Une interprétation toute en finesse. L'homme aborde le jeune (qui voulait lui parler) et commence la discussion comme si c'était une simple discussion entre potes, autour de lancers de ballon de football américain. Un moment de partage léger, mais qui glisse peu à peu à la confession et à la noirceur. Aucun mot brut n'est prononcé, tout est dans la suggestion, et cela rendait la scène forte à mes yeux. Morgan entre dans le sujet en faisant référence aux excursions avec Carl Buford. Une figure qui impose l'admiration et le respect dans le quartier, parce qu'il vient en aide aux jeunes en difficulté pour leur permettre de devenir des hommes droits. Derek l'avait connu lui aussi, et le mentor lui avait appris à jouer au foot. C'est comme cela que Derek avait pu s'en sortir. Ce mentor devenait comme un second père, voire le seul père pour certains de ces jeunes. Un père, un modèle en qui on peut avoir confiance, à qui on peut se confier et qui répond présent. La relation se renforce et pour renforcer cette relation, le mentor emmène de temps en temps ses protégés dans sa cabane. Et là, on comprend tout. Des adolescents paumés qui trouvent refuge dans la maison des jeunes, qui sont pris sous l'aile de Carl, qui partagent des moments de complicité avec lui dans sa cabane, comme un père le fait avec son fils. Derek parle de la cabane, puis dit au jeune qu'au départ, il avait sûrement du ne pas comprendre ce qui se passait, et puis qu'il s'est tu parce que la maison des jeunes, c'était tout ce qu'il avait. Et là, Derek regarde le jeune droit dans les yeux et lui dit que ce que le mentor lui a fait, et bien, Derek Morgan, l'ancien voyou devenu un exemple lui aussi, l'a subi. Mais lui s'est tu, parce qu'il avait peur de tout perdre. Il se trouvait exactement dans le même dilemme que le jeune : parler et perdre toute chance de connaître un meilleur avenir (car qui le croirait ?), et ne rien dire pour s'en sortir. Mais le jeune ne doit pas avoir peur ni se taire, mais au contraire, parler. Les termes abus, viol ne sont, certes, jamais prononcés, mais on en ressort avec le même sentiment de choc, révolte, dégoût envers ce mentor qui a profité de l'aura qu'il dégageait et de la confiance de ses protégés pour leur volet leur innocence. Au cours de la discussion, Morgan réalise l'identité du véritable assassin qu'on recherche depuis le début de l'épisode. Et qui n'est autre que... ce mentor, Carl Buford, tant apprécié de la communauté. Et là, c'est le moment de vérité, le moment de l'affrontement entre Derek et ce monstre qui a brisé une partie de lui et d'autres jeunes.


CM 2


Derek Morgan va enfin regarder Buford droit dans les yeux. Il est temps de mettre derrière les barreaux cet imposteur, ce traître, et la scène de confrontation entre les deux est magnifique. Il aura fallu que Derek soit accusé d'un assassinat pour qu'il se réveille et ose à son tour, parler. Je pense qu'il n'aurait jamais franchi cette étape et serait ainsi toujours resté (enfin, pour encore une longue période) dans le silence s'il n'y avait pas eu ce quiproquo. Derek a compris qu'il n'était pas trop tard pour se libérer de ce fardeau, même s'il y avait prescription. Il choisit de combattre ce démon pour protéger les jeunes et surtout, pour se défaire de cet incommensurable poids. Shemar Moore était dans l'émotion et la fureur, face à cet individu malsain qui ne voulait rien lâcher et ne voyait pas le mal de ses actes. On sentait la vulnérabilité de Morgan, sa souffrance enterrée dans son être mais toujours présente, mais aussi sa volonté et motivation sans borne à poursuivre des types comme Carl, chose qu'il n'a pas pu faire avec Carl. On voyait le masque du « action man » tomber. Et le fait que CM propose un duel entre Derek et Buford sans la présence des autres était judicieux. Ce choix ne faisait que renforcer l'intensité de la scène et de l'histoire. CM aurait pu nous servir une intrigue où finalement, c'était l'équipe qui découvrait le secret et arrêtait Buford. Par exemple, Derek aurait pu craquer et se dévoiler à son équipe qui aurait ensuite trouvé le moyen de stopper Buford. C'était bien pensé de proposer un face à face entre la victime et son bourreau. On rentrait en quelque sorte dans l'intimité de Derek, on affrontait avec lui l'agresseur, on ressentait le flot d'émotions qui traversait Derek. Heureusement, Buford a fini par se faire arrêter par le même policier qui voyait Derek comme seul coupable. Le moment où le représentant de la loi passe devant Morgan est touchant. Gordinski a réalisé l'horreur qu'a traversée Derek et son erreur. Il reste abasourdi, dégoûté par la vérité, et surtout par le fait que ce soit celui que tout le monde voyait en bienfaiteur qui soit le vrai meurtrier. Gordinski ne s'excuse pas verbalement, parce qu'il ne sait pas quoi dire. Que dire face à cet état de fait ? Il ne dit rien, mais son regard suffit amplement, et peut-être que cette absence de parole accentue son sentiment de gêne. Peut-être même que le fait que les scènes Derek/le jeune et Derek/Buford se déroulent pendant la nuit font écho à la noirceur de l'intrigue ? En une ligne, un brillant, obscur et émouvant épisode contrebalancé par quelques pointes d'humour qui restera dans les annales de Criminal Minds.


