13 mars 14

CRIMINAL MINDS, EP. 200

La kidnappée, la revenante et le tortionnaire…

(diff US, avec SPOILERS)

 

Criminal Minds rejoint le prestigieux club des séries ayant atteint les 200 épisodes. Mes réactions : (1) c’est fantastique !, (2) que le temps passe vite !, avant de souhaiter un bon anniversaire à la série (chiche rendez-vous au 300ème épisode^^, je ne dirai pas non). Bien sûr, l’arrivée de ce volet n’est pas passé inaperçu parmi les fans, et surtout parmi les fans du personnage d’Emily Prentiss (dont moi). Bien avant la diffusion du 200, les amoureux de cette série avaient été abreuvés de photos de tournage, d’interviews du cast & crew. Toutes ces sources d’information nous avaient entraînés dans de longs débats, entre excitation, doutes, élaboration d’hypothèses en tout genre (je plaide coupable^^). Avec le retour assuré de Prentiss le temps de ce chapitre, j’attendais ce 200 avec impatience. Car quand on savait que JJ allait être kidnappée, que cet enlèvement ferait écho à son année au State Department et au nouveau Section Chief Cruz, et que Prentiss allait venir à la rescousse, on attendait l’épisode du siècle. En tout cas, on nous l’avait vendu tel quel. Seulement, qu’en serait-il concrètement ?

Et bien, cet épisode a déchiré sa race !!, pour employer un langage familier. Vraiment. JJ n’est pas mon personnage favori, mais il faut le reconnaître : cet épisode JJ centric fera partie des meilleurs de la série. Un épisode incontournable (la preuve, je l’ai regardé deux fois en deux jours^^).

 

CM3

 

Premièrement, tout fan en a rêvé et les scénaristes l’ont fait : un des héros se fait torturer dans les règles de l’art.
On a vu, au cours des saisons, des victimes subir les violences d’unsubs pervers, mais on n’avait pas vu les héros être eux-mêmes à la place de ces victimes. Si, on a eu un Reid drogué par Tobias. Depuis, aucun des personnages n’avait été en situation critique et entre les mains d’un bourreau. Prentiss avait beau avoir été retenue prisonnière par Doyle, elle n’avait subi pour seule torture qu’une gravure de tatouage, c’était trop « modeste ». Avec JJ, et aussi Cruz, c’était totalement différent. On a vu de véritables séances de torture : jets d’eau, suspension en l’air avec des chaînes, électrocution, torture psychologique, le tout mené par un spécialiste du domaine (comprenez un ancien interrogateur de l’armée irakienne). Bref, c’était parfait. A me lire, vous allez me prendre pour une personne cruelle, mais je vous rassure, c’est uniquement pour la fiction. Et puis, ne sommes-nous pas en train de parler d’Esprits Criminels ? Nous ne sommes pas dans les bisounours, pardi !

Deuxièmement, on a eu droit au retour d’Emily Prentiss.
Quand bien même elle se trouve à des milliers de kilomètres de DC, elle est toujours rattachée à l’équipe. La voir dans son bureau, en mode « reine veillant sur son domaine » était top. De même la voir en action en sautant sur Hastings nous rappelait à quel point cette femme était une femme d’action. C’était une bonne chose de ne pas cantonner son retour à une participation passive dans l’enquête (ça aurait été frustrant, au vu de son passé, son caractère). Par ailleurs, on a eu droit à un petit retour sur l’affaire Doyle lors d’une belle scène de complicité entre JJ et Emily, à l’époque où Emily était amenée à son nouveau lieu de résidence. Enfin, ce retour était un joli clin d’oeil à l’épisode 6*18 : JJ était revenue pour aider l’équipe à trouver Emily alors qu’elle-même se trouvait à des milliers de kilomètres, et aujourd’hui, c’est Emily qui vient en renfort pour localiser JJ. Cela démontre que l’équipe est très soudée, quelles que soient les évolutions de carrière de ses membres.

Troisièmement, l’épisode était palpitant.
Aucun temps mort. De l’action, des explosions, des échanges de tirs, des moments d’émotion, des confrontations bureaucratiques. Un bon dosage entre scènes de recherche, scènes de torture, scènes avec Emily et flashbacks. L’épisode était dense, peut-être avait-on trop d’informations en même temps, mais en définitive, il était tellement bien réalisé et écrit qu’on ne s’ennuyait pas une seconde. On oscillait sur une palette d’émotions : stress (retrouvez vite JJ !), rires (les profilers « gentiment » refoulés vers la sortie par les agents de sécurité), nostalgie (Prentiss, la scène JJ/Prentiss dans le jet), la colère (contre la dame rembarrant Hotch, contre Hastings), tristesse (la perte du bébé), la joie des retrouvailles au bar.

On va terminer cet éloge avec la performance de AJ Cook : elle était tout simplement formidable.
Très beau jeu, aussi bien dans les scènes de torture que dans les séquences d’émotion et la course-poursuite avec Hastings. Parfait. Le personnage de JJ a sacrément changé depuis le temps où elle se contentait de courtes apparitions pour parler à la presse. Là voilà devenue profiler, badass et mère de famille.

 

CM5

 

A présent, attardons-nous sur d’autres éléments. On notera un certain parallèle entre l’histoire JJ vs. Hastings et Emily vs. Doyle. Il s’agit davantage de clins d’oeil (volontaires ou involontaires) puisque les contextes de ces deux histoires sont assez différents pour qu’on puisse les désigner comme copies. Néanmoins, on ne peut pas s’empêcher d’y penser. Emily, ayant un nouveau poste, revient épauler le BAU pour sauver JJ ; dans la saison 6, c’est JJ, dans une nouvelle affectation, qui revient illico soutenir le BAU dans la recherche de Prentiss. Elles apprennent le problème de l’autre alors qu’elles officient en dehors des Etats-Unis. Toutes les deux sont retenues prisonnières. Toutes les deux sont violentées. Le temps est compté pour toutes les deux. Une affaire de terrorisme est liée à la mésaventure des deux héroïnes : tantôt un terroriste irlandais, tantôt des membres d’Al Qaïda. A cela s’ajoute une participation à une mission top secrète et donc une task force : équipe d’Interpol, équipe FBI/CIA au Moyen-Orient. Dans les deux cas, un ancien collègue s’avère être un traître : Jeremy Wolfe / Michael Hastings. On remarque aussi une coupure de courant quelques instants avant l’arrivée des renforts et une blessure au niveau du ventre causé par un objet coupant (Emily / Cruz).

 

CM1

 

Le seul point faible assez perturbant de cet épisode réside dans la légitimité de JJ à rejoindre la task force de Matt Cruz. Je ne titillerai pas sur ce point s’il n’avait pas été aussi déterminant. En effet, rappelons qu’il est à l’origine de tout.

On se souvient que JJ, à l’époque, n’était qu’agent de liaison. Agent du FBI, oui, mais seulement agent de liaison. Elle n’avait aucune expérience en tant que profiler ou membre d’une autre task force pour des opérations spéciales. Et puis un jour, elle s’est retrouvée mutée au Moyen-Orient, zone dangereuse, et de surcroît, sur une mission ultra confidentielle et périlleuse de traque de terroristes d’Al Qaïda !!! Le genre de mission qu’elle n’avait jamais faite avant. Pour moi, c’est vraiment un virage extrême. D’agent de liaison donnant des conférences de presse, accueillant les familles de victimes, JJ devient chasseuse de terroristes au sein des forces spéciales ?!? On passe d’un extrême à l’autre, c’est incohérent. Vous m’objecterez qu’à la base, JJ établissait un contact avec la femme du terroriste, par conséquent, son ancien job lui donnait la légitimité pour le faire. Ou la raison bateau : JJ étant une femme, elle mettrait la prisonnière en confiance plus rapidement qu’un homme. Soit. Alors, quid de Strauss ? Ce n’est pas une femme, peut-être ? N’aurait-elle pas pu briser la glace ? Elle n’est quand même pas aussi rigide…

Ensuite, je ne comprends pas pourquoi JJ a continué aussi longtemps sur la mission et pourquoi elle est devenue l’un des garants des codes pour Integrity. Surtout, qu’est-elle allée faire dans ce convoi alors qu’elle était enceinte ?? J’aurais vu un autre profil être affecté sur cette mission : une personne ayant des compétences en négociation + ayant déjà été membre d’une task force + parlant arabe (ou au moins combinant deux de ces caractéristiques). Il faut un début à tout, d’accord, mais dans ce cas, le rôle de JJ aurait du s’arrêter à l’interrogatoire de la femme, pour une première mission de cette envergure. Même Strauss a contribué ponctuellement à la mission (ce que laisse supposer son absence au fur et à mesure des flashbacks). A l’inverse, une personne comme Emily aurait été plus adaptée pour cette mission (je ne dis pas ça parce que j’aime ce personnage, mais son profil me serait apparu comme une évidence). Pour une première mission, JJ aurait du avoir un rôle d’observateur et être confrontée au terrain dans une seconde mission. C’est vraiment la seule limite que je retiendrai pour cet épisode, excellent sur les autres points évoqués plus haut.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK


27 févr. 14

CRIMINAL MINDS, SAISON 8

 

CM 1

 

Si vous êtes fan de la série (ou tout du moins, la suivez régulièrement), il ne vous aura pas échappé qu’elle a récemment franchi le cap du 200ème épisode ! On nous avait promis un grand épisode, alors évidemment, je ne l’ai pas loupé. Toutefois, avant de m’étendre sur celui-ci, je vais d’abord faire un retour sur la saison 8.

J’ai l’impression que cela fait un bail que j’ai visionné cette saison et ce, de façon un peu chaotique, je dois dire. J’ai essayé de suivre la diffusion US, et puis faute de temps, j’ai du ralentir la cadence et je me suis contentée de quelques épisodes par ci, par là, avant de rattraper ceux manqués avec la diffusion de TF1. Résultat : j’ai regardé cette saison dans le désordre… Néanmoins, sur certains aspects, ce n’est pas très grave.

 

Qu’ai-je pensé de cette saison 8 ? J’étais sortie déçue de la 7 que j’avais trouvée moyenne. Les enquêtes étaient correctes, classiques, avec cependant quelques exceptions. Brièvement, ma passion pour CM avait connu un coup de mou. Le départ de Paget Brewster (Emily Prentiss) n’avait pas arrangé les choses, et je doutais de ma capacité à tenir pendant la huitième saison.
Devinez quoi ? J’ai bien aimé cette saison 8 ! Les affaires étaient, dans la globalité, intéressantes et dignes des affaires qu’on avait pu suivre dans les premières saisons de Criminal Minds. Il y avait cette touche des débuts de la série qui faisait que l’épisode était rythmé, tendu, que l’unsub était terrifiant à souhait ou touchant. On écrivait une nouvelle page avec cette saison 8.

L’épisode des fanatiques de jeux vidéos forçant des lycéens à « participer » à un jeu vidéo grandeur nature, celui avec le jeune homme passé dans une espèce de camp de rééducation pour « remédier » son homosexualité, celui avec l’unsub coupant la jambe de ses victimes, celui avec les marionnettes, l’épisode où Reid perd sa petite amie, et celui où le tueur adepte de l’automutilation fait croire qu’il est un prisonnier (même si je n’ai pas saisi ce qui le poussait à tuer) ont particulièrement retenu mon attention. L’épisode que j’ai sans conteste moins aimé est celui dans lequel Hotch retrouve son frère, tout simplement parce que je n’y ai rien compris : qui a empoisonné qui et pourquoi, et qui a piégé les bouteilles de vin ?? Par contre, contente d’avoir revu Sean, mais triste de voir qu’il n’a pas pu réaliser son rêve.