Conclusion :

Mes + : L'intrigue et son traitement/ L'interprétation de Shemar Moore/ La scène de la fusée avec Reid, JJ, Garcia, Prentiss et Hotch

Mes - : Certains membres de l'équipe un peu en retrait, mais en définitive, chose nécessaire sinon l'intensité de l'intrigue en aurait été desservie


Sériecalement Vôtre,

VK

03 mai 12

COLD CASE, EPISODE 7*14, "METAMORPHOSIS"

Ce que j'en ai pensé...


Episode diffusé en France le lundi le 30 Avril 2012

 


Cette fois-ci, Lilly Rush s'octroyait une petite plongée dans le monde fermé du cirque pour enquêter sur la mort, survenue dans les années 70, d'une étoile montante du chapiteau, Mia. Celle-ci avait été déclarée morte à la suite d'une chute alors qu'elle s'apprêtait à effectuer son numéro, Métamorphose, perchée à plusieurs mètres du sol et retenue par des draps de soie.


L'enquête était intéressante et agréable à suivre. Cold Case s'invitait dans un univers peu exploité à la télévision et qui émerveille les petits de 7 à 77 ans. L'épisode du 30 Avril présentait des personnages atypiques: une lanceuse de couteaux faisant du charme à Nick, un patron de cirque de taille modeste et son acolyte à la carrure bien plus imposante, jouant la comédie à la perfection. D'ailleurs, j'ai été surprise par l'identité de l'assassin. Globalement, j'ai apprécié l'investigation.


cold case 2


Maintenant, passons au hors enquête. Alors que l'affaire m'avait plue, l'intrigue sur Lilly Rush et Moe Kitchener (en photo ci-dessus) m'a, à l'inverse, rendue moins enthousiaste. Elle a été traitée d'une façon bien trop rapide et frustrante. Rappelons tout d'abord la relation entre Lilly et Moe avant de nous étaler sur l'épisode du lundi soir. Dans le final en deux parties de la saison 6, Lilly et ses coéquipiers avaient du se pencher sur la mort d'une cadette de l'école militaire de Pennsylvanie. Cette jeune femme, Kate Butler, avait été la première fille à intégrer cette école militaire. Evidemment, son passage dans l'académie s'était accompagné de jalousie de la part de ses camarades masculins, d'autant plus qu'elle faisait partie des meilleurs cadets. Moe, quant à lui, était un des responsables de cette école. Lilly découvrait ensuite la vérité: un camarade de Kate, dans un accès de colère mêlé à la jalousie l'avait assommée, en provoquant son décès par la même occasion. Il avait ensuite avoué son geste à l'officier Moe qui, pour ne pas ternir la réputation de l'institution, avait caché le corps de la victime et l'arme du crime dans une cantine avant d'enterrer le tout dans un cimetière, se rendant ainsi complice. Au cours de l'enquête, Moe avait suivi la voiture de Lilly et l'avait poussée dans le fleuve. Heureusement pour Lilly, elle avait survécu à cet accident.


La saison 7 s'intéressait donc aux conséquences de cette tentative de meurtre sur Rush. Le début voyait une Lilly révoltée quand le juge fit relâcher Moe contre caution, malgré les preuves flagrantes. La justice n'avait nullement été rendue à Lilly qui développa rapidement une obsession malsaine pour Kitchener. Par malsaine, comprenez qu'au fur et à mesure que les épisodes se suivaient, les scénaristes nous montraient une Lilly épiant les moindres faits et gestes de Moe. Elle manigançait pour l'empêcher d'avoir un prêt ou quelque chose de cet ordre, puis elle l'observait en train de boire dans un bar et appelait la police pour signaler une future conduite en état d'ivresse, puisque Moe, en effet, s'apprêtait à prendre sa voiture alors qu'il n'était pas vraiment en état. De courts extraits sur une Lilly cherchant presqu'à provoquer Moe, à saisir le moindre écart de conduite pour lui nuire avaient été distillés au début de la saison 7, sur plusieurs épisodes. Oui, Lilly voulait détruire Moe, parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi il était en liberté après tout ce qu'il avait fait. Il n'était pas question de lui rendre la vie facile. Une Lilly trahie par la justice qu'elle rendait tous les jours aux victimes, institution qui, aujourd'hui, la laissait tomber. Une Lilly obsédée par Moe et qui, à force de le suivre, s'engageait sur un terrain dangereux. Moe avait entretemps porté plainte contre elle, mais elle continuait ce jeu qui pouvait lui coûter sa carrière, et apparemment, c’était le cadet de ses soucis face à cette injustice.