 

CM 2

 

A présent, entrons un peu plus sur les deux évènements qui ont marqué cette saison 8 : l’arrivée du nouveau personnage d’Alex Blake et le mystérieux unsub espionnant l’équipe.

En ce qui concerne Alex Blake, et bien, je n’ai pas vraiment accroché à ce personnage. Déjà parce que je l’ai trouvée un peu sèche et hautaine dès son arrivée, et aussi parce qu’on apprenait pas mal d’informations sur elle dès le premier épisode. Ensuite, au cours de la saison, le feeling n’est pas passé. Je n’ai rien contre la personne qui l’incarne, évidemment, c’est juste avec le personnage. Voyez-vous, je m’étais habituée à Ashley Seaver (et je n’étais pas satisfaite de la façon dont son personnage était parti), mais Blake, je n’y suis pas encore arrivée. Je ne la déteste pas, je n’en suis pas fan. Elle a juste rejoint l’équipe.

 

En ce qui concerne le mystérieux unsub ciblant l’équipe, je ne vais pas y aller par quatre chemins : cette intrigue fut une déception, sur sa fin. J’étais à fond dans cette histoire : savoir que le BAU était en danger, qu’un individu machiavélique préparait un plan diabolique pour l’atteindre m’excitait. Quand j’ai vu le season finale, ce fut la désillusion. Pourquoi n’ai-je donc pas aimé ? Voici les raisons :

 

CM Hamill1/ La façon dont le méchant bonhomme meurt :
Aussi facilement piégé comme un débutant ?? Et surtout, après tout ce qu’il a entrepris : suivi des profilers, manipulation d’un homme condamné injustement, prise des empreintes de Derek, infiltration dans le bureau même du BAU, etc. ?? C’est quoi, cette fin ?!? Ce type était censé être un expert en biochimie, piraterie informatique et autres domaines, et il se fait avoir comme ça, dans sa propre cachette ?!?!? Non, ce n’est pas logique. C’est un peu comme Doyle l’impitoyable guerrier et terroriste qui a échappé à toutes les agences internationales qui s’en va à cause d’une balle perdue, alors qu’il est menotté et à genoux comme un vulgaire voleur de patates. Des histoires qui se terminent en pétard mouillé… La question que j’aimerai me poser est : cet agent est-il  vraiment mort ? Si la réponse est non, là, ça pourrait être intéressant (même si je n’y crois pas trop…).

 

2/ La nature de la vengeance :
Dès le premier épisode de la saison, en voyant les photos des agents du BAU à la fin du cas, on ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi Blake faisait partie des cibles. En effet, Blake venait à peine de rejoindre l’équipe alors que les autres membres travaillaient ensemble depuis des années. De plus, Alex n’avait pas encore rencontré Garcia et Morgan (pour rappel, ils étaient à Londres avec Emily). En conséquence, pourquoi viser Blake la nouvelle au même titre que les autres alors qu’elle n’avait pas encore travaillé avec certains d’entre eux ?

Soit l’unsub visait Blake et dans ce cas, il s’intéresserait à ses collègues (pour les utiliser comme moyen de pression). Dans cette hypothèse, la photo de Blake prendrait plus d’importance parmi les autres (sa photo au centre et les autres autour, en cercle, par exemple). Soit l’unsub visait le BAU, mais pourquoi en vouloir au tout nouveau membre ? Ou tout du moins, disposer sa photo sur le côté, les sujets principaux étant les autres. Dès ce premier stade, quelque chose n’allait pas.

Les diverses scènes disséminées au cours des épisodes étaient alléchantes pour la mise en place de la vengeance ultime. Puis on découvrait que l’unsub, John Curtis, n’était autre qu’un agent du FBI, réponse logique. On pouvait soupçonner un tel profil en regardant de plus près à son mode opératoire : qui aurait été en mesure d’accéder aux rapports du BAU et donc, aux moindres détails des cas traités ? C’était forcément un individu qui pouvait avoir un accès direct ou indirect, qui était dans la possibilité d’approcher le FBI sans éveiller les soupçons. Ainsi, soit il faisait partie du FBI (agent ou personnel administratif), soit il faisait partie d’un autre corps des représentants de l’ordre/de l’Etat (police, autre agence fédérale). A un moment, j’avais soupçonné l’agent Anderson (je vois le mal partout…), le type toujours discret auquel on ne prête pas attention et qui se révèle être un psychopathe^^. Revenons à Curtis. C’était un agent du FBI profondément blessé dans son ego à cause d’une affaire sur laquelle Blake et Strauss avaient travaillé et qui avait discrédité à la fois Blake et Curtis. Pour ne pas faciliter les choses, Strauss n’était pas étrangère à cette « destruction » de carrière.

Là, on comprenait mieux pourquoi Blake faisait partie des cibles. Et on se demandait pourquoi Curtis en voulait personnellement au reste du BAU. Ses membres ne lui avaient strictement rien fait, donc pourquoi se venger d’eux ? D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, le BAU, pris en tant qu’institution, ne lui avait rien fait non plus : elle n’avait pas refusé une quelconque candidature de Curtis à la rejoindre, n’avait pas établi de profil négatif de lui, donc pourquoi en vouloir à ce département ? En réalité, les deux cibles les plus importantes pour Curtis étaient Alex Blake et Erin Strauss car elles étaient avec lui sur cette affaire qui avait stoppé net son ascension sur l’échelle sociale du FBI. Alors, pourquoi aucune photo de Strauss sur les murs (en tout cas, je n’en ai pas le moindre souvenir) ? Pourquoi tuer Strauss aussi rapidement dès le début du season finale ? On aurait pu s’attendre à ce que Curtis kidnappe Strauss et Blake, les fasse payer pour l’humiliation qu’il avait subi, ceci aurait été plus naturel. Et non pas éliminer Strauss si tôt et vulgairement, après s’être fatigué à épier Hotch, Rossi, JJ, Morgan, Reid et Garcia. Quant à l’empoisonnement de Rossi, j’ai envie de dire : c’est tout ??

En conséquence, cette histoire de vengeance comportait des éléments incohérents/pas assez exploités alors que Curtis avait tout d’un psychopathe redoutable. J'attendais plus. Qu'un membre soit accusé de meurtre, que l'équipe se fasse manipuler et se plante sur une affaire orchestrée par Curtis, que des membres se retrouvent dans une position délicate à la suite du kidnapping de leurs proches...

 

CM straussEnfin, quelques mots sur Erin Strauss : dans ses premières apparitions, ce personnage n'attirait pas du tout la sympathie. Elle était la bureaucrate coincée dans ses principes bureaucratiques et cherchant à mettre des batons dans les roues du BAU. Elle était en cela l'ennemi de nos héros, mais en définitive, on aimait ces moments de confrontation Strauss/BAU. Parce que si, à première vue, elle empêchait les profilers de s'engager dans des actions nécessaires et urgentes, elle était aussi là pour les éviter de faire n'importe quoi à leur guise. Il fallait un encadrement car quand les héros commencent à outrepasser les règles, et ce, même quand cela serait compréhensible, ce n'est pas forcément une bonne chose. Un héros ne peut pas faire ce qu'il veut quand il veut, il doit se montrer responsable. Strauss remettait l'équipe à sa place, et ses rappels étaient justifiés. Au fur et à mesure, Erin a montré ses fêlures et on s'est attaché à elle. Elle va me manquer.

 

CM MaeveOn va maintenant terminer sur une note positive, bien que son contenu ne se soit pas terminé sur un happy end à l’écran. Il s’agit de l’histoire entre Reid et Maeve. Une histoire d’amour à la fois étrange, très touchante et tragique. Etrange dans la mesure où elle s’est développée au travers de conversations téléphoniques. Néanmoins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être originale. Touchante dans la personnalité, l’innocence des deux âmes soeurs. Entendre Reid dire qu’il n’a pas besoin de voir Maeve car à ses yeux, elle est déjà la femme avec la plus belle âme était loin d’être gnan gnan. Au contraire, c’était attendrissant, sincère. Cette relation, cette séduction reposait sur la connexion intellectuelle, le dialogue, et non pas sur la rencontre charnelle, l’étalement de richesse intellectuelle, matérielle. Il y avait une telle simplicité, complicité. Enfin, cette relation était tragique dans la perte pour Reid de l’être aimé. C’était vraiment trop injuste pour Spencer… Pour une fois qu’il avait trouvé l’amour… On finirait par croire que l’amour est un poison mortel pour les compagnes/compagnons des agents du BAU : après l’ex de Hotch exécutée par Foyet, le décès de l’ex de Rossi, au tour de Reid de perdre Maeve de façon brutale…

 

Bilan de cette saison : de bonnes enquêtes, une intrigue moyen-terme bien partie mais dont la conclusion n’était pas un bouquet final.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Sériecalement vôtre,
VK

11 nov. 12

CRIMINAL MINDS, 8*04, "GOD COMPLEX"

Quand Reid revisite le concept du Payphone…

(diff us)

 

Criminal Minds nous a offert un épisode terrifiant à souhait. Je n’avais pas ressenti la peur, le choc, le dégoût devant un Esprits Criminels depuis bien longtemps, et je pense que ce volet restera gravé dans ma mémoire pendant encore un certain temps. Depuis plusieurs épisodes, je voyais défiler les unsubs, mais sans vraiment éprouver le moindre sentiment, c’est-à-dire que les épisodes se résumaient à de simples chasses à l’homme, mais sans réaction particulière de ma part. Je regardais les profilers faire leur enquête et arrêter les tueurs, et puis c’est tout. Dans ce chapitre, il s’est passé quelque chose. J’avais mal pour les victimes qui se voyaient amputées d’une jambe. Alors me direz-vous, l’unsub leur prend une jambe et les tue (ou l’ordre inverse) et puis basta, alors en quoi cela change des autres unsubs ? Je vous répondrai : l’unsub de cet épisode prend la jambe de ses victimes, mais toutes ne meurent pas. Et c’est ça qui m’a effrayée. Parce que celles qui survivent se réveillent quelque part et découvrent qu’il leur manque une jambe et parfois, que leur jambe enlevée a été remplacée par une autre. Donc l’épisode m’a fait réagir de terreur car vous imaginez aisément le profond traumatisme des victimes qui s’aperçoivent qu’elles sont devenues unijambistes mais sans aucun souvenir de ce qui s’est passé… Quant au serial killer, sa motivation à s’adonner à cet exercice était paradoxalement attendrissant dans la mesure où il voulait à tout prix aider sa femme, elle-même amputée. Il était complètement aveuglé par l’amour qu’il portait à sa femme jusqu’au point, malheureusement, de sombrer dans la folie. Face à cet homme tordu, l’équipe peinait à avancer. On la voyait patauger : elle se posait de multiples questions sans en connaître la réponse, et quand elle en avait une, une nouvelle question arrivait. Voir cette équipe un peu perdue était fascinant à suivre car aussi expert qu’on soit, il y a toujours des moments de flottement, on n’a pas forcément les réponses à tout tout de suite.

 

CM

 

En dehors de l’affaire, mention spéciale à l’intrigue parallèle concernant Spencer et la jeune femme mystérieuse. Il était étrange, voire perturbant d’apprendre que Reid entretenait une relation téléphonique avec une jeune femme depuis plusieurs mois. Il était encore plus surprenant de voir qu’apparemment, Reid était cantonné à des contacts d’une cabine téléphonique (et quand j’ai vu les scènes, je n’ai pu m’empêcher de penser à la chanson Payphone de Maroon 5, désolée, mais c’était obligé…). D’autant plus surprenant que ces contacts avaient lieu selon un rythme précis et étaient toujours déclenchés par l’appel de Spencer qui raccrochait pour décrocher à nouveau au rappel de la jeune femme. Il était davantage troublant de comprendre que nous ne savions, que Reid ne savait, pratiquement rien de cette inconnue, à part quelques détails. Elle est médecin, a aidé Spencer pour son problème de migraine (enfin on évoque à nouveau ce problème, on commençait à penser que les scénaristes l’avait jeté aux oubliettes) et cerise sur le gâteau, il y a toute une histoire avec une personne dangereuse qu’elle craint. En fait, le plus perturbant dans cette affaire est de constater la décontraction de Spencer face à cette relation et ses modalités peu communes. Il est vrai que Spencer n’est pas une personne ordinaire, mais tout de même, avec toutes les choses étranges, horribles, modes opératoires qu’il voit tous les jours, rester de marbre est intrigant… On fera cependant l’impasse sur cela pour se réjouir de voir que Spencer a enfin une relation sociale avec un être humain autre que ses collègues, un être humain féminin et qu’il en pince pour elle. Joie à mesurer toutefois par la personne dangereuse évoquée par cette femme. Serait-ce cette personne qui développait les photos des profilers vues dans la conclusion du season premiere ? Utiliserait-elle la jeune femme pour approcher Reid puis l’équipe afin de mieux piéger tout ce petit monde ?

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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17 oct. 12

CRIMINAL MINDS, 8*01, "THE SILENCER"

Une de perdue, une de retrouvée…

(diff us)

 

Le season premiere de cette huitième année de Criminal Minds était bon, correct, satisfaisant. C'était une entrée en douce qui, comparée au final de la saison 7, m'a fait moins palpiter. L'intérêt de cet épisode résidait en fait dans l'arrivée de la nouvelle recrue, alias Alex Blake. Ce season premiere était attendu au tournant, je pense, par des milliers de fans en délire de la série, dont je fais partie. Avant même son arrivée, cette Alex Blake faisait déjà beaucoup parler d'elle, en bien et en mal. Attristée de dire au revoir à Emily Prentiss, je ne m'attendais pas à rencontrer dès ce premier volet de la saison 8 un nouveau personnage. J'avais l'impression qu'on essayait d'effacer la trace de Prentiss aussi vite qu'elle était partie, en laissant les fans de la série sans possibilité de faire leur « deuil ». J'aurais préféré que ce nouveau personnage arrive un peu plus tard, vers le cinquième épisode, par exemple. Entre temps, on aurait suivi le processus de sélection : voir Hotch interviewer des candidats, et arrêter sa décision. (parmi d'autres options il va de soi). J'ai été cependant ravie d'entendre Penelope Garcia et Derek Morgan donner des nouvelles d'Emily à JJ et Spencer Reid en rentrant de Londres. Ainsi, Emily faisait toujours partie de l'équipe et on n'allait pas l'oublier une fois installée à Londres. C'était efficace, sympathique et pas trop long. Car oui, pas besoin d'en faire des tonnes non plus. Ensuite, la gaffe de Garcia apportait un petit moment d'humour (prolongé avec son « Seriously ?!?!? » plus tard dans l’épisode). Ensuite arrivait l'enquête. Une affaire d'évasion suivie de meurtres intéressante. Le sujet sortait un peu de l'ordinaire. On n'avait pas l'arc habituel, c'est-à-dire des meurtres sont commis quelque part, on appelle l'équipe, elle se rend dans le lieu, enquête et arrête le coupable. On avait, ici, une évasion, une série de meurtres, et surtout un coupable mystérieux dont on ne savait rien hormis qu'il avait déjà commis plusieurs crimes des années auparavant et qui avait modifié son mode opératoire depuis. Ainsi, l'équipe devait comprendre les motivations et enjeux de cette nouvelle vague d'assassinats en s'appuyant sur des éléments de la précédente enquête. L'histoire et la dimension psychologique de l'unsub étaient touchantes et intéressantes.

 

CM 1

 

L'investigation, toutefois, manquait légèrement de rythme. Certes j'ai apprécié voir les profilers faire leur brainstorming au fur et à mesure, mais j'ai eu la sensation que les scènes centrées sur l'unsub étaient moins nombreuses et moins développées. On s'en tenait strictement à le montrer déambulant dans la nature et attaquer ses victimes. Les recherches auraient pu être un peu plus mouvementées, on aurait pu voir le tueur un peu plus (comment il réussit à se cacher, à changer de voiture, d'habit), soit en augmentant son nombre de scènes, soit en prolongeant ses scènes sans en changer le nombre. Pour cette deuxième option, je pense notamment à la scène avec le bébé. Après son méfait, on aurait pu le voir découvrant le bébé, ayant un mouvement de compassion et s’en occupant avant de l’abandonner… C'est d'autant plus frustrant que ce tueur avait une personnalité, un background fort et ouvrant à beaucoup de possibilités. Or, avec ce season premiere, on avait la sensation que le sujet principal était Alex Blake. Et donc j'en viens au nouveau membre de l'équipe qui finalement, ne m'a fait ni chaud ni froid. Je ne l'ai pas détestée (et j'aurais pu, par principe, étant donné que j'affectionnais beaucoup Prentiss), je ne l'ai pas adorée non plus. Parfois, certains personnages ont un truc en plus qui fait que le spectateur lui porte une attention particulière dès le premier épisode où il apparaît, attention pour un aspect positif ou négatif de son personnage. Dans mon cas, je pense qu'il me faudra un peu de temps pour m'habituer à Blake. Toutefois, elle m’a piquée au vif en rembarrant sans vergogne Derek Morgan. Du style « je suis la mieux placée sur ce coup là, je n’ai donc aucune leçon à recevoir de quiconque ». Et ma foi, Morgan est resté bien mou, enfin, je pense qu’il a voulu jouer les gentlemen, ou a simplement été ahuri par un tel comportement qu’il en est resté sans voix (ou Blake ne lui a pas laissé le temps de répondre). Quant à Reid, où est passé le génie aux discours débités à une vitesse fulgurante et dont on ne comprend pas les trois quart du contenu ? On avait l’impression que Blake l’avait privé de son art pour cet épisode. En outre, pour appuyer mon propos du « trop de Blake tue Blake », son histoire avec Erin Strauss. Il était inutile d’apprendre que les deux femmes avaient une histoire commune dès ce début. Quand on en sait trop, ça gâche le suspens et l’intérêt du personnage qui doit se construire au fil des épisodes. Combien de temps a-t-on attendu avant d’en savoir plus sur les protagonistes vétérans ? Que l’on voit Strauss jeter des regards embarrassés à Blake aurait largement suffit et dans un prochain épisode, on aurait appris que Strauss avait fait un sale coup à Blake. Là, dès l’ouverture des festivités, on sait tout le pedigree de Blake, son addiction pour le café, son lien avec Strauss. Où est-donc le mystère ? Au moins, quand Prentiss était apparue, on ne savait pas grand-chose d’elle, à part que ses parents étaient haut placés, mais c’est tout. Et elle n’occupait pas autant l’écran que Blake dès sa première enquête avec l’équipe. Ou comme Rossi, on n’en savait pas plus sauf qu’il était une figure majeure des sciences du comportement. Affaire Blake à suivre avec attention…

 

CM 2

 

Enfin, quid de la scène finale avec les photos ? Je n’ai pas été prise de torpeur devant ces images garantissant un futur danger pour les héros. Pourtant, je suis à fond dans tout ce qui peut arriver de dramatique aux héros. Pourquoi ce manque d’enthousiasme et de peur, alors ? Tout simplement parce que j’ai trouvé l’avènement de cet élément trop brute, sans aucune connexion avec le reste de l’épisode ou un épisode précédent de la même saison. Comme c’est le season premiere, il est difficile d’avoir un tel épisode. La scène mystère, car oui, je ne le nie pas, elle est bien mystérieuse, arrivait comme un cheveu sur la soupe, un deus ex machina. L’affaire du serial killer était réglée et hop, on nous balançait cette scène. En parcourant les spoilers, je m’étais imaginée le scénario suivant : le serial en killer du season premiere finissait par échapper à l’équipe et après, on comprenait qu’il s’était caché quelque part et qu’il espionnerait l’équipe. Je m’attendais donc à voir cette scène quelques épisodes plus loin. Que ce soit le serial killer lui-même ou un de ses proches qui cherche à se venger des profilers, peu importe. Ici, non, il n’y avait pas de cohérence, cause à effet, et c’est ce qui m’a perturbée. D’autant plus qu’on voit la photo des membres de la nouvelle équipe, c’est-à-dire avec Blake. Or, si je ne me trompe pas, Garcia et Morgan n’ont jamais travaillé avec Blake avant leur voyage de Londres, sinon Garcia ne demanderait pas si Blake est gentille. Morgan peut-être a travaillé avec Blake, mais je suppose qu’il est parti à Londres en même temps que Garcia. Ainsi, quel inconnu en voudrait à Morgan, Garcia avec les autres ? Quand bien même il n’en voudrait qu’à une personne en particulier mais sans exclure de la faire souffrir en s’en prenant à ses collègues, dans ce cas, il disposerait les photos autrement. Il mettrait sa cible au centre et les autres autour en cercle ou en paquet sur le côté. C’est un détail qui me trouble… Qui peut bien leur en vouloir à tous ? Malgré ma réserve, je suis bien contente à l’idée que nos héros affronteront un ennemi. S’il vous plaît, scénaristes, offrez-nous un serial killer à la psychologie complexe, sociopathe, psychopathe, bref, le serial killer du siècle !