Pendant plusieurs épisodes, on avait pu suivre les tourments de Lilly, tourments qui prirent fin dans l'épisode 13, sur le jeune taggueur. La scène finale offrait une vision effrayante: Moe, assis dans sa voiture, la tête ensanglantée sur le volant, mort. Il avait été tout simplement abattu. Et là, on était angoissé. Lilly était-elle passée à cet acte irréversible qui la conduirait en prison ? On se doutait bien que non, sinon la série n’aurait plus eu de sens. Mais il était toujours intéressant de voir comment Lilly allait vivre et se sortir de cette grave situation. C'est alors que la vérité éclatait dans l'épisode du 30 Avril. Une affaire traitée à la va-vite, pas assez exploitée comme l'avait été ce jeu du chat et de la souris entre Lilly et Moe depuis le premier épisode de la saison 7. Alors que ce duel s'était étalé sur plusieurs épisodes, pour insister sur l'état d'esprit de Lilly et la satisfaction de Moe à la pousser dans ses retranchements (à noter l’impeccable interprétation de Daniel Baldwin en Moe : les regards, les sourires provocateurs, tout y est), sa conclusion n'avait droit qu'à 3-4 scènes dans le volet « Metamorphosis ». Autrement dit, on en ressortait avec un profond sentiment d'inachevé.


On avait l'impression que Cold Case avait fini par s'ennuyer de cette histoire et s'était dépêchée d'y trouver une fin pour s'en débarrasser et passer à autre chose. J'aurais nettement souhaité que cette affaire se conclue en au moins deux épisodes au lieu d'un, afin de rester dans la continuité de la durée de l'installation de cette intrigue. Or ici, on voit un Moe mort, une Lilly choquée par la nouvelle, un interrogatoire de Lilly par les inspecteurs chargés de l'enquête et finalement, l'aveu du père de Kate qui se trouve être le véritable assassin. Alors me direz-vous, au lieu de critiquer sans cesse, qu'est-ce qu'on aurait pu faire? Une question bien naturelle, je vous l'accorde. Avant de commencer ma réponse, faisons une parenthèse sur la loyauté de Scotty Valens envers Lilly. Le jeune inspecteur n'hésite pas une seule seconde à lui offrir un alibi (il était « passé » chez elle pour lui remettre un dossier), sans même lui poser de questions. Bien sûr, l'alibi est caduque, dans la mesure où il ne peut prouver la présence de Lilly chez elle au moment du meurtre. C'est la situation délicate où Lilly était seule à son domicile, mais personne, à part ses chats, ne peut le confirmer. Or les chats ne sont malheureusement pas doués de la faculté de parler... Donc comment aurait-on pu faire durer cette conclusion sur deux épisodes ? On aurait pu terminer le volet du 30 Avril sur un Stillman et les inspecteurs chargés de lever le voile sur la mort de Moe annoncer à Lilly qu'elle était suspendue, parce qu'ils avaient découvert que celle-ci avait menti sur son alibi (cf. la visite de Scotty chez elle). Ainsi, non seulement ce faux témoignage aggravait la situation de Lilly et la rendait encore plus suspecte, mais également mettait Scotty en danger pour sa participation à ce mensonge. Dans l'épisode d'après, Lilly aurait été cuisinée par les affaires internes, ainsi que Scotty (il aurait même pu être accusé de complicité). La presse aurait eu vent de l'affaire, puis publié un article, du genre « un inspecteur de police impliqué dans le meurtre d'un officier de l'armée ». Le père de Kate, Hank, aurait lu l'article et c'est à la suite de cette lecture qu'il se serait livré et aurait révélé la vérité. A la fin, Lilly et Scotty auraient été blanchis avec, cependant, un avertissement. Oui, ce serait injuste qu'ils s'en sortent sans rien alors qu'ils ont commis une grave erreur. Je n'aime pas quand on pardonne tout et n'importe quoi aux héros : il faut savoir assumer les conséquences de ses actes. On ne peut pas tout se permettre, même pour la bonne cause. Cela aurait pu tenir sur quelques scènes partagées entre deux épisodes se juxtaposant, tandis que le reste de l’équipe se penchait sur une ancienne affaire. Ou alors, deuxième proposition : on aurait pu, à la suite du quatorzième volet, consacrer le suivant sur la résolution du meurtre, en reprenant les codes de Cold Case, et développer l’histoire. Par flashbacks, Lilly et Hank Butler auraient été suspectés, mais les enquêteurs auraient découvert qu’une autre personne avait elle aussi des comptes à régler avec Moe, et aurait pris des mesures draconiennes pour mettre fin à ce différent. L’espionnage de Lilly n’aurait été qu’une pure coïncidence. Les enquêteurs auraient pu rester sur leur position (Lilly est la coupable), et ce seraient les collègues de la jeune femme qui auraient étudié les autres pistes en solo pour découvrir le fin mot de l’histoire, avec un arc narratif habituel de la série. Ce n'est pas tant la nature de la conclusion que je remets en question, mais plutôt son dosage dans les épisodes. Quand vous regardez, par exemple, six épisodes dans lesquels on vous présente une intrigue secondaire centrée sur un personnage, et que la fin de l'histoire ne dure qu'un épisode, vous en ressortez forcément un peu déçu, parce que vous auriez préféré une fin moins rapide, moins abrupte. C'est en tout cas mon opinion. Evidemment, il ne s'agit pas non plus de faire traîner les choses sur vingt chapitres, mais de rester logique dans la durée de l'introduction, l'élément déclencheur, les péripéties et la fin.

 

cold case 3


Mis à part cette affaire Moe, j'ai apprécié la relation entre Scotty et Lilly. Scotty lui apporte son soutien indéfectible alors qu'il serait parfaitement en droit de se poser des questions sur l'implication de Lilly dans le meurtre. Mais il est difficile d'imaginer la personne avec laquelle vous faites équipe depuis tant d'années pour rendre justice aux victimes oubliées devenir tout d'un coup un meurtrier. Scotty est présent pour Lilly alors que lui-même doit faire face à un drame ayant touché sa mère. Et Lilly, elle, accepte d'aider Scotty le jour où il aura besoin d'elle. La scène dans laquelle ils se confient l’un à l’autre autour d’une bière est d’une force et d’une tendresse qui prouvent leur profonde et sincère amitié. De même qu’ils se soucient l’un de l’autre, ils n’en oublient pas leurs coéquipiers et sont là pour eux, comme Scotty qui est venu chercher Nick dans un bar alors que ce dernier était dans un piteux état.

 

 

Conclusion :

Mes + : Un Cold Case dans l'univers du cirque/ La relation entre Lilly et Scotty/ Scotty buvant sa bière avec son blouson et son sweat à capuche
Mes - : Un meurtre de Moe trop vite élucidé

 


Sériecalement Vôtre,
VK

29 avr. 12

AVANT PREMIERE "CALL ME FITZ"

Mes évènements…

 

 

J'ai eu la chance d'assister à l'avant première de Call Me Fitz, diffusée par la chaîne Serie Club, en la soirée du jeudi 19 Avril, à la Cité de l'Architecture à Paris.

Le pitch de cette série ? L'histoire de Richard Fitzpatrick, plus connu sous le diminutif « Fitz » (d'où le titre), vendeur de voitures d'occasion de son état, et doublé d'un amateur de femmes, d'alcool et autres substances autant dangereuses qu'illicites. Un vendeur prêt à tout pour rester le meilleur dans son domaine, quitte à recourir à des méthodes peu orthodoxes. Après un accident de voiture, celui-ci se retrouve à travailler avec un homme débarqué de nulle part et qui se présente comme sa conscience. Oui, vous avez bien lu. Ce nouvel arrivant, du nom de Larry, prétend être la conscience de Fitz et tente alors de tout faire pour le ramener sur le droit chemin, au grand dam de Fitz qui ne veut absolument pas changer de vie et qui va devoir composer avec cet associé bien embarrassant pour son mode de vie adoré.

 

J'ai passé une agréable soirée, d'autant plus que la projection se déroulait en présence de l'acteur principal,  Jason Priestley (alias Fitz dans la série) !!!