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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12 juil. 12

CRIMINAL MINDS, SAISON 7

Ce que j’en ai pensé…

 

Que dire de cette septième saison sinon qu’elle se situait en dessous des saisons précédentes ? J’en suis sortie mitigée, frustrée. Tout a commencé avec le season premiere qui m’a grandement laissée sur ma faim tant la conclusion proposée pour l’arc Doyle-Prentiss était inintéressante et insultante pour le personnage de Doyle qui connaissait une fin bien prématurée et n’ayant aucun sens. Une fin bien indigne pour le personnage tel qu’on l’avait présenté au cours de la saison 6 (le « méchant ultime »). Alors que j’espérais que les conséquences de cette intrigue seraient mieux exploitées, c’était sans compter sur ma naïveté. Car en effet, une fois Doyle disparu, la série devait passer à autre chose et tout oublier du passé. Aucune indication sur ce que Declan était devenu ne fut donnée. Et quand il fut le moment de traiter des conséquences psychologiques sur Prentiss, nous eûmes droit à une scène ridicule entre Prentiss et son psy, et en un épisode, tout semblait réglé. Prentiss racontait à sa psy qu’elle ne faisait plus de cauchemars, ne se rongeait plus les ongles. Sauf que j’aurais bien voulu voir un de ces fameux rêves, voir Prentiss plus secouée de temps à autres. Alors certes, on l’a vue jouant les conseillères parentales et courriers du cœur avec Hotch et Rossi, mais c’était moins intéressant que la voir réellement en doute, se réveillant en sueur la nuit (à cause de cauchemars), et regarder avec douleur face à un miroir le trèfle à quatre feuilles que Doyle lui avait gravé sur la poitrine (avec en prime des flashbacks relatifs au volet 6*18). La seule scène relativement intéressante concernant la fausse mort d’Emily fut l’explosion de Spencer Reid contre JJ. Une très belle scène où l’on réalisait à quel point Reid avait été affecté par la « mort » de sa coéquipière et amie. Le petit moment entre Prentiss et Hotch dans le jet avec la découverte du mensonge d’Emily à sa psy sur son nouveau petit ami était sympathique, oui, mais bon, elle est à retenir uniquement pour son côté humoristique, et non pour son intensité dramatique. Et que dire de Prentiss qui est restée bien pâle au cours de cette saison ? Je n’ai absolument pas reconnu la femme forte qu’elle a toujours été, ni l’agent défonçant les portes avec Derek Morgan. Cette année, Prentiss se contentait de rester en arrière, d’arriver arme au poing après la guerre. Elle s’était même fait voler la vedette par JJ, maintenant promue au rang de profiler (ce qui lui a permis de devenir plus intéressante entretemps), qui se transformait en action woman et accompagnait Derek presque partout. Cette inversion des rôles a fini par en devenir agaçant. Parfois, j’avais envie de crier « mais rendez-nous Prentiss et JJ, laisse-lui la place !! ». Non pas que je n’aime pas JJ, au contraire, son évolution tombait à pic car honnêtement, pendant six ans, elle n’a pas vraiment fait grand-chose en tant qu’agent de liaison. A part dire « Je m’occupe de la presse », « les parents de la victime sont là », JJ n’avait pas vraiment un rôle conséquent dans la série… Donc la saison 7 fut très intéressante pour son personnage, sauf que son évolution fut trop rapide en une année. « Trop de JJ tue JJ », en quelque sorte. Malheureusement, mon vœu ne fut pas exaucé. Sauf peut-être dans le season finale où Prentiss se démarquait par son héroïsme en sauvant Will enchaîné à une bombe et toute une gare par la même occasion. Le seul moment de Prentiss dont je ne me lasse pas de regarder.

 

Passons maintenant aux enquêtes en elles-mêmes. Ma foi, elles ne m’ont pas autant passionnée que celles des années précédentes. Loin de là. A part quelques exceptions, je les ai trouvées fades, manquant de cette intensité et de ce suspens qui m’avaient transportée par le passé. Il n’y avait même plus cet effet spécial qu’on voyait lorsque l’équipe délivrait le profil, quand le discours des agents était incrusté dans de courtes scènes illustratives. Cette année, je regardais les épisodes sans vraiment être plongée personnellement dans l’investigation. Parfois, il m’arrivait de voir un volet et de l’oublier quelques jours plus tard. Les seuls unsubs qui ont retenu mon attention furent l’handicapé mental de l’épisode 2, Dean Cain dans l’épisode à Atlantic City et Teri Polo en professeur amoureuse d’un élève. De plus, j’ai bien aimé l’histoire accompagnant ces unsubs. On les suivait dans leurs pérégrinations meurtrières et on voyageait avec eux, tandis que pour d’autres, j’avais l’impression de juste les voir quand ils commettaient des meurtres et la dimension psychologique faisait défaut. Dans les épisodes cités, il y avait un certain rythme, le sujet abordé était intéressant, et les interprétations très bonnes. J’ai adoré les monologues du déficient mental (désolée, je l’appelle comme cela car je n’ai plus le nom de l’acteur en tête) ; l’attitude hasardeuse et chaotique de Dean Cain ; et la psychologie de Teri Polo. En outre, j’ai apprécié l’atmosphère espionnage (camionnette de surveillance et infiltration de Reid dans la salle de jeu) ainsi que la mise en scène du volet avec Dean Cain. J’ai aimé le retournement de situation du volet avec Teri Polo, où l’on découvrait qu’elle ne faisait que reproduire avec son élève une histoire d’amour qu’elle avait eu avec un ancien élève. Côté émotion, je retiendrai l’épisode avec Angel. Du très bon Shemar Moore, et mention spéciale aussi à l’acteur incarnant Angel. Un épisode poignant par son thème : l’enlèvement et séquestration d’un enfant pendant des années, par sa violence émotionnelle : la peur d’Angel caché sous la table dans sa chambre d’hôpital et sa tentative de suicide. Quant au chapitre centré sur la cousine de Derek, je l’ai trouvé intéressant, mais sans plus. D’ailleurs, admirez comment la cousine rencontre par hasard la sœur de Derek et comment l’équipe la retrouve en une nuit (en même temps qu’elle met fin à un réseau d’esclavage moderne) alors que ça fait huit ans qu’elle a disparu… Un peu too much, à mon goût. En fait, la seule intrigue que j’ai suivie avec bonheur fut le season finale qui donnait une sacrée correction à tous les épisodes précédents. Du grand art qui me fit aimer à nouveau CM que je commençais à déserter de façon alarmante…

 

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Et n’oublions pas le combat de JJ avec l’unsub tuant ses victimes pour les « soulager » que j’ai trouvé ridicule, incensé. Non pas que je n’aime pas voir JJ se battre (au contraire, j’ai adoré sa bagarre avec Izzy dans le season finale), mais en l’occurrence, son geste avec cet unsub était complètement inconscient et dangereux. Parce que oui, non seulement JJ se jette sur lui, mais en plus elle le fait alors qu’il a légèrement une arme pointée sur un adolescent, au lieu d’attendre sagement les renforts ! Et si JJ avait raté son coup, le jeune homme aurait pu y passer. Donc à ce moment, je me suis plus dit « mais qu’est-ce que nous fais là, JJ ??!?! Ça va pas la tête !!! » au lieu de « Vas-y JJ, défonce tout, t’es la meilleure !! ». Au moins, avec Izzy, la lutte paraissait plus naturelle et logique car il s’agissait, pour JJ, de sauver Henry. Et surtout, JJ frappait une Izzy armée alors qu’Henry était loin derrière. Ce fut quand même sympathique de voir JJ évoluer, mais parfois, c’était exagéré et on finissait par s’en lasser. Quant à Hotch, et bien, la seule chose que je soulignerai sur ce personnage est sa nouvelle histoire d’amour avec Beth. Personnellement, je suis totalement indifférente à cette relation. Je n’ai rien contre le fait de voir Hotch sortir avec quelqu’un. Sauf qu’ici, je ne comprends pas pourquoi ce serait à lui de vivre une relation. Je veux dire, ce n’est pas vraiment lui le plus pressé. A l’inverse, j’aurais souhaité que ce soit Derek Morgan, célibataire depuis des lustres et censé être, de surcroît, le beau gosse ; voire même Spencer Reid ; ou Emily Prentiss (pour connaître un peu de bonheur après son expérience) ! Et d’ailleurs, qu’en est-il des migraines de Reid ? Il est dommage en effet qu’on soit resté sans réponse sur ce mystère. A croire que Reid a été mis aux oubliettes…

 

En fait, certaines intrigues personnelles ont été traitées dans la longueur, comme celle de Hotch avec Beth, tandis que d’autres ont trouvé une conclusion ultra rapide, et là, je pense à la triste histoire de Rossi et sa première femme. Cette intrigue grave était présentée et terminée en trois/quatre scènes étalées sur deux épisodes (consécutifs, il me semble), alors que la gravité et le sujet de cette histoire aurait pu être développés un peu plus, ou alors, que la conclusion arrive deux ou trois épisodes après le commencement. Il y avait donc un déséquilibre entre les scènes de vie privée des personnages. Hormis ces quelques points, j’ai quand même apprécié les moments de complicité entre les membres de cette équipe : le cours de cuisine chez Rossi ; la cérémonie de mariage de JJ et Will organisée en un temps record par l’expert des divorces, à savoir Rossi lui-même (je pense qu’il n’aurait aucun problème pour se reconvertir) ; la convention de science fiction avec Garcia et Reid ; sans oublier cette scène cultissime de Derek sortant de la douche de Penelope !

 

En définitive, cette saison fut moyenne. J’espère sincèrement que la prochaine redémarrera sur une bonne note car sinon, je crains fort que ce soit le début de la fin d’Esprits Criminels…

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Sériecalement vôtre,

VK

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08 juin 12

CRIMINAL MINDS, EPISODE 7*23 & 7*24, “HIT/ RUN”

Ce que j’en ai pensé…


(diffusion US)

 

hit run 1


Cet épisode spécial de plus d’une heure clôturant la saison 7 restera pour moi sans conteste l’un des meilleurs épisodes de la saison 7 et l’un des meilleurs season finales de Criminal Minds. Je dois avouer qu’au départ, j’avais pas mal de doutes concernant ce chapitre. Pour être franche, je ne l’attendais pas vraiment avec l’impatience et l’enthousiasme qui envahissent en général tout fan d’une série vers l’achèvement d’une de ses saisons. En fait, je m’étais préparée psychologiquement, depuis un certain temps, à un épisode qui se regarderait, mais sans pour autant crever le plafond. J’avais baissé la barre de mes attentes. Vous serez étonnés par ces propos, alors que j’adore CM. Mais je pense que quand on aime une série, il ne faut pas se contenter de la suivre aveuglément. Il ne faut pas avoir peur de se remettre en question, de remettre la série en question. Quand on aime, c’est pour le meilleur évidemment, mais aussi pour le pire. C’est la raison pour laquelle malgré tout mon amour pour Esprits Criminels, je ne pouvais qu’éprouver quelques appréhensions quant à ce final.