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Tout commença par un cocktail dinatoire bien fourni, et champagne à volonté. Alors que je dégustais avec plaisir ces petits plats qui s'offraient à moi, je vis entrer dans la grande salle Jason Priestley. Il était impossible de le manquer car celui-ci était entouré par une troupe composée par les organisateurs de l'évènement, des photographes et invités avides de dérober une photo de et avec lui. Au départ, je pensais qu’il me serait impossible de l'approcher de près, vu le cordon de personnes qui le ceinturait. Alors je me contentais de le regarder de loin sortir de la salle pour monter les marches de la terrasse et admirer la vue sur la Tour Eiffel. Je sortis, moi aussi, mais restais en bas des escaliers et tentais néanmoins de prendre une photo... Pas tellement réussie car je ne voyais rien de lui, ou, au moment où j'appuyais sur le bouton de mon appareil, Priestley tournait la tête. Quelques minutes plus tard, je m'aperçus que des invités commençaient à poser avec lui pour des photos souvenir personnelles. Du coup, je me suis dit « et pourquoi je ne tenterais pas ma chance? ». C'est pas comme si je forçais le dispositif de sécurité telle une fan hystérique, mais si apparemment l'acteur se prêtait au jeu, je pouvais saisir ma chance. Je suis donc montée sur la terrasse et me suis faufilée entre la horde de personnes. C'est dans ces instants que l'on voit l'avantage de ne pas avoir un gabarit imposant, puisqu'on peut se déplacer dans une foule sans bousculer tout le monde et gâcher la vue de certains. Malheureusement pour moi, quand j'arrivai près du but, l'organisatrice décida d'arrêter l'exercice pour diriger Priestley à l'intérieur de la salle. Je repartis bredouille de mon escapade pour reprendre quelques pièces du cocktail. La chance me sourit cependant. Priestley s'en alla refaire un tour du côté de la terrasse, pour y donner une interview filmée à un journaliste. Je suivis le mouvement et réussis à me retrouver dans un coin à côté du journaliste qui interviewait Priestley. De cette séance de questions-réponses en ressortirent plusieurs photos de l'acteur avec, en prime, des images de la Tour Eiffel en arrière-plan. Après l'interview, Jason posa pour les photographes et je pus me rapprocher pour avoir des photos de face (jusqu'alors, je n'avais que des photos de profil, ce qui en soi, était déjà fantastique). Jason redescendit et, à l'entrée de la salle de réception, il s'arrêta pour discuter avec une jeune femme. Je n'ai aucune idée de la nature de leur conversation, j'étais trop occupée à rester dans les parages pour espérer une photo en sa compagnie. Après la conversation, Priestley se porta volontaire pour faire d'autres photos avec les invités, à commencer par la jeune femme avec laquelle il venait de parler. Ce fut le moment ou jamais pour moi de lui demander si je pouvais être la prochaine à poser avec lui. Il me répondit avec un « sure » amical et c'est ainsi que je fus la suivante à me mettre à côté de lui pour une photo inoubliable, en demandant à une invitée de se transformer en photographe pour immortaliser et instant. Ma patience avait finalement payé !! Comme j'étais contente !! Et oui, ce n'est pas tous les jours que l'on fait une photo avec un acteur d'une série télé culte !! (pour des raisons d'anonymat, je ne publierai pas cette photo)

 

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Après un cocktail dont j'avais profité très modestement (rappelez-vous, je suivais Priestley), les invités furent dirigés vers la salle de projection. Un long parcours semé d'escaliers, d'ascenseurs et de couloirs. De quoi se perdre si on n'était pas familier du lieu. Nous arrivions dans la salle de projection et dûmes patienter plusieurs minutes devant les différentes bandes annonces de Série Club: White Collar, Hung, Lip Service, New York 911, Justified et autres séries. Vint enfin le moment où Jason Priestley se leva pour dire quelques mots sur sa nouvelle série, qui en est à présent à sa troisième saison outre-Atantique (l’équipe est dans les starting blocks pour tourner la quatrième), mais dont nous allions voir les deux premiers épisodes de la saison 1 en cette soirée. Jason prononça quelques mots en français, so cute. Il ajouta avec humour qu'il préférait se mettre une balle plutôt que rejouer Brandon dans un téléfilm basé sur Beverley Hills, avant de nous laisser découvrir Call Me Fitz.

 

 

Call Me Fitz surfe clairement sur la vague des antihéros arrogants, égoïstes, antipathiques, cultivant les excès à souhait. Richard Fitzpatrick, ou Fitz pour les intimes, vend ses voitures d'occasion en séduisant les femmes, « joue » avec la secrétaire dans une voiture quand il n'est pas en train de travailler, se ravitaille en herbes auprès du garagiste de la concession. Bref, Richard est l'exemple type du dépravé et personnage qu'on adore détester. Un personnage qu'on sait qu'il est mauvais mais pour lequel on ressent une certaine attirance parce que c'est sa façon d'être qui nous fascine. Un peu comme Sue Sylvester dans Glee ou le docteur Romano dans Urgences. Deux personnages qui horripilent leur entourage par leurs paroles acerbes appuyées d’images et pour lesquels j’étais en admiration devant leur inventivité verbale (enfin, cette inventivité venait surtout des scénaristes que j’admire pour leur travail créatif). Deux personnages détestables mais que j’adorais, justement parce qu’ils étaient uniques en leur genre… Mais retournons à notre sujet. Les voix-off et les images au début du pilote sont à la fois concises et explicites pour nous brosser le portrait du personnage. Ainsi voit-on Fitz lors de soirées entouré de femmes, de bouteilles d'alcool, de drogue, la chemise entrouverte, un sourire grandiose d'individu qui profite de la vie sans penser à autre chose que justement profiter de la vie et de ses plaisirs charnels. Ainsi entend-on au début Fitz mettre les choses au clair: « Il est très rare de rencontrer un homme qui vous impose le respect, un homme dont vous êtes fier, le genre d'homme qui vous pousse à devenir meilleur ». Et là, la chute: « Et bien cet homme n'est pas Fitz ». Le générique est aussi dans ce style et met bien en contradiction Fitz et Larry. Un Fitz qui aime batifoler avec les filles et un Larry coincé, gêné. Un Fitz dans le plus simple appareil et un Larry en costume blanc, tenue d'innocence ou de droiture. Un Fitz dans la trempe des golden boys hyper confiants, le beau gosse, quoi, et un Larry plus dans le style du garçon timide, naïf, mal à l’aise avec la gente féminine. Deux acteurs qui se contrastent déjà par leur physique. Quand vous mélangez ces deux gabarits et attitudes, vous obtenez un cocktail explosif en situation hilarantes, entre un homme qui cherche à assagir le second qui n’en peut plus d’avoir le premier sur son dos et qui ne veut absolument pas changer de vie. Ajoutez à cela une secrétaire un peu « blonde sans cervelle » (ne vous inquiétez pas, je n’ai rien contre les blondes) qui cherche à casser son image, un mécanicien pas très malin, un père autoritaire prêt à dénigrer ses enfants, une sœur pas très aimable et vous finissez sur une série déjantée, mais aussi un peu caricaturale.

 

Est-ce à cause du champagne offert avant la projection que je n’ai pas totalement accroché aux premiers épisodes de la série ? Peut-être. Toujours est-il que certains passages étaient lourds. Dans l’ensemble, Call Me Fitz est un show fou fou fou qui mise sur l’exaspération de Fitz à toujours avoir Larry dans ses pattes où qu’il aille, quoiqu’il fasse pour se débarrasser de lui. En fait, Larry est comme le type qui vous colle en permanence en pensant que vous êtes tous les deux très proches alors que vous, vous êtes indifférent et que vous ne comprenez pas pourquoi cette personne parasite votre vie. Le type qui vous énerve et auquel, si vous êtes du genre gentil et courtois, vous n’oserez pas dire de but en blanc ses quatre vérités de peur de le blesser. Fitz lui, ne se fait pas prier pour tenter de dégager Larry de son existence, quitte à envisager un meurtre et à le mettre en pratique (avec échec, bien entendu et heureusement, sinon la série n’a plus aucun intérêt). Cependant, voilà, il est vrai que certains moments prêtaient à sourire, mais pour moi, c’était sans plus. Certaines situations étaient soit trop caricaturales, soit trop peu crédibles. Par exemple : Fitz est prêt à tout pour vendre sa voiture. Au début du pilote, on le voit avoir un accident alors qu’il faisait essayer une décapotable rouge à une cliente qui, à la suite du drame, est plongée dans le coma. Là, problème de taille pour Fitz : l’accident va lui coûter très cher du point de vue des finances de la concession. Celui-ci, pour minimiser ses pertes, se met en tête de faire signer le document d’achat à la pauvre accidentée. Et pour cela, il se met en tête de la réveiller. Parmi les tentatives : quelque chose qu’il doit faire sous les draps. Finalement, interrompu par Larry, il décide de passer à un plan B et kidnappe la malheureuse. Une situation que j’ai trouvée ridicule, en fait. Je sais que les séries permettent aux gens de pouvoir s’évader un peu, et que parfois, il n’y a pas de mal à montrer une aventure qui sorte de l’ordinaire, mais dans le cas de Call Me Fitz, c’était un peu too much. Sérieusement, seriez-vous prêt à kidnapper une femme dans le coma ou à lui donner du plaisir physique pour la réveiller afin de lui faire signer des papiers ?

 

Ensuite vient la girl scout qui m’agace un peu. En résumé, cette girl scout (dont j’ai oublié le nom) a assisté à l’accident et on ne sait pour quelle raison, elle veut aider la fille de la victime (nom encore oublié) à faire condamner Fitz. Ce dernier était en effet au volant, n’était pas très sobre, et tout de suite après l’accident, a positionné la victime à la place du conducteur pour se couvrir. Sauf qu’il n’existe aucune preuve qui place Fitz au volant de la voiture, et la girl scout est arrivée une fois que Fitz avait fait l’échange. Par conséquent, le combat de la fille de la victime s’annonce difficile. La girl scout commence à empiéter sur la vie de la fille de la victime par sa présence et on voit bien que la jeune femme en est agacée. On sent que cette fillette a la dent dure contre Fitz et qu’elle cache quelque chose. Il y a peut-être un lien qui unit les deux, parce que sinon, pourquoi cette girl scout tiendrait-elle autant à faire couler Fitz ? Serait-il son père biologique et aurait-il abandonné sa mère ? Quoiqu’il en soit, cette fille m’énerve un peu, et lui arrive-t-il de changer de tenue de temps en temps, parce qu’on la voit toujours en béret rouge et veste militaire avec son écharpe de médailles ?? Les personnages sont parfois caricaturaux (comme la girl scout).