Pour comprendre mon attitude nonchalante, il faut avoir visionné la saison 7. Tout avait commencé avec le season premiere, duquel j’étais ressortie frustrée. Pour saisir l’importance de ma frustration, je vous invite, si vous en avez le temps et l’envie, à lire l’article que j’avais rédigé pour l’occasion, dont voici le lien : http://seriecalementv.canalblog.com/archives/criminal_minds/index.html.
J’avais tant attendu cet épisode et finalement, il m’avait rendue amère. Elément qui jouait dès le départ en défaveur de cette saison 7. Alors que j’espérais me délecter des volets suivants, ce fut, à l’inverse, le décrochage vertigineux. J’ai trouvé qu’il manquait quelque chose à cette septième saison. Notamment les effets spéciaux lors de la communication du profil, où on aperçoit en arrière-plan des images illustratives accompagnant les propos des profilers. Je ne sais pas, il y avait un truc en moins. Mis à part quelques épisodes que j’ai suivis avec intérêt (celui avec l’handicapé mental, Dean Cain et Teri Polo), j’en étais arrivée à visionner des investigations et à les oublier quelques jours après. Il m’arrivait souvent, en pensant à CM, de me dire « Ah oui, il y avait cet épisode avec cet unsub… ». Autant vous dire que je n’avais pas été percutée avec la même ampleur que les saisons précédentes. Je confesse que j’ai souffert d’un sentiment de lassitude, d’ennui. Je n’étais plus emportée par la même bonne humeur qui m’avait envahie les années précédentes, où je me devais de dévorer direct le lendemain de la diffusion américaine le nouvel épisode de Criminal Minds. Non, cette saison, je ne me pressais, mais alors vraiment plus, du tout. Il m’arrivait de regarder un épisode trois semaines après. Et plus grave et alarmant, j’ai arrêté tout net le visionnage de CM environ vers le dix-neuvième épisode, sauf exception avec l’histoire autour de Derek Morgan. Je vous l’accorde, le problème vient peut-être de moi. Peut-être que j’ai été victime d’une saturation de CM au cours de cette année…


Malgré cet éloignement troublant, je m’étais décidée à faire honneur à la série pour son final. La bande-annonce de l’épisode en question avait attisé ma curiosité, ainsi que les spoilers distillés par-ci, par-là. De plus, il fallait ne pas manquer ce volet dans la mesure où Paget Brewster, alias Emily Prentiss, faisait ses adieux lors de ce final. Ainsi je m’étais dite que cet épisode valait un effort de ma part. Mais bon, je ne m’emballais pas trop. Le jeudi matin, qui fut, par chance, jour férié, fut le jour spécial CM. Je mis un temps fou avant de voir ce volet, qui fut tout simplement l’épisode miracle, l’épisode qui me réconcilia avec Esprits Criminels et qui me rappela pourquoi j’adorais cette série. Ce long chapitre contenait tous les éléments pour m’en mettre plein la vue. Des unsubs vraiment psychopathes, une situation critique, des personnages importants en danger, du suspens, de la réflexion, une explosion, une course contre la montre, des moments de légèreté et un évènement heureux.


hit run 3

Tout commença par quelques brèves scènes introductives centrées sur la vie hors boulot des membres de la BAU. Car oui, les pauvres, il faut bien qu’ils aient une vie sociale. Des moments tantôt tendres, comme celui avec JJ et sa petite famille ainsi que celui entre Aaron, son fils et leur tente ; tantôt hilarants, comme celui de Garcia avec Reid à la convention et leur rencontre avec Rossi, sans oublier la vision, dans le même périmètre, de Strauss ! Quant à la conversation entre Emily et Derek, elle était sympathique, on y voyait une belle complicité, mais bon, ce n’était pas mon meilleur moment. C’est surtout qu’Emily achète une maison qui n’est pas en très bon état… Logique, n’est-ce pas ? Ensuite, on passait au braquage. Alors oui, un braquage dans une série télévisée, cela n’a rien de nouveau, mais bon, il fallait voir comment cela allait être traité dans CM. Et puis le braquage tourne court et la collègue de Will se fait tuer d’une balle en pleine tête. Et là, on se dit que Will Lamontagne porte la poisse pour ses partenaires, parce que n’est-ce pas la deuxième fois qu’il perd son collègue, celui-là ?? Après, la BAU se ramène et prend les affaires en mains. Et là, on découvre le penchant sadique de la braqueuse !!! Une vraie folle, qui n’hésite pas à tirer sur un père sous les yeux de sa fille !!! Qui se maquille sans se soucier des caméras, des flics tout autour de la banque !! Et donc là, on avait un vrai unsub. Retors, comme on les adore. L’épisode ne perdait jamais en intensité. Entre un Will qui pénètre dans la banque et qui se fait tirer dessus ; une JJ presqu’en deuil, ne sachant pas si son compagnon est vivant ou mort ; une explosion ; un Henri « gardé » par Izzy et en danger ; un happy end… Il y avait tout dans cet épisode pour me faire retomber amoureuse de CM. J’étais littéralement transportée par cette intrigue. J’en tremblais, je m’agitais à chaque nouvelle complication, je n’en pouvais plus.


Contrairement à certains, la participation de Clyde Easter ne m’a pas vraiment gênée. C’est vrai que son rôle n’était pas primordial dans cette affaire, mais il a quand même aiguillé Emily sur la piste de la braqueuse internationale. Alors oui, Emily aurait pu faire le lien sans son aide, mais bon, que voulez-vous… Après, on sentait trop le coup du « au fait, t’aurais pas envie de changer de boulot ? » et en définitive, son vrai rôle consistait à ouvrir les portes de la sortie de Prentiss. L’histoire de la promotion vers un autre poste était prévisible depuis qu’on savait que Brewster quitterait la série. En même temps, elle ne pouvait pas non plus mourir une seconde fois. Cela aurait été trop bizarre. En fait, ce n’était pas la meilleure excuse de sortie, mais bon, il faut accepter. J’ajouterai simplement que CM n’a pas choisi la mutation de facilité pour Emily : elle s’en va vers Londres ? Comment justifier alors ses apparitions futures dans la série en tant que guest ? Pourquoi ne pas l’avoir tout simplement mise à Washington ? Je me le demande… Alors si en plus, son interprète décide de revenir pour de bon, Prentiss deviendrait la recordwoman des va-et-vient d’un poste à l’autre (ou comment changer de boulot en peu de temps…). Quoiqu’il en soit, j’ai apprécié qu’Emily ait eu une place importante dans cet épisode bien qu’il ait été nettement centré sur JJ. En effet, Emily a quand même sauvé la donne en désamorçant la bombe ! D’ailleurs, mes deux meilleures scènes, dont je ne me lasse jamais de regarder, sont celles du combat JJ/Izzy et d’Emily/Will dans la gare. On a eu droit à une vraie JJ bad ass et on ne pouvait s’empêcher de voir, dans cette bagarre, un écho à celle entre Hotch et Foyet. Une lutte féroce, avec de vrais coups violents entre un psychopathe et un héros déchaîné pour sauver son petit. Le ralenti sur le chargeur tombant de l’arme était super, un ralenti bien placé entre les scènes rapides de close-combat. Une JJ comme on ne l’avait jamais vue ! On notait également un parallèle entre Izzy, la tueuse à renommée internationale, se couvrant sous plusieurs identités, et le passé d’espionne d’Emily, sauf qu’Emily était nourrie de bonnes intentions, contrairement à Izzy. Pour continuer avec Emily, j’étais morte de rire en voyant Prentiss se la jouer experte en déminage. Peut-être que j’ai loupé le coche, mais n’était-ce pas dangereux de composer un mot de passe alors qu’il était possible que les terroristes ne donnent droit qu’à un seul essai ? En effet, dans la scène, on la voit faire son truc hyper sérieuse, genre maîtresse de la situation puis échouer, alors que le pauvre Will gémit, genre « il ne me reste plus que deux minutes à vivre, alors laisse-les moi au lieu de me faire sauter maintenant ! ». Et ensuite, une fois qu’Emily a trouvé le bon code, elle entre en mode « Youpi, j’ai réussi !! Je suis trop balèze !! », avant de déchanter rapidement à l’ouverture du boitier avec une tête « Non !! Et voilà les ennuis qui recommencent… ». J’étais trop tordue de rire devant cette scène. Mais j’ai vraiment bien aimé que ce soit elle qui sauve Will, parce que je l’ai trouvée effacée tout au long de cette saison, à l’inverse de JJ qui prenait du galon jusqu’à piquer la place d’Emily aux côtés de Derek lors des interventions musclées, chose qui m’a un peu gênée. Et bien évidemment, très belle scène finale avec musique centrée sur Prentiss dansant avec les hommes de la BAU et les filles aussi.



hit run 4

 

Tous les personnages étaient bien exploités. Sauf peut-être Reid, un tout petit peu trop en retrait à mon goût. J’aimerai bien le voir un jour défoncer une porte, arme au poing… Mais je pense que la probabilité de ce genre de scène est quasi nulle… A part ce détail, il y avait un bon équilibre entre les répliques des personnages et leurs interactions les uns avec les autres. Il y avait aussi de l’amitié, de la reconnaissance, de l’amour. Par exemple, les remerciements de Strauss à Morgan étaient touchants (moi je dis, cette femme n’est pas Strauss !!). Les scènes entre Garcia et Lynch prouvaient qu’ils tenaient toujours l’un à l’autre, bien que je n’approuve guère que Kevin ait l’air de s’être consolé trop rapidement dans les bras d’une autre. Ça tournait bien, l’épisode était super fluide, sans temps mort. Il était juste magnifique, comparé à l’ensemble de la saison 7. Il dégageait vraiment quelque chose, un quelque chose qui m’a percutée et emportée d’enthousiasme. Certes, il y avait quelques raccourcis, comme par exemple le complice d’Izzy qui n’était autre que le Marine otage dans la banque. En le voyant être le seul à être hyper calme, sans aucune crainte à parler sans autorisation aux braqueurs, et surtout avec la caméra prêtant une grande attention sur lui, on pressentait que quelque chose se dessinerait autour de ce personnage, et on pouvait aisément se dire qu’il n’était pas uniquement qu’un simple otage (même si c’était un ancien militaire). Après, le complice qui se fait tirer dessus et abandonner et dont on n’entend plus parler, c’était un peu bizarre et rapidement expédié aux oubliettes… Mais honnêtement, ce n’était qu’un léger détail et on l’oubliait assez vite pour ne retenir que le meilleur de cet épisode plein d’angoisse, de péril, d’émotion.


Vous l’aurez compris, je suis sortie métamorphosée de cet épisode. Tant de choses restent à dire, mais je vais m’en arrêter là. Il aura fallu attendre longtemps, mais ça en valait la peine. Je croise les doigts pour que CM revienne sur les chapeaux de roues l’année prochaine !


Pour finir :
Mes + : Un unsub cruel/ Une intrigue qui tient en haleine/ L’équilibre intrigue et scènes légères/ Le mariage de JJ et Will (c’est pas trop tôt, depuis le temps qu’on attendait !!)/ La bagarre entre JJ et Izzy/ Le désamorçage de la bombe par Emily
Mes - : Le départ d’Emily Prentiss/ Quelques raccourcis (le marine complice, par exemple)


Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


Sériecalement vôtre,
VK

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13 mai 12

CRIMINAL MINDS, EPISODE 7*01, “IT TAKES A VILLAGE”

Ce que j’en ai pensé…

 

(diffusion US, ATTENTION SPOILERS !!)

 

Bien que la diffusion américaine de cet épisode remonte à Septembre, j’avais envie de vous en parler aujourd’hui (et surtout, je n’avais pas pu le faire avant étant donné la date de naissance de ce blog).

J’attendais ce season 7 premiere avec impatience, car il symbolisait le retour de deux personnages phares de la série, à savoir l’agent Emily Prentiss (incarnée par Paget Brewster) et l’agent Jennifer Jareau (interprétée par A.J Cook). Un petit rappel s’impose pour saisir l’importance de cet épisode à mes yeux, et je pense aussi, aux yeux des aficionados de Criminal Minds (que j’appellerai également CM ou Esprits Criminels).