 

Quant à Larry, son explication concernant son identité est ambiguë. Il se présente en effet comme la conscience de Fitz. Il arrive de nulle part, devient par on ne sait comment cogérant de la société et est la conscience de Fitz. En plus de cela, il connaît pas mal de détails sur la vie de Fitz qui en est troublé quand Larry les lui révèle. En réalité, le personnage de Larry est… Bizarre. Qui se cache vraiment derrière ce bonhomme ? Au départ, on pourrait croire que ce Larry, étant donné qu’il est la conscience de Fitz, n’est pas réel, qu’il pourrait être l’ange qu’un personnage, en proie à un dilemme, voit s’affronter avec la version diable de lui-même pour tenter de le faire pencher de son côté, par exemple. Or Larry est bien réel. De plus, on voit Larry pour la première fois juste après l’accident de Fitz. Celui-ci trébuche et en tombant, se cogne la tête contre une grosse pierre. Sonné, il voit apparaître un lapin géant qui n’est autre que Larry déguisé en lapin courant vers lui (je me demande bien la signification de cet animal). Et donc à ce moment précis, Larry est bien le fruit de l’imagination de Fitz. A moins qu’on ne soit dans de la science fiction (et vu le ton de la série, c’est peu probable), Larry se serait-il matérialisé en homme ? C’est ce détail qui m’intrigue. D’où : Larry serait il un ange ? Si oui, ce serait étrange, si on se réfère au ton de la série. Ensuite, le comportement de Larry est assez déstabilisant pour quelqu’un agissant dans le bien d’autrui. Notamment lors de cette scène où l’on voit Larry déjeuner. Certes, Larry est un homme aux antipodes de Fitz : innocent, un peu gauche, mais dans la scène du déjeuner, Larry a plus l’air d’un parfait idiot que d’une « conscience ». Il est évident que la série joue sur l’opposition entre les deux hommes, mais il y a quelque chose de forcé quand on regarde Larry manger avec son bavoir et qui, par conséquent, dessert le personnage dans sa mission.

 

Enfin, dernier point des éléments qui m’ont rendue sceptique, l’abondance du mot « fuck », qui à force d’être répété toutes les deux minutes, finit plus par énerver que faire sourire. On ne saurait se passer de ce terme pour mettre en valeur la grossièreté de Fitz, mais trop de ce vocabulaire tue ce vocabulaire.

 

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Je retiens quand même des points positifs à ce début. La prestation de Jason Priestley est excellente. Il a la dégaine du parfait sale type égocentrique, sexe, drogue et rock’n’roll. Il est juste impeccable dans son rôle. Le personnage de la fille de la victime est également intéressant : c’est même le personnage le plus terre à terre et « sérieux » dans ce monde de déjantés.

 

Autre point qui a attiré mon attention : la musique. Les différents habillages musicaux collent parfaitement à l’ambiance de la série, accompagnent parfaitement les situations. Surtout, j’aime bien ce genre de composition. Le générique offre une musique digne de celles que l’on peut entendre dans les cabarets, univers de légèreté, fête, d’évasion. D’ailleurs, les images du générique rappellent cet univers, ou plutôt les scènes de film traitant de la fin du XIXème début XXème siècle où l’on voit des hommes profiter de femmes dans des maisons closes et où tout le monde fume et boit diverses liqueurs. Une musique légère, joyeuse.

 

 

Conclusion :

Mes + : Le jeu de Jason Priestley/ La musique/ Le portrait du personnage de Richard Fitzpatrick.

Mes - : Des situations qui censées être drôles, ne m’ont pas décroché le moindre sourire car lourdes dans l’humour/ Certains personnages et situations caricaturaux.

 

 

Sériecalement Vôtre,

VK

 

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28 avr. 12

PRESENTATION

Bonjour à toutes et à tous !

 

Tout d'abord, merci d'avoir accepté de vous être arrêtés sur mon nouveau blog, Sériecalement Vôtre, ou http://seriecalementv.canalblog.com/, et je vous souhaite la bienvenue !

Avant de vous laisser vagabonder sur ce domaine et en découvrir les moindres recoins, permettez-moi de me présenter et de vous introduire à ce blog.


Je m'appelle VK et comme vous l'aurez compris, il s'agit de mon pseudonyme. S'il vous est arrivés de passer du côté de You Tube, ou de forums français dédiés à la série télévisée Esprits Criminels (Criminal Minds en VO), alors dans ce cas, vous avez pu m'y voir. J’aime bien évidemment les séries télé, mais aussi écrire et faire des montages vidéo. Après ces quelques lignes, revenons donc à ce qui nous intéresse ici. Comme beaucoup d'entre vous je suppose, j'aime regarder les séries télévisées, sans être pour autant une fan hystérique. J'aime juste consacrer de temps à autre quarante deux (ou vingt, selon le format) minutes de ma vie à visionner un épisode. J'aime aussi, à mes heures perdues, participer à des forums sur des séries, pour y déposer mes commentaires sur les épisodes ou la série en général, voire y poster quelques messages délirants.

 

Alors, comment en suis-je arrivée à créer ce blog? Et bien, la réponse est fort simple, en fait. Tout est parti pendant la période où j'effectuais un stage au sein d'une entreprise ayant un lien avec le monde des séries tv. Au fur et à mesure de mon expérience professionnelle, j'y ai pu goûter aux joies de suivre au jour le jour les actualités télévisuelles, et je me suis surprise à mettre sur papier certaines de mes pensées relatives à des épisodes que j'avais pu voir (le rendu était bien plus long que les messages que je laissais sur les forums). Etant donné que j'avais décidé d'entrer en mode « je mets mes réactions à chaud par écrit » pour plusieurs séries et que je souhaitais les partager avec la communauté, en faisant fi des préférences de chacun, mais en permettant à plusieurs personnes suivant des séries différentes de se regrouper en un endroit commun, je me suis dite, un beau jour: « et pourquoi je ne tiendrai pas un blog? ». Un espace que j'agencerai selon mes humeurs, sans contrainte, pour un public large. Je vous épargnerai des détails pour en arriver au point essentiel, à savoir la naissance de ce blog.

 

Quel est donc le but de ce blog? Ma foi, je pense que son contenu évoluera en fonction de mes disponibilités, mes envies, mes projets et autres évènements. A l'heure d'aujourd'hui, vous y trouverez mes réactions plus ou moins mûries, d'épisodes ou de saisons ou de l'ensemble d'une série (diffusion française ou internationale). Des réactions qui se voudront personnelles, à la fois mes coups de cœur, mais aussi mes coups de gueule. Vous aurez parfaitement le droit d'avoir une autre opinion et je vous encourage à les partager, ne serait-ce que pour me permettre d'entrevoir des possibilités que j'aurais occultées involontairement, et faire un retour sur mes réflexions. Mais n'oubliez pas, l'important, c'est de faire tout cela dans la bonne humeur et dans le respect de tous ceux qui participeront à l'exercice. Vous trouverez également des réactions quant aux nouvelles glanées par-ci par-là sur les saisons en cours aux Etats Unis, ou ailleurs, si c'est le cas. J'essaierai en outre de vous narrer mes péripéties survenues au cours d'évènements en lien avec les séries tv (ou cinéma si l'occasion se présentait), ainsi que j'espère, partager des photos avec vous.

 

Par contre, je dois vous prévenir : je ne prétends absolument pas parler en tant qu'experte des séries, des médias. Je ne saurai vous informer en temps réel et de façon complète sur chaque série qui existe ou a existé, d’ailleurs, ce n’est pas mon objectif. Je ne suis qu'une fan qui parle en son nom. Ne vous attendez donc pas à lire des paragraphes dignes de critiques de professionnels, ne cherchez pas de discussions philosophiques. Comme je l'ai déjà mentionné plus haut, je fais cela dans la bonne humeur, sans prétention, sans prise de tête. Juste pour mon plaisir, en définitive, quand j'en ai le temps. J'essaierai de nourrir le blog le mieux possible, mais j'en appelle à votre indulgence si je connaissais des moments d'absence (dus à divers projets professionnels, personnels). Et pardon d’avance pour les fautes d’orthographe qui réussiraient à échapper à mes yeux (et oui, je ne suis pas parfaite et il m’arrive de commettre des erreurs, comme tout le monde, je pense).

 

Enfin, un message un peu refroidissant mais nécessaire. Tous les messages sont les bienvenus. Cependant, tout message à caractère diffamatoire, raciste, portant atteinte à l'intégrité d'autrui de quelle que manière qui soit et évoquant le téléchargement illégal sera banni.

 

Je suis certaine que nous pourrons passer d'agréables interludes, et je vous dis à très bientôt !

 


Sériecalement Vôtre,

VK

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