CM 8


Le caractère spécial de ce volet trouvait son origine un peu avant le début du tournage de la saison 6. La chaîne qui diffusait CM avait décidé de ne plus renouveler le contrat de Paget Brewster et A.J. Cook. Ainsi, les fans avaient-ils pu apprendre, choqués par la brutalité de cette décision, qu’A.J quitterait le show dès le deuxième épisode de la saison 6. Paget, quant à elle, s’en sortait avec un peu plus de chance : elle resterait pour une grande partie de la saison, cependant, à l’inverse de ses partenaires de scène, elle ne tournerait pas les 24 épisodes saisonniers habituels, mais 18. De plus, elle aurait la possibilité de revenir, ce qui laissait un peu d’espoir. Exit JJ, le compte à rebours continuait pour Emily. Celle-ci partit en réalité lors du dix huitième épisode, qui marquait dans le même temps un retour surprise de JJ le temps de 42 minutes. Un épisode magistral, qui restera dans ma liste des épisodes préférés de CM. Les scénaristes avaient offert une très bonne intrigue pour Emily qui justifiait son départ. Ce fut une sortie dans le plus grand art, de loin le meilleur développement que ce personnage ait connu. Certes, on trouvera toujours des critiques à faire sur cette intrigue, mais dans l’ensemble, cette histoire avait un début, une péripétie et un dénouement. Une histoire complète et maîtrisée. Qu’apprenait-on sur Emily Prentiss ? Premièrement, elle avait été agent à la CIA (la classe…). Deuxièmement, durant sa carrière dans cette organisation secrète, elle avait travaillé en coopération avec une équipe d’agents internationaux, et avait fait équipe avec deux britanniques : Sean McCallister et Clyde Easter, une française : Tsia Mosely, et un allemand : Jeremy Wolf. Troisièmement, cette équipe avait enquêté, huit ans auparavant, sur un certain dénommé Ian Doyle et c’est là que les choses n’en deviennent que plus intéressantes et que Criminal Minds s’est transformé en « Criminal Spies », ou « The Criminal Mind Who Loved Me ». L’équipe d’espions internationaux avait du faire une investigation sur un dangereux terroriste surnommé Valhalla et par la même occasion, en dresser son profil. Pour ce faire, Emily s’était présentée comme une trafiquante d’armes sous le nom de Lauren Reynolds pour pouvoir approcher l’homme sous couverture. Elle rencontra Ian Doyle dans un bar à Boston et de fil en aiguille, celui-ci tomba amoureux d’elle. Prentiss joua le jeu et prit de plus en plus une part importante dans la vie de Doyle, tellement importante que ce dernier finit par lui avouer qu’il était Valhalla. Ensuite, Prentiss découvrit que Doyle avait un fils, Declan, et Doyle lui demanda de l’élever avec lui. Prentiss ne put accepter cette perspective de vie (elle ne voulait pas que Declan adopte la vie de son père). Après, il s’avère que le groupe avait arrêté Doyle et l’avait envoyé en Corée du Nord (mais Prentiss n’était pas au courant). Pour effacer les traces de la fausse identité d’Emily, Tsia et Jeremy avaient fait en sorte de faire croire à tout le monde que Lauren Reynolds avait péri dans un accident de voiture. Emily, quant à elle, avait caché l’existence de Declan et mis au point un stratagème pour assurer sa protection et lui donner un avenir plus radieux que celui de trafiquant d’armes et terroriste. Elle avait simulé sa mort ainsi que celle de sa nourrice par balles et avait photographié la fausse scène de crime et les deux faux cadavres.

 

Les scénaristes avaient instillé cette intrigue par un habile jeu de flashbacks et chasse à l’homme dès le douzième épisode de la saison. Ainsi le spectateur découvrait au fur et à mesure lors de courtes scènes Sean rendre visite à Emily pour lui annoncer que Doyle s’était échappé et qu’ils étaient tous en danger ; Emily recevoir une fleur particulière, des appels et messages mystérieux sonnant le retour imminent de Doyle ; Emily en pleine conversations téléphonique avec Tsia qui lui apprenait que Jeremy venait de mourir dans des circonstances intrigantes. Après, Emily revoyait Clyde et Tsia lors de rendez-vous secrets pour établir un plan d’action. Entretemps, Prentiss faisait face à Doyle en plein Washington et celui-ci lui annonçait qu’elle allait bientôt payer pour ses fautes. Arrivait alors l’épisode 17, intitulé « Valhalla » où Ian Doyle se lançait, avec des complices, dans une course à la vengeance en exécutant les personnes qui avaient participé à son extradition en Corée du Nord. Emily ne fut pas dupe et réalisa bien vite qu’il s’agissait de l’œuvre de Doyle, mais garda le silence de peur que Doyle ne s’attaque à ses coéquipiers et à son tour, se lança seule dans une course contre la montre pour régler ses différents en tête à tête avec Ian. Dans le chapitre suivant, soit le 18, ayant pour titre « Lauren », l’équipe des profilers du FBI apprenait, stupéfaite, grâce à l’intervention de JJ spécialement de passage, la vérité sur Emily et Lauren. Hotch et ses agents n’hésitèrent pas une seule seconde, malgré le sentiment de trahison de certains, à voler jusqu’à Boston pour secourir leur coéquipière et membre de la famille. Pendant ce temps, Emily se faisait capturer par Ian et au cours de leur face-à-face, elle lui avoua que Declan n’était pas mort, mais qu’elle l’avait fait croire. A présent, il vivait heureux quelque part (il faut cependant dire que cette confession était loin d’être très intelligente). Les agents du FBI arrivèrent trop tard car Doyle, dans une lutte avec Prentiss, lui enfonça un bout de bois dans le ventre et celle-ci trépassa sur la table d’opération, tandis qu’Ian s’était envolé… C’était sans compter le stratagème de Hotch et JJ qui en réalité, avaient inventé cet immense mensonge pour protéger Emily. L’épisode se terminait sur un cliffhanger où l’on voyait JJ donner des nouveaux faux papiers d’identité à Emily à... Roulement de tambours… Paris, s’il vous plaît ! Les américains auront beau critiquer les français, ils n’en sont pas moins amoureux de notre pays et sa capitale. Cependant, je pense qu’ils en ont une image un peu vintage… Apparemment, Paris rime avec Vespa et Citroën des années 60…

 

Voilà en résumé ce qu’il faut retenir, mais je vous conseille vivement de voir ou revoir le 6*17 et le 6*18. Alors qu’on avait eu droit à ce duo merveilleux d’épisodes, remplis d’action, de suspens, de secrets, et surtout d’émotion, le volet d’ouverture de la saison 7, qui signifiait le retour à temps complet de Prentiss et Jareau (entretemps, les deux actrices avaient finalement été rappelées), fut… Frustrant… Décevant. Un volet loin d’être à la hauteur de l’attente et la qualité de « Valhalla » et « Lauren ». Pris dans son individualité, « It takes a village » était de bonne qualité. L’épisode démarrait sur une commission d’enquête sénatoriale présidée par l’acteur Mark Moses (Paul Young de Desperate Housewives) qui remettait en question certaines actions des agents Hotchner, Rossi, Reid, Morgan, Jareau (réintégrée à la BAU) et l’analyste Garcia. L’équipe se retrouvait sur la sellette à cause de la perte de plusieurs personnes au cours d’une affaire aux allures de croisade personnelle. En effet, l’équipe avait retrouvé Prentiss et devait sauver Declan enlevé par sa mère biologique, tout en mettant un terme à la cavale de Doyle. Bien sûr, il était difficile pour ceux de l’équipe mis dans le secret au sujet de la fausse mort de Prentiss de garder leur objectivité et contenance face à Doyle, ce même homme qui leur avait enlevé à jamais leur amie. En traitant cet épisode sans tenir compte de son contexte, oui, il n’est pas mauvais. Il est même agréable à suivre. On se surprend à se ranger du côté de l’équipe, à être attentif aux raisonnements des différents membres, à découvrir un Aaron Hotchner sans costume cravate et avec, attention vos yeux, une barbe de trois jours. Il y a du rythme dans cet épisode : un danger imminent, une course contre la montre pour sauver la vie d’un enfant, l’arrestation et l’interrogatoire d’un criminel, mais également des instants de pause, de bouleversements, quand il s’agit pour l’équipe de réaliser pleinement qu’Emily est bel et bien en vie. Il y également un avertissement de la part de la hiérarchie : clore le dossier Doyle sans réelle sanction ne signifie pas forcément que l’équipe a le droit de tout faire. Et cela fait du bien que l’équipe soit confrontée à la réalité, et qu’elle se doit de réfléchir aux conséquences de ses actes. Comme l’a bien mentionné Mark Moses : « What I find interesting is that you are the experts in behavior, but you find nothing wrong with yours ». L’épisode était bien dosé entre les scènes au tempo enlevé, les séances de commission sénatoriale, les scènes de retrouvailles.

 

Maintenant, qu’en est-il si l’on garde à l’esprit le pourquoi du comment de cet épisode ? Et bien, ce volet n’était ni plus ni moins traité à la va-vite. Autant dans la saison 6 nous avions eu droit à une très bonne mise en place de l’arc Prentiss-Doyle, autant dans la saison 7 nous avons eu droit à une expédition éclaire aux oubliettes de cet arc qui nous laisse grandement sur notre faim (peut-être son traitement vous conviendra-t-il, mais personnellement, ce n’est pas mon cas). En fait, l’arc Prentiss-Doyle se conclut d’une façon brutale alors qu’il aurait été préférable de la boucler en un double épisode introductif de la saison 7, voire en deux épisodes éloignés dans la chronologie de cette nouvelle saison. Il ne s’agit pas simplement de faire durer le plaisir car à un point donné, l’arc Prentiss-Doyle en serait devenu agaçant par sa longueur, mais de donner des réponses, un dénouement qui suivent la logique du déroulement du même arc proposé lors de la saison dernière. Dans la saison 6, deux épisodes complets avaient été dédiés à cette intrigue, et des courtes scènes introductives (de mise en place de l’ambiance) avaient parsemées sur 3-4 épisodes précédents. Le spectateur avait eu alors le temps de découvrir le problème, l’approfondir puis voir son dénouement et le cliffhanger. Dans la saison 7, le spectateur en voyait les aboutissants en un seul trop bref épisode qui de surcroit, était le premier de la saison. Une conclusion choquante par sa rapidité d’exécution. Comme si on en avait eu marre de cette histoire et qu’au lieu de la terminer magistralement comme on l’avait débutée, on ait fini par choisir une solution de facilité pour passer à autre chose. Peut-être que ce but n’était pas recherché, mais c’est ce qui ressort, en tout cas, pour tout fan assidu de cette série. Un condensé qui nuit à la qualité de l’histoire.


CM 5

 

Le retour proprement dit de Prentiss était trop facile. Emily revenait comme si elle était en fait partie en vacances et qu’elle faisait sa rentrée. En soi, ce retour n’avait rien d’intéressant. Emily faisait son come back comme un cheveu sur la soupe. On reste scotché d’incrédulité devant ce retour passif. Prentiss revient au bureau, et se plante sur le seuil de la salle de briefing, l’air de rien. Elément dérangeant : apparemment, la promenade de cet agent censé être mort et enterré (et dont la photo est accrochée au mur des agents tombés du FBI !) n’a soulevé aucun cri de stupeur de la part des autres agents et membres du personnel du bâtiment de Quantico ? A moins qu’il soit revenu déguisé pour passer inaperçu… Et pourquoi Emily devait-elle revenir aussi rapidement par avion ? Ne pouvait-on pas avoir un autre scénario où c’est l’équipe qui retrouvait Emily ? Autre déception : la confession de Hotch sur la fausse mort d’Emily à son équipe, autour de la table de briefing. Un aveu bien monotone, neutre, sans aucune émotion. Hotch n’est certes pas connu pour être le plus expressif de la bande, mais il aurait quand même pu faire un effort. Et là, on a droit à un monologue robotique alors que ce qu’il a à dire est à la fois magnifique et douloureux. Magnifique parce qu’Emily est vivante, douloureux parce qu’il a dissimulé cette vérité à ses collègues qui ont énormément souffert de la perte de leur amie et que lui-même a du les écouter partager leur peine face à cette tragédie. Hotch ne paraît nullement gêné vis-à-vis de son équipe. On comprend qu’il a fait tout ce qu’il a fait pour protéger Emily, mais tout de même, toute personne confrontée à ce genre de situation se doit de se sentir embarrassée vis-à-vis de proches qui ont confiance en elle. Rien ne transparaît d’Aaron. Celui-ci reste extrêmement plat. C’est limite un « bla bla bla… Ah, et au fait, j’allais oublier, surprise, Prentiss est toujours en vie ! ». La réaction n’en est pas plus intéressante non plus. On passe d’une scène où Aaron se confesse à une scène où l’équipe salue Emily. Mais il n’y a strictement rien au milieu. Seul Derek a un semblant de réaction en fronçant les sourcils et en renvoyant une réplique sur un ton scandalisé à Hotch. A part lui, les autres sont surpris, bouleversés à la vue d’Emily debout devant l’entrée de la salle, oui, mais ils auraient du réagir avec plus d’ampleur. Qu’il y ait plus de conflit. Que Spencer, au lieu de serrer Emily dans ses bras, parte avec colère, envahi par ce sentiment de trahison, en passant sous le nez d’Emily et en lui accordant un regard noir, ainsi qu’à Hotch et JJ. Que Dave se fâche aussi, contre Hotch, au lieu de toujours incarner la force tranquille toujours compréhensive. Que l’équipe fasse savoir à quel point elle se sent trahie par Hotch, quand bien même cela était nécessaire.

 

Autre élément qui fait tomber le spectateur de haut : la mort de Doyle. Celui-ci se fait arrêter. L’équipe décide de l’échanger contre Declan retenu prisonnier par sa mère biologique sur le tarmac de l’aéroport. Doyle se retrouve à genoux sur le sol et menotté. S’en suit un échange de tirs et Doyle est touché au cou et succombe à ses blessures. Le personnage meurt de façon risible, ridicule pour l’ampleur, la stature qui lui avait été accordée. Doyle, le terroriste irlandais ancien membre de l’IRA ; le prisonnier qui a passé huit années dans une prison nord-coréenne (non réputée pour sa tendresse) et qui s’en est échappé ; le fugitif qui a semé plusieurs agences internationales pour atterrir à Washington et exécuter plusieurs personnes ; le nouveau tueur en série qui a filé entre les mailles du FBI après avoir poignardé Prentiss finit par mourir alors qu’il n’était même pas en mouvement ?!? A genoux, immobile et attaché ?!? Après tout ce qu’il a enduré et fait ?!? Cette fin en était presqu’insultante pour le personnage. Comme l’a dit avec humour un de mes collègues à qui j’ai partagé ma frustration, c’est comme si Doyle mourrait après avoir glissé sur une peau de banane… De même que le rôle de Prentiss dans cette aventure était sous exploité, voire négligé. Celle-ci faisait presqu’office de décor, de prétexte pour l’histoire. Alors qu’elle aurait du en être au centre, elle s’en retrouve à l’arrière plan. Un ultime affrontement physique dans les règles de l’art entre Emily et Ian manquait terriblement. On a seulement eu droit à un face à face verbal, mais là encore, il n’avait rien d’exceptionnel. Il aurait fallu creuser la question de la relation entre Emily et Ian. Lui, aimait vraiment Emily, ou plutôt Lauren, mais elle, tout était-il réellement feint ? Doyle aurait pu chercher à la déstabiliser avec ce sujet. Prentiss aurait pu avoir une réaction face à ce genre de questions. Tout est possible pour un affrontement verbal violent. Et bien malheureusement, il ne s’est pratiquement rien passé entre eux. Ce n’est pas Emily qui signe par elle-même la fin d’Ian, à l’instar de Hotch qui avait mis fin aux actes meurtriers de Foyet. Et imaginez la fin ridicule si Hotch avait poussé Foyet qui se serait cogné la tête et en serait décédé… Et bien, c’est un peu ce qui s’est passé pour Ian Doyle. Emily se contente de rester dans les environs, de voir Doyle rendre son dernier souffle… Et il n’y a pas non plus de scène entre Emily et Declan. Or Declan est un pivot de cette histoire. Il en est même le cœur, la raison de toute cette vengeance, traque et fausse mort. Emily a fait ce qu’elle a fait pour sauver sa vie. On aurait du les voir tous les deux se parler face à face, isolés dans une salle. Il aurait été intéressant de voir ce qu’Emily avait à lui dire pour lui expliquer les évènements pas banal qui venaient de se produire dans sa vie. Pas besoin de tout entendre. Par exemple, Emily se serait installée avec Declan dans la salle de briefing (ou autre endroit), l’aurait fait assoir, se serait mise devant lui. Declan lui aurait posée une question, ou Emily aurait commencé directement. Elle lui aurait pris la main et aurait prononcé quelques phrases. Puis, au fur et à mesure, ses paroles auraient laissé place à une musique, et la caméra se serait éloignée des deux protagonistes pour finir sur un fondu noir présentant les crédits. On aurait également pu envisager cette scène pour un épisode suivant, mais cela n’a pas été le cas (jusqu’ici en tout cas), et c’est dommage, parce qu’Emily et Declan partagent sans aucun doute un puissant lien.


CM 1

 

L’histoire aurait pu connaître une conclusion plus approfondie, car il y avait tellement de pistes à explorer. Le traitement aurait pu se faire en un double épisode introductif de la saison 7, pour permettre au spectateur d’apprécier le retour d’Emily et digérer l’intrigue Doyle-Prentiss. Doyle aurait pu rester en vie et s’échapper à nouveau, pour revenir quelques épisodes plus tard. Il ne s’agit pas non plus de faire traîner les choses en longueur, mais de savoir doser. Deux ou trois chapitres supplémentaires auraient été une bonne quantité. La commission sénatoriale aurait pu être utilisée si on avait réservé un peu plus d’épisodes à ce retour, mais comme seulement un épisode avait été prévu, la commission (qui n’était pas désagréable à suivre avec les flashbacks que j’ai quand même bien appréciés) empiétait sur le développement du retour (mais pourquoi donc Mark Moses jouait-il un sénateur ? Il aurait été bien mieux pour un rôle de serial killer). De même qu’en un épisode, sortir l’histoire de la mère biologique était prévisible, rien qu’en voyant la bande annonce. Je n’ai rien contre le désir de vengeance de cette mère biologique, mais la traiter en un seul épisode rendait cet épisode qui aurait du être génial moyen, en définitive. Enfin, même si l’épisode traitait du retour de Prentiss, il aurait gagné à approfondir celui de JJ qui, d’un point de vue scénaristique, n’a pas été très bien servi ni pour son départ, ni pour son retour : elle s’en va parce que le Pentagone veut l’avoir et elle revient parce que Rossi le lui a demandée.

 

Je critique, je critique, mais quelles auraient été mes propositions ? En fait, j’ai bien aimé l’intrigue sur Derek qui cherche à localiser Doyle, avec l’aide de Penelope. Doyle aurait pu se refaire une santé et reformer un nouveau petit groupe, grâce à ses contacts de Boston et d’anciens de l’IRA. Evidemment, le type n’est plus dupe : il aurait cherché à vérifier si Prentiss était vraiment morte. Il s’était déjà fait avoir une fois, un type intelligent comme lui n’allait pas refaire la même erreur, je suppose. Il aurait découvert que le cercueil d’Emily ne contenait aucun corps et aurait compris le subterfuge. Il aurait espionné les profilers, en aurait kidnappé un, par exemple JJ, pour donner un peu plus d’ampleur à son retour. Il l’aurait torturée pour qu’elle lui avoue la vérité, ce qu’elle aurait fait après que Doyle ait menacé de tuer Will et Henry. Dans le même temps, l’équipe du FBI, en enquêtant sur la disparition de JJ, aurait eu une confrontation par téléphone avec Doyle qui aurait lancé la bombe sur Emily. Choc et colère des agents mis dans le secret envers Hotch qui aurait été obligé de tout avouer. Puis course contre la montre pour retrouver JJ. Celle-ci aurait avoué qu’elle avait dit où est-ce qu’elle avait vu Prentiss pour la dernière fois. Sauf que grâce à Garcia, on aurait découvert qu’Emily s’était cachée autre part… Ensuite, l’équipe aurait retrouvée Emily, lui aurait fait part du dessin de Doyle à reprendre Declan… C’est brouillon, je sais, mais ce sont les idées qui me viennent à l’esprit au moment où je vous écris. Néanmoins, pour vous prouver ma bonne foi, j’avais écrit une fanfiction sur le retour d’Emily que vous pouvez découvrir ici : Une Personne Tant Convoitée, http://esprits-criminels.conceptforum.net/t2104-une-personne-tant-convoitee (à noter que je l’avais écrite avant d’apprendre le retour de Paget Brewster).

 

Tant de choses restent à écrire, mais je vais m’en arrêter là. En conclusion, ce season premiere se regarde, mais on sort surpris et frustré.


Conclusion :

Mes + : Le retour de Paget Brewster et A.J Cook/ Le nouveau look de Hotch/ Un intrigue en flashbacks

Mes - : Un retour et un dénouement d’arc Prentiss-Doyle sous exploité.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

Séricalement Vôtre,

VK

06 mai 12

CRIMINAL MINDS, EPISODE 2*12, "PROFILER, PROFILED"

Ce que j'en ai pensé...


(diffusion en France le 30 Avril 2012)


Un excellent épisode de Criminal Minds (ou CM, ou Esprits Criminels) centré sur l'agent Derek Morgan. Bien que ce personnage ne soit pas mon préféré, dire que je n'ai pas apprécié cette histoire ne serait que mensonge. Ce chapitre nous en apprenait un peu plus sur cet homme plus connu pour son habitude à défoncer des portes lors d'interventions musclées et se jeter sur les suspects en fuite pour les plaquer au sol. Jusqu'à cet épisode, Morgan apparaissait en effet comme le « action man » dans toute sa splendeur : toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin et à botter les fesses des méchants esprits criminels, doublé d'un beau gosse. Le « Profiler, Profiled » a tordu le cou à cette tradition, en nous présentant un être humain qui, sous sa carapace de super héros, cache une profonde blessure, et pas n'importe laquelle. Il est vrai que présenté sous cet aspect, le sujet peut apparaître comme un cliché. Combien de fois a-t-on vu au cinéma et à la télévision des héros se surpassant pour les autres mais qui en réalité, le faisaient pour compenser, renier un manque, un traumatisme, un mal être intérieur ? Certes, on l'a déjà vu maintes et maintes fois. Mais il y avait quelque chose dans l'épisode de CM qui rendait ce sujet particulièrement intéressant et touchant.


D'abord, tout fan de CM qui se respecte ne pouvait ne pas être d'emblée exalté par ce volet, puisque l'un des héros se retrouvait mêlé à une situation sensible. En l'occurrence, l'agent Morgan était accusé du... meurtre d'un adolescent ! Pour ne rien lui faciliter, l'inspecteur chargé de l'affaire, Gordinski, n'était autre qu'un policier qui de toute évidence, avait une dent contre Derek, et ne souhaitait nullement lui accorder le bénéfice du doute. On se délecte devant les piques entre Gordinski et Morgan. Mélangez une accusation injuste et un ennemi borné, et vous obtenez un épisode qui ne peut que ravir les puristes de CM. S'en suit alors une course contre la montre de la part de l'équipe qui doit œuvrer pour innocenter Derek et plus difficile, faire comprendre à la police locale qu'elle se trompe. Tâche qui s'avère plus compliquée quand de un, le responsable de l'enquête est partial, et quand de deux, les indices mènent tout droit à Derek...


CM 1


Criminal Minds a réussi à nous faire partir d'une direction pour nous emmener dans une toute autre, à laquelle on ne s'y attend pas. On commence avec quelques moments de légèreté pour glisser dans la stupeur et les péripéties explosives. Conséquence : on en ressort estomaqué par le décalage entre le Derek dont on découvre le passé et le Derek d'aujourd'hui, celui qu'on connaît depuis le pilote. Pour un secret, celui de Derek en était un. On sent bien que Morgan veut à tout prix éviter de confier certaines tranches de sa vie à ses coéquipiers, et cette volonté est naturelle. Le métier qu'exerce l'équipe l'amène à presque vivre ensemble, et il est donc normal que chacun puisse pouvoir conserver une vie privée (heureusement, d'ailleurs). Morgan se braque, se met sur la défensive, refuse de parler, se dresse face à un Hotch imperturbable et insistant. Au départ, cette attitude paraît suspecte, enfin, ne l'aide pas à l'innocenter de ce qu'on l'accuse. D'ailleurs, même Hotch se pose des questions face à ce silence. Puis au fur et à mesure de la non coopération de Morgan (son refus de se dévoiler), on comprend que s'il a quelque chose qu'il ne veut pas partager, c'est que cela doit être grave. Quand on apprend qu'il a eu un casier judiciaire pendant son adolescence, on en reste surpris, mais on lui pardonne. Après tout, l'important, c'est qu'il ait changé pour devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui.


Bon à ce moment, oui, le personnage principal qui, dans sa jeunesse, ressemblait plus à un diable qu'à un ange, c'est du déjà vu. Heureusement, Esprits Criminels ne s'en est pas arrêtée là. Le traitement de cette trame était bien maîtrisé. Les scènes dans la salle d'interrogatoire entre Hotch et Derek avaient l'air de véritables interrogatoires entre un agent fédéral et un criminel. Hotch voulait connaître la vérité, mais se heurtait à la réaction violente de Morgan qui ne se laissait pas faire aussi facilement et qui l'envoyait presque bouler. De l'autre côté, évidemment, le reste des fédéraux tentait tant bien que mal d'expliquer à Gordinski qu'il y avait sûrement une erreur... Mais les agents sont pris à revers par leur propre compétence, à savoir le profilage. La scène où Gordinski montre à Gideon le profil que celui-ci lui a envoyé lors d'une sollicitation est juste géniale. Le flic énumère point par point les éléments clés écrits par Gideon. Là, par un superbe effet spécial, on voit en arrière plan, sur fond blanc immaculé les deux hommes tout d'abord entourés par une multitude d'autres (représentant la population masculine de Chicago). Au fur et à mesure que le flic énonce les points, le nombre d'individus diminue : ils disparaissent dans un rapide balayage latéral, tandis que ceux qui restent sur l'écran sont rapprochés et le dernier homme n'est ni plus ni moins Derek. Alors là, bien entendu, les agents sortent le discours selon lequel il ne s'agit que d'une description qui doit servir d'aide et non de vérité absolue ou recette à appliquer à la lettre. Je dois dire qu'à cet instant précis, la BAU faisait preuve de mauvaise foi. Je m'explique. Jusqu'alors, on avait toujours vu les agents dresser des profils aux polices locales et bizarrement, une fois un suspect arrêté, l'unité n'avait pas vraiment l'air de vouloir remettre en doute le profil qu'elle avait délivré. Le suspect correspondant parfaitement à la description, il n'y avait pas de quoi revenir sur celle-ci et forcément, le suspect était impliqué d'une façon ou d'une autre dans la vague meurtrière terrorisant les environs. Dans l'épisode sur Derek, celui-ci colle pile poil à l'expertise de Gideon, mais subitement, alors non, il ne faut absolument pas tout prendre pour argent comptant mais au contraire, creuser d'autres pistes... En ce sens, on comprend l'exaspération de l'inspecteur face à ces agents qui renient presque leur propre art dans l'unique but de sauver Morgan. Exaspération qui s'accentue lorsque l'équipe pose des questions sur le directeur de la maison des jeunes, Carl Buford, comme si elle voulait orienter l'enquête vers lui. Exaspération qui monte de deux crans quand Morgan s'échappe de la salle d'interrogatoire (avouez qu'il est doué).


Exit les sarcasmes entre Derek et Gordinski qui ne peuvent pas se supporter, l'interrogatoire d'un Hotch impassible, le profil, le passé de délinquant de Derek et sa fuite, le CM s'engage sur un autre chemin. Derek retrouve en pleine nuit un jeune garçon qu'il a rencontré dans la maison des jeunes de Chicago. Suis-je la seule à penser qu'il n'est pas très sain pour un jeune adolescent de traîner dans la rue en plein milieu de la nuit ?? Cette question aussitôt posée et aussitôt oubliée, nous arrivons à la première scène que j'ai trouvée magnifique. Non pas que les autres étaient sans relief, mais celle-ci faisait partie des plus importantes pour l'intrigue et Derek. Pour l'instant, le seul secret qu'on connaissait sur l'homme était son passé de voyou. Et là, on en découvre un autre, bien plus sombre et terrible. Sur ce coup, Shemar Moore, l'interprète de Morgan, était excellent. Une interprétation toute en finesse. L'homme aborde le jeune (qui voulait lui parler) et commence la discussion comme si c'était une simple discussion entre potes, autour de lancers de ballon de football américain. Un moment de partage léger, mais qui glisse peu à peu à la confession et à la noirceur. Aucun mot brut n'est prononcé, tout est dans la suggestion, et cela rendait la scène forte à mes yeux. Morgan entre dans le sujet en faisant référence aux excursions avec Carl Buford. Une figure qui impose l'admiration et le respect dans le quartier, parce qu'il vient en aide aux jeunes en difficulté pour leur permettre de devenir des hommes droits. Derek l'avait connu lui aussi, et le mentor lui avait appris à jouer au foot. C'est comme cela que Derek avait pu s'en sortir. Ce mentor devenait comme un second père, voire le seul père pour certains de ces jeunes. Un père, un modèle en qui on peut avoir confiance, à qui on peut se confier et qui répond présent. La relation se renforce et pour renforcer cette relation, le mentor emmène de temps en temps ses protégés dans sa cabane. Et là, on comprend tout. Des adolescents paumés qui trouvent refuge dans la maison des jeunes, qui sont pris sous l'aile de Carl, qui partagent des moments de complicité avec lui dans sa cabane, comme un père le fait avec son fils. Derek parle de la cabane, puis dit au jeune qu'au départ, il avait sûrement du ne pas comprendre ce qui se passait, et puis qu'il s'est tu parce que la maison des jeunes, c'était tout ce qu'il avait. Et là, Derek regarde le jeune droit dans les yeux et lui dit que ce que le mentor lui a fait, et bien, Derek Morgan, l'ancien voyou devenu un exemple lui aussi, l'a subi. Mais lui s'est tu, parce qu'il avait peur de tout perdre. Il se trouvait exactement dans le même dilemme que le jeune : parler et perdre toute chance de connaître un meilleur avenir (car qui le croirait ?), et ne rien dire pour s'en sortir. Mais le jeune ne doit pas avoir peur ni se taire, mais au contraire, parler. Les termes abus, viol ne sont, certes, jamais prononcés, mais on en ressort avec le même sentiment de choc, révolte, dégoût envers ce mentor qui a profité de l'aura qu'il dégageait et de la confiance de ses protégés pour leur volet leur innocence. Au cours de la discussion, Morgan réalise l'identité du véritable assassin qu'on recherche depuis le début de l'épisode. Et qui n'est autre que... ce mentor, Carl Buford, tant apprécié de la communauté. Et là, c'est le moment de vérité, le moment de l'affrontement entre Derek et ce monstre qui a brisé une partie de lui et d'autres jeunes.


CM 2


Derek Morgan va enfin regarder Buford droit dans les yeux. Il est temps de mettre derrière les barreaux cet imposteur, ce traître, et la scène de confrontation entre les deux est magnifique. Il aura fallu que Derek soit accusé d'un assassinat pour qu'il se réveille et ose à son tour, parler. Je pense qu'il n'aurait jamais franchi cette étape et serait ainsi toujours resté (enfin, pour encore une longue période) dans le silence s'il n'y avait pas eu ce quiproquo. Derek a compris qu'il n'était pas trop tard pour se libérer de ce fardeau, même s'il y avait prescription. Il choisit de combattre ce démon pour protéger les jeunes et surtout, pour se défaire de cet incommensurable poids. Shemar Moore était dans l'émotion et la fureur, face à cet individu malsain qui ne voulait rien lâcher et ne voyait pas le mal de ses actes. On sentait la vulnérabilité de Morgan, sa souffrance enterrée dans son être mais toujours présente, mais aussi sa volonté et motivation sans borne à poursuivre des types comme Carl, chose qu'il n'a pas pu faire avec Carl. On voyait le masque du « action man » tomber. Et le fait que CM propose un duel entre Derek et Buford sans la présence des autres était judicieux. Ce choix ne faisait que renforcer l'intensité de la scène et de l'histoire. CM aurait pu nous servir une intrigue où finalement, c'était l'équipe qui découvrait le secret et arrêtait Buford. Par exemple, Derek aurait pu craquer et se dévoiler à son équipe qui aurait ensuite trouvé le moyen de stopper Buford. C'était bien pensé de proposer un face à face entre la victime et son bourreau. On rentrait en quelque sorte dans l'intimité de Derek, on affrontait avec lui l'agresseur, on ressentait le flot d'émotions qui traversait Derek. Heureusement, Buford a fini par se faire arrêter par le même policier qui voyait Derek comme seul coupable. Le moment où le représentant de la loi passe devant Morgan est touchant. Gordinski a réalisé l'horreur qu'a traversée Derek et son erreur. Il reste abasourdi, dégoûté par la vérité, et surtout par le fait que ce soit celui que tout le monde voyait en bienfaiteur qui soit le vrai meurtrier. Gordinski ne s'excuse pas verbalement, parce qu'il ne sait pas quoi dire. Que dire face à cet état de fait ? Il ne dit rien, mais son regard suffit amplement, et peut-être que cette absence de parole accentue son sentiment de gêne. Peut-être même que le fait que les scènes Derek/le jeune et Derek/Buford se déroulent pendant la nuit font écho à la noirceur de l'intrigue ? En une ligne, un brillant, obscur et émouvant épisode contrebalancé par quelques pointes d'humour qui restera dans les annales de Criminal Minds.


Conclusion :

Mes + : L'intrigue et son traitement/ L'interprétation de Shemar Moore/ La scène de la fusée avec Reid, JJ, Garcia, Prentiss et Hotch

Mes - : Certains membres de l'équipe un peu en retrait, mais en définitive, chose nécessaire sinon l'intensité de l'intrigue en aurait été desservie


Sériecalement Vôtre,

VK